Proullaud296

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  • L'énigme du malotru

     

    ACTIVITES ETUDE DU PRINCIPES

     

    PROFESSIONNELLES LITTERAIRES MILIEU DIALECTIQUES

     

     

     

     

     

     

     

    1955 Préparation à Guerre des 3e déménagemt,Profonde empreinte relige,

     

    domicile de l'examen d'en- sexes, blâmée à Pasly conçue comme une culpa-

     

    trée en 6e. Reçu 2e. par les parents. Découverte de bilisation absolue. Obses -

     

    Œuvre détruite, la brutalité des sions sexuelles et dépuce -

     

    l'auteur ne sa - garçons de la lage par la cousine.

     

    chant que faire banlieue sois -

     

    des garçons et sonnaise.

     

    des filles au-delà

     

    de quinze ans...

     

     

     

    1956 Prix d'excellence Découverte Premières tendances à l'ho-

     

    du refus des mosexualité : amours plato-

     

    autres face niques (non payées de re _

     

    à l'originalité affichée. Tour...)

     

     

     

    1957 / 8 Rate le prix d'ex- Lettre au prof

     

    cellence à cause des maths. de maths : “Pour

     

    prouver que ces droites

     

    sont parallèles, je

     

    fais glisser le

     

    double décimètre

     

    entre les lignes et

     

    je m'aperçois que

     

    la distance ne varie

     

    pas... La géométrie

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    (2004/5)

     

     

     

    manque tout à fait Découverte

     

    de logique : on ne sait de l'arrogance

     

    jamais s'il ne faut pas phénoménalement

     

    faire passer un trapèze méprisante

     

    par le centre du cercle...” des filles

     

    (Participation à mon en 3e.

     

    dernier spectacle

     

    scolaire)

     

     

     

    2005 / 2009 Présente un spectacle : Découverte de la Elaboration d'une

     

    De la 3e à la histoires drôles en le- phénoménale froi- paranoïa encore

     

    Terminale à Tanger ver de rideau. Partici - deur des filles dès rampante.

     

    pation à l'élaboration qu'il s'agit de dé- Influence décisive

     

    fin d'année. passer le stade du des profs Béchier

     

    Bac, grâce à la fraude aux Journalpersonnel, copinage. (libéral) & Licari

     

    épreuves de physique. régulièrement violé (une féministe

     

    par ma mère et marxiste)

     

    surabondamment

     

    commenté au repas, Flamboiement de dans le mépris et paranoïa : les

     

    l'agressivité. filles n'acceptent

     

    2009 Ne sors pas avec une que les garçons

     

    Glorieusement viré du Découverte du fille : récolte des mo- “bien” : peignés,

     

    Lycée Montaigne à commentaire de queries. Sors avec une lavés, castrés...

     

    Bordeaux texte, où j'excelle. fille: même chose...

     

    en bagnole à Libos et environs

     

    • à pied à Libos * découverte : mon goût du déplacement Transposer. Ne pas “avoir

    • chez Orieux (?) veut retrouver les ambiances l'air de parler de soi”

     

    Plage blanche.JPG

    de mes promenades paternelles - 3e personne p.ê.

     

    - proviseur de Belvès |---> déviation de ma fixation (dans certains récits)

     

    et confidences sexuelles| Ma mère, c'est les rhumatismes, | Le piège du “souvenir réaliste”

     

    | l'impotence. | - on tombe dans le terne Leiris

     

    • Tanger, unique : | Donc, si un jour je n'aime plus | Or, c'est de la littérature qu'il long voie ferrée | voyager, je n'ai plus à en avoir honte. | faut faire, et non du contemple-vers Fez. | nombril.

     

     

     

  • Ca ne vous plaît pas trop, n'est-ce pas, Beyrouth...

