30.08.2009
La spontanéité
Si ces derniers ne sont ni un mot ni un événement, que sera-ce ? Reprenons : hier vendredi à onze heures, je ne sais pas ce que je faisais, et ma femme sans doute était au lit. Le plus vraisemblable était que j'usais mon temps ici même, à communiquer avec d'autres ombres, mes correspondants. J'ai mangé, puis nous nous sommes rendus, ma femme et moi, dans un lieu où se trouvaient la petite voiture noire et une exposition, située à l'étage d'une association d'entraide à la jeunesse en désarroi. Il y avait là en haut des marches maintes réalisations picturales de mauvais aloi, toutes en bariolages, joyeuses mais artistiquement ineptes.
Pendaient du plafond bas, au bout de ficelles, des feuilles volantes occupées de poèmes naïfs, fort estimables d'un point de vue thérapeutique, mais de valeur nulle quant aux qualités littéraires. J'écrivis cependant sur le livre d'or « Bon courage à mes Frères Humains, et merci pour vos dons ». La mode en effet, qui tantôt cesse et tantôt reprend, est d'estimer le phénomène écrit à l'aune de ses résonances éthiques, ce qui est une absurdité. Qu'un texte corresponde à sa propre logique, bien sûr, mais qu'il ne s'y mêle aucune composante de morale, encore moins de politique. On ne sait pas « à quoi sert » un texte ; on ignore de quelle « utilité » il deviendra, comment il sera perçu.
Après avoir repris chacun nos véhicules, nous nous sommes retrouvés en route, l'un suivant l'autre, et je faisais des grimaces à ma femme qui me suivait, car nous sommes puérils. Frères humains qui écrivez, qui ne m'avez pas atteint, où sont allées vos paroles et vos livres d'heures ? Arrivés en notre bicoque, nos avons joué aux cartes, ce qiu fut vite accompli, l'un de nous ayant remporté la victoire. Ensuite ce fut encore l'écran, cet écran où je me regarde, et ce fut l'heure de repartir vers mon studio d'émission. Depuis près de treize ans en effet je sévis sur La Clef des Ondes, personne n'osant m'employer. Je prétends assumer une émission littéraire ; c'étaient les peintres espagnols qui faisaient l'objet de mon exposé. Parfois j'ai envie de m'assoir, en pleine rue ou dans la prairie, et d'écouter le jour ou les autos passer.
Je mourrais là sur place. Alors, mon émission fut très sage, étant donné mon avancement d'âge, et à quelques jeux de mots près, peu de surprises émaillèrent mon discours. Je me suis moqué des peintres obscurs, Bayeu, Meléndez, prédécesseurs convenus de Goya. Le livre ne présentait que des vignettes en noir et blanc...
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28.08.2009
Gaxotte, toute !
Il faut encore fréquenter ce Gaxotte quarante minutes, alors que le soleil monte et va brûler toute la journée. Telle est pour moi la marque de fabrique : l'insignifiance de l'instant (ou le jaillissement vital cher à Bergson, selon qu'on veuille ou non se dénigrer) jointe au commentaire, à la digression. J'écris sur le plan littéraire : cela ne s'explique pas. J'ai derrière moi toute ma vie de tradition. Gaxotte donc nous chante les louanges de Napoléon III, sali par Hugo et toute une tradition zolienne et postzolienne : Germinal, n'est-ce pas. "Parfois la troupe tira ; il y eut quelques morts". En gros. Chez Gaxotte. Et les ouvriers n'étaient pas si malheureux que cela. Bien sûr, à six ans, l'enfant pouvait déjà bobiner le fil.
...Que voulez-vous. C'était comme ça. Mais le capitalisme finit toujours par étaler ses richesses sur l'ensemble du corps social. Quant aux révolutionnaires, dont nous souffrons encore, c'était avant tout un ramassis d'ivrognes en bas ou de sectaires en haut. (Condorcet, Desmoulins, sectaires ?) Bref, je comprends à présent la qualification de "vieux droitier". D'autre part, les leçons de morale m'indisposent. Le Bord de l'eau, où je travaille (si peu, pour si peu) – me fait l'effet d'une sacristie, où le bon ton commande de dauber à l'envi sur Sarko et Carla, tout en encensant systématiquement Ségolène.
Et si tu n'as que Derrida pour te faire comprendre, ce n'est pas gagné. Derrida a dit : "Je vais aller chercher le pain". A part ça, pas grand chose de compréhensible. Bref ! Et Gaxotte ? Et Napoléon, qui attaque le tsar ? Que de rêveries lamentables, héritées du boucher Napoléon Ier ! Napoléon égale Hitler ! (c'est ce que l'on entend à présent). L'instinct de la France révolutionnaire ne s'égara pas : c'était bien le commencement d'une ère nouvelle. Elle combattait l'autocratisme de toutes les Russies. Nous allions reconquérir l'Europe. Celle-ci reparlerait français. Je suis pour la colonisation : une bonne conquête, puis une administration sage, et non pas le pillage de l'Afrique noire par des alcooliques.
