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NOX PERPETUA Matière Première 03

NOX PERPETUA

62 08 21

Cité du Paradis, avec mes parents. Emmerdé par un garçon et quelques filles dont Mimi Mathy, Destouesse, et autres Lolita, style Laetitia jeune. Je suis élu pour un voyage interplanétaire, voire uen colonisation extraterrestre. Mais je dois subir des persécutions, des piqûres de Mimi Mathy. Mes parents me reçoivent de mauvaise humeur, observebnt que malgré toutes mes précautions, je reviens avec des foulards d'autres filles autour du cou alors que je suis fiancé. Ma prochaine épreuve consiste à me faire tailler le masséter. Je proteste et résiste, Mais qu'est-ce que j'ai à perdre. J'aimerais bien naviguer dans l'espace...

 

62 09 01

Poussé à vélo par un gendre plus spontané que Christophe, je chante un rock endiablé, une longue mélopée à la Ribeiro. Je suis parti de mon HLM, genre Mohon, et je braille mes fausses paroles avec conviction. Ma voix couvre les musiques sortant, çà et là, des bars. L'ambiance est à la Révolution. Un orchestre et des chœurs à présent m'accompagnent. Sur les quais bondés les manifestants défilent, d'extrême droite. On a éteint l'éclairage public. "Christophe" et Sonia m'éloignent de chez moi, alors qu'il est plus de 19h (c'est la nuit). J'ai un peu peur. Ca gueule de partout. Les quais, toujours noirs de monde, sont bordés de vaisseaux sans éclairage, d'où l'on, sort, où l'on rentre.

Le dernier cri est : "...que ta bouche, que ta bouche, que ta bouche"

 

62 09 04

Enterrement de Jacques Chirac, "Maire de Tulle", foule considérable à la cathédrale. Suis dans une abside avec mon père, qui explique la façon dont il avait dû se tourner lors de funérailles précédentes pour que son discours soit bien entendu de tous entre les colonnettes. Je m'absente, car ce sera long, et gagne les hauteurs. L'assieds, pour écrire, à une table de bistrot rural. Des chasseurs qui passent me recommandent de rester assis, car je voulais leur céder la place. D'autres, des jeunes gens cette fois, s'azssoient près de moi. Ils me disent que très peu d'oeuvres sont éditées, je renchéris. Je redescends en ville avec l'un d'eux et jette négligemment à terre une peau de banane et une pellicule d eplastique en ricanant sur l'écologie.

Mon accompagnateur sait bien qu'on etnerre Chirac, dans un énorme cercueil somptueux, mais ne s'en inquiète pas outre mesure. FINIS SOMNII.

 

62 09 07

Dans un hôtel en Savoie. J'ai la chambre n° 1. Il faut s'y faufiler par un boyau étroit, style cheminée d'alpiniste. Un mec me bloque, il attend quelque chose du bureau d'accueil. Ensuite, c'est moi qui bloque le passage. Il faut trouver le bon itinéraire. Dans la chambre, G. se met sur moi, accroupi, mais je bande mou. Il me demande à moi aussi, j'accepte mais il ne le fait pas. En ressortant je longe un abîme de verdure effrayant. Et dire qu'un alpiniste renommé est déjà passé par là en voiture sans tomber. En redescendant, je me promène le long d'une vaste falaise ocre, dans un paysage de montagne à vaches. Mais l'orage gronde, en passant un tournant j'aperçois un énorme nuage noir extrêmement menaçant.

Je me replie en ville, dans un cimetière de guides morts en mission. Un groupe de jeunes filles, avec religieuses en cornettes (l'une d'elles se trousse pour aller pisser) chant faux un cantique où l'on reproche à Jésus de chasser sur les mêmes terres que nous. Alors une religieuse préfère lancer le même cantique sur une cassette. Elle chante par dessus en prononçant "le Christeu". Bien sûr, séquence de pisse qui déborde au pied de l'hôtel, coinçage dans l'ascenseur, les chambres empilées l'une sur l'autre, on ne se sert pas des WC de la patronne, bref, une fois de plus, le rêve qui met en forme...

62 09 10

Je rêve d'une incinération du Dr Nogaret. C'est une véritable pagaïe. Je pisse. Annie me demande si en revenant (il y a du retard) ce sera la même chose. Comme elle pisse, je repisse, m'aperçois dans une glace qu'il ne me reste plus qu'un verre de lunettes ce qui me donne un air burlesque. Un commentateur se marre, tel homme a récupéré pas mal d'argent après en avoir prélevé sur des Hongrois. Deux femmes nues s'étreignent de douleur à même le sol. Les ascenseurs sont plus ou moins détraqués. "Vous verrez une grande fumée noire, dont Untel, qui vous dira adieu" - effectivement, de grandes fumées jaillissent à 300m par bouffées, tout le monde se récrie plein de peur.

On n'a toujours pas appelé notre nom, notre tenue laisse à désirer. Atmosphère de boulot expédié à la chaîne.

 

62 10 15

 

Immense salle de concert, comble. Il ne me reste plus qu'une seule place assise, à côté du chef. Didier, maigre et jeune, m'accompagne. Un film est projeté avant le concert ; Il s'agit de bourgeois qui se disputent. Le chef arrive sous les acclamations. Mais Anne Faivre me donne des indications à donner : je suis persuadé, et dois pondre un grand article pour le vendredi. .

 

62 11 09

En camionnette avec un ami, nous franchissons un portail qui nous mène dans un vaste chantier en profondeur, où se démolit tout un quartier aux couleurs bigarrées. Nous nous faisons engueuler comme des chiens par un garde qui nous parle de l'interdiction de ce lieu. Mon ami s'en va, je descends de la camionnette et prends des photos. Une petite Noire me guide pour éviter que je

sois repéré, je marche donc à l'ombre des arbres. Puis je ressors de là, en camionnette, me gare. La petite fille m'appelle : « Papa ! Papa ! » du haut d'un quatrième étage. Un ascenseur est gratuit, l'autre pas. Je prends le gratuit, très lent, étroit, la paroi dans le dos, et le fond de la cabine devant le nez. Inquiet tout de même. Je ressors cependant de cet ascenseur.

 

 

62 12 03

Avec Coste, à la terrasse d'un café méditerranéen. La mer est derrière nous, sur des enrochements. Il voudrait que je prolonge mon séjour, mais je lui confie que mon épouse est jalouse de la durée de mes voyages. Une femme se met à chanter. Certaines personnes se montrent aux fenêtres, mais je ne puis savoir exactement qui émet ces sons mélodieux, car les personnes en question, d'après les mouvements de leurs lèvres, parlent, ou bien chantent. Nous entrons dans un magasin négligé, en demi-sous-sol, où se vendent des livres, neufs ou d'occasion, et des provisions. Préparons un petit sac pique-nique. La gérante, brune de 50 ans, vient avec nous. Elle s'imagine que je la drague, or, en entrant, j'avais dit à Coste « la femme, c'est encore ce qu'on a trouvé de mieux pour remplacer l'homme quand on n'a pas la veine d'être pédé ». Nous partons à Mobylette, il y en a tantôt une, tantôt deux. Quand il y en a deux, c'est moi qui conduis, avec la femme derrière ; s'il n'y a qu'une Mobylette, .c'est Coste, et nous deux derrière.

La femme m'a dit : « N'attends rien de moi. Rien. » Je lui lance « ça va pas, non ?  tu t'es regardée  ?» Elle se vexe mais n'en montre rien. Nous parvenons à un autre village, dont le clocher pyramidal s'orne de ferronneries bouclées. Il s'appelle « X » - « sur-la-Terrasse ». Coste, d'excellente humeur, voudrait m'inviter en Corse (... « Mais tu ne sais pas nager ! - Oh, une demi-longueur de piscine ! »). Je tire mon téléphone de ma poche devant la femme, mais j'ai oublié le numéro de mon propre domicile. Coste reste jovial, bien que je doive partir dans deux ou trois jours.