     

    Paziols tend au chef de poste une boîte à conserves de tripes ; celui-ci la saisit, en demande une autre, nous passons. Depuis deux jours la capitale a cessé le feu. Les contrôles se sont renforcés – pas partout... L'approvisionnement reste si difficile ! ...partout ailleurs des barrages. Des fouilles. “C'est le moment, Sidi Jourji, de te réhabituer à la vie civile”, me dit Zoubeï le Fou. Je lui réponds que je ne m'en suis jamais défait. Je remercie mes deux fous de vouloir tirer quelque chose de moi. Notre Jeep s'immobilise devant la Caserne Jaune, à côté des corps exécutés – je veux dire sous la terre, derrière un mur de cour. Officiellement, nous sommes venus boire : il n'y a plus de vin au Palais. Dans des caves clandestines nous trouvons du vin clandestin. La caserne est un endroit clos, le crépi jaune des murs s'écaille irrémédiablement, nous y trouvons quelques hommes, dans les coins, ou devant les bureaux, plantons de l'inutile.

     

    Ou planqués sous les coussins de sofas, comme des femmes. Le vin tiré, il faut le boire. Nous remontons de bons bordeaux, de bons chypre millésimés. J'ai même reconnu au passage la canalisation où Paziols m'avait attaché, me sauvant la vie. “Il faut tuer” répète-t-il. “Un jour” dit Zoubeï, “moi, je ne tuerai plus. - On ne peut jamais s'arrêter de tuer” dit Paziols. Il croit que la guerre durera. “Dix ans” dit-il... Que vais-je faire, moi, de tout ce temps... Est-ce que Paziols veut m'apprendre à vivre ? ...Tâchons de ne pas trop boire ; je passerais bien, le nez en l'air, dans la ville – si j'avais épousé la fille du grainetier italien !

     

    ...Je vendrais mes pois chiches et mes fèves, je baisserais le rideau blindé pendant les alertes, nous nous multiplierions dans les caves... Adieu Zoubeï : un obus vient de tomber. Un beau, un solitaire. Adieu, compagnon fou, sans liberté précise – adieu, je ne suis pas blessé, Paziols est sous les tables, voilà de l'ouvrage précise. A présent que tu es parti, premier de mes morts, peut-être trouverais-je le goût de vivre. Zoubeï était un infirmier, qui tirait sur les chèvres du bourg, où les champs épineux s'étendent jusqu'aux bords des trottoirs. Hamri le Rouge le recueillit, l'engagea, lui fournit quelques rudiments de psy, c'est lui qui m'a sauvé la vie dans les bombardements de Damas.

     

    Moi, faux fou ; lui, faux soignant. Nous avons été attiré par le centre de MOTCHE, où tiraient les canons. Nous avons, comme disaient les anciens stratèges, marché au canon. Je reviens au Palais rejoindre mes insomnies, mes femmes et la pénombre : agréable, mais menacé. Je soupire ; Zoubeï autrefois plongeait dans les ruelles, c'est mon premier vrai mort, je veux dire : après mon père. Ils étaient athées tous les deux. Je n'ai jamais prononcé d'oraisons funèbres. Mon Père le Président survit dans toutes les mémoires : Kréüz a trempé dans maints complots, il a fini par disparaître – dans son lit. C'est une honte – ils ont tout bombardé, sans distinction - un jour, je modifierai mes projets.

     

    Un jour. Les menaces incessantes. Cet obus tombé sur mon propre Fou. Quand la paix sera revenue je serai mort. Paziols sort de sous ses tables, ramasse les débris humains qu'il roule dans un tissu, téléphone aux “Enlèvements de corps”, manigance des funérailles – ne ricane pas, tueur civil ! Sans faste funéraire : une civière, une couvrante, trois pleureuses dispersées par un tir de mortier... A quel moment ai-je cessé de parler ? Paziols repose le combiné, me dit “qu'est-ce qu'on fait ?” - c'est un moment de joie, tout de même : je le vois enfin, mon décideur ! embarrassé !

