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der grüne Affe

  • Boum

    Boum ta-tsoin, boum-ta tsoin ! J'ai perdu mon Jésus en revenant d'la fouèèèère, en rev'nant, de la fouère, j'ai perdu mon Jésus. Pon, pon, tagada tchîponnn pom pom Quannd'jo to fous la man'al coulo (tgada chupon, pon pon) eres de verdad formidable pom-pom, pom pon; Zip bboum . C'est la gross'tringle à Duduuuuleu quelle joie kifasse chô nom de d'là délire ! des marks ! des gueulasses ! Aux aaaar- tichauts nouveaux, Secouez / mon gros poireau, boïng boïng boïng Quand le pe'tit père gaulois n'avait plus d'intrument il avait découvert un petit truc marrant / Quand il n'a plus d'luth il exécutt cutt cutt un air de flût' flut' avec le trou d'son Cunégonde veux-tu du fromâââââge - Oui maman avec du suk dessus - Non, ma fille, ça n'est pas l'usââââge - Eh ben tu peux te l' foutr' au - Cunégonde veux-tu du fromâââge Constantin avait le bras si long que sous la taable que sous la tââââble Constantin avait le bras si long que sous la têble il lui tâtait le Constantin bon j'arrête, parce que je sens que je VAIS dire des conneries HI GUYS ! Bounty dans la boîte F.JPG

  • Trou du cul

    Voilà un titre comme on n'en fait plus. Je n'ai jamais vu e trou du cul plus proche que celui du lavement. Une simili opération aquatique, se soldant par des traces de merde non nettoyée dans un hôpital dont je tairai le nom. Gentillesse extraordinaire du personnel, et corbeilles débordantes de bouteilles en plastique. Cet hôpital se situe en Chine. Fatigue d'une journée passée à ne rien faire, confusion des sentiments aboutissant à une déambulation exhibitionniste, celle d'un fou qui parle haut plusieurs langues fausses. Pas d'autre perspective que celle d'une vieille qui meurt de déshydratation à travers son masque à oxygène. Une toubibe sexy aux chaussons bariolés. Le sentiment de solitude qui s'accentue, sans rien de menaçant, la banalisation du rien, les plaisanteries cons, la télé déversant son stade et ses médailles, et pour finir une peur immense de la sieste, semblable au froid des endormissements par -50° qui mène à la mort. Il faut lutter en hurlant de l'intérieur, car tout, tout autour de toi, t'entraîne vers le  bas. 

    Terrasse en plongée.JPG

  • Plus j'éclaircis, plus c'est confus

     De pères différents, Pascal et François dit Frank Nau, ne se sont véritablement connus que vers
    leur vingtième année,
    s'étant bornés à quelques cartes de vœux. Leur mère s'était remariée . Elle
    tomba dans le travers d'exalter le premier fils, celui d'un avocat, aux dépens du cadet, fils de
    médecin, futur marchand de chaussures : « Tu te rends compte ? pour un fils de médecin ?
    - Oui maman ! » Quant à l'autre géniteur, celui de Pascal Maatz, il
    était resté seul, ombrageux.
    Il avait livré son fils à de sombres études de médecine, ayant pour sa part préféré le droit.
    L
    orsque le fils eut enquillé avec succès ses trois années de DFG, il éprouva le besoin de
    connaître son demi-frère
    François dit Frank. La première entrevue manqua de chaleur : le futur docteur Pascal, outre une sacrée
    bougonnerie, manifeste déjà les
    inquiétants symptômes d'une bigoterie de fraîche date :
    « Bigot, bougon - bien la peine de faire des études », lui
    reprocha François dit Frank.
    Lequel courait marchés et foires, du Maine-et-Loire jusqu'au fond du Tarn,
    s'approvisionnant si nécessaire en cuir
    car il cordouanait lui-même à l'occasion, « pour
    ne pas perdre la main » ;
    il possédait la faconde des vendeurs publics, ne la quittant
    que pour sa compagne,
    envers laquelle il se montrait, de façon très inattendue, plus
    réservé. Il arrivait même qu'il la corrigeât, deva
    nt son propre frère. Il reçut de ce dernier
    une lettre particulièrement mortifiante : « Tes plaisanteries » écrivait Pascal, « atteignent
    un niveau de platitude jamais égalé. Tu manques de la plus élémentaire ambition .»
    François dit Frank, malgré son prénom, restait mou.
    Passé six mois de bouderie,  la correspondance reprit, mollement : santé, comptes
    commerciaux,
    ou bien, côté médecine élitiste, fastidieuses évocations de paysages.
    Soudain tous deux
    se découvrirent, au hasard de ces confidences écrites fomentées par
    l'indifférence,
    un goût de possession, d'emprise, de dictature, sur leurs femmes
    respectives, « à
    moins qu'elles ne les possédassent eux-mêmes ». La seule idée d'une
    telle inversion les jetait dans un accès de fou-rire.
    Leur mère ayant sur ces entrefaites
    convolé en secondes noces aux bras d'un amant bolivien, les demi-frères se revirent
    à Fougères, puis à Moncap, où Pascal exerçait obscurément,
    puis à Châteauneuf-en-Bousse,
    en Lozère, où survinrent les premières copulations plus ou moins ratées, mais plus
    simultanées que les deux hommes l'auraient imaginé : cela faisait longtemps que les deux
    maîtresses se consolaient l'une sur l'autre.