Et puis, un exécutif fort, qui ne se perde pas en grands discours stériles, en lamentations incantatoires et socialisantes, car en tout itinéraire, il y a des gens au bord du chemin, qu'il faut secourir par la charité. Mais surtout, pas de morale, pas de morale ! De la corruption, beaucoup de corruption ! Comme sous le Second Empire, en somme – je n'ai pas de convictions. Mes ironies s'émoussent. Il y a du bon chez la droite et chez l'anarchie. La vraie, le laisser-aller, le laisser-faire. Mais par pitié, un gouvernement éclairé, autoritaire sans trop, qui impose les choses, sans qu'elles soient discutaillées, amendées à l'infini par des baveux. Eh bien j'en dis, des conneries au kilomètre. Nul ne me connaîtra. Quel cataclysme viendra me déterrer ?
Quel fouineur d'une autre langue viendra m'interroger ? Barbès acclama le chef de la démocratie impériale. Tiens tiens. Barbès. Voyez-vous cela. Je le confonds avec Blanqui, avec Raspail. Ce que c'est que d'être mal informé. De se tenir, exprès, mal informé. De penser qu'une fausseté originale vaut mieux qu'une vérité chiante. J'ai droit à une consultation par séance d'écriture : "Barbès – Républicain d'extrême gauche – il mourut en exil." Tiens donc. Michelet, dans la préface des "Femmes de la Révolution", célébra en termes mystiques la "reprise de la guerre européenne" interrompue pendant quarante ans... Eh oui, chers moralistes, chers amputateurs d'âmes, l'homme vibre aux appels de la gloire, de l'absurde, de l'inconnu.
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Du nouveau. Il y a tant d'ennui en nous. La "grande guerre religieuse de l'Orient et de l'Occident" – rien de nouveau sous George Bush Junior. L'impérialisme. C'est beau, c'est grand. L'envie de détruire un adversaire, de tout soumettre à sa loi, à sa vision du monde. Il est si confortable et crétin de se laisser aller. De se vautrer dans la facilité. "...guerre qu'on ne limitera pas, guerre de deux dogmes" – pauvre Michelet, si filandreux, si blond filasse apparaissant à Goncourt dans la semi-pénombre de son appartement, affaibli, diaphane, si guerrier autrefois, si flambant d'enthousiasme – et de deux fois, la nôtre et celle du passé"... Notre foi... Pourvu seulement qu'elle ne se conjugue pas à l'antique morale répressive.
Gaxotte rappelle avec à propos que trois demoiselles faillirent se faire lyncher à Paris parce qu'elles s'étaient permis de fumer en public. ...guerre "dont le nom sème la mort de tant de cent mille hommes", mais d'où surgira le monde nouveau... La guerre, ce sera moi, errant, avec un baluchon de livres et de slips, derrière soi laissant sa bibliothèque effondrée, ses murs en ruines, et ne sachant pas pourquoi il fuit ni vers où. Lorsque menace le danger physique, jamais je ne me souviens du pourquoi de la rixe, j'abaisse les bras et je m'en fous. Plus tard en 1914 le soldat chargera à l'aveuglette, au milieu des balles.
Je ne dois point me contraindre. La cohérence viendra un jour. Je pense à Israël, à toutes sortes d'autres sujets. Voilà ce que l'on croyait : le guerre régénératrice. Maupassant fustigera les imbéciles à la Moltke et ses sbires (équivalents du côté français) qui tiraient sur des chiens à l'attache ou sur des vaches pour essayer de nouveaux pistolets. Inter urinam et faeces nascimur. Nous naissons entre la pisse et la merde : Bernard de Clairvaux. Qui se jeta dans l'eau glacée, en armure, pour ne pas baiser sa sœur. Pauvres moines. Pauvre Cluny. Alors nous nous jetâmes dans la guerre, dans les Croisades, prenant le parti du Turc et combattant le Tsar chrétien. Je lirais bien La psychologie des masses de Canetti, si ce n'était pas (à l'avance) aussi casse-couilles.
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Car Canetti, j'en ai soupé, dégueulé, ravalé. Alors ! Que dit-on dans mon bouquin ? La campagne de Crimée, les prouesses des zouaves au passage de l'Alma, la victoire de Malakoff, la prise de Sébastopol, l'abaissement de la Russie, rien de tout cela n'avait de sens, en effet, si ce n'était la préface des autres "fêtes" appelées par le sergent de Béranger et prophétisées par Michelet. Il ne faut pas oublier que dans les années cinquante, ces évènements étaient aussi proches que ne le seraient pour nous les années 1910...
