30.11.2009

Les petites rages à la moulinette

J'éprouve toujours la plus véhémente rancœur à l'égard de ces juges qui du haut de leur bitte en barre condamnent les timorés et les trouillards - et qu'auraient donc fait eux-mêmes, ces lâches ? ces diarrheux ? “Il faut prendre sur soi”. Connards. Commencez donc par cesser de fumer.

Moi je l'ai fait. De boire aussi. Never explain, never complain. Ne pas se plaindre, ne pas se justifier - belle devise ! Mais si moi, moi j'ai toujours fait l'un et l'autre, avec passion. avec conviction ? Je suis un con, c'est cela ? Sans rémission ? Les autres, les maudits autres, qui me disaient : “Tu mets l'accessoire avant l'essentiel.”Il ne faut pas tenir compte des autres” pontifient les sages autoproclamés, individualistes comme tout le monde et gros pleins de couilles, ceux qui vont répétant tout ce qui traîne dans les livres de morale – soit ! Soit ! mais s'il se trouve qu'ils vous cherchent, les autres ? ...qu'ils viennent d'eux-mêmes vous glapir dans le nez – sans que vous leur ayez demandé quoi que ce soit - que non, vraiment, vous ne faites pas ce qu'il faut pour leur plaire, et ceci, et cela, et que vous êtes un véritable scandale public ?

Vous savez, tous ces petits Zorros de quartier, ces Salomons de chef-lieu de canton ! ...faudra-t-il vraiment les envoyer chier sans relâche, vivre en permanence dans la polémique et l'engueulade ? Les fameux Autres. Les encensé Autres. Les sacro-saints Autres. “Comment se faire des amis” : rendez-vous compte, il y a même des ouvrages pour cela ! Dire que le rapport au conjoint représente une application particulière du rapport avec l'autre ! Hélas ! Céder pour être aimé !

...Qu'est-il d'ailleurs besoin d'être aimé. Incommensurable faiblesse, ignoble défaite, révoltante prédestination - en être réduit à réclamer des amis, des amours, comme un chien qui lèche sa gamelle vide, qui pourlèche la main qui le bat ? J'ai cédé sur tout. J'ai fréquenté des blaireaux, et j'y ai pris goût (quarante ans de batailles tout de même) ; crêché d'avril 68 à juillet 78 au-dessus de chez ma belle-mère précisément parce que je n'offrais pas, pour Sylvie, ou de quelque nom qu'il vous plaira de la nommer, les garanties suffisantes de l'amour. Je prenais donc les autres à témoin. J'ai toujours pris les autres à témoin. C'est pour cela qu'ils venaient toujours me baver leur avis en pleine gueule

Seulement voilà : tes malheurs conjugaux... tout lemonde s'en fout. Tout juste si tu rencontres, une fois tous les dix ans, une femelle compatissante qui t'arracherait, ô combien volontiers ! à cet enfer de servitude conjugale - à condition que tu passes, bien entendu ! sous sa domination à elle. La chose est évidente, elle va de soi ! tout est de la faute d'Eve. Je soupçonne même les premiers rédacteurs de la Genèse de n'avoir inventé la femme que pour enfin rejeter sur elle toutes ces funestes responsabilités qui nous tuent depuis le fond des âges. Et les Autres de répéter : “Tu confonds l'accessoire avec l'essentiel” - c'était déjà beaucoup, qu'ils me fournissent cette indication ; puisqu'ils s'en foutaient - fallait-il mon Dieu que je les bassinasse...

28.11.2009

La doquetrine sociale de la Héglise

L'éditorialiste de « La Croix » [21-07-54] indique – j'ai horreur de La Croix. Je ne comprends pas

comment on peut se réclamer d'un système de pensée assez rudimentaire et stupide pour prendre en

compte les légendes du Christ. Je ne baverai jamais assez ma haine de cette religion à moi inculquée.

