Fronfron55

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

der grüne Affe - Page 2

  • Un coin tout propre

    Photo prise au printemps 2052, dans l'ancien appartement de S. et D. Un linoléum nu, lisse, luisant, propre, mort. Au premier plan à droite : une nappe et son pli Puis, au fond, de gauche à droite : un fragment de fauteuil tapissé, avec un accoudoir et trois balustres ; un pied légèrement contourné. Des motifs floraux en camaïeu bistre. Une porte intérieure ouverte sur un frigo blanc, avec poignée chromé. Un rideau de fenêtre blafard. La porte ouverte plaquée au mur. Contre elle, une planche à repassée pliée à la verticale, avec son enveloppe aux motifs gris bleu, coupée verts le haut. Un tuyau d'aspirateur en crosse recourbée vers le haut, ledit aspirateur comme recroquevillé sous une cage à oiseaux apparemment vide, sur un piédestal en tige. Terre rmn.JPG

    La cage à barreaux perpendiculaires est elle aussi tronquée vers le haut. Suit un tabouret naperonné de grosse dentelle blanche, portant un vase vaguement asiatique, bleu foncé avec des motifs bleu pâle. Toujours aligné contre le mur, une bibliothèque à quatre niveaux, où figurent des magnétocassettes. A droite enfin, seule masse foncée à l'exception de l'aspirateur et du vase chinois, le grand écran de télévision, allumé (une femme en blouse blanche et un homme derrière son épaule), des appareils de réglages incompréhensibles au profane, avec, en bas, un coffrage à hublot auditif permettant d'approfondir les basses. Un ensemble glacé comme du papier, sans la moindre saleté humaine.

     

  • Jude et autres

     

    miller,réflexion,roman

     

    June ignore ce qu'est la sincérité, vit dans le reflet des autres. Oui, j'ai joué. Après avoir lu je récris, désormais je signe – errances épuisantes au milieu de la ville. À grandes enjambées entre les bassins à flot – pavés, rails interminables serpentants et cisaillés venus des murs d'usine et disparaissant – préférer le discours d'un hindou à tout voyage en Inde – survivre plutôt en personnage qu'en homme « et j'ai horreur de ce qu'écrit Henry, ce qui nous fait rester en alerte, pour enregistrer » - ce sans quoi nous n'existerions pas – d'où vient ce qui nous éveille ? « ...et nous joignons nos mains » - ces gestes impossibles entre hommes -la main d'O'Letermsen pendant derrière le fauteuil et mon cul tandis qu'il conduisait de l'autre Tu es si beau que si j'étais pédé je te … - Génial, répétait-il, génial ; pourquoi n,'écris-tu pas ? tu as peur... » « June n'atteint pas le même centre sexuel de l'être que l'homme. Cela, elle ne le touche pas. Qu'émeut-elle donc en moi ? » - tout fixer à mesure, citation 2101 – profiter du matin, coincé ente l'éveil imminent de l'enfant et l'envie physiologique de pisser.

    Toujours l'obsession du Jugement. L'odieuse adolescente obsession de la postérité (ce n'est pas le texte primitif ; ce n'est jamais le texte primitif). Je vivrai en 52, en 62, et je serai lu. Moi qui me relis, je crève de gêne June est une personnalité développée jusqu'à ses extrêmes limites. J'admirais ce « savoir-blesser » qu'elle avait, qu'elle n'a plus à présent que nos dents sont tombées je suis prête disait-elle à m'y faire sacrifier. Critique des mots et des jours disparus. Ma petite se réveille dans le vacarme des autobus. Quand trouverons-nous enfin ce qu'il nous faut à la campagne. June magnifie tous ceux qu'elle voit, en fait-elle autant de nous dès qu'elle cesse de nous voir, dois-je le croire ? (Le Prince vit encore. Ô ciel, puis-je le crère ? - Il arrive, Princesse, et tout couvert de glaire)tant de chaleur, tant d'influence et d'importance accordée à des gens sans emploi et qui peut-être ne sont que des sots…

    Je ne pourrais me passionner ainsi que pour les personnages d'un roman.

