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<title>der grüne Affe</title>
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<subtitle>bulletins d'humeurs</subtitle>
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<name>grüneraffe</name>
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<title>L'amour c'est chiant, surtout pour les autres.</title>
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<updated>2009-11-07T14:39:06+01:00</updated>
<published>2009-11-07T14:39:06+01:00</published>
<category term="la parano qui galope" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
<summary>    Evelyne, à dix ans, fut mon premier amour. Blonde et pâle. Comme nous...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Evelyne, à dix ans, fut mon premier amour. Blonde et pâle. Comme nous discutions à petit bruit sur le perron, à trois ou quatre, elle s'est tournée vers moi pour me tendre un coquillage de la taille d'un ongle : “Tiens, je ne t'ai encore jamais rien donné. Je répondis que si ; qu'elle m'avait déjà beaucoup donné. Ce fut la seule fois que j'eus de l'à propos avec une fille. Nous nous sommes promenés main dans la main derrière l'immeuble. Je me souviens – cela n'est-il pas étrange – d'avoir convenu avec elle, en cas de mariage, que je commanderais les jours pairs, et elle les jours impairs. “Tu auras l'avantage, grâce aux mois de 31 jours.” Cela nous faisait rire.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Cela se passait chez mon oncle, qui m'hébergeait pour les vacances. Il écrivit sur-le-champ à mes parents que “c'[était] une honte”, qu' “à dix ans [leur] fils a[vait] déjà &lt;i&gt;une poule” .&lt;/i&gt; Il m'inventait des exercices d'algèbre – voilà bien pour aimer les maths ! - afin de m'empêcher de rejoindre Evelyne, et je répétais à mi-voix en pissant dans la cuvette de H.L.M. (un luxe à l'époque) : “Je t'aime, et rien ne pourra nous séparer”, juste pour m'en souvenir plus tard. Retors, non ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Et je m'en souviens encoe. Tonton m'a dit : “Elle est cloche, ton Evelyne ; attends que Marion revienne de colonie, tu verras !” Une petite brune en effet, piquante, jamais à court de répartie, qui se savait déjà admirée, et qui commençait à se foutre de ma gueule ; je suis retourné auprès de ma blonde. Je n'ai plus revu personne, vous pensez. Curieux tout de même. &lt;i&gt;Qui va commander dans le ménage&lt;/i&gt;. Que ç'ait été là ma première préoccupation. &lt;i&gt;C&lt;/i&gt;&lt;i&gt;e&lt;/i&gt; &lt;i&gt;qui fait surtout enrager,&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;d'après Roland Barthes,&lt;/span&gt; &lt;i&gt;c'est quand l'être aimé prétend devoir obéir à d'autres, alors qu'il ne vous obéit pas à vous,&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;qu'il ne tient pas compte de votre souffrance à vous, qui valez donc moins que l'autre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; font-style: normal; text-align: justify;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;J'ai vérifié à maintes reprises en effet que la façon la plus efficace, la plus cloue-le-bec, de se soumettre un partenaire récalcitrant est de se prétendre soi-même ligoté, garotté, par un engagement, de préférence professionnel, une promesse antérieure, auprès d'une autre personne, &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;qu'il importe bien plus de ne pas vexer que vous -&lt;/span&gt; &lt;i&gt;est-ce ainsi vraiment que l'on aime ?&lt;/i&gt; auprès d'une belle-mère par exemple, bien efficace ; je la hais à mort ; puis lorsqu'elle est morte, la pauvre - &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;rien n'est arrangé. Dix ans de perdus. Et toujours la faute des autres. La personne aimée se réclamera toujours de sa propre soumission, de “l'impossibilité de faire autrement”, pour vous soumettre à ce que vous détestez le plus. Je connais un couple de cons, dont l'épouse a su convaincre le mari de fréquenter sa s&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;œur (à elle) (il faut suivre).