 

 

 

 

 

62 12 04

Avec Hitler et mes parents, il parle aimablement. Mais j'ai fait une vanne scabreuse pas terrible sur une de ses servantes, et je crains qu'il ne se vexe. Mes parents essaient d'arrondir les angles. Je ne sais comment rattraper ma bourde et crains fort de me retrouver dans un camp...

 

62 12 11

Une Noire me confie sa fille de 7 ans, d'une riche famille de politiciens, afin qu'elle ne soit pas enlevée en otage. Je parviens, dans un hôtel, à la faire échapper aux poursuites de divers agents secrets. Elle dort avec moi sous une grosse couverture en fausse fourrure d'ours. Deux plantons noirs, au bas de la porte d'hôtel, sont en faction. Mais, mission accomplie.

 

62 12 12

Je visite un vaste château aux chiens endormis. Ce sont les appartements privés du Général de Lattre. Je rejoins Arielle, dont je m'étais séparé, au rez-de-chaussée.

Vite, écris, c'est urgent. Empoisonne les nerfs de tes descendants. Salut, Brocanteur.

 

62 12 15

 

Je me trouve dans un long train clair et luxueux, bondé de passagers aimables. Parti d'Allemagne, il relie Clermont, Lyon, Marseille, puis repart vers l'est, jusqu'à Vienne. Je regarde le paysage, puis je m'aperçois que mon gros cartable rouge, à l'intérieur du wagon, glisse peu à peu jusque sous les genoux d'une femme assise. Or il contient, outre certains objets personnels, un gros manuscrit (de Roswitha sans doute) et deux ou trois gros livres auxquels je tiens beaucoup. Je me force à faire confiance. Je reconnais Clermont (qui n'est pas Clermont), puis une cathédrale russe en pleine ville (serions-nous déjà à Nice ?) devant laquelle une cycliste nous fait signe.Je remonte la rame à la recherche de mon sac, en ouvre un ou deux, réclame autour de moi, tous me répondent aimablement et calmement, me dirigeant vers ce qu'ils appellent la « cantine ».

Là-bas, deux ou trois employés me remboursent mes effets personnels sans difficulté (quelques grosses pièces…), mais concluent, dans leur rapport, que je suis doué, superficiel cependant. Je m'en aperçois, ils se rectifient avec l'accent allemand, rigolent sans que je puisse vraiment discerner s'ils sont moqueurs ; ils me croient capables d'écrire un roman, je leur dis que justement j'en projette un sur la Finlande. Je compte descendre avant Vienne, peut-être me réexpédiera-t-on ma perte (si ce n'est pas un vol) depuis la capitale autrichienne.

 

62 12 18

Dans une grande conférence pro-islamique, où sont vantées les valeurs et l'ancienneté de la civilisation arabe. La mosquée est le lieu de la conférence. Nombreuse assistance. Un Arabe s'excuse d'avoir eu une civilisation sobre et qui n'aurait jamais dû survivre. « C'est comme ça », dit-il en reposant les mains sur son pupitre d'amphithéâtre. Les Arabes se seraient même adaptés aux éléphants et aux inondations. Nous logeons non loin de là. Une fille inconnue occupe mon lit dès que je me suis levé, elle s'expose et je lui lèche la chatte bien renflée. Une autre femme arrive pour prendre le petit-déjeuner, s'installe à table en face de moi malgré le désir de la première de ne pas être en diagonale. Nous nous reverrons peut-être, mais c'est peu probable. Je fume, en repartant, une cigarette qui se replie et se noue en jouant, comme une flûte, un air arabe. Une femme (encore) me parle, sur une petite route pyrénéenne.

 

63 01 17

Rêve, à Francfort, en allemand et en français. Je déconne avec des étudiants malgré mon âge, bramant avec eux des propos incohérents et poétiques dans les deux langues. Avec roulades dans les prairies en pente, voitures en zigzags, théâtre improvisé, happening. Ensuite nous nous séparons, nous promettant de nous revoir. Je donne mon adresse – mais en hésitant sur mon nom de famille. Un élégant longiligne qui m'avait donné son costume demande malgré tout de le lui renvoyer une fois nettoyé. Dans ces élèves figure Rinder, qui était amoureuse de moi à Vienne. Puis je suis raccompagné à la gare, en partie, par l'indication d'un bus, qu'on m'a fournie.

 

63 01 29

Des collègues et amis de collègues se rassemblent chez nous, dans une maison qui ressemble, en plus grand, à la nôtre. Tout le monde a l'air très joyeux et bien décidé à s'amuser. Chacun s'est apporté un gros cuivre. Avant de jouer de ma trompe de chasse, je veux essayer un buccin gaulois très lourd, dont je ne parviens à tirer qu'un couac poussif. Une blonde m'a déclaré qu'elle m'aimait et me désirait, me faisant un « pont avant » d'acrobate pour me présenter sa fourche. Je suis très flatté, mais me dépense parmi mes invités. Nous devons nous rassembler, partir vers une autre maison, après Cadillac, pour porter secours à une fille de 13 ans qui se noie.

Je me retrouve coincé à l'arrière d'une voiture avec Jean Dubédat, et d'autres qui s'embrassent, homosexuels qui m'étouffent, alors que j'ai à ma disposition une si belle touche féminine. L aquelle trouve dommage que je ne boive plus : elle aime les ambiances collectives et festives, cela ne me conviendrait pas trop et nous ne nous entendrions pas longtemps. Au repas, je me suis placé entre ma femme et Jean D., le prof d'allemand. La belle blonde se trouve à deux places sur ma gauche, un peu désappointée. Je lui fourre le bout du pied sur le genou mais elle se détache. Avec Arielle je me réfugie dans une remise, sur un lit : « Et alors quoi, on ne peut plus copuler tranquille ? » Non : il faut revenir bouffer, cette fois-ci sur des tréteaux, et faire les cons…

Je dis à mon épouse que c'est aussi très épuisant de se revoir ainsi. Quant à la jeune noyée, elle a dû périr, et je fais observer qu'elle a bu tout son soûl, et n'a plus soif. Nous repartons, la campagne est inondée, nous n'avons plus qu'un mince ruban de route hors l'eau. Je fais arrêter, de nouveau coincé avec trois pédés. Dans ce compte-rendu, je ne suis pas arrivé à retrouver un ordre chronologique satisfaisant. Il faut supposer qu'il y ait eu, d'abord, un premier début de repas, interrompu, puis un ou deux trajets, puis une seconde propriété où les tréteaux avaient été dressés dans le jardin.

 

63 03 03

Débarquant seul du train à Bergerac (Anne est restée dans le wagon), je m'aperçois que toute la ville est engloutie dans une obscurité absolument totale et qui n'a rien de naturel. Il me faut traverser la ville pour arriver chez mes parents. Ce sera une véritable cours d'obstacles. Pour commencer, je m'emmêle dans une laisse de chien, aux deux bouts de laquelle s'agitent un cabot et une maîtresse, d'une cinquantaine d'années. Elle me confirme la panne, tandis que nous nous emberlificotons, au point que je ne sais même plus si je suis cette femme, la laisse ou le chien. C'était tout simplement Anne qui se levait dans le noir à la cuisine.

63 03 18

Avec Sonia dans une chambre, nouveau poste, elle va au lycée elle aussi. Je me lave en vitesse devant elle, même les genitalia, même gêne de part et d'autre. Nous descendons les étages, montons dans la voiture noire qui endommage très légèrement la carrosserie d'un autre en stationnement. Évidemment les deux ou trois gros livres que j'ai préparés sont restés au 3e étage. Je parle avec un Portugais ou Maghrébin moustachu ; il ne sait pas ce que veut dire « boulot ». Il en a un petit mais quand il chôme, dit-il, on le « méprise ». Je monte en ascenseur, parviens au 6e puis au 4e, redescends par des escaliers très raides en tournant le dos à la pente, et j'ai la flemme de remonter, nous serons en retard, je peste.