  • Shan Sa "Impératrice"

    Impératrice est un roman historique paru chez Albin Michel, dû à la plume de Shan Sa, autrice chinoise vivante. Elle est venue à Paris en 1990, devenue assistante de Balthus le peintre et de sa femme japonaise. On l'a honorée de titres et d'honneurs. Il semble que le roman Impératrice fut écrit directement en français. Il fait 448 pages. Venant après Geisha et avant Cixi,son contact m'a hérissé ou plutôt englué d'asiatisme profond, ravivant nos méfiances agacées envers tout ce qui ne fait pas partie de nos petits univers quotidiens, les seuls valables évidemment. Nous fûmes lassés par ces biographies qui se ressemblent toutes, du bûcheron canadien au pédé coréen, en passant par la prostituée de luxe et la grande bourgeoise britannique.

    Il nous est venu le soupçon, la vaine découverte et la fausse sagesse de l'homme de bon sens résigné, qui s'imagine le monde entier à sa mesure et ne voit plus cette fois-ci les différences, osant affirmer que toutes les destinées se valent, que tous les humains vivent la même vie, meurent de la même mort « au même âge à 40 ans près » comme dit l'Abreuvoir, et que notre étroit cerveau renferme à la fois toutes les existences et l'infini de la Chine ou du Monde. À présent que nous avons sacrifié aux démons de la Conclusion, , car « la sottise consiste à vouloir conclure », essayons de tirer les meilleurs commentaires de ce pavé au riz complet. Cette impératrice aurait existé, pendant que nos ancêtres mérovingiens chassaient dans leurs forêts neustriennes.

    Sa renommée aurait été assombrie, offusquée, asphyxiée, parce qu'elle aurait voulu régner comme un homme. Pour cela, il faut supplanter des héritiers enfants ou débiles, ou les assassiner, ou profiter d'un veuvage, ou tout cela successivement. À cet égard cette biographie plus ou moins réelle renverrait en miroir au règne plus tardif de Tseu-Hi, dernière impératrice de l'Empire du Milieu. Ici, au VIIe siècle, les révolutions de palais se succèdent, les favorites et les favoris, les cérémoniels, l'alternance des périodes d'abondance et de disette, et tout ce que l'on a pu lire chez Éliette Abécassis ou Christian Jacq ou l'auteur contemporain de la vie de Salomon finit par se ressembler dans un vaste magma de civilisations exaspérément florissantes, de meurtres sournois et de conspirations férocement réprimées, à l'égyptienne, à la biblique ou à l'orientale.

    Dans une intrigue resserrée, il y a un enjeu : la vie, ou la mort ? l'amour, ou la mort ? La richesse, ou la ruine, autrement dit, la mort ? Mais dans le récit de toute une vie, les cycles se succèdent sans surprise, mariage, enfants, réclusion de femmes entre elles ou d'eunuques entre eux sans œufs, et, originalité tout de même, l'introduction, dans tous les sens du terme, d'un homme dans l'intimité de l'impératrice sexagénaire, qui ne couche plus qu'avec des femmes depuis 25 ans, et qui découvre qu'au-delà des murailles grouille tout un peuple interdit que son amant de basse classe lui raconte, lui révélant autant de misère qu'il y en eut autour du palais de Bouddha jeune homme. En théorie, cet amant clandestin ne saurait demeurer caché coincé là comme un meuble à bite entre les boîtes à parfums et l'armoire aux pots de chambre. Il reste indispensable pour raffermir les muscles du bas-ventre et des seins, pour instruire son Altesse de toute l'existence véritable des Chinois qu'il a parcourue en tous sens jusqu'à ses 24 ans. Il manque se faire trucider, comme il aurait du l'être dès son franchissement de la Cité Interbite (« demain vous allez m'écarteler mais laissez-moi d'abord vous aimer toute la nuit »).