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; font-style: normal; text-align: justify;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Depuis plus de quarante ans (c'est irrémédiable désormais) le Mari Con (en espagnol : &lt;i&gt;maric&lt;/i&gt;&lt;i&gt;ó&lt;/i&gt;&lt;i&gt;n )&lt;/i&gt; se trouve contraint de fréquenter le couple type de blaireaux : la belle-sœur en l'occurrence - chef-d'œuvre de ternitude dépourvue de toute conversation dépassant les liens de famille – car ils se reproduisent, ces cons ! - et le beauf, concentré de machisme, de racisme et d'homophobie - anti-chômeurs, anti-fonctionnaires, rien ne manque à la panoplie. ...Quarante ans à se cogner ces spécimens d'humanité de remplissage et leur tribu, à tâcher de ne pas entendre les conversations de réveillon (quarante réveillons !) sur la flemme comparée des Viets et des Bédouins - je n'invente rien.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; font-style: normal; text-align: justify;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Déménager ? Rompre ? avec des gens si sots que le refus de l'un entraînerait nécessairement l'éloignement offusqué de l'autre ? et que ferait-il, ce fameux mari, d'une épouse dépressive, qui l'agoniserait de reproches muets à longueur de semaines, jusqu'à sombrer dans une de ces dépressions que l'on se fait à soi-même, et qui trouve toujours une brochette d'éminents psychiatres pour la confirmer ? Autant gagner quelques années de soins intensifs, et accepter, de guerre lasse, que dis-je, avant même la déclaration d'une de ces guerre où le plus malade est immanquablement vainqueur, d'habiter désormais à 150 mètres de distance du couple honni – qui n'est pas si mal, voyons ! voyons ! à la longue !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; font-style: normal; text-align: justify;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;i&gt;C'était bien la peine d'en faire toute une histoire ! -&lt;/i&gt; les invitations se sont raréfiées, le mari y a mis le holà. Mais le drame, voyez-vous, c'est qu'il a fini par se sentir à l'aise en compagnie de son ennemi, non pas tant en vertu du proverbe “à force de se faire enculer, on y prend goût” que, par des affinités secrètes. C'est pourquoi, ayant toujours devant les yeux cet exemple édifiant, j'aurai toujours à cœur de défendre, bec et ongle, le principe de ne jamais reprocher à quiconque sa faiblesse de caractère ; on est mou, comme on est noir, ou juif, ou asiatique. Si ma femme est attaquée la nuit, que je me sente tout soudain (à supposer) tout paralysé, sans aucune possibilité physique de casser la gueule à l'agresseur - quel tribunal, je vous le demande, osera me condamner pour non-assistance à personne en danger ? (réponse hélas : tous.) Je souhaite par conséquent ne jamais être dans une situation où je devrais faire preuve de sang-froid, de virilité, voire de simple esprit de décision. J'éprouve toujours la plus véhémente rancœur à l'égard de ces juges qui du haut de leur bitte en barre condamnent les timorés et les trouillards - et qu'auraient donc fait eux-mêmes, ces lâches ? ces diarrheux ? “Il faut prendre sur soi”. Connards. Commencez donc par cesser de fumer.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Sové l'hallangue francs seize</title>
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<updated>2009-11-05T10:24:21+01:00</updated>
<published>2009-11-05T10:24:21+01:00</published>
<category term="Grattages de  tête..." scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
<summary> &amp;nbsp;       Chaque fois qu'un esprit parle de la vulnérabilité de la langue...</summary>
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&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;justify&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;justify&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: helvetica;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Chaque fois qu'un esprit parle de la vulnérabilité de la langue française, une voix lénifiante et démissionnaire s'est toujours élevée pour déclarer qu'il «&amp;nbsp;y avait des problèmes plus graves&amp;nbsp;». A mes observations sur l'horrible prononciation d'Eûûûûdipe, un de ces abrutis m'écrivit que mieux valait encore, somme toute, mal le prononcer que de ne plus savoir qui il était. Oui-da, Messire, et la prochaine étape sera de trouver mieux qu'on parle de lui en anglais, que de ne plus le connaître - va pour Youdaïpe ! Non, non, soyons intégristes, comme des Québécois, comme des Flamands.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: helvetica;&quot;&gt;&lt;i&gt;Avec 200 millions de francophones, elle a de quoi se ressourcer, se vivifier&amp;nbsp;:&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;voilà bien encore de l'optimisme niais ! Que m'importe à moi que des Maliens ou des Norvégiens défendent encore ma langue, si mon propre pays ne la pratique plus !