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femmes

  • Et ça gratte, et ça gratte la plaie...

    Je hais, du fond du cœur, l'humanité entière. Je reprends. S'il est vrai que l'amour de ma vie soit Sylvie Nerval, reste à résoudre l'énigme des scènes de ménage. De ce qui revient à elle, à moi. Je suis un homme, c'est marqué sur ma fiche d'Etat-civil ; donc c'est à moi de raison garder, de former ma femme, et de ne pas donner dans les chiffons rouges - or il n'en est aucun où je ne me soie point rué ; même devant témoins. Mais pourquoi vouloir aussi, et de façon obstinée, me traîner à l'encontre de ma volonté explicitement exprimée. Le féminisme, sans doute : l'homme doit céder. Deuxième cause de scène : se voir soudain repris, tout à trac, brutalement, comme lait sur le feu, pour un mot décrété de travers, une plaisanterie prétendue de trop d'un coup, telle attitude parfaitement involontaire - ne pas lui avoir laissé placer un mot de toute une soirée par exemple ; avoir désobligé négligemment telle ou telle connaissance dont je me contrefous – bref c'est toute une typologie de la scène de ménage qui serait à établir. Est-il vraiment indispensable de préciser que tout s'achève immanquablement par ma défaite. Je cède aux criailleries : c'est ma foi bien vrai que je suis un homme. Pas tapette, non, ni lopette, mais lavette (“homme mou, veule, sans énergie”). Ce n'est que ces jours-ci que je me suis avisé de la jouissance que j'éprouvais à céder : volupté de l'apaisement ; d'avoir fait le bonheur de l'autre, de m'être sacrifié fût-ce au prix de mes propres moëlles et de ma dignité.

    En dépit de notre constant état de gêne matérielle, je savais cependant que là, juste au-dessus de ma belle-mère, se vivaient nos plus belles années, d'amour, de rêve et d'inefficacité – connaissance confuse toutefois, plombée par d'obsédantes interrogations : savoir si je n'étais-je pas plutôt en train de tout gâcher. Ce n'est que trente ans plus tard que je puis parler d'un certain accomplissement ; prétendre (à juste titre ? je ne le saurai jamais) n'avoir jamais été autant maître du monde, aussi bien qu'au faîte exact de la plus totale impuissance... Mes déplorations, mes doutes et mes angoisses, ne peuvent pas, ne pourront jamais se flanquer à la poubelle, comme ça, hop, par la grâce et le hasard divins d'une tardive et tarabiscotée prise de conscience.

    Il est étrange qu'on puisse ainsi s'accomplir tout en se prenant pour une merde onze années durant. Je me souviens très bien, moi, qu'il n'y avait strictement aucun moyen d'obtenir la moindre concession de la part de Sylvie Nerval, qui décidait de tout, de rigoureusement tout. Facile de se moquer à celui qui n'est pas dans la merde jusqu'au cou. L'autorité sur sa femme était pour moi le comble de la déchéance machiste, le dernier degré de ce que l'on peut imaginer de plus méprisable. Je fonctionnais, nous fonctionnions ainsi. J'ai bousillé mon couple et mon propre respect au nom d'une idéologie qui a mené à cette ignoble guerre des sexes qu'on voit à présent se déchaîner, où la moindre érection non désirée sera bientôt passible des tribunaux.

  • Fragments, considérés comme une eouvre complète

    15 05 2017 13h35/13h45


    Près d'une femme. Trouble agréable et fauchant.

    Ne sais quoi dire : tout idiot, tout convenu à mon goût.


    Rêve : lapin mangé

    : victime compissée de filles (en intraveineuses)

    Masochisme – dispersion du moi, vivant dans chaque parcelle de l'ostie.

    ! Avec Marie-José renversée sur les poubelles de Condé

    ! Les poils roux. La goutte d'urine.

    ! Clotilde contre le mur du puits.

    L'instituteur sanguinaire pompe le sang de la carotide. Extases sur le lino du palier.


    Mon enfance, c'et surtout Condé-Pasly. La petite chapelle au grenier, autel, dessins (par moi) du chemin de croix.

    Je bande en lisant les récits d'écorchements assyriens, d'écrasement par éléphant, etc.

    Ecueil : que ça devienne du Michel Leiris.

    Tous ces souvenirs sont banals.

    Ma mère nue et sans poils, immaculée.

    Le père, sexe coincé entre les jambes.

    Quand il... à côté de moi dans le lit à Guignicourt.

    Raconter ce voyage ? ---> Echec : voyage en 69 dans les Pyrénées, le traversin que ma mère intercale entre mon père et moi.

    Lourdes. Les vieux. La mère qui clopine. La procession.

    Gavarnie. Volupté du renoncement culpabilisant de ma mère.

    @ J'assume le masochisme-sadisme de chaque membre du couple.

    Complicité moi-mon père : lac de Gaube, rucher de Pasly.

    Le rucher

    • critiques de ma mère

    • l' « homme-aux-abeilles »

     

    • petit bois, lié aux « creuttes » de Pasly, les accidents.

    • Le pique-nique familial...

      • @ Quand j'y repense, tout n'est pas si sombre.

      • Je me suis complu à ne me souvenir que du désagréable.

      • Explorations de Pasly solitaire, en parlant seul. Les creuttes (ou grottes) bien visibles.

      • La pulvériseuse.

      • Le monde imaginaire, à lier à mes souvenirs.

      • Charabia, - liens (« biens » ?), bœufs, boisx [sic] =, etc...

      • « Gratter à la binette » les escaliers de Buzancy.

      • L'œil-de-bœuf, les élèves en rangs qui s'éloignent. La cour semblait immense.

      • ÷ Je me vois toujours gai, pas plus insupportable qu'un autre, très marqué par la promiscuité, simplement.

      • Désolidarisation de celui qui s'est cru persécuté

      • mais n'oublions pas que mes chocs subis ont été réels.

      • Mes souvenirs, à la file, mais creusés, isolés en épisodes finis, sans exagérer, ne pas faire un recueil pour Eurêka...

      • Ces sujets m'intéressent, mais il me les faut terminer (lapsus freudien ?) - DO miner.

      • Antécedents : Le grand Meaulnes, etc., Pagnol.

      • Orgueil : rentrer dans un cadre littéraire commun aux autres.

      • ` Je ne veux faire l'attendri que les jours où je le serai

      • sinon j'aimerais être aigre et sanglant.

      • Comment utiliser tous ces matériaux ?

      • THEMES

      • Titre global de l'œuvre : « La mécanique compensatoire »

      • Thèmes entrevus :

          • promanades seul avec le Père (à Tanger, interruption)

          • (quelques-unes après le mariage) – Escapades. Mon père m'adorait,comme une prolongation de lui. Il pouvait

          • sans honte s'aimer



    en moi.