    chine,empereur,milieu

    Pour finir on lui trouve un bon emploi de dignitaire monacal sans avoir besoin de lui trancher les génitalia. Toute cette reconstitution est louable mais pesante. On avance dans le convenu, la psychologisation adolescence, les extases sur le soleil levant, les brumes sur les étangs et les copulations des rats musquées, tous les tourments d'une âme qui voudrait faire le bien du peuple en ouvrant une vaste boite postale où tout un chacun, cada cada, peut déposer ses vœux, ses critiques, et même les produits de son jardin. Et puis on s'allonge, chargé de visions, de sperme et de graisse, en devenant progressivement pétale de rose, étincelle d'orage ou poussière dans le vent nacré : malgré l'or et l'argent, tout le protocole qu'on a subi, on se retrouve comme un de ses sujets qui monte aux cieux.

    Ne vous attendez, quindi, à aucune surprise : les dignitaires, les bourreaux, les attendrissements de midinette et les supplications des exilés sont en marche, ils sont tous là, c'est excellent, c'est tout ce qu'on attend, instructif, surprenant sans souffle, tout ce que vous voulez savoir sur l'ancien régime de Chine vous sera dévoilé, jusqu'à l'indigestion. Heureuse mille fois l'impératrice à qui une bite suffit. Elle a soixante ans, et contemple son œuvre avec une satisfaction bien supérieure à celle des Rolling Stones :

    « Mon réveil à la vie stimula la renaissance de l'Empire. Les années de famine et d'épidémie étaient oubliées. À nouveau les greniers furent remplis de céréales ; les bétails, les gibiers, les poissons abondaient sur les marchés. La générosité du Ciel et de la Terre m'inspira l'audace de m'élancer vers les hauteurs devant lesquelles mon époux, le Souverain Haut Ancêtre, s'était arrêté. Par-delà le pouvoir séculaire, il y avait le règne des dieux. » Sa Haute Majesté s'exprime à la première personne, ce qui fait une grande originalité malgré tout. Elle sait que le monde tourne autour d'elle, et que de la rotation de l'impératrice dépend la rotation de l'univers, mais sans perdre conscience de son humilité. Va-t-elle vouloir se faire diviniser ?

  • Folie de littérature

    Aux premiers temps de nos correspondances, nous entretenions encore certaines illusions, ou ombres d'illusions, ou dernières aigreurs (« le chant du cygne de l'aigreur ») au sujet de nos œuvres ou de nos traces .

    J'émettais sur la sienne des opinions édulcorées, me jugeant sottement bien supérieur, et m'efforçais de toutes mes pattes de trouver la recette à la publication. Il fallait fréquenter de riches pédés de la Rive Gauche. Si cela suffisait, mon Dieu, il y aurait engorgement sur les étagères, où tous les livres se feraient du bite-à-cul.Kosta n'avait aucune expérience en la matière, et n'en éprouvait aucun regret. Pour lui, nul progrès depuis la médecine de ses années jeunes : l'homosexuel est un névrosé, à soigner. Il existe des homos névrosés. C'est exactement pour cela que j'y ai renoncé : ces enculages sentaient trop l'arrière-cabinet de psychiatre, là où on s'encule. En attendant, comment réussir ? Les uns sont sortis de leurs cabarets, Aznavour, Juliette – les autres, non – nul n'a pu découvrir pourquoi. Un seul titre qui flambe, et l'incendie se propage ; vingt ans sous le même caveau, de fervents admirateurs, et pas d'issue, rien en soulèvement de ocuvercle. Pourquoi ? c'est comme ça. Warum ? Darum.