 

63 04 14

Avec Annie dans notre voiture minable. Parvenons en bas de Meulan, à Thun. Des barrières de passages à niveau se succèdent, sans qu’il y ait forcément des rails. Cela semble sans raison, où que nous allions. À cause de travaux peut-être ? Nous jurons, à cause de la boue. Nous finissons par demander à passer la nuit chez un garde-barrière, qui accepte. Tout le monde là-dedans s’exprime avec un épouvantable accent du Sud-Ouest, à la limite de l’incompréhensible. Ils essaient de nous expliquer le moyen de remonter cette côte, mais je m’énerve en décrivant cette course d’obstacles d’où nous sortons. Le lendemain matin, même jeu, nous restons bloqués là. Je traite chacun de haut.

Une quinquagénaire, de loin, estime que « Ce Monsieur » (c’est moi) fait preuve de lâcheté… de jouer les importants. Un chien nous indique un chemin boueux, mais nous ne le suivons pas. Enfin, l’un de nos hôtes finit par nous montrer comment faire. Arrivé au sommet de cette pente, il faut tout de même que je rejoigne mon établissement pour commencer un cours, sans bien sûr l’avoir préparé…

 

63 04 21 (fin)

Anne et moi séjournons dans un hôtel des Canaries. Elle a écouté une émission très longue à la télévision dès le matin. Je me suis lavé. Des cris ont retenti dans l’escalier, je lui demande de bien vérifier la fermeture de la porte, mais les deux battants s’ouvrent à toute volée : une comédienne dingue répond aux protestations d’Annie en poursuivant une vaste tirade. Je m’aperçois alors que nous sommes le 21, et que j’ai oublié de me faire mon shampoing. Anner veut écouter, cette fois, une émission sur Goscinny, me cajole pour que j’accepte, mais je refuse : elle m’a si souvent enjôlé pour me faire faire ce qu’elle voulait !

Je gueule : « Moi aussi j’ai réussi, comme Goscinny, connard ! Moi aussi !

 

vers le 63 04 25

Je rends visite à ma grand-mère paternelle, dans un bel appartement urbain. Elle se montre à son avantage, avec de beaux restes pour une femme hors d'âge. Elle reçoit maintes personnes et nous la quittons enchantés. Ensuite, de retour à la même maison que dans d'autres rêves. Le jour est levé mais les volets sont restés fermés, avec la lumière visible de l'extérieur. Je suis avec Sonia et la prie de ne pas répondre aux coups de sonnette ou dan sles volets. A la fin, me rendant compte qu'on ne cessera pas le tapage, j'entrouvre des volets et me trouve face à face avec un travailleur immigré arabe ou indien, effaré. Je lui demande ce qu'il veut, "rien, rien" répond-il en reculant, effaré.

Il voulait peut-être simplement que je déplace ma voiture afin de permettre le travail sur un chantier dans la rue devant chez moi.

 

63 05 12

Spectacle pour enfants. Ils sont en rangs, assis. Des structures lumineuses les encadrent, puis toute une carrosserie de bus, puis cela roule, en vrai, pour les ramener après le spectacle. Rien ne les étonne : c’est moderne… Chez moi, je reçois,en l’honneur de Manset. Dans mon jardin, un garçon de dix ans creuse un trou et l’aménage. Il veut que je me glisse là (le sol est détrempé) pour admirer son installation. Je décline son invitation. Je transfère une pierre semi-précieuse de chez Arielle à chez moi, et trouve un emplacement où son éclat mettra ladite pierre en valeur.

En bus, en Israël. Pas moyen de retrouver un ticket, la conductrice excédée finit par me laisser monter. Devant moi, une mère veut calmer, en hébreu, ses enfants. Suis très fier de me trouver enfin en Israël, bien que je n’aie pu indiquer à la conductrice dans quelle ville se trouve mon point de destination. Une femme descend de l’autobus, entraînant par le bras le garçon de dix ans à qui je recommande la prudence dans le sable ; qu’il ne retourne plus dans ce trou qu’il a creusé. Je veux alors rejoindre l’avant du bus, sans plus rien reconnaître du trajet, surtout àpartir d’un pont sur un lac. Dans un compartiment, des Syriens s’entretiennent des annexions d’Israël ; ils prétendent qu’en grattant la terre rouge en bas des murs ils agrandiraient leurs possessions. Ce que je fais : le monde entier se trouve sur une paroi d’argile, jusqu’aux fonds sous-marins australiens, et d’un grand archipel qui n’existe pas, au nord ouest de ce pays. Le couloir du véhicule alors se rétrécit, son toit se rabaisse, tout vibre. Il n’y a pas de conductrice. Le plafond poursuit sa descente. Une porte de fer, enfin, s’ouvre, le rêve est achevé.

 

63 05 16

Avec Anne, en auto, dans une grande ville portuaire (Toulon). Nous tournons, à la recherche d’une plage. La circulation est intense. À un « stop », je m’élève à plusieurs dizaines de mètres, pensant qu’elle me suivra. Je parviens, en survolant tout le monde, à une plage bondée de baigneurs en tenue 1900. L’eau est bleu vert, magnifique mais maféfique, glacée ; un flic, avec sa famille, nous le fait remarquer, dans un dialecte germanique particulièrement dur. Des dauphins agonisent, paisiblement à sec sur le rivage. Puis nous retrouvons un « début d’histoire », dans lequel un espion recherchait, sur les fonds marins, certains débris assez communs jetés à l’eau, comme on en pouvait trouver partout. « Alors, que venez-vous chercher partout ? » La plage s’évacue par rangées, à genoux, les « chambolles » (?) de mon ami sont les mêmes, tout le monde chante de toutes ses forces, et moi avec eux, c’est une espèce de cantique en russo-allemand (cf. l’indicatif de Dallas). La compagnie se raréfie et serre les rangs, je chante de tout mon cœur mais personne ne fait attention à moi, je chante du mieux que je peux, et à mesure que nous montons, certaines têtes se transforment en crânes, des créatures extraterrestres nous attendent pour nous aider à embarquer dans une espèce d’auto-tamponneuse qui nous emmènera dans l’au-delà…

 

63 05 28

Je n’y vois pas beaucoup. De Paris je dois rejoindre Bordeaux. Dans un tunnel, accident : quelque chose est retombé sur un fauteuil roulant ; gros embouteillage à l’extérieur. Prendre le train vers je ne sais où, car il est impossible de déchiffrer les panneaux. Trois enfants rigolards s’installent à côté de moi, Surtout, les ignorer. Je parviens à un bled de lointaine banlieue. À l’hôtel, partage ma chambre avec deux femmes qui me laissent indifférent. Un proviseur vient leur offrir des places pour un concert immédiat. « Et vous, monsieur Collignon ? - Moi, j’attends ma femme, peut-être, pour aller au restaurant. Mais je ne sais pas où je suis, vers Fontainebleau ou Rambouillet ? Plutôt Rambouillet.

 

 

 

 

 

63 06 04

Rêve où je suis à trois reprises allongé avec ma mère sous forme d'énorme bloc de viande grossièrement équarrie, frémissant mais peut-être déjà mort, qui m'étouffe. Je hurle mais n'y parviens pas. La dernière séquence me mène dans un vaste entrepôt garni de tables et de meubles mal assemblés ou délabrés, une voix m'intime de me repentir pour les crimes d'Auschwitz dont je ne suis pas tout à fait innocent. Je hurle en vain.

 

63 06 06

Toujours ce rêve où je me trouve introduit dans mon nouveau poste, cherchant mes salles et mes sections. Cet établissement est une luxurieuse halle avec à l'intérieur de vastes structures métalliques vert-jaune oxydés représentant des plantes, style Guimet. Je m'exclame pour faire rire que cet établissement me plaît pour sa propreté et son caractère neuf. Ensuite je me retrouve dans une salle en boule où mes élèves, de troisième, en fait de costauds Terminales des deux sexes, se glissent d'en bas avec difficulté. Je serai bientôt asphyxié avec tous et mes cours ne pourront pas avoir lieu…

63 06 11

Parviens dans un café de banlieue. Manque me retourner (par effet de vertige) sur un couple. Commande un soda. Retrouve un billet sur moi. Patron revêche : « Tout ça pour un soda ».

Dans l’arrière salle, assis, je lis le livre d’un petit garçon au lieu du mien. Sa mère me l’ôte quand j’ai fini et le replace dans un sachet de papier. Monte àbord d’un bus pour Paris après avoir failli le manquer (j’ai traversé les deux salles du bistrot, e, encombré de colis). Le chauffeur du bus propose queje paie par carte bleue.