    Route et pont.JPG

    
    	Les deux frères se découvrirent aussi, ou se forgèrent, un goût commun pour la chasse
    et l'ennui. Ils décidèrent, à huis clos, de casser
    une fois pour toutes leurs femelles, par
    désappointement de les faire mal jouir. « N'en disons rien », chuchotèrent-ils, « car la vie de
    province est dure » -
    les deux fils, orphelins de pères, délaissés de mère, devaient prendre
    leur revanche. La terne pu
    te repentie Héléna Bost serait promue grande artiste de Gironde
    par un Marocain sans scrupule. Et l'autre, l'étincelante, die prinkelnde Annemarie
    Mertzmüller,
    offrant sur scène un corps savamment dévoilé, apprendrait d'un curé
    haut-languedocien, le Père François,
    voyeur, l'ineptie, l'hérésie de ses porte-jarretelles et
    autres ornements
    , et la supériorité autrement gratifiante de la prière.
  • Meméia la Brésilienne

    Les femmes restent , vivent, font de vieux os, se battent contre l'injustice intérieure que leur infligent d'autres femmes, elles aussi prisonnières de l'étouffement et de la peur. La femme est la porte, l'homme est la clé, l'amour libère, engendre la justice et le moineau bleu, O pardal azul. À présent, dernières pages : Première vision d'Uzerche.JPG

    « Il y a ceux qui sont morts assassinés par les tueurs à gages, ceux qui furent expulsés de leurs terres, ceux qui furent castrés au fer rouge. João, avec un seul de ses cheveux, pourra retirer l'argent et les placements que la famille a dans les banques, dans les mains des usuriers. Et quand il ne restera plus rien de ce patrimoine odieux, j'irai personnellement jeter tous les autres biens par la fenêtre : argenterie et chandeliers, bibelots et tapisseries. Les cristaux tchèques et allemands feront un son merveilleux quand ils se briseront dans la rue et tous les gamins pourront prendre ces morceaux rutilants pour jouer à attraper des morceaux de lumière. Les pendentifs du plus grand chandelier du salon révéleront à la bande d'enfants toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. » Le grand soir ou plutôt le grand matin, en toute poésie flamboyante. « Je jetterai par la fenêtre même le linge de maison, tout ce lin amidonné, toutes ces nappes brodées où les dentellières misérables se sont brûlé les yeux.

    « De la fortune des Carvalhais Medeiro il ne rester plus rien et ils devront tous gagner leur vie, eux qui ont toujours vécu du travail des autres. Maman – qui a quitté ses robes sombres et qui est légèrement maquillée – sera gouvernante dans la maison d'un nouveau riche. Une gouvernante qui parle français et qui joue du piano du bout des doigts, n'est-ce pas ce qu'ils veulent ?

    « Dalva ira dans le quartier des femmes de mauvaise vie, sur la plage, elle aura seulement le droit de se rendre en ville le lundi, et les yeux baissés ». Où nous voyons que les illusions révolutionnaires trouvent rapidement leurs limites. L'oiseau quittera sa petite cage pour une plus grande. Dalva porte le prénom d'une héroïne de Jim Harrison ? Meméia est une servante qui lit en cachette. « Une femme est vierge, mariée, veuve ou pute. Rien d'autre ». Poursuivons cette vision d'avenir plus ou moins radieux, plus ou moins semblable au passé : « Les familles n'admettrons pas qu'elle croise des femmes honnêtes dans les boutiques de tissus et les merceries.

