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der grüne Affe

  • Ronald Laing, avant la partie de tennis

    ICI S'INSÈRE UN CURIEUX FRAGMENT, NON DATÉ, portant les numéros de pages « 15 » et « 16 ».

    Anne Jalevski annote ces réflexions, indiquant une « page 158 » à laquelle se référerait le texte.

     

    « Disons que je la » (?) traite quand même <comme une femme> , comme ma première image (ma mère) de la femme, alors que je me transforme pour plaire à toutes les autres femmes. Il faudrait que j'ose me montrer désagréable avec les autres femmes et ce serait à bon escient, bien sûr, quitte à perdre la « possibilité » d'être accepté d'elles.

    Luxuriance rmn.JPG

    Le patient hait le médecin parce qu'il rouvre la blessure et il se hait lui-même de se laisser toucher : cette citation, reportée au moteur de recherche Google, si décrié par les humanistes DE MON CUL, a levé le mystère : il s'agit du MOI DIVISÉ de Ronald Laing, le plus pur génie de la psychiatrie. Il meurt d'une crise cardiaque pendant un match de tennis à Saint-Tropez en 1989. Et ceci vient encore du moteur de recherche si couvert de fange par la gauche, qui est devenue l'incarnation même des sorbonagres et sorbonicoles torpillés par François Rabelais.

    « Je voudrais bien laisser tout cela, dormir en effet, dans l'appréhension de la crise du « retour d'âge », 47 ans.

    Cf. p. 149 (bas) : Haïr sans être coupable. Le patient est effrayé par ses propres problèmes car ce sont eux qui l'ont détruit.

    | Avec un ψχ femme, j'aurais davantage l'impression de me mesurer à quelqu'un de ma taille, alors

    |qu'un homme n'est pas à la hauteur.

    J'aimerais, exact, être violé par le médecin : qu'il me choque serait salutaire (cela prouverait (?) que je ne lui serais pas indifférent – du moins, professionnellement.

    ÉVITER QUE QUOI QUE CE SOIT VOUS PÉNÈTRE

    (on peut détruire le médecin, ou être détruit)

    ø Mon « moi » social est hélas bel et bien, en partie, moi.

    Les créatures que je rencontre dans Ce macchabée disait sont de faux oi. Accentuer la banalité Guy Luxienne de Michel Parmentier.

    « Je suis prisonnière, mais pas seule ».

    « Il pourrait être aussi terrible de voir de quoi j'ai l'air. Parce que, alors, je pourrais constater que je suis comme les autres gens d'ici.

    | J'ai encore peur d'abandonner la caverne, malgré ses horreurs, car c'est seulement là | | que je me sens capable de conserver un certain sens de mon identité (exact)|

    « Oui, je veux retrouver la caverne.

    Là, je sais où je suis ».

    Il faudrait pouvoir se souvenir, ou savoir, que sa mère vous a aimé lorsqu'on était tout petit. Tu parles !

    Schizophrénie = différence à préserver ( ? ? ? )

    Se sentir l'enfant du psychiatre : ???

    Mon désir de retraite en effet peut être assimilé à un désir de clinique… « Là, on me laissait tranquille.

    R | « Le monde continuait, à l'extérieur, mais j'avais un monde à l'intérieur de moi, que ||personne ne pouvait atteindre et déranger »

    Oui, mais j'interprète cela sinon comme un progrès, du moins comme une étape vers lui.

    Et ailleurs qu'à la clinique, |au cloître,| qu'aurions-nous, en effet ? À moins de risquer, de lutter…

    Gueuler contre mes parents ou attendre leur mort ?

    Plutôt laisser le statu quo que révéler de plus en plus ses fissures. Aussi bien mon père s'est-il aperçu de tout. Ma mère fait semblant de ne rien savoir. « Les médecins n'ont essayé que d'arranger les choses entre mes parents et moi. C'était sans espoir. »

    Je n'aspire pas à avoir « de nouveaux parents ». Ou alors, à croire enfin en un idéal. Anne, par ses personnages, se serait-elle recréé d'autres parents ?