>>>> Je préfère mes rêves à la réalité parce que je puis être le beau ténébreux narcisse et risible d’autrefois… Regret pur et simple de ma jeunesse où je faisais des choses (premier degré…)

J’ai rêvé aussi de filles qui dégueulent parce que c’est le 14 Juillet, d’une blonde qui m’astique un peu, pour voir, et que j’embrasse. De types qui arrivent sur le bas-côté pour vomir à leur tour ; ils sortent d’un bus trop plein.

Martinez va rencontrer El Komri. Nous sommes en plein Moyen Âge, où seuls comptaient les chefs…

63 06 16

De retour d’Arcachon en voiture avec mes parents.  Mon père veut passer par des chemins boueux. Ils attendent sur le trottoir que j’aille désembourber le véhicule à pied. Je reviens en franchissant un terre-plein, en brûlant un feu rouge. Ma mère pense que j’ai rendez-vous dans une heure avec une maîtresse. Puis elle refuse de remonter en voiture : elle a « quelqu’un » en ville  et se montre souriante et coquette. Finalement, elle prend place. C’est moi qui conduis. Mes parents se sont débrouillés. Je parviens dans un hôtel et cède la place à une mère et à sa fille, qui me chipe des bibelots animaliers. Je me retrouve avec Veyssy. Je dis à la mère de cette jeune fille qu’à l’armée, je possédais un vocabulaire grossier très apprécié. « C’est parce que vous aimez obéir.

- Oui, eh bien je suis comme ça. » Veyssy, directeur adjoint, me rappelle, imprimés en main, que je dois compléter les bulletins scolaires, toutes classes, en particulier terminales. Il faut à présent que je revienne à pied de Clermont-Ferrand, d’abord sur une hauteur, puis rejoignant une route plus grande. Je marche à droite, pour faire de l’auto-stop éventuellement.

 

63 07 23

Ariel vient me rechercher dans une grande chambre d'hôtel où trône, pendu au plafond, un petit avion jaune.

Sans cesse d'autres affaires à emballer, nos sacs et sacoches n'y suffisent pas. Même, un Gafiot et un Bailly ! Et puis, comment pourrions-nous prendre l'avion, puisqu'il est là, suspendu ?

Cette chambre est à Tours, rue Victor Hugo.

Elle ressemble aussi à l'atelier rue David-Johnston à Bordeaux.

 

 

 

 

63 08 26

Avec une classe pléthorique en amphithéâtre, qui me tape le bordel avant et après une visite médicale. Au retour de celle-ci, mes deux élèves les plus bruyants se sont éclipsés, et je dois pourtant les récupérer. Mon cours est mal structuré, je le commence d'abord d'une façon puis d'une autre, dans une improvisation totale. Il porte sur Moscou et sa banlieue, où je suis allé, où je dois accompagner cette classe. Elle s'étend (dans mon idée) un carré de 100km sur 100. Personne ne suit malgré mon plan au tableau, tout le monde s'interpelle, je gueule « A la troisième observation je frappe ! Je vous tape dessus ! » Peine perdue, car mes cris n'arrivent même pas à dominer le tumulte. Une partie de ces élèves étaient des miens pendant mon activité professionnelle, effectivement parmi les plus turbulents.

 

62 09 01

Poussé à vélo par un gendre plus spontané que Christophe, je chante un rock endiablé, une longue mélopée à la Ribeiro. Je suis parti de mon HLM, genre Mohon, et je braille mes fausses paroles avec conviction. Ma voix couvre les musiques sortant, çà et là, des bars. L'ambiance est à la Révolution. Un orchestre et des chœurs à présent m'accompagnent. Sur les quais bondés les manifestants défilent, d'extrême droite. On a éteint l'éclairage public. "Christophe" et Sonia m'éloignent de chez moi, alors qu'il est plus de 19h (c'est la nuit). J'ai un peu peur. Ca gueule de partout. Les quais, toujours noirs de monde, sont bordés de vaisseaux sans éclairage, d'où l'on, sort, où l'on rentre.

Le dernier cri est : "...que ta bouche, que ta bouche, que ta bouche"

 

62 09 04

Enterrement de Jacques Chirac, "Maire de Tulle", foule considérable à la cathédrale. Suis dans une abside avec mon père, qui explique la façon dont il avait dû se tourner lors de funérailles précédentes pour que son discours soit bien entendu de tous entre les colonnettes. Je m'absente, car ce sera long, et gagne les hauteurs. L'assieds, pour écrire, à une table de bistrot rural. Des chasseurs qui passent me recommandent de rester assis, car je voulais leur céder la place. D'autres, des jeunes gens cette fois, s'azssoient près de moi. Ils me disent que très peu d'oeuvres sont éditées, je renchéris. Je redescends en ville avec l'un d'eux et jette négligemment à terre une peau de banane et une pellicule d eplastique en ricanant sur l'écologie.

Mon accompagnateur sait bien qu'on etnerre Chirac, dans un énorme cercueil somptueux, mais ne s'en inquiète pas outre mesure. FINIS SOMNII.

 

62 09 07

Dans un hôtel en Savoie. J'ai la chambre n° 1. Il faut s'y faufiler par un boyau étroit, style cheminée d'alpiniste. Un mec me bloque, il attend quelque chose du bureau d'accueil. Ensuite, c'est moi qui bloque le passage. Il faut trouver le bon itinéraire. Dans la chambre, G. se met sur moi, accroupi, mais je bande mou. Il me demande à moi aussi, j'accepte mais il ne le fait pas. En ressortant je longe un abîme de verdure effrayant. Et dire qu'un alpiniste renommé est déjà passé par là en voiture sans tomber. En redescendant, je me promène le long d'une vaste falaise ocre, dans un paysage de montagne à vaches. Mais l'orage gronde, en passant un tournant j'aperçois un énorme nuage noir extrêmement menaçant.

Je me replie en ville, dans un cimetière de guides morts en mission. Un groupe de jeunes filles, avec religieuses en cornettes (l'une d'elles se trousse pour aller pisser) chant faux un cantique où l'on reproche à Jésus de chasser sur les mêmes terres que nous. Alors une religieuse préfère lancer le même cantique sur une cassette. Elle chante par dessus en prononçant "le Christeu". Bien sûr, séquence de pisse qui déborde au pied de l'hôtel, coinçage dans l'ascenseur, les chambres empilées l'une sur l'autre, on ne se sert pas des WC de la patronne, bref, une fois de plus, le rêve qui met en forme...

62 09 10

Je rêve d'une incinération du Dr Nogaret. C'est une véritable pagaïe. Je pisse. Annie me demande si en revenant (il y a du retard) ce sera la même chose. Comme elle pisse, je repisse, m'aperçois dans une glace qu'il ne me reste plus qu'un verre de lunettes ce qui me donne un air burlesque. Un commentateur se marre, tel homme a récupéré pas mal d'argent après en avoir prélevé sur des Hongrois. Deux femmes nues s'étreignent de douleur à même le sol. Les ascenseurs sont plus ou moins détraqués. "Vous verrez une grande fumée noire, dont Untel, qui vous dira adieu" - effectivement, de grandes fumées jaillissent à 300m par bouffées, tout le monde se récrie plein de peur.

On n'a toujours pas appelé notre nom, notre tenue laisse à désirer. Atmosphère de boulot expédié à la chaîne.

 

62 10 15

 

Immense salle de concert, comble. Il ne me reste plus qu'une seule place assise, à côté du chef. Didier, maigre et jeune, m'accompagne. Un film est projeté avant le concert ; Il s'agit de bourgeois qui se disputent. Le chef arrive sous les acclamations. Mais Anne Faivre me donne des indications à donner : je suis persuadé, et dois pondre un grand article pour le vendredi. .