    « Grand-mère Menina sera accueillie dans un asile de vieux – où est le problème ? N'a-t-elle pas enfermé Guiomar et tante Nini dans un couvent ? Nous la confierons à la charité des petites sœurs, elle verra comme elles sont bonnes et douces avec les faibles.

    « Je reviens à mon lit et aspire quelques bouffées de cigarette de tauari. Je me déferai de ce patrimoine maudit jusqu'à la dernière miette. » Le tauari produit des feuilles où l'on roule le tabac, ça monte vite à la tête disent les chamans.

    « Avec effort, je m'assois au bord du lit. C'est important que je ne regarde pas par la fenêtre, car une nuée de perruches peuvent toujours arriver. Et alors je serai comme la vieille Belinha, à appeler : « João, oh, João ! »

    « Le tabac m'emporte loin et j'arrive au quartier des femmes faciles, sur la plage. Là, on parle – entre des verres de bière – du centenaire de la grand-mère Menina. Une fête grandiose. Elles en attendent un préjudice, les bordels seront vides. » Ce qui s'appelle voir les choses avec le petit bout de la lorgnette. A noter que l'autrice ne s'est rendue là que dans son imagination. « Embrassant mes genoux, je chante pour moi le cantique de Meméia, le refrain de sa croyance :

    Mon saint Benoît, ouvre-moi les chemins,

    Mon saint Benoît, ouvre-moi les chemins.

    Le cantique de Meméia, litanie du catimbó, m'engourdit. Les chemins se sont ouverts avec la clé magique du royaume de Vajucá. Si je faisais un effort, je pourrais même comprendre quelle était cette cause obscure, cette cause de pauvres qui a tué João. Si je levais les yeux, je pourrais même voir sa mort. Je pourrais même voir le moment où il ne put plus retenir la vie dans son corps et rendit l'âme ; il eut un spasme semblable à celui qu'il avait eu en moi. » Vague espoir en un paradis sur terre donc, et non pas corps de doctrine marxiste ou autre soigneusement élaboré dans la logique. Le catimbò est un mélange, pour faire vite, de religion catholique et de culte de la nature inspiré des Amérindiens.

    Pour le « royaume de Vajucá », rien trouvé, Google a ses limites.

    « Pourquoi ne me suis-ne pas rappelé, sérieusement, de faire fermer le corps de João ? Meméia dit que ce ne sont pas des superstitions, c'est pure vérité.

    « J'inhale encore une bouffée de cigarette. Maintenant, la chambre a perdu toutes ses couleurs et tout est devenu blanc. Dalva allongée sur son lit est aussi une forme blanche, en polystyrène. » La voilà qui sombre dans les visions d'avenir. Ce n'est pas plus bête que de prier saint Benoît, ou de prendre sa carte du parti. On peut faire les trois. « Je suis comme du coton. Je ne sens plus ni la douleur ni la peur.

    « C'est la peur qui fit s'écraser la sauterelle contre le mur, le jour où Pablo arriva ; et qui tua après le canari, les papillons de nuit, le chat Catolé. Pablo fut le premier contamine. Il transmettait continuellement son microbe, pendant tout le temps où il resta avec nous. » Il s'est enfui du Paraguay, s'est réfugié chez la tribu de Menina la vieille bourrelle, puis fut exfiltré vers Paris juste avant que la police ne vienne perquisitionner au Brésil. « Il a contaminé tante Nini, a infecté grand-mère Menina.

    «Il avait suffi de quelques feuilles de tabac de tauari pour que je comprenne cela. Je m'appuie sur le dossier du lit, puis je perds le contrôle de mes jambes. Elles me paraissent très loin de moi, séparées et indépendantes du reste de mon corps. Je n'ai plus peur de regarder par la fenêtre. » Conclusion traditionnelle du style Unamuno, tout est dans tout, retour à la nature, au grand rythme cosmique, aux magies plus convaincantes que nos religions éthérées. «Je suis légère et lucide, presque joyeuse. Folle ? Je lève les yeux et elle est là, la raison pour laquelle João vécut et mourut : un moineau bleu posé sur le rebord de la fenêtre. » A chacun son Eldorado, à chacun son infini.