    Noter : on guérit d'abord semble-t-il en calquant la vision du médecin : je n'existais que parce que vous vouliez que je le fasse.

    Avoir une personnalité relève de l'hybris prométhéenne. Et de l'hybridité.

    ROCHER >>>> insensible |

    AIGLE >>>>>> dévorateur |

    = MÈRE

     

    L'AIGLE DÉVORATEUR DES ENTRAILLES

    = INVERSE DE L'ALLAITEMENT

    (ce qu'on a empêché Anne de faire)

    AIMER QUELQU'UN = LUI ÊTRE IDENTIQUE

    Exact en ce qui me concerne

    Faim d'amour = faim de bouffe = enlaidissement

    >>> confirmation du manque de mérite de l'amour… (A. écrit : ah non)

     

    X X X X

     

    Schizophrénie = du moi / et du non-moi.

    >>> ÉMOTION = RISQUE DE TUER OU D'ÊTRE TUÉ

    Je ne sens la douleur des autres que comme une mise en accusation (ma mère toujours malade)

    (Anne ajoute : exact ) >>> « Je crois que je me serais tué plutôt

    Heureusement, je n'ai pas eu de désir de non-vie. que de faire du mal à quelqu'un d'autre ».

     

    p. 158 Le spectre du jardin sauvage

     

    Julie, « schizophrène chronique, typiquement « 'inaccessible' »

    Essaie de devenir une personne réelle, ce qu'elle ne se sent pas être.

    « UN ENFANT A ÉTÉ ASSASSINÉ »

     

    FIN des propos de Ronald Laing

  • Popaul l'apôtre

    "Quand l'élève est prêt, le maître survient" : adage connu dans le milieu des arts martiaux. Il faut croire que les élèves étaient bien préparés car ils ont immédiatement reconnu en Paul le maître qu'ils attendaient. Luc parle surtout d'une certaine Lydie, qui était apparemment le leader du groupe. "Elle était tout oreilles, écrit-il. Le Seigneur avait ouvert son coeur pour la rendre attentive aux paroles de Paul."

    bite,sèche,locataire

     

    Malgré son engouement pour le judaïsme, Lydie n'a jamais pensé à faire circoncire son mari et ses fils - personne, d'ailleurs, ne le lui a demandé." C'est l'histoire d'un type qui demande au chirurgien : "Je veux me convertir au judaïsme, pourriez-vous me pratiquer une castration ? - Excusez-moi monsieur, mais le judaïsme n'exige absolument pas une castration! juste une circoncision. - Oui, une circoncision. Qu'est-ce que j'avais dit, déjà ?" - pas pu résister. Bref ! "Mais dès que Paul évoque le rite un peu particulier par lequel on affirme sa foi dans ce qu'il raconte, elle insiste pour s'y soumettre. Il faut dire qu'à la différence de la circoncision, c'est indolore et ne laisse pas de trace. On entre dans la rivière, on s'agenouille, l'officiant vous maintient quelques instants la tête sous l'eau, dit d'une voix forte qu'il vous mouille au nom du Christ, et c'est fini, on ne sera plus jamais le même. Cela s'appelle le baptême. Lydie, après l'avoir reçu, veut que sa famille le reçoive aussi. Elle veut que le nouveau gourou et son compagnon viennent habiter chez elle." Paul, donc, à prononcer comme "l'eau" et non pas comme une folle, bande de nazes qu'on se demande ce que vous de ses compagnons. Quelques années plus tard, Paul adressera aux habitants de Philippes une lettre dans laquelle il prend soin de saluer Evodie, Epaphrodite et Syntiché, et cela me fait plaisir d'écrire les noms de ces figurants, Epaphrodite, Syntiché, qui nous sont parvenus en traversant vingt siècles. Il devait y en avoir d'autres : je dirais une dizaine, une vingtaine. Le charisme de Paul et l'autorité de Lydie font si bien que tous se mettent à croire à la résurrection de ce Jésus dont quelques jours plus tôt ils ne connaissaient même pas le nom." Puis-je tout de même signaler à notre ravi de la crèche que d'autres religion font état de créatures ou demi-dieux "ressuscités le troisième jour" parmi lesquels Atys, castré, endormi et mort sous un pin, dont on célébrait la renaissance miraculeuse lors des fêtes dites "Hilaria", les fêtes où l'on rigole, on l'on est hilare. Il faudrait peut-être faire un peu de religion comparée pour ne pas revêtir la chrétienne de beaux ornements et d'originalité, car elle n'est pas originale du tout. Elle a gagné, ce qui est différent. "Tous se font baptiser. Ce faisant, ils ne pensent pas du tout trahir le judaïsme vers lequel ils se sont tournés avec un zèle aussi vif que mal informé. Au contraire, ils remercient Dieu de leur avoir envoyé ce rabbin si savant qui désormais les guide et leur montre comment adorer en esprit et en vérité. Ils continuent bien sûr à observer le sabbat, laissent leur travail de côté, allument des bougies, prient, et Paul fait tout cela avec eux, mais il leur enseigne, en plus, un rituel nouveau. C'est un repas qui a lieu non pas le jour du sabbat mais le lendemain et que Paul appelle l'agape." Paul affirme donc nécessaire de dépasser la lettre pour atteindre l'esprit : la circoncision ne se fera pas sur une partie du corps, mais sur le coeur.