 

62 11 09

En camionnette avec un ami, nous franchissons un portail qui nous mène dans un vaste chantier en profondeur, où se démolit tout un quartier aux couleurs bigarrées. Nous nous faisons engueuler comme des chiens par un garde qui nous parle de l'interdiction de ce lieu. Mon ami s'en va, je descends de la camionnette et prends des photos. Une petite Noire me guide pour éviter que je

sois repéré, je marche donc à l'ombre des arbres. Puis je ressors de là, en camionnette, me gare. La petite fille m'appelle : « Papa ! Papa ! » du haut d'un quatrième étage. Un ascenseur est gratuit, l'autre pas. Je prends le gratuit, très lent, étroit, la paroi dans le dos, et le fond de la cabine devant le nez. Inquiet tout de même. Je ressors cependant de cet ascenseur.

 

 

62 12 03

Avec Coste, à la terrasse d'un café méditerranéen. La mer est derrière nous, sur des enrochements. Il voudrait que je prolonge mon séjour, mais je lui confie que mon épouse est jalouse de la durée de mes voyages. Une femme se met à chanter. Certaines personnes se montrent aux fenêtres, mais je ne puis savoir exactement qui émet ces sons mélodieux, car les personnes en question, d'après les mouvements de leurs lèvres, parlent, ou bien chantent. Nous entrons dans un magasin négligé, en demi-sous-sol, où se vendent des livres, neufs ou d'occasion, et des provisions. Préparons un petit sac pique-nique. La gérante, brune de 50 ans, vient avec nous. Elle s'imagine que je la drague, or, en entrant, j'avais dit à Coste « la femme, c'est encore ce qu'on a trouvé de mieux pour remplacer l'homme quand on n'a pas la veine d'être pédé ». Nous partons à Mobylette, il y en a tantôt une, tantôt deux. Quand il y en a deux, c'est moi qui conduis, avec la femme derrière ; s'il n'y a qu'une Mobylette, .c'est Coste, et nous deux derrière.

La femme m'a dit : « N'attends rien de moi. Rien. » Je lui lance « ça va pas, non ?  tu t'es regardée  ?» Elle se vexe mais n'en montre rien. Nous parvenons à un autre village, dont le clocher pyramidal s'orne de ferronneries bouclées. Il s'appelle « X » - « sur-la-Terrasse ». Coste, d'excellente humeur, voudrait m'inviter en Corse (... « Mais tu ne sais pas nager ! - Oh, une demi-longueur de piscine ! »). Je tire mon téléphone de ma poche devant la femme, mais j'ai oublié le numéro de mon propre domicile. Coste reste jovial, bien que je doive partir dans deux ou trois jours.

 

 

 

 

 

62 12 04

Avec Hitler et mes parents, il parle aimablement. Mais j'ai fait une vanne scabreuse pas terrible sur une de ses servantes, et je crains qu'il ne se vexe. Mes parents essaient d'arrondir les angles. Je ne sais comment rattraper ma bourde et crains fort de me retrouver dans un camp...

 

62 12 11

Une Noire me confie sa fille de 7 ans, d'une riche famille de politiciens, afin qu'elle ne soit pas enlevée en otage. Je parviens, dans un hôtel, à la faire échapper aux poursuites de divers agents secrets. Elle dort avec moi sous une grosse couverture en fausse fourrure d'ours. Deux plantons noirs, au bas de la porte d'hôtel, sont en faction. Mais, mission accomplie.

 

62 12 12

Je visite un vaste château aux chiens endormis. Ce sont les appartements privés du Général de Lattre. Je rejoins Arielle, dont je m'étais séparé, au rez-de-chaussée.

Vite, écris, c'est urgent. Empoisonne les nerfs de tes descendants. Salut, Brocanteur.

 

62 12 15

 

Je me trouve dans un long train clair et luxueux, bondé de passagers aimables. Parti d'Allemagne, il relie Clermont, Lyon, Marseille, puis repart vers l'est, jusqu'à Vienne. Je regarde le paysage, puis je m'aperçois que mon gros cartable rouge, à l'intérieur du wagon, glisse peu à peu jusque sous les genoux d'une femme assise. Or il contient, outre certains objets personnels, un gros manuscrit (de Roswitha sans doute) et deux ou trois gros livres auxquels je tiens beaucoup. Je me force à faire confiance. Je reconnais Clermont (qui n'est pas Clermont), puis une cathédrale russe en pleine ville (serions-nous déjà à Nice ?) devant laquelle une cycliste nous fait signe.Je remonte la rame à la recherche de mon sac, en ouvre un ou deux, réclame autour de moi, tous me répondent aimablement et calmement, me dirigeant vers ce qu'ils appellent la « cantine ».

Là-bas, deux ou trois employés me remboursent mes effets personnels sans difficulté (quelques grosses pièces…), mais concluent, dans leur rapport, que je suis doué, superficiel cependant. Je m'en aperçois, ils se rectifient avec l'accent allemand, rigolent sans que je puisse vraiment discerner s'ils sont moqueurs ; ils me croient capables d'écrire un roman, je leur dis que justement j'en projette un sur la Finlande. Je compte descendre avant Vienne, peut-être me réexpédiera-t-on ma perte (si ce n'est pas un vol) depuis la capitale autrichienne.

 

62 12 18

Dans une grande conférence pro-islamique, où sont vantées les valeurs et l'ancienneté de la civilisation arabe. La mosquée est le lieu de la conférence. Nombreuse assistance. Un Arabe s'excuse d'avoir eu une civilisation sobre et qui n'aurait jamais dû survivre. « C'est comme ça », dit-il en reposant les mains sur son pupitre d'amphithéâtre. Les Arabes se seraient même adaptés aux éléphants et aux inondations. Nous logeons non loin de là. Une fille inconnue occupe mon lit dès que je me suis levé, elle s'expose et je lui lèche la chatte bien renflée. Une autre femme arrive pour prendre le petit-déjeuner, s'installe à table en face de moi malgré le désir de la première de ne pas être en diagonale. Nous nous reverrons peut-être, mais c'est peu probable. Je fume, en repartant, une cigarette qui se replie et se noue en jouant, comme une flûte, un air arabe. Une femme (encore) me parle, sur une petite route pyrénéenne.

 

63 01 17

Rêve, à Francfort, en allemand et en français. Je déconne avec des étudiants malgré mon âge, bramant avec eux des propos incohérents et poétiques dans les deux langues. Avec roulades dans les prairies en pente, voitures en zigzags, théâtre improvisé, happening. Ensuite nous nous séparons, nous promettant de nous revoir. Je donne mon adresse – mais en hésitant sur mon nom de famille. Un élégant longiligne qui m'avait donné son costume demande malgré tout de le lui renvoyer une fois nettoyé. Dans ces élèves figure Rinder, qui était amoureuse de moi à Vienne. Puis je suis raccompagné à la gare, en partie, par l'indication d'un bus, qu'on m'a fournie.

 

63 01 29

Des collègues et amis de collègues se rassemblent chez nous, dans une maison qui ressemble, en plus grand, à la nôtre. Tout le monde a l'air très joyeux et bien décidé à s'amuser. Chacun s'est apporté un gros cuivre. Avant de jouer de ma trompe de chasse, je veux essayer un buccin gaulois très lourd, dont je ne parviens à tirer qu'un couac poussif. Une blonde m'a déclaré qu'elle m'aimait et me désirait, me faisant un « pont avant » d'acrobate pour me présenter sa fourche. Je suis très flatté, mais me dépense parmi mes invités. Nous devons nous rassembler, partir vers une autre maison, après Cadillac, pour porter secours à une fille de 13 ans qui se noie.