Les responsables politiques doivent bâtir une ambition commune, un projet de société où certains

acceptent de recevoir moins pour que d'autres aient davantage. Que dalle. Ce qui est politique doit-il

relever uniquement de la transe, qui est d'ordre hystérique ; un match vibrant fait aussi bien l'affaire.

Une antique arrière-grand-mère en moi ne peut jouir qu'en hurlant comme une malade.

 

 

Hurler bien à fond une Marseillaise ou Deutsch über alles, tel est le comble de la jouissance

politique. La vision de la société m'indiffère. Qu'elle soit mon public, à la bonne heure. Nul intérêt

pour le reste. Il m'a toujours semblé qu'il s'agissait d'une course à la jouissance, non pas même au

pouvoir. Niquer le plus grand nombre de gonzesses à la file. Je me fous de l'organisation sociale,

« règles », « restrictions » et autres. La féodalité. Le plus fort. La protection d'un homme puissant. Voilà

ce qu'il faut. Sinon je ne suis rien ; B. m'a trahi, ne considérant que ses intérêts à l'exclusion des

miens. Quant à recevoir moins pour que d'autres en aient plus ? je fais cela à table, partageant avec

ma femme qui aime la viande, avec mon chat ; je ne laisse personne mourir de faim. Cette conception

du partage est une des principales notions de la doctrine sociale de l'Eglise – qui ne s'est jamais en

effet distinguée par l'originalité.

 

 

Ma vision ne dépasse pas les quatre côtés d'une table. Comment faudrait-il donc modifier la méthode

de gouvernement pour complaire à tous ces gens dits « gauchistes », « progressistes »,

« ecclésiastiques » ? Ceux avec lesquels je dois partager m'ont toujours semblé rébarbatifs.

...constante dans toutes les encycliques. Putains de papes. Tout régenter n'est-ce pas ? On ne peut pas

produire davantage de biens de consommation... car les ressources humaines sont limitées... Faux.

Malthusianisme de pacotille. ...que l'industrialisation pollue... Je m'en fous. Je fais ce que le

gouvernement me dit de faire. Trier les déchets ? Trions les déchets. Rouler au sans plomb ? Roulons

au sans plomb. Cela fait des décennies que l'on me prédit le pire, et que les plus forts se servent en

envoyer chier les prophètes. ...que les sources du travail vont en se restreignant... Mais non. Le travail

est innombrable. On vient m'en quémander à grands coups de sonnettes. Parfois même sans sonnette,

en passant directement par derrière : « Pas un petit pan de mur à refaire ? des volets à changer ? 500

petits euros ? » Va chier, étudie la Torah. Prie, contemple Dieu. Les théories économiques, rien à

foutre. ...que les possibilités d'emploi vont cesser de croître... mais il délire, cet éditorialiste ! Mon

petit-fils écoute des chansons débiles en tapant des messages débiles. Et Stendhal là-dedans ? Et le

bienheureux sommeil, et la divine partie de cartes ? ...qu'on ne peut parler de liberter d'user et

d'abuser ou de disposer de choses comme on l'entend... Qu'ils prennent donc leurs responsabilités,

les braves cons de postulants politiques ! Il ne s'attendent pas, en cas d'élection, aux avalanches

d'emmerdements administratifs qui les submerderaient !

 

 

Putain la pluie d'étrons ! Heureusement il n'a aucune chance d'être élu. Le pouvoir ? Quelle drôle

 

d'idée. Les décisions économiques ? Rien à branler. Mes ancêtres sont wisigoths. Jordanès, Historia

Gothorum. Annie rigole, c'est beau. Je ne vais pas plus loin que les larmes, d'aise ou autres.

L'apocalypse ? économique, écologique, voilà bien 50 ans qu'on s'y emploie. ...car la limitation

imposée par le créateur lui-même, dès le commencement, exprimée par l'interdiction de manger du

fruit de l'arbre – de plus en plus con... Tu veux que je te dise ? Je dors. Ça m'endort. Tous ces systèmes.