    Mais il ne semble pas pertinent de chercher un véritable message dans ce « cantique de Meméia ». Aucune « solution » n'est proposée. Juste un tableau du Brésil éternel, une confiance désabusée placée dans le rite et le grandiose. «Ainsi », dit la dernière phrase, un explicit et non pas un excipit bande de grammairiens connards, « tout était vrai : le moineau est un oiseau bleu. »

  • Ivresse et transmission

    BELA CHANTEUSE IVRE

    Il la mène à la baguette. La rabroue, la gourmande : "Ne vois-tu pas que tu déranges?" Nous étions lui et moi en plein échange, Jean-Benoît en interprète, moi en auditeur, sur mon petit fauteuil d'osier plastique véritable. Que de fois j'aurai somnolé sur ce siège. La couperose d'Isabelle, dans un relent de vin rouge. Piaf, La vie en rose et autres brames infects de récitals pour vieux. Jean-Benoît m'interrompt : "Cohnliliom, ne marche pas sur mes brisées". Mais quel plaisir peut-on avoir avec les femmes ? Trouver le trou, puis les laisser s'agiter sur vous, sans rien comprendre de ce qui les passionne. Qu'il est confortable mon Dieu de compter les poutres au plafond.

    Jamais je ne l'ai vue ivre. Mais c'est un besoin que j'ai. Elle tituberait, sa voix s'éraillerait. Jean-Benoît boirait à son tour, ce qui est hautement inconcevable. Il en mourrait, ou repartirait à Chaource. J'aurais parlé d'haleines fleuries, de titubations et de canards sauvages. Elle aurait la voix de Néron, grave et tremblotante. Il n'y a pas de sexe ici, juste des arrondis de chair sans bosses ni fissures. Il ne me tarde pas de la revoir. « Peut-on vivre sans sexe ? » demandait Jean-Benoît. Une femme répondait peut-être, et leurs deux fumées de Benson s'enroulaient dans l'espace. « Ce mercredi, je reçois Belinda. - Je préfère alors vous laisser travailler. » Délicate requête accordée pianissimo.

     

    Mon chien Pataud.JPGINTERPRETATIONS D'AUTRUI

    Remarquables. Interminables dégoulinades et débagoulades, clausules fades et pétrifiées, abus jadis de la pédale effaçant les imprécisions par brouillages d'harmoniques. Abus du rubato, masquant mal des hésitations bien réelles. Prestidigitateurs et voleurs à la tire sentent leurs doigts peu à peu grossir et perdre de leur infaillibilité. Comment se fait-il que tant de pianistes s'affinent avec l'âge et se renforcent, au point de ne plus savoir s'arrêter ? Jean-Benoît recommence autant de fois que nécessaire sitôt qu'il estime s'être fourvoyé. Voire du début, sans rien omettre. Depuis que nous nous connaissons, il ne le fait plus. Et qu'y a-t-il de plus noble, de plus pressant que de transmettre la totalité de sa vie ?

  • Retrouvailles

    Elle n'a pas internet. Dans quel état vais-je la retrouver. Une voix voilée. Je la préférerais voilée mais en bonne santé. Nous parlerons plus calmement. Nous trouverons toujours de quoi parler. C'est impressionnant, le contact humain. Ce n'est pas une simple déconnade pour passer le temps. Et pourtant. Jamais question de cul entre nous, ni même d'amour. "Copine", au sens ancien du terme. Nouveau sens : avec un copain, on partage le pain ; avec une copine... Lui offrir une peluche ? Pour l'annive ! demain, grand-messe, autre malade, et moi et moi et moi. Bonjour à droite et à gauche, "La Paix du Christ", mais je n'y crois pas, moi ! imposture, détachement. Cynisme ? Ah non, pas du tout, juste de moins en moins à dire, il semble que mes oeuvres ne soient pas indispensables à la marche du monde, mais je vous l'ai déjà dit. "J'ai peur que la race humaine ne soit pas le chef-d'oeuvre de Dieu", Dumas fils. Hier, nous avons mangé de la biche dans le Nivernais.

    Même bustee du Dr Parrical de Chammard.JPG

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