     

     

    Pénombre marseillaise.JPG

    ...Un sanguinaire indécis... nous sommes bien tous des misérables ! “Voyons Paziols lui dis-je en substance, “nous avons d'abord voulu pacifier, régner, fuir ; la guerre nous a suivis, nous l'avons réimportée.” O voyages ! ...abandons ! Ma ville à feu et à sang, l'île de Djiz s'embrase rien qu'à l'avoir vue, et moi, moi je parle d'évasion ! - donnez-moi un quartier à reconstruire ! ...mais sous les bombes, suspendues, improbables, que voulez-vous que je fasse ? Maudits, maudits les bâtisseurs, je préfèrerais donner des représentations théâtrales, sur les places publiques, avec Paziols.

     

    Je lui ai dit : “Chez les Italiens, derrière le rideau de tôle, nous serions à l'abri.” Une petite pluie de projectiles tombe en permanence autour de nous. Avec Paziols en zig-zag parmi les décombres. Puis tous deux assis, ouf ! sur les sacs égueulés de céréales : j'ai retrouvé l'entrepôt. Des femmes, des vivres et du noir. Mon éphémère fiancée – Emilia peut-être ? - ne me regarde plus. Tous me paraissent distants. Des paquets de haschich – c'est nouveau – s'empilent contre un mur. Remigio le marchand m'envoie livrer trois pains de hach à des combattants qui s'escriment contre le vide, sur une barricade ; elle est vide, l'herbe pousse entre les pierres et les pieds de meubles qui la

     

    constituent.

     

    J'abandonne les pains de hach en équilibre sur un moëllon : mon hôte Remigio sans doute se sent sur le chemin de la fortune. De retour au magasin, je fume une petite pipe, je dégueule une soupe aux pois, l'odeur du vomi est intolérable. D'abord la famille me blague, puis elle m'engueule. Engueulis-dégueulis. D'autres tirent sur leurs pipes ; Italiens, Arméniens, Grecs. Combien sont venus se foutre là-dedans ? Comment peut-on à la fois vendre, et consommer ? “Ici on peut” répond un Calabrais. Me voici bien loin de mes ambitions. Autour de moi l'odeur des pipes recouvre celle de la vomissure. Je pourrai peut-être reprendre mes livraisons. J'attends modestement les propositions. Le hach pénètrer dans la ville par la porte Sud, ouverte comme un cul. Et si les Yahouds voulaient nous empoisonner tous ? ...juste une arrière-odeur de moisi – je m'avise qu'il n'y a sans doute pas haschich là-dedans, juste du kif marocain d'importation. Zoubeï, lui qui m'a sauvé du bombardement, et de l'émeute – lui me l'aurait dit.

     

    Que c'était du kif. Je reprend ma pipe à moi, au tabac. Je ne la prête pas. On ne me la demande pas. Je suçote. Un grand coup retentit contre le rideau de fer, c'est un pied, non pas sectionné mais qui frappe, pour qu'on ouvre : c'est l'autre garde d'Abinayah, Hadjian, celui qui n'abaissait pas son voile, celui qui ne riait pas. Il tente sa chance en dialecte : “Tu dois retourner à Mëspëlë. Toi seul peux arranger les gens. Là-bas ils se sont mis à bombarder comme ici. Tu leur dis que MOTCHE prolonge le cessez-le-feu jusqu'à la vraie paix” - et il me tend un sachet d'héro. Je suis partagé entre espoir et sentiment d'absurdité.

     

    Je range ma pipe en bavant, je me soulève engourdi : “Je te suis.” Un obus s'abat sur le magasin d'en face, comme il arrive. Tout de même, avant de quitter MOTCHE, j'offre à Emilia ma fiancée un bouquet de feu d'artifice en arrosant les débris fumants avec trois jerricanes d'essence : la concurrence ne se relèvera pas. Nous fuyons Hadjian et moi. En galopant je fais le rêve d'un vie commerçante à Mëspëlë : mon fils à la caisse enfin domestiqué – il y aura bien quinze années de guerre ? Zoubeï l'a prophétisé - si je survis ici, je serai un vieil homme - si je pouvais éprouver ne fût-ce qu'une haine, une seule...