Je me retrouve coincé à l'arrière d'une voiture avec Jean Dubédat, et d'autres qui s'embrassent, homosexuels qui m'étouffent, alors que j'ai à ma disposition une si belle touche féminine. L aquelle trouve dommage que je ne boive plus : elle aime les ambiances collectives et festives, cela ne me conviendrait pas trop et nous ne nous entendrions pas longtemps. Au repas, je me suis placé entre ma femme et Jean D., le prof d'allemand. La belle blonde se trouve à deux places sur ma gauche, un peu désappointée. Je lui fourre le bout du pied sur le genou mais elle se détache. Avec Arielle je me réfugie dans une remise, sur un lit : « Et alors quoi, on ne peut plus copuler tranquille ? » Non : il faut revenir bouffer, cette fois-ci sur des tréteaux, et faire les cons…

Je dis à mon épouse que c'est aussi très épuisant de se revoir ainsi. Quant à la jeune noyée, elle a dû périr, et je fais observer qu'elle a bu tout son soûl, et n'a plus soif. Nous repartons, la campagne est inondée, nous n'avons plus qu'un mince ruban de route hors l'eau. Je fais arrêter, de nouveau coincé avec trois pédés. Dans ce compte-rendu, je ne suis pas arrivé à retrouver un ordre chronologique satisfaisant. Il faut supposer qu'il y ait eu, d'abord, un premier début de repas, interrompu, puis un ou deux trajets, puis une seconde propriété où les tréteaux avaient été dressés dans le jardin.

 

63 03 03

Débarquant seul du train à Bergerac (Anne est restée dans le wagon), je m'aperçois que toute la ville est engloutie dans une obscurité absolument totale et qui n'a rien de naturel. Il me faut traverser la ville pour arriver chez mes parents. Ce sera une véritable cours d'obstacles. Pour commencer, je m'emmêle dans une laisse de chien, aux deux bouts de laquelle s'agitent un cabot et une maîtresse, d'une cinquantaine d'années. Elle me confirme la panne, tandis que nous nous emberlificotons, au point que je ne sais même plus si je suis cette femme, la laisse ou le chien. C'était tout simplement Anne qui se levait dans le noir à la cuisine.

63 03 18

Avec Sonia dans une chambre, nouveau poste, elle va au lycée elle aussi. Je me lave en vitesse devant elle, même les genitalia, même gêne de part et d'autre. Nous descendons les étages, montons dans la voiture noire qui endommage très légèrement la carrosserie d'un autre en stationnement. Évidemment les deux ou trois gros livres que j'ai préparés sont restés au 3e étage. Je parle avec un Portugais ou Maghrébin moustachu ; il ne sait pas ce que veut dire « boulot ». Il en a un petit mais quand il chôme, dit-il, on le « méprise ». Je monte en ascenseur, parviens au 6e puis au 4e, redescends par des escaliers très raides en tournant le dos à la pente, et j'ai la flemme de remonter, nous serons en retard, je peste.

 

63 04 14

Avec Annie dans notre voiture minable. Parvenons en bas de Meulan, à Thun. Des barrières de passages à niveau se succèdent, sans qu’il y ait forcément des rails. Cela semble sans raison, où que nous allions. À cause de travaux peut-être ? Nous jurons, à cause de la boue. Nous finissons par demander à passer la nuit chez un garde-barrière, qui accepte. Tout le monde là-dedans s’exprime avec un épouvantable accent du Sud-Ouest, à la limite de l’incompréhensible. Ils essaient de nous expliquer le moyen de remonter cette côte, mais je m’énerve en décrivant cette course d’obstacles d’où nous sortons. Le lendemain matin, même jeu, nous restons bloqués là. Je traite chacun de haut.

Une quinquagénaire, de loin, estime que « Ce Monsieur » (c’est moi) fait preuve de lâcheté… de jouer les importants. Un chien nous indique un chemin boueux, mais nous ne le suivons pas. Enfin, l’un de nos hôtes finit par nous montrer comment faire. Arrivé au sommet de cette pente, il faut tout de même que je rejoigne mon établissement pour commencer un cours, sans bien sûr l’avoir préparé…

 

63 04 21 (fin)

Anne et moi séjournons dans un hôtel des Canaries. Elle a écouté une émission très longue à la télévision dès le matin. Je me suis lavé. Des cris ont retenti dans l’escalier, je lui demande de bien vérifier la fermeture de la porte, mais les deux battants s’ouvrent à toute volée : une comédienne dingue répond aux protestations d’Annie en poursuivant une vaste tirade. Je m’aperçois alors que nous sommes le 21, et que j’ai oublié de me faire mon shampoing. Anner veut écouter, cette fois, une émission sur Goscinny, me cajole pour que j’accepte, mais je refuse : elle m’a si souvent enjôlé pour me faire faire ce qu’elle voulait !

Je gueule : « Moi aussi j’ai réussi, comme Goscinny, connard ! Moi aussi !

 

vers le 63 04 25

Je rends visite à ma grand-mère paternelle, dans un bel appartement urbain. Elle se montre à son avantage, avec de beaux restes pour une femme hors d'âge. Elle reçoit maintes personnes et nous la quittons enchantés. Ensuite, de retour à la même maison que dans d'autres rêves. Le jour est levé mais les volets sont restés fermés, avec la lumière visible de l'extérieur. Je suis avec Sonia et la prie de ne pas répondre aux coups de sonnette ou dan sles volets. A la fin, me rendant compte qu'on ne cessera pas le tapage, j'entrouvre des volets et me trouve face à face avec un travailleur immigré arabe ou indien, effaré. Je lui demande ce qu'il veut, "rien, rien" répond-il en reculant, effaré.

Il voulait peut-être simplement que je déplace ma voiture afin de permettre le travail sur un chantier dans la rue devant chez moi.

 

63 05 12

Spectacle pour enfants. Ils sont en rangs, assis. Des structures lumineuses les encadrent, puis toute une carrosserie de bus, puis cela roule, en vrai, pour les ramener après le spectacle. Rien ne les étonne : c’est moderne… Chez moi, je reçois,en l’honneur de Manset. Dans mon jardin, un garçon de dix ans creuse un trou et l’aménage. Il veut que je me glisse là (le sol est détrempé) pour admirer son installation. Je décline son invitation. Je transfère une pierre semi-précieuse de chez Arielle à chez moi, et trouve un emplacement où son éclat mettra ladite pierre en valeur.

En bus, en Israël. Pas moyen de retrouver un ticket, la conductrice excédée finit par me laisser monter. Devant moi, une mère veut calmer, en hébreu, ses enfants. Suis très fier de me trouver enfin en Israël, bien que je n’aie pu indiquer à la conductrice dans quelle ville se trouve mon point de destination. Une femme descend de l’autobus, entraînant par le bras le garçon de dix ans à qui je recommande la prudence dans le sable ; qu’il ne retourne plus dans ce trou qu’il a creusé. Je veux alors rejoindre l’avant du bus, sans plus rien reconnaître du trajet, surtout àpartir d’un pont sur un lac. Dans un compartiment, des Syriens s’entretiennent des annexions d’Israël ; ils prétendent qu’en grattant la terre rouge en bas des murs ils agrandiraient leurs possessions. Ce que je fais : le monde entier se trouve sur une paroi d’argile, jusqu’aux fonds sous-marins australiens, et d’un grand archipel qui n’existe pas, au nord ouest de ce pays. Le couloir du véhicule alors se rétrécit, son toit se rabaisse, tout vibre. Il n’y a pas de conductrice. Le plafond poursuit sa descente. Une porte de fer, enfin, s’ouvre, le rêve est achevé.

 

63 05 16

Avec Anne, en auto, dans une grande ville portuaire (Toulon). Nous tournons, à la recherche d’une plage. La circulation est intense. À un « stop », je m’élève à plusieurs dizaines de mètres, pensant qu’elle me suivra. Je parviens, en survolant tout le monde, à une plage bondée de baigneurs en tenue 1900. L’eau est bleu vert, magnifique mais maféfique, glacée ; un flic, avec sa famille, nous le fait remarquer, dans un dialecte germanique particulièrement dur. Des dauphins agonisent, paisiblement à sec sur le rivage. Puis nous retrouvons un « début d’histoire », dans lequel un espion recherchait, sur les fonds marins, certains débris assez communs jetés à l’eau, comme on en pouvait trouver partout. « Alors, que venez-vous chercher partout ? » La plage s’évacue par rangées, à genoux, les « chambolles » (?) de mon ami sont les mêmes, tout le monde chante de toutes ses forces, et moi avec eux, c’est une espèce de cantique en russo-allemand (cf. l’indicatif de Dallas). La compagnie se raréfie et serre les rangs, je chante de tout mon cœur mais personne ne fait attention à moi, je chante du mieux que je peux, et à mesure que nous montons, certaines têtes se transforment en crânes, des créatures extraterrestres nous attendent pour nous aider à embarquer dans une espèce d’auto-tamponneuse qui nous emmènera dans l’au-delà…

 

63 05 28

Je n’y vois pas beaucoup. De Paris je dois rejoindre Bordeaux. Dans un tunnel, accident : quelque chose est retombé sur un fauteuil roulant ; gros embouteillage à l’extérieur. Prendre le train vers je ne sais où, car il est impossible de déchiffrer les panneaux. Trois enfants rigolards s’installent à côté de moi, Surtout, les ignorer. Je parviens à un bled de lointaine banlieue. À l’hôtel, partage ma chambre avec deux femmes qui me laissent indifférent. Un proviseur vient leur offrir des places pour un concert immédiat. « Et vous, monsieur Collignon ? - Moi, j’attends ma femme, peut-être, pour aller au restaurant. Mais je ne sais pas où je suis, vers Fontainebleau ou Rambouillet ? Plutôt Rambouillet.