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26.08.2009
Ave, venerabilis Beda...
L'Angleterre se composait depuis l'abandon des troupes romaines de plusieurs royaumes en guerre perpétuelle les uns avec les autres, de peuple à peuple – Bretons contre Saxons, Scots (c'est le nom que Bède le Vénérable donne aux Irlandais), Pictes (Ecossais), s'entrelardant d'attaques diverses. Et Grégoire le Grand envoya un autre saint Augustin pour convertir ces peuplades encore adonnées aux cultes païens et druidiques. Il fallait aussi que les peuplades les plus reculées reçussent les instructions de Leurs Saintetés les Papes, notamment en ce qui concernait la célébration exacte de la fête de Pâques, ce que l'on pourrait faire à n'importe quel moment de l'année – chacun sait que le Christ n'est absolument pas né à Noël, la naissance du Sauveur étant célébrée le 1er mai en bien des contrées au Moyen Age – mais voyez-vous, en ce temps-là, chacun considérait ces évènements comme purement historiques, et il était de la plus haute importance que le dogme fût fixé afin de se propager, afin de ne pas déboucher sur un syncrétisme vague hors de propos, et totalement anachronique. t
Si un point du dogme était remis en discussion, tout le dogme risquait de s'effondrer. Il existe bien des tables d'évêques en fin de volume, mais le lecteur non spécialisé s'embrouille un peu, entre ces noms imprononçables et insolites, les Ceowulf, Bertwald, Egbert, dont on se demande s'il faut les prononcer avec l'accent anglais ou germanique. Bien entendu les dates des intronisations s'entrecroisent d'un évêché à l'autre en fonction des décès en odeur de sainteté ou des assassinats (rares : ce sont plutôt les rois qui y passent, même et y compris après avoir été convertis, car alors ils vont au Paradis tout droit), voire des dépositions et des retours sur le siège épiscopal.
Des rois fuient les uns chez les autres, se disputant des bouts de forêts ou de prairies... Mais parlons de charme : ce qui me charme dans de tels ouvrages (rappelons ici l'Histoire des Francs de Grégoire de Tours, qui relata lui aussi les évènements funestes de son temps, utilisant un latin de haute fantaisie ignorante) : j'aime ces époques obscures car je m'y sens obscur également, perdu dans les généalogies, les lieux appelés autrement, les nuages qui se déchirent devant un accès subit de compréhension, les répétitions incessantes de témoignages de sainteté ou de cruautés ou de faits de guerre... J'ai l'impression aussi de pénétrer dans un monde interdit, où peu de gens accèdent – j'ai cette vanité ; où grouillent des ondes à peine pourvues d'un nom compréhensible, qui furent des êtres vivants, confits en prières, sans cesse méditant sur la mort et la vie éternelle, car s'il est vrai que la France fut faite par ses rois et ses évêques, la Grande-Bretagne le fut par ses moines.
Et je me dis qu'un jour nous pourrions aussi faire partie de ces époques où l'homme n'est qu'une brindille mal consumée s'élevant par-dessus une masse compacte de tourbe, faite de tout le matériel humain accumulé. L'ambition de l'homme est de conserver dans un innombrable musée tout ce qui s'est dit ou fait par les hommes, jusqu'au plus petit d'entre eux, et Bède le Vénérable à sa manière nous a aussi transmis de cette mémoire sacrée, de ces hommes qu'on se plaît à oublier de nos jours au milieu des ricanements. La lecture de tels ouvrages réserve également à ses lecteurs la joie de tendre la main, de siècle en siècle, à une chaîne ininterrompue de spécialistes qui se lavèrent peu et transpirèrent dans les vieilles bibliothèques en bois du milieu du vingtième encore : ainsi Pierre Riché, dans son ouvrage sur les Anglo-Saxons qui date de 1962, à présent la préhistoire ; il nous apprend que les arts libéraux, c'est-à-dire grosso modo les « matières » de nos études, n'avaient pas été christianisés dans ces pays : « Les Insulaires (les Anglais donc) ne reprennent pas la tradition patristique (c'est-à-dire des Pères de l'Eglise) d'une christianisation des arts libéraux. C'était pourtant ce qu'avaient fait Augustin, Cassiodore et Grégoire le Grand. » Ces noms me sont devenus familiers, et j'aimerais tant qu'ils couvrissent les affiches et les premières pages, car ils nous ont transmis le suc de la culture antique, enfermé dans les flacons chrétiens : toute notre véritable épaisseur...