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: helvetica;&quot;&gt;&lt;b&gt;&amp;lt;!-- @page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } P { margin-bottom: 0.21cm } --&amp;gt; Libération d'Ingrid Bétancourt. &lt;i&gt;Bref, ne désespérons pas de la langue française !&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;Pas du tout M. Imbert. Tout revient. Nous assistons à l' Histoire, et tout ce que nous pouvons faire est de nous tortiller artistement tout en tombant, seule liberté que nous ayons. J'ignore ce qu'il adviendra. Nous avons regardé les Zoé de l'Amazonie, derniers vestiges de la vie primitive.&lt;/span&gt; &lt;i&gt;Il lui faut des défenseurs, des militants.&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;Cet homme parle d'or. Je suis d'accord.&lt;/span&gt; &lt;i&gt;Mais sans intégrisme !&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;Ma foi si. Les Flamands le furent bien, intégristes. Ce sont eux qui, par leur susceptibilité, empêchèrent les Français de donner leur langue à l'Europe, et que l'anglais s'imposa. Je déteste cette langue avec intégrisme.&lt;/span&gt; &lt;i&gt;A l'orée du siècle passé, 10% de nos compatriotes ne la lisaient ni ne l'écrivaient.&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;Ce n'est pas une raison.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;justify&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: helvetica;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;Une araignée remonte son fil vers ma bougie. J'espère qu'elle ne s'enflammera pas. 200 millions de francophones peuvent se dissoudre à la flamme anglaise. Combien de francophones seraient prêts à ne plus l'être !&lt;/span&gt; &lt;i&gt;Les paladins que vous êtes de la langue française ne vivent pas dans une forteresse assiégée :&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;mais si ! Mais trêve d' alarmisme pour ce soir. Lecteur, que veux-tu lire ? J'écrivais au rebours de tout ce qui s'est fait. Je me suis soucié de tout ce qu'il ne fallait pas.&lt;/span&gt; &lt;i&gt;Comme la vie, comme la mer, la langue française est toujours recommencée !&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;Belle envolée... M. Imbert frise l'octantaine... L'optimisme me débecte... La joie me plaît, me submerge, le bonheur en éclair, mais, par pitié, pas d'optimisme...&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;justify&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: helvetica;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;Or, Claude Imbert (je le vois sur les vignettes) a écrit :&lt;/span&gt; &lt;i&gt;Ce que je crois, Par bonheur,&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;et je ne sais quel autre titre indiscernable aux seules lueurs de bougies, dans une couillection de poche. Les affirmations de foi genre d'Ormesson demeurent nécessaires, mais ne me touchent pas. Il y faut de la démonstration, de l'angoisse, une certaine précipitation, le sentiment haletant que nous n'avons&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: helvetica;&quot;&gt;&lt;b&gt;à nous, avant la mort, que les mots, et les mille façon de les tresser. Tant que nous n'aurons pas la preuve de notre éternité, ce qui ne saurait manquer dans la suite des siècles. &lt;i&gt;Claude Imbert, journaliste, est né e, 1929 à Quins (Aveyron) –&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;quel coin ? S&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;t&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;- Affrique ?&lt;/span&gt; Séverac ? Bozouls ? Il existe en Argentine des arrière-petits-fils d'Aveyronnais. Ils connaissent toujours leur département grâce aux traditions de leurs instituteurs. Ils tentent d'apprendre le français. Ils savent situer Entraygues et Montpaon...&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;justify&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<name>grüneraffe</name>
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<title>On dézingue, on dézingue !</title>
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<updated>2009-11-02T22:45:11+01:00</updated>
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<summary> &amp;nbsp;       Allez Prévert on récapitrouducule :  un Temple Solaire, une...</summary>