 

 

 

 

 

63 06 04

Rêve où je suis à trois reprises allongé avec ma mère sous forme d'énorme bloc de viande grossièrement équarrie, frémissant mais peut-être déjà mort, qui m'étouffe. Je hurle mais n'y parviens pas. La dernière séquence me mène dans un vaste entrepôt garni de tables et de meubles mal assemblés ou délabrés, une voix m'intime de me repentir pour les crimes d'Auschwitz dont je ne suis pas tout à fait innocent. Je hurle en vain.

 

63 06 06

Toujours ce rêve où je me trouve introduit dans mon nouveau poste, cherchant mes salles et mes sections. Cet établissement est une luxurieuse halle avec à l'intérieur de vastes structures métalliques vert-jaune oxydés représentant des plantes, style Guimet. Je m'exclame pour faire rire que cet établissement me plaît pour sa propreté et son caractère neuf. Ensuite je me retrouve dans une salle en boule où mes élèves, de troisième, en fait de costauds Terminales des deux sexes, se glissent d'en bas avec difficulté. Je serai bientôt asphyxié avec tous et mes cours ne pourront pas avoir lieu…

63 06 11

Parviens dans un café de banlieue. Manque me retourner (par effet de vertige) sur un couple. Commande un soda. Retrouve un billet sur moi. Patron revêche : « Tout ça pour un soda ».

Dans l’arrière salle, assis, je lis le livre d’un petit garçon au lieu du mien. Sa mère me l’ôte quand j’ai fini et le replace dans un sachet de papier. Monte àbord d’un bus pour Paris après avoir failli le manquer (j’ai traversé les deux salles du bistrot, e, encombré de colis). Le chauffeur du bus propose queje paie par carte bleue.

>>>> Je préfère mes rêves à la réalité parce que je puis être le beau ténébreux narcisse et risible d’autrefois… Regret pur et simple de ma jeunesse où je faisais des choses (premier degré…)

J’ai rêvé aussi de filles qui dégueulent parce que c’est le 14 Juillet, d’une blonde qui m’astique un peu, pour voir, et que j’embrasse. De types qui arrivent sur le bas-côté pour vomir à leur tour ; ils sortent d’un bus trop plein.

Martinez va rencontrer El Komri. Nous sommes en plein Moyen Âge, où seuls comptaient les chefs…

63 06 16

De retour d’Arcachon en voiture avec mes parents.  Mon père veut passer par des chemins boueux. Ils attendent sur le trottoir que j’aille désembourber le véhicule à pied. Je reviens en franchissant un terre-plein, en brûlant un feu rouge. Ma mère pense que j’ai rendez-vous dans une heure avec une maîtresse. Puis elle refuse de remonter en voiture : elle a « quelqu’un » en ville  et se montre souriante et coquette. Finalement, elle prend place. C’est moi qui conduis. Mes parents se sont débrouillés. Je parviens dans un hôtel et cède la place à une mère et à sa fille, qui me chipe des bibelots animaliers. Je me retrouve avec Veyssy. Je dis à la mère de cette jeune fille qu’à l’armée, je possédais un vocabulaire grossier très apprécié. « C’est parce que vous aimez obéir.

- Oui, eh bien je suis comme ça. » Veyssy, directeur adjoint, me rappelle, imprimés en main, que je dois compléter les bulletins scolaires, toutes classes, en particulier terminales. Il faut à présent que je revienne à pied de Clermont-Ferrand, d’abord sur une hauteur, puis rejoignant une route plus grande. Je marche à droite, pour faire de l’auto-stop éventuellement.

 

63 07 23

Ariel vient me rechercher dans une grande chambre d'hôtel où trône, pendu au plafond, un petit avion jaune.

Sans cesse d'autres affaires à emballer, nos sacs et sacoches n'y suffisent pas. Même, un Gafiot et un Bailly ! Et puis, comment pourrions-nous prendre l'avion, puisqu'il est là, suspendu ?

Cette chambre est à Tours, rue Victor Hugo.

Elle ressemble aussi à l'atelier rue David-Johnston à Bordeaux.

 

 

 

 

63 08 26

Avec une classe pléthorique en amphithéâtre, qui me tape le bordel avant et après une visite médicale. Au retour de celle-ci, mes deux élèves les plus bruyants se sont éclipsés, et je dois pourtant les récupérer. Mon cours est mal structuré, je le commence d'abord d'une façon puis d'une autre, dans une improvisation totale. Il porte sur Moscou et sa banlieue, où je suis allé, où je dois accompagner cette classe. Elle s'étend (dans mon idée) un carré de 100km sur 100. Personne ne suit malgré mon plan au tableau, tout le monde s'interpelle, je gueule « A la troisième observation je frappe ! Je vous tape dessus ! » Peine perdue, car mes cris n'arrivent même pas à dominer le tumulte. Une partie de ces élèves étaient des miens pendant mon activité professionnelle, effectivement parmi les plus turbulents.

 

62 09 01

Poussé à vélo par un gendre plus spontané que Christophe, je chante un rock endiablé, une longue mélopée à la Ribeiro. Je suis parti de mon HLM, genre Mohon, et je braille mes fausses paroles avec conviction. Ma voix couvre les musiques sortant, çà et là, des bars. L'ambiance est à la Révolution. Un orchestre et des chœurs à présent m'accompagnent. Sur les quais bondés les manifestants défilent, d'extrême droite. On a éteint l'éclairage public. "Christophe" et Sonia m'éloignent de chez moi, alors qu'il est plus de 19h (c'est la nuit). J'ai un peu peur. Ca gueule de partout. Les quais, toujours noirs de monde, sont bordés de vaisseaux sans éclairage, d'où l'on, sort, où l'on rentre.

Le dernier cri est : "...que ta bouche, que ta bouche, que ta bouche"

 

62 09 04

Enterrement de Jacques Chirac, "Maire de Tulle", foule considérable à la cathédrale. Suis dans une abside avec mon père, qui explique la façon dont il avait dû se tourner lors de funérailles précédentes pour que son discours soit bien entendu de tous entre les colonnettes. Je m'absente, car ce sera long, et gagne les hauteurs. L'assieds, pour écrire, à une table de bistrot rural. Des chasseurs qui passent me recommandent de rester assis, car je voulais leur céder la place. D'autres, des jeunes gens cette fois, s'azssoient près de moi. Ils me disent que très peu d'oeuvres sont éditées, je renchéris. Je redescends en ville avec l'un d'eux et jette négligemment à terre une peau de banane et une pellicule d eplastique en ricanant sur l'écologie.

Mon accompagnateur sait bien qu'on etnerre Chirac, dans un énorme cercueil somptueux, mais ne s'en inquiète pas outre mesure. FINIS SOMNII.