    Kosta relisait ses œuvres, hochant sa tête intérieure et n'en pensant pas moins, retenant ses attendrissements aux justes mesures de la discrétion, avec méthode et Méditerranée. « Que lis-tu ? » demandais-je parfois. Il répondait qu'il relisait ses œuvres avec indulgence, là où Goncourt (le seul, Edmond) côtoyait la folie devant le manque de reconnaissance. En vérité de qui suis-je le Kosta, de qui sommes-nous les Kostadès… « Ce sera mon Goncourt à titre posthume ». Il m'envoya une coupure humoristique extraordinaire : sur le seuil de son bureau , en pleine nuit au pied des HLM illuminées, un quinquagénaire habillé en bourge s'exclamait : « Ils peuvent toujours venir me chercher, avec leur Goncourt ! » Arbre rmn.jpg

    Et par la porte ouverte s'entrevoyaient des rangée de livres méticuleux, toute ue vie de recherches et de bien-écrire sous de demi-cylindre vert horizontal de l'écrivain modèle, infatigable et méritant. J'éclatais de rire, aux larmes. Quant à Toubilaï, ma fille du Maroc, elle grattait la contrebasse, et ces grondements sourds laissent mal augurer d'une grande carrière.

  • A mes castrations

    54 04 18

    Le clocher de Mousteys rmn.JPG

    Je me prépare joyeux pour un petit voyage d'un jour, j'embrasse ma mère-femme dans un grand lit au sein d'un appartement aux belles pièces claires, et je fais ma valise. Mais il a neigé, je dois y renoncer. En fait, non, dehors il fait très beau. Mon père m'amène au bord de la route en petit avion, mais je n'ai que des sandales d'été. Son avion disparaît en faisant une courbe. Je suis joyeux mais j'ai froid aux pieds. Retrouve Lippa dans un lycée où nous devons corriger des dictées, je saque un malheureux élève sympathique ayant multiplié les fautes. Lippa repasse derrière moi

    croyant que j'ai exagéré, mais si j'ai compté des fautes en trop, d'autres se révèlent. La copie est toute rouge d'observations. Rencontrant l'élève,sympathique, blond, cheveux en pétard, dans la cour, je lui signale que ce n'est pas fameux. Je me renseigne sur deux grandes lesbiennes qui sont revenues. C'est ma sœur, et une autre. Moi je ne faisais que me renseigner, mais il prend la défense des deux filles en vantant leur très haut niveau d'études musicologiques.

     

    54 04 24

    Immenses salles et ateliers de lycée technique, plus personne ne me reconnaît sauf un ou deux élèves ; personnel inconnu, collègues aussi. Je ne suis plus rien, malgré mes sourires. Je ne suscite plus aucune réaction même amusée, des ordinateurs, de l'espace, du métal, de la lumière, tout est neuf, et j'erre là-dedans, seul...

     

    54 05 03

    Je suis un fils de Mme Aziz et je dois partir en train, elle me retient, c'est en même temps Annie, je descends l'escalier de la rue David-Johnston, je pars à pied, je reviens chercher mon sac oublié, nous redescendons la pente ensemble, en bagnole je débouche sur une route encombrée. Un jeune homme (30 ans) brun à moustaches vient de se faire renverser, il crie quand on le déplace, et je dois poursuivre ma route pour ne pas rater le train ; il faudrait ne jamais quitter personne, j'ai promis de revenir, j'ai le cœur gros, pourquoi part-on, les ronflements d'Annie figuraient les cris du jeune homme. Cauchemar.

  • Sparsa sur les Burgondes

    Nous commenterons brièvement trois points, le premier est l'existence, historiquement inexacte, mais à l'époque reçu comme un point de dogme, du Massacre des Innocents par lequel Hérode ordonna de supprimer tous les nouveaux-nés à la naissance du Christ, d'où le départ de la Sainte Famille pour l'Égypte. Le second point est une réflexion purement indicative sur le paradoxe de l'espérance, qui est uniquement celle de la croix. Dans le dernier supplice infamant du Christ réside notre espérance, si nous sommes chrétiens. Nous n'avons que la mort pour espérance, la souffrance : cruel réalisme, ou, à mon avis, caractère morbide du christianisme, qui a divinisé la souffrance. Mais les véritables chrétiens sauront rejoindre les philosophes qui affirment le triomphe de 'homme précisément dans ses échecs les plus apparemment patents. Le troisième point, puisqu'il faut bien revenir à l'art dans un tel ouvrage, concerne sa mission éducatrice, en un temps où les sculptures des cathédrales enseignaient la foi aux illettrés comme aux savants : l'art est précisément ce qui permet de maintenir la foi dans son intériorité, loin de ces égarements sensuels plus que suspects que nous avons mentionnés plus haut.