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&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;Allez Prévert on récapitrouducule :&lt;/em&gt; un Temple Solaire, une vieille torturée, un flic dégommé, deux, trois cinq, encore cinq qui ne viendront pas nous faire chier à nous foutre des contraventions, tiens justement six morts dans le Jura dans une collision frontale, soutenez le vin d'Arbois, plus on en boit plus on va droit, des escrocs en chemise blanche, des homme d'Etat qui protestent de leur innocence, je suis serein cui-cui, des gonzesses qu'on excise, en gros plan la semaine prochaine, des peuples qu'on fait crever de faim en gros plan depuis des mois ils pourraient se renouveler putain chiottes, l'homme est un loup pour l'homme, il ne faut pas se leurrer, on ne va&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;pas se bercer d'illusions, “ Faut pas rêver ” merde le titre hideux on vous montre les dernières des dernières merveilles du monde mais faut pas rêver on va te transformer tout ça en parking souterrain avec des chupa-chups dans les distributeurs, on ricane, on ricane, faut pas rêver on te dit, réveille-toi le monde est con eh ! oh ! le monde est con t'avais oublié ? faut pas rêver on te dit pauvre con c'est la dernière fois que tu vois des Indiens des Papous, en Guyane ils se servent de récipients en plastique rouge et jaune c'est tellement plus solide et commode et décoratif que les poteries traditionnelles et ils mettent au frais dans le torrent de véritables bouteilles de véritable sirop Teissières véritablement très rafraîchissant eh ben oui c'est comme ça mon vieux c'est comme ça et si tu ne veux pas le voir tu es vraiment un con, et puis surtout tu es complice, tu es coupable, coupable, coupable, MERDE !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Faut pas rêver.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Et en quoi ça me parle ça, &lt;em&gt;en quoi ça m'encourage à vivre,&lt;/em&gt; est-ce qu'il faut couper les couilles (ça m'obsède) à tous les mecs sous prétexte qu'il y a des violeurs, est-ce qu'il faut virer tous les Maghrébins parce qu'ils sont en grande majorité impliqués dans toutes les affaires imaginables c'est ce que disent les flics, est-ce qu'il faut que je devienne con, est-ce qu'il faut virer les Kurdes, est-ce qu'il faut les mettre dans un grand trou qu'on appellerait le Trou du Kurde - ça va Monsieur Ionesco ? il va bien le petit rhino ? on en trouve encore pour faire bander les petits Chinois pour qu'il y en ait encore plus ? tu vois Missié reporter moi aussi je dis des conneries c'est pour être moins seul que tu me rends con ?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi est-ce que l'on retrouve Alfred Sirvan ou Sirvin, personne ne sait comment prononcer, très, mais alors très très précisément au milieu du procès Dumas alors que tous les journalistes savaient où il se trouvait je ne dis pas &quot;se cachait&quot;, pourquoi on a retrouvé tout de suite les boutefeux des paillotes corses &lt;em&gt;alors que l'assassin du préfet Erignac courAIt toujours&lt;/em&gt; et qu'il présidera peut-être même un jour l'assemblée territoriale du peuple Corse con et indivisible qui a dit &quot;pléonasme&quot; - pourquoi est-ce que les assassins du petit Romain sont toujours appelés &quot;assassins présumés&quot;, pourquoi sa mère gueule-t-elle dans le couloir &quot;la justice c'est de la merde&quot; qui n'a pas dit &quot;pléonasme&quot; - pourquoi est-ce qu'on n'a pas le Droit de les achever à coups de cutter en pleine audience, pourquoi est-ce qu'ils ont des avocats qui t'expliquent avec gravité qu' &quot;il y a des zones d'ombre&quot; dans le dossier ?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ah oui je me répète.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;..Qui a porté tel coup de couteau, tel coup de pierre, tel coup de queue ? Pourquoi faut-il, pourquoi voulez-vous car j'ai de plus en plus de mal à ne pas croire qu'il s'agit d'une volonté délibérée, que je ne réagisse plus qu'au sentiment comme un vulgaire Jean-Jacques Rousseau,&amp;nbsp;à la haine, à l'antisémitisme comme un vulgaire Voltaire, pourquoi je devrais crier Vive Ariel Charon, &lt;em&gt;pourquoi toujours la réaction immédiate,&lt;/em&gt; quoi, quoi, l'air du temps, c'est qui qui le fabrique l'air du temps journaliste de mes couilles - et un procès en diffamation, un, je m'en fous je n'en ai pas&amp;nbsp;je ne veux pas en avoir.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<name>grüneraffe</name>