Ces lignes sont extraites de l'avant-propos de Philippe Delaveau, car l'un des charmes de ces ouvrages antiques est de ne pouvoir s'aborder qu'après une lente initiation appelée « avant-propos » : ce n'est pas un roman de Pennac où l'on entre comme dans un moulin, mais un sanctuaire où l'on ne peut accéder qu'après une longue prise en main et en intelligence.
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24.08.2009
Koltès m'emmerde
Koltès, j'aime pas, suffit pas d'être pédé, mort du sida, fiotte à Chéreau pour écrire génial. Verbeux Koltès. Trop beau Koltès. Je le vois dans le Mag Lit (« Le Magazine Littéraire ») qui a le culot de lui consacrer un numéro complet. N'importe quoi. Chacun son imposteur. Pour certains c'est bien Duras, alors... Duras, non ! Koltès, si. « La disparition des pissotières dans un moment de distraction a finalement condensé la tristesse au-dessus du boulevard » : ce ne serait pas si mal. Si ce n'était pas si creux. Si pédé. Si rectum quoi. Pédé, Palestinien, pouilleux, même combat. Koltès proprolo. Dangereux ! dangereux... Je n'aime pas les gens qui souffrent. Qu'est-ce que ça veut dire : souffrir autant que moi ? autrement que moi ? Quelle fraternité ? « Tous ordinaires » ? Merde alors...
« Je n'aime que les fous » : mensonge ; il y faut un courage extraordinaire. « ... diffuse alors sur tout le quartier, flottant comme un brouillard au-dessus des maisons » - je ne le sens pas, Koltès, je ne le sens pas. Tout gratuit. Tout bidon. Toïng toïng toïng... J'irai au bout de ma tei-ei-gne... tout au bout de ma tei-ei-gne : quand on est « de goche » et qu'on voit tous les hommes égaux, on ne fréquente pas les lettres parisiennes, on n'écrit pas des pièces intellos pour intellos, parce que les prolos, ils ne viendront pas voir ta pièce, Koltès, ils ne vont jamais nulle part, ils voient le fond de leur verre et puis c'est marre, parce que gonflent en succès, car les prolos ne viendront pas les voir : pour l'excellente raison qu'ils ne comprendraient rien, parce que « le théâtre c'est bon pour les pédés », parce qu'ils crachent sur la culture, surtout du genre Chéreau.
J'aime pas les pédés, j'aime pas le peuple, j'aime pas la gauche... Je vais bientôt me retrouver tout seul avec 4% de votants moi... Il aurait dû démissionner, Koltès. Rester à sa place. Retourner à sa place... Je ne l'aurais pas fait. Me faire enculer par Chérau non plus. Mais faire du théâtre, chers amis, écrire quoi que ce soit, artister en quoi que ce soit, croire, c'est « de droite ». Exemple, Jaurès. Mauvais exemple. Comment parler au peuple ? avec des pièces chiadées, limite incompréhensibles ? Et puis ce misérabilisme, ce dolorosisme de Koltès m'emmerde - «...et qui maintenant tombe chaque nuit en pluie fine sur le trottoir central » - au cas où on n'aurait pas compris.
Il insiste, il ressasse. Parce que quand il a une idée, le Koltès, on en a pour toute la page.
D'ici à ce qu'il y ait un pauv'clodo bien victime, il n'y a pas loin. Arabe, en plus, ce serait top - pas une femme tout de même : pour ces victimes-là, les spécialistes sont pléthore. Légion. Légionne. « ...mais au moins, ailleurs, le ciel s'est dégagé ». On s'en fout Koltès, à un point inimaginable. Tu as beau me larguer ton beau regard bien lourd d'épagneul berbère langoureux, la veste en bite par dessus l'épaule – , je ne suis pas de la bande à Chéreau moi, juste bon pour un coup dans les pissotières. Tiens, pour te dire, un soir je me suis glissé dans les coulisses du RPDCE après la pièce, en profitant d'un mouvement de groupe. On m'a demandé : « Mais enfin qui êtes-vous ? - "Un inconnu" j'ai dit - oh ce qu'on s'est détourné ! tout de suite ! plus que des dos ! les "gens intéressants", tout dans leur passion ! tu ne les intéresses pas, tu es la merde qui passe sur le trottoir - et ça te fait le coup de la gauche fraternelle ! Koltès, l'amour des mots, de l'enchevênement... - trement, de l'embrouillamini, luxuriance, luxure ! tout bien coller de ce qui n'a strictement rien à faire avec le reste, génial, oui, mais non ! gare à bus œuf coque bite à Toto, tout est dans tout et réciproquement, « ...et les aboiements assourdis des chiens » bingo ! gagné !
Koltès fout du chien errant partout et ran ! 3 clébards 2 plantes tropicales et une pissotière, touillez brouillez, Koltès fait le beau, botanique imbitable plantes vertes à chier pissotière mon cul allez ciao.
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