Ce Dieu con comme ses pieds. Qui donne d'une main et qui reprend de l'autre. Alors que les milliards

de milliards ne sont rien pour lui.

 

Il y a plus de ...cellules ? de... quoi ? dans notre cerveau que dans tout l'univers. Je voudrais dormir, devenir tout pâteux. Let me freeze again... L'Eglise doit être détruite. Sauf le Talmud. Les juifs sont les

seuls à avoir tout compris. J'ai dit dormir, non mourir. La mort laisse le choix entre le rien et l'excès,

l'excès de toutes ces légendes toutes plus foisonnantes les unes que les autres. Un jour tout se

redressera. ...nous impose aujourd'hui, en période de crise, d'accepter de nouveaux modes de vie (1).

Vous allez voir cé qué bous allez boir, fini de rigoler tas de cadavres, la menace, la menace. L'Eglise

délivre toujours un message de menace. Son annonce de partage sent la contrainte. Aimez-vous les

uns les autres, mais dans la grise mine, dans la tronche en biais.

 

Tiré d'une encyclique. Le Travail humain, 1989. Le Travail est une malédiction. Tu travailleras à la

sueur de ton front. Mais la joie quand on vit en rythme infernal ? Un beau cours en revanche, cela se

sent, quand on en a bien fait profiter tout le monde. ...et la question sociale, 1987. Les papes pensent

donc à ces choses-là ? Se sentent peut-être responsables, susceptibles d'améliorer les choses ? Voir

aussi les actes du colloque de la Libre Pensée, novembre 2004 : comment organiser le travail humain

? Je suis directement branché sur le ciel. Rien d'ici-bas ne m'inspire, que le cul des femmes, et les

larmes de tous les attendrissements. Rôle et influence des Eglises dans le domaine social. Que dit la


communauté isréalite ? Des choses de justice dans l'Ancien Testament. Une civilisation agricole. Ces

 

chapitres si chiants, si justes. Et Dieu à tout bout de champ, au sens propre. ...et le numéro 273 de

 

l'Idée Libre. Puis-je suggérer que les délires de la Libre Pensée me font également chier. Cet

acharnement à ne pas subventionner les lieux de culte. Les Notre Dame en ruines faute d'entretien,

faute d'avoir su reconnaître en elles autre chose que des lieux de culte. Les cathédrales

appartiennent à l'humanité. Sur la Doctrine Sociale de l'Eglise ? Je n'ai rien à dire. Laurel : I've nothing

to say – Well, don't say it. « Telles sont les orientations que l'Eglise catholique, le Vatican, tentent de

réaliser. Bordel, réalisons-nous dans le sommeil.

 


26.11.2009

Cioran, facho ? bof...

Adoptons délibérément le ton du récit. Je me suis réfugié deux jours à To Loose en 1968. C'était un retour aux sources, afin de revoir une boîte de nuit. J'y ai dansé, tout seul sous les lumières tamisées. Le soleil n'était pas couché et les tenanciers prenaient les derniers rayons sur le trottoir, tandis que je me démenais autour de ma solitude. Le soir à mon hôtel (j'adorais les hôtels) j'ai lu le “Précis de décomposition” de Cioran. C'était un petit bouquin venimeux de collection à couverture rouge.

Et comme je m'excitais volontiers en ce jeune âge, il finit sa course dans une corbeille à papier à claire-voie : “Je vais me suicider si je lis cela jusqu'au bout”. Tel était mon théâtre à l'époque. Je me persuadais que je piquais une crise de nerf et je la mettais en scène, y compris dans la rue lorsqu'un pétard éclatait lors d'une manifestation. A présent je reprends ma lecture interrompue depuis plus de 34 ans. C'est une liqueur forte et âpre, avec une bonne dose de lyrisme pascalien. Il est encore une œuvre à laquelle je ne me confronte pas : c'est l' “Imitation de Notre-Seigneur Jésus-Christ”.