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<title>Fragment d'extrait</title>
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<id>tag:dergruneaffe.hautetfort.com,2009-10-30:2443410</id>
<updated>2009-10-30T14:50:55+01:00</updated>
<published>2009-10-30T14:50:55+01:00</published>
<category term="Petites démangeaisons littéraires" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
<summary> &amp;nbsp;   Il ne faut pas frapper les enfants. Ça ferait du bien. Puis les...</summary>
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&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; font-style: normal;&quot;&gt;Il ne faut pas frapper les enfants. Ça ferait du bien. Puis les hyènes. Ça recommencerait, plus haut, plus fort – je ne tremble plus – je respire à fond. Une fois tout de même l'un d'eux s'est pris toute la largeur d'un bouquin sur la gueule – &lt;b&gt;c'est pas moi&lt;/b&gt; – qu'y gueulait – &lt;b&gt;c'est&lt;/b&gt; &lt;b&gt;pas moi&lt;/b&gt; – &lt;i&gt;j'ai répondu&lt;/i&gt;. Pour se valoriser Térence a rédigé une Thèse sur Shelley (Percy Bysshe), correspond avec Oxford, Boston (Mass.), avec un tarif, un pèse-lettre (pas de queue au bureau de poste) ; la boîte aux lettres d'ici s'encastre dans un renfoncement. Terence prend les &lt;i&gt;petits pas chinois&lt;/i&gt; dans l'herbe et dépose à l'abri son courrier dans une &lt;b&gt;autre&lt;/b&gt; boîte lointaine ; le long du chemin les vitres renvoient son image droite et digne.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; font-style: normal;&quot;&gt;Ce lundi la poste a muré le renfoncement, les jeunes sont partis. Il descend de voiture et pousse un caddie de supermarché. &lt;i&gt;Je ne veux pas être vu..&lt;/i&gt; Magdalena dit On se fout de te voir ou non. Il se sert dans les rayons. Il fait bien attention aux rencontres. Il croit entendre des rires, il remonte les épaules, il opère un savant détour. Pour son tabac il passe par l'arrière ; ces derniers mois les buis ont bien poussé. &lt;i&gt;Prendre le pain avant sept heures.&lt;/i&gt; Magdalena est fille de Rachel. (Rachel = belle-mère de Térence). Elle habite à B. rue Jonas. Bourgeoise et bohème, en ce temps-là aime les fleurs, les grands foulards et une affiche de Mucha.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; font-style: normal;&quot;&gt;Elle a quantité de livres et de bibelots, pas d'homme (séparée de corps depuis 10 ans) et le couvre-lit de percale orange à motifs mauves : Mickey dix-huit fois répété. Magdalena lui rend visite ; sa mère donc lui offre une toque : “Tu la porteras cet hiver! - Je ne veux pas d'affaires volées. - C'est plus fort que moi, dit la mère. La fille psychiatre observe que sa mère trie ses vêtements sur le lit chaque fois qu'elle la visite : “Maman a des goûts de perroquet. - Tu ne comprends rien à l'Art. - Jette ça” disent-elles. Dans une heure Magdalena reprend le train. Rachel n'est pas le vrai nom de sa mère, qui sollicite tous les metteurs en scène pour remonter sur les planches.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;Elle s'intéresse à la politique, chacun l'aime et lui confie des tracts ; quand il lui prend des bouffées catholiques, elle fréquente les associations paroissiales. Plus un grand nez en tremplin de ski, le sien. Souvent elle médite, longuement, dans une espèce d'éblouissement. Pour compléter le tableau familial, Magdalena possède une fillette de deux ans : Chloé. Dans l'ordre, Rachel, Magdalena, Chloé. “&lt;a href=&quot;http://r.m.c/&quot;&gt;R.M.C&lt;/a&gt;., “Radio Monte-Carlo” dit Rachel. Au loin prospère le cabinet privé de la psychiatre. Tous les dimanches à 10 h Magdalena téléphone à sa mère (tarif économique) “Je suis restée seule” dit Rachel. “Ta sœur Vivette emménage dans les trois pièces restées libres” jeune fille de quinze ans chaudement recommandée par le Secours Catholique. Elle s'habille très chic. Je ferai de son appartement un joyau.” Pour les vacances Térence et sa femme reviennent chez Rachel à B.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; font-style: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; font-style: normal;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span&gt;Je leur suis très reconnaissante&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span&gt;dit-elle à Vivette&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span&gt;de leur assiduité.