  • Déjà vivant

    22 08 15

    Tenir l'instant sous la pointe du stylo. Quinze août, vacuité. Un chat blanc sur le toit vitré. Une radio lointaine. Ce matin j'ai fermé la fenêtre - « ...sous aucun prétexte ! » - pas de grand-mère – prétexte de l'Agrégation pour s'enfermer et flâner d'esprit. Une mouche, la rue. Les yeux les lunettes se brouillent. La poitrine s'approfondit. Ce matin la bestiole nous a réveillés à 7h. Si je laissais ma tête errer, ce serait le sommeil. Je lis L'Énéide.

     

    22 08 18 Fortunata d g A.JPG

    Ces textes sont retouchés. Stylisés. Ils ne peuvent prétendre à l'historicité, ni au document. Ce serait bien. Mais faux. En ce temps-là Mes parents vivaient. Capitaliser les Je, Me, Moi, Mon. Puisqu'ils sont l'objet de reproches. Faire chier. Parents si faibles, aux yeux ridés. À présent Mes égaux. « Ne tiens pas compte de ce que nous avons dit hier soir ». Pourtant quel feu roulant, incohérent, de névrosés. J'aurais pu les engueuler. Tous les arguments sont spécieux. Jeanne et M. (qui était-ce?) se disputant un personnage extraordinaire, moi-même appelé autrement. Baiser goulu à « ma petite gouine ». Les deux autres estiment la scène inconvenante « car on dirait plutôt deux femmes » - lesquelles ?

     

    22 08 22

    Impressions médiocres de digestion indéfiniment prolongée. Table en plein air, débarrassée, carreaux bleus et blancs. Du vent. Les beuglements saisissants de Chaliapine et ses coups de mâchoires. Les paroles d'une jeune fille en pantalon rouge suivie des yeux jusqu'au tournant de l'allée. Ma fille allongée sur la couverture, la tête appuyée sur un coussin vert. Le bonheur et l'ennui. Les chats de Georges Benoît qui bondissent dans l'herbe. Sonia qui les hèle à petits cris aigus. Debout, puis se rallonge et ramène sur elle la couverture. La jeune fille revient portant un plateau d'aluminium. Joli balancement imperceptible de ses hanches de vierge – ridicule. Sonia me regarde écrire. Le ciel s'est ouvert. Promenade merveilleuse avec Sonia. Mais il est fastidieux et difficile de rêver par écrit à l'évènement récent. » Il nous fallait de l'extraordinaire… « Elle me tenait la main et courait en me regardant au risque de trébucher.

    Je lui parlais sans cesse, lui montrant les fleurs et les arbres. Elle a longuement regardé un cheval qui passait, traînant à pas comptés une charrette. Ensuite il a fallu porter ma petite fille. « Dans moins de 16 ans, devenue majeure, elle se séparerait de moi. » Mauvais pronostic. « Cette faculté des casaniers de s'attacher au détail, au fixe changeant. Ainsi les gravillons des bords de route, vaste écroulement de blocs où peinent les fourmis.