    Ce n'est pas pleurer ni jouir de sangloter qu'il faut devant la croix, mais élever son âme dans une sobre et profonde douleur, qui est en même temps notre seule espérance, spes unica. Un art qui ne renie pas la jouissance du monde matériel, puisque la page 94 représente - eh oui, en ce temps-là les peintres n'avaient pas honte de « représenter » le monde qui les entourait – in détail des Sept Joies de la Vierge, prétexte à la glorification de la richesse et de la chevalerie. Le peintre s'appelle Hans Memlling, le détail de ce tableau montre une troupe de cavaliers musulmans enturbannés, qui, vue de dos, se dirige, par un défilé, vers une mer très calme, où sont à l'arrêt deux voiliers de haut-bord.

    Chevaux lustrés, costumes d'apparat, châteaux-forts étincelants de nouveauté, tous les éléments du prestige apparaissent ici, dans un mouvement ascendant de célébration du monde. À une époque encore médiévale où rien de ce qui était le monde ne pouvait être évoqué sans prétexte religieux, aucun divorce n'était consommé entre l'univers de Dieu et celui eds sens, ni même celui du commerce bienheureux. La page 141 est encore une planche en couleur, ai-je dit que le volume entier est imprimé sur papier glacé, représentant cette fois, muni du grand collier de la Toison d'Or, un certain Baudouin de Lannoy, tenant un bâton de commandement, portant des habits brodés d'or, sous un grand demi-cercle de chapeau sombre d'autorité.

    Portrait officiel par Jan van Eyck, à la Galerie de peinture de Berlin-Dahlem. Nous avons oublié tous ces hommes. Leur air d'autorité altière les représente imbus de leur mission, et toutes les missions d'ordre étaient sacrées : c'est-à-dire que l'on se sentait orgueilleux comme le bras de Dieu sur la terre, et aussi, extrêmement humble, sachant que l'on serait oublié, mais désireux tout de même de transmettre son nom et son image à la postérité, par le plus grand peintre.

    Et qu'on ne vienne pas dire que la photographie à présent permet de « représenter ». Nul dirigeant n'oserait plus à présent afficher cet air sauvage et revêche, quoique humain à y regarder de près entre les plis des yeux. Il conviendrait de se montrer décontracté, en chemise à manches courtes et chaussettes. Eh bien pouah. Comme dira Stendhal, en régime aristocratique je dois m'efforcer de plaire à mon prince, alors qu'en régime démocratique je dois plaire à l'épicier du coin.

    La remise à bois RMN.JPG

    L'ouvrage de Jean-Philippe Lecat, Le Siècle de la Toison d'Or, s'achève sur un génial bric-à-brac, en noir et blanc, condensé en fin de volume, où se retrouvent aussi bien le nom de Memling (pour Les sept joies de la Vierge cette fois en son entier (Bruges, 1494, huile sur bois) que celui de Nuno Gonçalves, ou les mentions d'anonymat plus ou moins dissimulé : « Maître de la légende de sainte Lucie », « Atelier flamand, début du XVIe siècle ».

    Ainsi se récapitule en une série de tableautins toute la nostalgie rayonnante d'une époque, d'un savoir-faire et d'un savoir-penser, ainsi que les leçons de modestie et d'orgueils mêlés dont témoignent tant de magnifiques objets, tant ciselés que peints ou sculptés, à l'époque de la Toison d'Or, de Philippe le Bon et de Charles le Téméraire : Le Siècle de la Toison d'Or, Jean-Philippe Lecat, chez Flammarion, 1989.