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span&gt;La&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span&gt;petite&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span&gt;Chloé pousse bien. A Pâques et pour la faire marcher (“Je suis grand-mère !”) Rachel place ses grands pieds sous les siens ; 41 c'est grand pour une femme.&lt;/span&gt; &lt;i&gt;Je la vois toujours souriante.&lt;/i&gt; Rachel écrit dans son journal qu'elle atteint la Grande Maturité, par le “plaisir des choses terrestres” : “Il vaut mieux que je me suicide”. “Allô je n'ai plus de nouvelles” téléphone Magdalena. “C'est à toi de téléphoner, ma fille” répond Rachel. - Tu trouves toujours un prétexte pour passer ton tour, ma mère. - J'ai acheté un chien. - Comment? - Je l'ai détesté d'emblée. - Rends-le ! - Il aboie au moindre bruit. - Tu es complètement folle. - Tu n'as jamais pu supporter ta propre mère.” Elle ajoute qu'elle a réussi sa vie ; qu'il n'y a pas eu la moindre lubie dans son existence ; qu'elle a été l'artiste la mieux payée dans “Les Vignes du seigneur” en 79. Magdalena demande si “[elle va] inscrire [s]on chien au parti.” - Je ne peux plus faire de politique, avec le chien. - Tu exagères ! - Depuis que vous êtes partis, je n'ai plus envie de voir personne.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; font-style: normal;&quot;&gt;- Je connais ton discours par cœur. - Allô ? ... Allô !...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; font-style: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; font-style: normal;&quot;&gt;X&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; font-style: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; font-style: normal;&quot;&gt;“... Je te passe maman. - C'est toi Vivette ?... reste à l'écoute. - Ici Rachel. Vous m'entendez ? Térence est avec toi ? J'ai acheté un revolver. (&lt;i&gt;Si c'est pour tuer le chien.)&lt;/i&gt; “Pas du tout. Je ne manque de rien. Vous ne me manquez pas le moins du monde.” Terence s'agite sur son siège. Dans l'écouteur retentissent des aboiements frénétiques. Le gendre dépressif crie : “Ne jouez pas !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; font-style: normal;&quot;&gt;Je lève dit-elle mon revolver, à la santé, à la santé de... &lt;b&gt;Mandrin !&lt;/b&gt; silence quand je me tue ! - Ici Magdalena ! ici Magdalena ! Tu va cesser tes ravages im-mé-diate-ment !” Détonation, glapissements de chien dans l'écouteur - “Elle l'a raté” dit Terence.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; font-style: normal;&quot;&gt;Ils se regardent tous les deux extrêmement pâles, joignent le Commissariat “toutes les lignes sont pour le moment occupées &lt;i&gt;-&lt;/i&gt; six minutes plus tard de B. un gradé leur annonce le suicide effectif de Rachel Bratsch “Le chien n'a rien, Madame Elliott” L&lt;span&gt;'enterrement dit-elle se fera sans moi Je ne te demande rien Terence. Assurément : ils seront libres, passeront leurs vacances en lieu sûr, achèteront une maison vaste et neuve – la morte sape cependant tous les projets, par des cheminements inconnus. Magdalena commande deux billets de chemin de fer pour B. (une voisine gardera l'enfant)&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span&gt;Je ne viens pas&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span&gt;dit Terence au guichetier,&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span&gt;est-il possible de ne prendre qu'une réservation&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span&gt;”&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; font-style: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span&gt;je me déciderai au dernier moment&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span&gt;le dernier moment c'est maintenant dit le guichetier Finalement Térence reste à quai. Derrière la vitre du TGV Magdalena fait des signes obscurs, j'aurais pu pense Elliott manifester moins d'égoïsme. Rachel s'installe près de lui toute morte dans le métro du retour, elle enlace aux siennes ses jambes d'artiste&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span&gt;nous l'aurons si peu connue –&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&lt;span&gt;je ne l'entendrai plus jacasser -&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span&gt;combien pourra-t-il tirer de ses trois étages Quartier Jardin Public ? - récupérer Chloé chez la voisine - avec le magot légué par sa mère à lui en 84, plus les intérêts –&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span&gt;mit den Zinsen, und den Zinsen der Zinsen.. -&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span&gt;au téléphone Chloé sur les bras Térence demande comment s'est déroulée&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; la cérémonie. “Avant de fermer le couvercle dit Magdalena j'ai coupé une mèche sur le front – Qui est venu ? Allô? Allô ? - Pas toi.” Le soir, l'enfant couchée, Térence apporte son plateau devant la télé, avec du vin et des biscottes, les pieds devant lui sur une chaise : &lt;i&gt;j'ai des escarres au c ul.