    « Il ne peut écrire qu'en s'excitant lui-même à la haine ». Anaïs Nin, Journal 1932 (June Miller à propos de Henry Miller). « À noter » - comment peut-on se passionner pour les êtres à ce point ? Anaïs Nin se fait le témoin d'un couple. Faut-il imiter Anaïs Nin ? « ...je me sens tout à fait humaine, parce que mon angoisse veut les posséder, tous les deux ». Même situation en 2014 entre T. et Mireille. Jamais je n'ai pu établir de véritable contact avec T. Deux Américains scrutés par une Américaine parviennent à toucher, lorsqu'en particulier Miller observe que June est devenue compréhensive : « Tout est venu trop tard»… les efforts de June vers le normal, qui sont venus trop tard, pour replâtrer notre amour, notre union – nouvelle habitation, voyager, élever S. - mais il manque l'étincelle « Je vois » (qui parle?) « tout cela venir trop tard, j'ai passé mon chemin. Et je dois maintenant, à coup sûr, vivre avec elle, pour un temps, un triste et beau mensonge » (Henry Miller?) (jusqu'à « vivre avec elle », le reste se rapportant plutôt à notre seconde rencontre en 2012 n.s. où elle s'était montrée prête à moi pour me conserver faute de mieux.

  • Ceux qui m'ont marqué

    22 08 2112

    Je pourrais admirer June. Nous en parlons Arielle et moi. terme,bouton,ferme

    Elles se sont brouillées pour des raisons obscures.

    Mal présentées de l'une, et rejetées de l'autre.

    Nous en parlons aussi, Arielle se calme. Il n'existe pas tant de personnalités exceptionnelle. Seule existe une vision universelle de l'exceptionnel. Tout génie parfois s'oublie dans le banal, tout citoyen banal peut dévoiler en lui, soudainement, un puits sans fond, comme une fillette creusant toute nue un trou de sable sur la plage révèle d'un seul coup son vagin béant jusqu'au col de l'utérus. Ceux qui m'auront marqué au front : June, Lazare, Gourribs les dernières années. O'Letermsen. Arielle serait scandalisée de ces noms que je rapproche. Les deux premiers pour elle sont des traîtres, qui nous ont promis leur amitié puis se sont mêlés de nos affaires.

    O'Letermsen trouve grâce, après qu'elle a cru en son mépris – bonne intuition de sa partLe troisième ici nommé nous semble superficiel, brouillon et, pour tout dire, vulgaire. Il la repousse, il m'attire. Cet homme, ce serait moi, si j'avais mal tourné. Ainsi critiquais-je « le monde avec désinvolture ». Déjà en ces temps-là nous ne voyions plus personne. Le trio strictement familial nous accapare. Ne viennent plus que les anciens amis d'Arielle, qu'elle apprécie à proportion qu'ils m'indiffèrent. Nommons-les Guissou et Christine. Ils ne me plaisent pas. Pourquoi ne divorçons-nous pas. Pourquoi suis-je si peu fidèle à ceux qui m'ont marqué. Ne cherche pas à leur plaire. Assurément, ma bien-aimée. Mais s'ils viennent, comment leur faire mauvais visage ? (« Je n'ai rien contre ta liberté d'opinion, mais je me passerai bien de l'entendre »). Et quand Arielle veut aller chez eux, comment me dispenser de faire le taxi ?