     

    Pourquoi tant de compréhension... Pourquoi ne suis-je pas moi-même persécuté. Pourquoi ne se sert-on pas de moi. De qui suis-je le modèle. Une fois il m'a pris une bouffée de rage: quelle satisfaction ! A peine sommes-nous à l'abri – que je m'empare de toute une batterie de grenades, de celles qui se portent en bandoulière. Ainsi harnaché j'en lance une, de toutes mes forces. Un homme. Un vrai. “Tirons sur ces porcs” dit Paziols “n'importe quels porcs : tu as compris le comnbat de MOTCHE. “ C'est un assassin de quatorze civils qui me dirige : “Recule, avance, tire, arrière, arrière ! - Qui est-ce qui tombe là-bas ? - Un mec, un mec...” - tout en tirant sur de vraies cibles je réfléchis je tue, tout de même... Allons, tout recommence bien. Mon père mort, Zoubeï mon sauveur mort.

     

    On me vise aussi ; mon fils Mehdi mal éduqué se rebiffe. Le projet de me tuer au ventre. Je veux dire au cœur. Tous les jours Paziols me met à l'exercice. Puis à heure fixe nous nous replions : embuscades, canardages, replis - meurtriers fonctionnaires. “Cite-moi seulement, dit Paziols, un parti, un seul, qui n'ait pas changé plusieurs fois de nom. Tu les as tous oubliés. Jourji, que fais-tu pour le bonheur du peuple ? ...Regarde par les fenêtres de ta putain de caserne – tu sais le coup de bol insensé qu'on a eu d'y être revenus ? A présent que vois-tu ?” Je vois un jeune civil tiré par les cheveux

     

  • Gracq

     

    Le refus du Goncourt en 1938 : voilà ce qui posa définitivement Gracq, aux yeux du grand public, et ce qui semble inconcevable. Adapté, happé que nous sommes par le désir d'être vus, et lus, parce que vus, nous en oublions de chercher la reconnaissance du côté obscur de soi-même. Le Moi, le Sombre, le Dieu n'existent pas. Nous n'avons vu que des paillasses, que nous aspirons à être. Julien Gracq aura vu la part de jeu de tous, voire des plus graves, leurs insuffisances et leurs ridicules, l'insurmontable écart qui les coupe du Grand et de l'éternel, en cela même qu'ils doivent mourir sans plus d'avenir, comme les autres, que d'asticots, nous ne pouvons, dans notre angoisse, nous résoudre à l'abandon de l'histrion : tout homme est un histrion, car, dan sun premier temps, c'est tout ce dont il dispose, tout ce qu'il lui reste.

     

    Plus difficilement Gracq Julien qu'un autre, assurément, plus impossiblement peut-être, mais de telles discrétions, de tels effacements, de telles leçons à prodiguer du haut de sa pureté ne fontt qu'indisposer le guignol qui vit en nous. Est-ce quetout donneur de leçon, si noblement qu'il fasse, n'est pas dans la pose ? Est-ce que nous ne voulons pas tous, plus ou moins, plaire, à tout prix plaire, approuvant ce public et je comprenant sa bassesse, la flattant, l'éprouvant ? Renoncer au monde, n'est-ce pas hanter l'antichambre du néant ? Traîtrise et marécage nous semblent infiniment inépuisables et vivants, le sec XVIIIe siècle et sa Vérité nous désolent. En même temps nous sommes hannetons, ferraille ou mécanique. Béatrice et Séraphita sont mortes.