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;Le lendemain Magdalena demande au bout du fil s'il s'ennuie.&lt;/span&gt; &lt;i&gt;Non, je lis, je me&lt;/i&gt; &lt;i&gt;promène&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;. - Tu n'as besoin de personne ? - De toi – je plaisante - j&lt;/span&gt;'ai perdu ma belle-mère - &lt;i&gt;je t'appelle du&lt;/i&gt; &lt;i&gt;bistrot&lt;/i&gt; (ajoute-t-il) &lt;i&gt;Rachel&lt;/i&gt;” &lt;i&gt;est restée là&lt;/i&gt; (sur l'estomac) &lt;i&gt;et là&lt;/i&gt; (sur la tête). - Bois un coup dit un ouvrier. Fais du vélo ! - Je hais les coups de pédales. - Tu parles pas comme tout le monde, dit l'ouvrier ; va chez tes potes. - Tu m'inviterais, toi ? J'ai mes bouquins, j'ai la télé... - On ferme l'intello, tu rentres chez toi... - Pour voir ma morte ? - Tu fais comme tu veux mon n'veu...” Térence au téléphone : “Allô ? je te rappelle retour du café - Tu ne bois pas trop ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot;&gt;- Et ta mère ? - Toujours morte, Térence...” &lt;i&gt;Quand je boit, la morte se noie. Mais elle a plus d'un tour dans son cercueil&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;. Le professeur Elliott (on l'avait oublié) ne songe plus à éviter ses élèves il dit&lt;/span&gt; &lt;i&gt;j'ai pris un congé parce que je me suis fait traiter d'enculé.&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;“C'est vrai m'sieur ? - Que je suis un enculé ?&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span&gt;- Oh non M'sieur ! - Vot' femme M'sieur elle est gentille ; pourquoi qu'on la voit jamais? - Foutez-lui la paix, à ce naze.” Térence dit que non, qu'on ne le dérange pas, qu'il aime bien parler, qu'il voudrait une pression et trois Coca, il dit&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span&gt;j'espère que je ne suis pas ridicule ?&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span&gt;et les jeunes s'écartent précipitamment.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>J'oublie tout</title>
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<updated>2009-10-29T14:10:10+01:00</updated>
<published>2009-10-29T14:10:10+01:00</published>
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<summary> Ben voilà, mes dotrouducuments furent rétrouducupérés, mais tout vides. Avec...</summary>
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&lt;p&gt;Ben voilà, mes dotrouducuments furent rétrouducupérés, mais tout vides. Avec le nombre d'octets, mais tout vides. Je vais faire un répertoriage. Tout m'échappe. Prout. Heureusement, je corrige un ouvrage sur CELAN, coup de foudre, j'ai acheté &quot;Renverse du souffle&quot;, en bilingue (Atemwende), traduction Jean-Pierre Lefebvre. Plus un dico hébreu translitéré, plus de problèmes avec les vocalisations.&amp;nbsp; Bonne journée de boulot. Quant à vous, merci de me rester fidè-ouè-ouè-ouèleueueueu. Putain d'ordi, vous savez qu'il n'y a rien de tel que le papier malgré tout ? Tiens, je me rebouffe une quatrième pomme : prrrrouththth... Et il ya Quignard aussi, La Nuit sexuelle, autre chose que Titeuf, du chef-d'oeuvre, et supérieur à Calassio, parce qu'au moins c'est sobre. Chaque mot correspond à une haleine. A pluche, dit l'ours. Sauvez-les ! les ours polaires ! Allez ciao.&lt;/p&gt;
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<name>grüneraffe</name>
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<title>Ben voilà voilà voilà</title>
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<updated>2009-10-26T16:27:08+01:00</updated>
<published>2009-10-26T16:26:00+01:00</published>
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<summary> Ah queue j'estois très fier d'avoir pu reconfigurer mon disque dur après...</summary>