    Puis-je décemment rester au volant comme un larbin tandis que Madame rend visite ? Exaspérante Anaïs Nin, exaspérante Arielle. Ces deux noms désignent l'arrière-petit-fils (ninn) et le lion de Dieu. « À maintes reprises je suis entré dans le réalisme et l'ai trouvé aride, limité. À maintes reprises je suis retourné à la poésie ». C'est à moi que la poésie semble limitée, le réalisme, inépuisable. Bory me fascine. Parler davantage équivaudrait à une dissertation ()

     

     

     

  • Un coin tout propre

    Photo prise au printemps 2052, dans l'ancien appartement de S. et D. Un linoléum nu, lisse, luisant, propre, mort. Au premier plan à droite : une nappe et son pli Puis, au fond, de gauche à droite : un fragment de fauteuil tapissé, avec un accoudoir et trois balustres ; un pied légèrement contourné. Des motifs floraux en camaïeu bistre. Une porte intérieure ouverte sur un frigo blanc, avec poignée chromé. Un rideau de fenêtre blafard. La porte ouverte plaquée au mur. Contre elle, une planche à repassée pliée à la verticale, avec son enveloppe aux motifs gris bleu, coupée verts le haut. Un tuyau d'aspirateur en crosse recourbée vers le haut, ledit aspirateur comme recroquevillé sous une cage à oiseaux apparemment vide, sur un piédestal en tige. Terre rmn.JPG

    La cage à barreaux perpendiculaires est elle aussi tronquée vers le haut. Suit un tabouret naperonné de grosse dentelle blanche, portant un vase vaguement asiatique, bleu foncé avec des motifs bleu pâle. Toujours aligné contre le mur, une bibliothèque à quatre niveaux, où figurent des magnétocassettes. A droite enfin, seule masse foncée à l'exception de l'aspirateur et du vase chinois, le grand écran de télévision, allumé (une femme en blouse blanche et un homme derrière son épaule), des appareils de réglages incompréhensibles au profane, avec, en bas, un coffrage à hublot auditif permettant d'approfondir les basses. Un ensemble glacé comme du papier, sans la moindre saleté humaine.

     

  • Jude et autres

     

    miller,réflexion,roman

     

    June ignore ce qu'est la sincérité, vit dans le reflet des autres. Oui, j'ai joué. Après avoir lu je récris, désormais je signe – errances épuisantes au milieu de la ville. À grandes enjambées entre les bassins à flot – pavés, rails interminables serpentants et cisaillés venus des murs d'usine et disparaissant – préférer le discours d'un hindou à tout voyage en Inde – survivre plutôt en personnage qu'en homme « et j'ai horreur de ce qu'écrit Henry, ce qui nous fait rester en alerte, pour enregistrer » - ce sans quoi nous n'existerions pas – d'où vient ce qui nous éveille ? « ...et nous joignons nos mains » - ces gestes impossibles entre hommes -la main d'O'Letermsen pendant derrière le fauteuil et mon cul tandis qu'il conduisait de l'autre Tu es si beau que si j'étais pédé je te … - Génial, répétait-il, génial ; pourquoi n,'écris-tu pas ? tu as peur... » « June n'atteint pas le même centre sexuel de l'être que l'homme. Cela, elle ne le touche pas. Qu'émeut-elle donc en moi ? » - tout fixer à mesure, citation 2101 – profiter du matin, coincé ente l'éveil imminent de l'enfant et l'envie physiologique de pisser.

    Toujours l'obsession du Jugement. L'odieuse adolescente obsession de la postérité (ce n'est pas le texte primitif ; ce n'est jamais le texte primitif). Je vivrai en 52, en 62, et je serai lu. Moi qui me relis, je crève de gêne June est une personnalité développée jusqu'à ses extrêmes limites. J'admirais ce « savoir-blesser » qu'elle avait, qu'elle n'a plus à présent que nos dents sont tombées je suis prête disait-elle à m'y faire sacrifier. Critique des mots et des jours disparus. Ma petite se réveille dans le vacarme des autobus. Quand trouverons-nous enfin ce qu'il nous faut à la campagne. June magnifie tous ceux qu'elle voit, en fait-elle autant de nous dès qu'elle cesse de nous voir, dois-je le croire ? (Le Prince vit encore. Ô ciel, puis-je le crère ? - Il arrive, Princesse, et tout couvert de glaire)tant de chaleur, tant d'influence et d'importance accordée à des gens sans emploi et qui peut-être ne sont que des sots…

    Je ne pourrais me passionner ainsi que pour les personnages d'un roman.