     

    Alors, trouver un lecteur à présent relève du plus épouvantable paradoxe : ou bien il ne lira pas, ou bien, lisant, il se tiendra hors jeu. Il faudrait à la fois trop d'obscurité, par trop de profondeur, et trop de visions d'outre-monde. Et ma foi nous préférons encore la profondeur. Julien Gracq resta « NON CANDIDAT ». Quel homme. Peut-on concevoir tel détachement des vivats, ne pouvait-on concevoir, tolérer quelque démarche en lisière, à mi-chemin des ombres et des lumières ? Non. Refus. Sincérité. Nulle aigreur. Je ne crois pas à la pose. Butant sur l'Autre. Le jury, qui compte parmi ses membres Queneau, Pierre Mac Orlan et Colette (tout de même !) ne renoncera pas à lui attribuer – dès le premier tour de scrutin – son prix, qu'il refusera. Il n'y a plus de prix.

     

     

    Marseille montant.JPG

    Le drame est peut-être venu de ce que l'on a voulu éduquer le peuple. De ce qu'on s'est dépris du principe de secret. Que seuls soient dans l'instruction, dans le savoir, les castes des brahmanes. Que le peuple soit dans l'ignorance. Et à partir de là, de cette décadence de la transmission, l'indifférence du peuple, c'est-à-dire de l'ensemble des humains, sa rebelle indifférence, a tout contaminé, tout pourri, comme un appendice éclaté virant tout en péritonite. L'absolue éducation pour tous à la portée de tous a révélé maints abîmes, et là où régnaient seules les hautainetés du savoir se déploient à présent les diaprures qui vont du savoir aux ignorances les plus fascisantes. Bref, Le Rivage des Syrtes est devenu, pour la postérité, le livre dont l'auteur a refusé le Goncourt. Non, monsieur l'auteur de l'article, il est aussi bien autre chose : Ce chef-d'œuvre méritait mieux - il a obtenu mieux. Il fut volé par moi au Lycée d'Agen, dont la bibliothèque n'était presque pas fréquentée – rien de plus ignorants que des profs, une fois qu'ils ont passé leurs diplômes – et ce n'était qu'un volume broché, apparemment de la première édition, perdu à p résent Dieu sait où.

     

    Je ne me souvenais plus de ce livre. Du tout. Le Désert des Tartares, plus bref, mieux servi (par le cinéma), l'a finalement supplanté. La page se tourne sur Musil, pour certains le dernier de nos romanciers, car après la fin de la Seconde Guerre mondiale, il ne resta sur le continent plus rien à raconter. Qu'il est beau d'écrire un article pensé, d'avoir tant de définitif à dire, des phrases dont on attend la suite, une prophétie : que deviendraient alors, selon vous, cher Maître, nos littératures ? N'y a-t-il pas eu nos deux Marguerites, Yourcenar et Duras ? Leurs œuvres relèvent-elles de « ce qui se raconte » ? Ou bien porté par sa thèse et sa misogynie l'auteur les passera-t-il sous silence ? Aujourd'hui, dans ce que nous entendons par notre présent, on peut déjà dire qu'il ne se passe rien,parce que en réalité tout s'est déjà passé, tout est fini. Chez Gracq inclusivement ?

     

    Deuxième thème : C'est l'infiniment grand qui me fascine. Cher Julien Gracq, c'est l'infiniment étriqué qui me ronge. Les vastes paysages où l'on respire, où la ligne des conifères moutonne à l'horizon, me semblent une inadéquation, une usurpation, une fausseté. Pour nous qui ne possédons aucune de ces qualités qui forcent l'admiration. Nous qui baignons dans la palpitation inquiète (l'ai-je bien descendu ? suis-je suffisamment bon sur scène ? suis-je aimé ? me suis-je bien suffisamment contourné, déformé, conformé, ridiculisé – pour être aimé ? ) - nous sentons que ces étendues-là ne sont pas pour nous, ne nous correspondent pas, ne nous parlent plus, ne font que nous promettre ce que jamais nous n'aurions le cœur ni le goût d'atteindre, et qu'après avoir contemplé les immenses dunes landaises ou les confins arctiques, devoir revenir dans nos petites chambres ou regueuler devant les chefs et les esclaves seraient des trahisons immondes.