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&lt;p&gt;Ah queue j'estois très fier d'avoir pu reconfigurer mon disque dur après écran bleu, ah que je suis con de ne pas m'être rendu compte que ça m'effaçait deux ans de boulot ! Il paraît qu'il faut sauvegarder sur des clés USB : eh meeeeerde ! Putain de mordel de berde ! Et ça vous fait marrer tas de nazes !!! Je veux crever ! Mais pas tout de suite....&lt;/p&gt;
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<name>grüneraffe</name>
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<title>Etrillage</title>
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<updated>2009-10-24T12:11:58+02:00</updated>
<published>2009-10-24T12:11:58+02:00</published>
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<summary> Retroussons nos manches, astiquons nos massues : nous avons un vieil...</summary>
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&lt;p&gt;Retroussons nos manches, astiquons nos massues : nous avons un vieil étrillage à concocter, ce qui manque de charité, mais point d'excrément. Jacques Roubaud a commis un troisième volume des aventures d'Hortense, &quot;L'exil d'Hortense&quot;, roman, chez Seghers. Vous me direz que de n'avoir pas lu les deux premiers ne m'a pas permis de me faire un jugement. Et moi je dis a contratio : heureusement que je m'en suis dispensé. Ce troisième sera mon dernier. Hortense est une femme, bien que son nom dérive de saint Hortensius, évêque. Sa vie se passe bien moins chastement. Son excuse est qu'elle aime... Nous supposons que lem odèle en fut Caroline Chérie. Soit. Mais Caroline fait rêver. Hortense fait chier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Hortense est trop visiblement la créature de Roubaud, vieux et chauve amateur de chats que je hais (pas les chats). Roubaud par-ci, Roubaud par-là, prend un malin plaisir à intervenir en tous lieux en tous temps, déflaubertisant le roman, faisant exprès qu'on n'y croie pas. Il multiplie les parenthèses, se commente, glose son commentaire et se livre à la critique exégétique de sa glose (n'ayez pas peur, ça ne&amp;nbsp;mord pas), ce qui pourrait être facétieux, et tenir lieu de&amp;nbsp;contrainte oulipienne certes (&quot;parler sans cesse de soi sans contrainte&quot;), si tout n'était si&amp;nbsp;lourd et si plate comme l'épée de Charlemagne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le préjugé consiste à eestimer&amp;nbsp;qu'un défaut s'abolit si on le dénonce, puis si l'on déno nce sa dénonciation : vous me suivez toujours ? Eh bien pas du tout : si je vous dis que je suis con, ce n'est&amp;nbsp;nullement une preuve que je ne le suis pas. Si je vous dis &quot;C'est agaçant, hein ?&quot;, même si vous riez (deux fois, mais pas trente, monsieur Roubaud), ce ne sera pas moins agaçant. Si vous répétez 500 fois &quot;Je connais la manière d'emmerder les gens&quot;, vous les emmerderez par le fait même de la répétition.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous savons bien où le sieur Roubaud a puisé son illustre modèle : dans la lettre Q de Queneau, lequel utilise sans cesse de telles astuces. Même si je n'apprécie pas toujours le grand Raymond, lui est toutefois reconnu sans ambages une extraodinaire finesse, un humour de sourire de derrière la moustache, bref, une culture. Mais Roubaud en fait une tonne au gramme. Or il se trouve que la page 94, comme tout passage, fournit matière à abondance de commentaires. Voilà de la littérature professorale (de maths, soyons précise) destinée donc à KOKO mentaires. Il en est des passages de Roubaud comme des femmes : infectes en général, toutes intéressantes à l'unité. Nous reconnaissons bien sûrun dialogue platonicien, une allusion à la pluralité desm ondes si bien&amp;nbsp;illustrée par H.G. Wells, un ton postvoltairien, voire un soupçon de Rabelais&amp;nbsp;opar les ânes volants.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;For bien monsieur&amp;nbsp;le Prof ! ce serait encore mieux (en coup de pied de l'âne justement) si les personnages avaient quelque épaisseur. Monsieur Roubaud ne veut pas qu'ils en aient, afin de parfaire un&amp;nbsp;&amp;nbsp;antiroman par contre-pied : au point que les amoureux d'Hortense, le bon et le méchant, sont une seule et même personne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ah mais ! on s'ennuie. Où Queneau en mettrait dix lignes, Roubaud en fourgue quatre pages. Alors je m'arrête là, mais je ne désarme pas. HORTENSE ME FAIT CHIER. POINT.&lt;/p&gt;
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