Je suis encore incapable de la concevoir autrement que comme un exaltation du masochisme le plus guimauvéen et le plus cucul. Mais terriblement dissolvante et dangereuse. Cioran se laisse aller à la fioriture littéraire. Cela rassure. Il concède à la vie d'exister, mais je ne vois pas pourquoi il s'acharne ainsi à en démontrer l'imposture : ce faisant dit la pintade il lui rend un vibrant hommage. Il confond la vie avec la vulgarité : pourquoi pas. Le dogme de la croyance en soi le dérange: il ne me dérange pas, moi, bien que je n'en sois pas dupe. Savoir qui a instillé dans nos veines ce poison de la vie ?

Ce poison m'est cher (“Guenille si l'on veut...”). Reprenons : “L'ombre future”. Bon titre. A-t-il vraiment composé cet ouvrage en français, directement, comme il est dit en préface ? N'a-t-il pas été aidé? Ne s'est -il pas embrouillé dans le jeu des doubles négations comme Bianciottti, confondant “cela ne peut se faire” et “cela ne peut pas ne pas se faire” ? Cioran dit : “Nous sommes en droit d'imaginer un temps où nous aurons tout dépassé, même la poésie” - surtout, surtout la poésie. Elle est tombée dans le domaine public. Tout le monde peut en faire, et de la bonne.

Ses procédés sont démontés, désormais accessibles à tous, au dernier des employés de banque ou à la dernière des vendeuses de godasses. Elle ne suscite plus l'admiration, elle est descendue de son piédestal. Cela commença par Eluard et Aragon. Après eux, place au vulgaire, au vulgum. Oui, Cioran, nous avons dépassé la poésie, nous n'avons plus que des chanteurs. Eux la mettent encore en œuvre, la remettent peut-être en son point de départ : seule la musique l'exonère de sa gratuité, de son enflure. Donc admettons que nous ayons “dépassé” la poésie. A quelle hauteur ne la plaçait-il pas pour employer l'adverbe d'intensité “même”... Il disait “même la musique”. Elle n'est pas dépassée. Elle revit par l'argument des natalistes : rien ne sert de fabriquer des enfants, mais faisons-en quand même. Si nous ne savons pas pourquoi, Dieu le sait. Si Dieu n'existe pas, eux le savent, eux les enfants. La musique sérielle a été balayée par le rock, et désormais nous revenons sur nos pas, tant il y a eu de portes auxquelles nous avons frappé, et dont nous n'avons pas épuisé toutes les salles...


24.11.2009

La mort du grand frère

Mon frère, mon frère !

ELIAS saute à bas, ELIPHAS gît contre un arbre, buste droit reins cassés, sourit péniblement, sa sueur luit sous la lune. Sa main tombant a rencontré son sang : la lûte brisée dans les chairs du bas-ventre ; la main retombe paume ouverte. "Je suis sûr demourir" dit-il. ELIAS ne pleura pas. Il était trop jeune. Cette prétention à mourir lui sembla une solennité incongrue.

    • Veux-tu un médecin ?

Le blessé secoue la tête.

La forêt, les étoiles : le monde autour de soi, mourir ? "Prédis-moi l'avenir, dit Elias, par bravade. Les mourants savent l'avenir. C'est dans Homère. - Tu as toujours rêvé de m'égaler, ELIAS; prends garde." Elias ne voit que son œil dans l'ombre, mais il comprend que c'est lui, le vivant, que le mort regrette. Il en éprouve un peu de honte.

- Pourrai-je entrer dans l'orchestre ?" "Je travaillerai, ajoute-t-il aussitôt (par exemple, il ne tombera jamais amoureux). Les deux frères demeurent un instant dans le silence. Elias sent que la paix s'agrandit, comme avant la première mesure. De lointains frémissements passèrent dans l'espace. L'air s'emplit de sabots, de cris et de rafales ; puis ce fut de nouveau le silence.

    • - Les portes du ciel tournent sur leurs gonds de bronze.

    • Non répond ELIPHAS. C'est un combat qui s'éloigne.

Ce sont les funérailles du Roi. La rumeur reprit avec le vent. Le mourant parla des cohortes célestes. Elias répondit Tu n'as jamais été fervent chrétien. - Place-le sur ma tombe répliqua son frère. - Bientôt tu ne parleras plus (Elias). (Eliphas) Toute ma vie je te parlerai. Peut-être ne savaient-ils plus quoi se dire, comme il arrive dans les circonstances cruelles. Eliphas haletait faiblement."Je voudrais mourir avant que la douleur ne devienne trop forte." Il y eut encore un silence.

"N'est-ce pas le canon que j'entends ? - C'est le sang dans ta nuque, mon frère. - Tu ne me trompes pas." Un temps. "Je t'aimais, Elias ; je t'en voudrai toujours de ne me l'avoir fait dire que maintenant.

    • Souffres-tu ?

    • Oui.

      Il y eut cette fois un très long silence. Cela n'en finissait donc pas ? Qu'attendait-on

pour remonter en selle ? Le canon s'est tu. Eliphas vit encore. Elias demeure accroupi près de lui; il se sent dans la jambe de forts élancements, et l'autre, tendue sous la botte, s'accrampit à son tour. Souos les voûtes irrégulières des arbres passe de loin en loin quelque souffle égaré, comme si l'âme d'Eliphas, comme le sang, peu à peu se fût épanchée sous les branches.

Par un trou du bois dans le ciel c'est la lune à présent qui bosselle des nuages d'étain. Comme un jeu, comme une superstition d'enfant : tant que je veillerai mon frère vivra – n'eût-il pas été dommage, tant Elias vivait avec intensité, qu'il manquât pour quelques instants de sommeil ce moment suprême, la mort du frère ? Elias ne s'impatiente plus. Sous un élancement plus ort de la jambe il soupira, "qu'as-tu donc" dit le blessé en souriant, "je veux soufrir avec toi" dit le cadet, "je parie" répondit Eliphas "que tu as envie de pisser. - Mais toi ?"

    • Je fais sous moi, Elias.

Elias se leva d'un bond sous l'effet de la crampe, il éprouva uen grande honte ; Eliphas, brûlant de fièvre, continuait à sourire sous la lune avec une expression étrange que son frère crut anticipée, car on ne la voyait, pensait-il, que sur la bouche des morts. "Il ne faut pas que tu dormes, Elias ; tu dois voir la mort jusqu'au bout." Elias se force à le fixer. Il compta, dans la bouche entrouverte, au souffle court, les reflets allumés sur les dents maladives Elias songea aussi aux arbres, à la nuit, aux chevaux qui broutaient doucement le talus. Soudain une pensée lui vint : "Eliphas, je ne pensais pas revenir à la cour." - Tu le dois, répondit le mourant. La musique te consolera.

 

La mort

Elias fut déçu. Il attendait un dernier mot qui fût plus solennel. Mon frère emporte mon avenir avec lui ; il ne m'en institue pas l'héritier. "Prends ma main" dit le blessé. Elle était gluante. Elias baissa les yeux en frissonnant, vit pour la première fois la blessure de l'aine et se mit à pleurer. "Il faut pleurer, Elias. Mais il faut aussi que ce soient tes dernières larmes." Le canon retentit nettement. ELIPHAS se rejeta soudain en arrière. Le sang hésita sur ses lèvres. Son frère le saisit par la taille. "Je veux faire connaissance !" criait-il, "je veux faire connaissance !" Le corps d'ELIPHAS roula au sol.



FIN DE LA RELATION TRAGIQUE