 

62 09 07

Dans un hôtel en Savoie. J'ai la chambre n° 1. Il faut s'y faufiler par un boyau étroit, style cheminée d'alpiniste. Un mec me bloque, il attend quelque chose du bureau d'accueil. Ensuite, c'est moi qui bloque le passage. Il faut trouver le bon itinéraire. Dans la chambre, G. se met sur moi, accroupi, mais je bande mou. Il me demande à moi aussi, j'accepte mais il ne le fait pas. En ressortant je longe un abîme de verdure effrayant. Et dire qu'un alpiniste renommé est déjà passé par là en voiture sans tomber. En redescendant, je me promène le long d'une vaste falaise ocre, dans un paysage de montagne à vaches. Mais l'orage gronde, en passant un tournant j'aperçois un énorme nuage noir extrêmement menaçant.

Je me replie en ville, dans un cimetière de guides morts en mission. Un groupe de jeunes filles, avec religieuses en cornettes (l'une d'elles se trousse pour aller pisser) chant faux un cantique où l'on reproche à Jésus de chasser sur les mêmes terres que nous. Alors une religieuse préfère lancer le même cantique sur une cassette. Elle chante par dessus en prononçant "le Christeu". Bien sûr, séquence de pisse qui déborde au pied de l'hôtel, coinçage dans l'ascenseur, les chambres empilées l'une sur l'autre, on ne se sert pas des WC de la patronne, bref, une fois de plus, le rêve qui met en forme...

62 09 10

Je rêve d'une incinération du Dr Nogaret. C'est une véritable pagaïe. Je pisse. Annie me demande si en revenant (il y a du retard) ce sera la même chose. Comme elle pisse, je repisse, m'aperçois dans une glace qu'il ne me reste plus qu'un verre de lunettes ce qui me donne un air burlesque. Un commentateur se marre, tel homme a récupéré pas mal d'argent après en avoir prélevé sur des Hongrois. Deux femmes nues s'étreignent de douleur à même le sol. Les ascenseurs sont plus ou moins détraqués. "Vous verrez une grande fumée noire, dont Untel, qui vous dira adieu" - effectivement, de grandes fumées jaillissent à 300m par bouffées, tout le monde se récrie plein de peur.

On n'a toujours pas appelé notre nom, notre tenue laisse à désirer. Atmosphère de boulot expédié à la chaîne.

 

62 10 15

 

Immense salle de concert, comble. Il ne me reste plus qu'une seule place assise, à côté du chef. Didier, maigre et jeune, m'accompagne. Un film est projeté avant le concert ; Il s'agit de bourgeois qui se disputent. Le chef arrive sous les acclamations. Mais Anne Faivre me donne des indications à donner : je suis persuadé, et dois pondre un grand article pour le vendredi. .

 

62 11 09

En camionnette avec un ami, nous franchissons un portail qui nous mène dans un vaste chantier en profondeur, où se démolit tout un quartier aux couleurs bigarrées. Nous nous faisons engueuler comme des chiens par un garde qui nous parle de l'interdiction de ce lieu. Mon ami s'en va, je descends de la camionnette et prends des photos. Une petite Noire me guide pour éviter que je

sois repéré, je marche donc à l'ombre des arbres. Puis je ressors de là, en camionnette, me gare. La petite fille m'appelle : « Papa ! Papa ! » du haut d'un quatrième étage. Un ascenseur est gratuit, l'autre pas. Je prends le gratuit, très lent, étroit, la paroi dans le dos, et le fond de la cabine devant le nez. Inquiet tout de même. Je ressors cependant de cet ascenseur.

 

 

62 12 03

Avec Coste, à la terrasse d'un café méditerranéen. La mer est derrière nous, sur des enrochements. Il voudrait que je prolonge mon séjour, mais je lui confie que mon épouse est jalouse de la durée de mes voyages. Une femme se met à chanter. Certaines personnes se montrent aux fenêtres, mais je ne puis savoir exactement qui émet ces sons mélodieux, car les personnes en question, d'après les mouvements de leurs lèvres, parlent, ou bien chantent. Nous entrons dans un magasin négligé, en demi-sous-sol, où se vendent des livres, neufs ou d'occasion, et des provisions. Préparons un petit sac pique-nique. La gérante, brune de 50 ans, vient avec nous. Elle s'imagine que je la drague, or, en entrant, j'avais dit à Coste « la femme, c'est encore ce qu'on a trouvé de mieux pour remplacer l'homme quand on n'a pas la veine d'être pédé ». Nous partons à Mobylette, il y en a tantôt une, tantôt deux. Quand il y en a deux, c'est moi qui conduis, avec la femme derrière ; s'il n'y a qu'une Mobylette, .c'est Coste, et nous deux derrière.

La femme m'a dit : « N'attends rien de moi. Rien. » Je lui lance « ça va pas, non ?  tu t'es regardée  ?» Elle se vexe mais n'en montre rien. Nous parvenons à un autre village, dont le clocher pyramidal s'orne de ferronneries bouclées. Il s'appelle « X » - « sur-la-Terrasse ». Coste, d'excellente humeur, voudrait m'inviter en Corse (... « Mais tu ne sais pas nager ! - Oh, une demi-longueur de piscine ! »). Je tire mon téléphone de ma poche devant la femme, mais j'ai oublié le numéro de mon propre domicile. Coste reste jovial, bien que je doive partir dans deux ou trois jours.

 

 

 

 

 

62 12 04

Avec Hitler et mes parents, il parle aimablement. Mais j'ai fait une vanne scabreuse pas terrible sur une de ses servantes, et je crains qu'il ne se vexe. Mes parents essaient d'arrondir les angles. Je ne sais comment rattraper ma bourde et crains fort de me retrouver dans un camp...

 

62 12 11

Une Noire me confie sa fille de 7 ans, d'une riche famille de politiciens, afin qu'elle ne soit pas enlevée en otage. Je parviens, dans un hôtel, à la faire échapper aux poursuites de divers agents secrets. Elle dort avec moi sous une grosse couverture en fausse fourrure d'ours. Deux plantons noirs, au bas de la porte d'hôtel, sont en faction. Mais, mission accomplie.

 

62 12 12

Je visite un vaste château aux chiens endormis. Ce sont les appartements privés du Général de Lattre. Je rejoins Arielle, dont je m'étais séparé, au rez-de-chaussée.

Vite, écris, c'est urgent. Empoisonne les nerfs de tes descendants. Salut, Brocanteur.

 

62 12 15

 

Je me trouve dans un long train clair et luxueux, bondé de passagers aimables. Parti d'Allemagne, il relie Clermont, Lyon, Marseille, puis repart vers l'est, jusqu'à Vienne. Je regarde le paysage, puis je m'aperçois que mon gros cartable rouge, à l'intérieur du wagon, glisse peu à peu jusque sous les genoux d'une femme assise. Or il contient, outre certains objets personnels, un gros manuscrit (de Roswitha sans doute) et deux ou trois gros livres auxquels je tiens beaucoup. Je me force à faire confiance. Je reconnais Clermont (qui n'est pas Clermont), puis une cathédrale russe en pleine ville (serions-nous déjà à Nice ?) devant laquelle une cycliste nous fait signe.Je remonte la rame à la recherche de mon sac, en ouvre un ou deux, réclame autour de moi, tous me répondent aimablement et calmement, me dirigeant vers ce qu'ils appellent la « cantine ».

Là-bas, deux ou trois employés me remboursent mes effets personnels sans difficulté (quelques grosses pièces…), mais concluent, dans leur rapport, que je suis doué, superficiel cependant. Je m'en aperçois, ils se rectifient avec l'accent allemand, rigolent sans que je puisse vraiment discerner s'ils sont moqueurs ; ils me croient capables d'écrire un roman, je leur dis que justement j'en projette un sur la Finlande. Je compte descendre avant Vienne, peut-être me réexpédiera-t-on ma perte (si ce n'est pas un vol) depuis la capitale autrichienne.

 

62 12 18

Dans une grande conférence pro-islamique, où sont vantées les valeurs et l'ancienneté de la civilisation arabe. La mosquée est le lieu de la conférence. Nombreuse assistance. Un Arabe s'excuse d'avoir eu une civilisation sobre et qui n'aurait jamais dû survivre. « C'est comme ça », dit-il en reposant les mains sur son pupitre d'amphithéâtre. Les Arabes se seraient même adaptés aux éléphants et aux inondations. Nous logeons non loin de là. Une fille inconnue occupe mon lit dès que je me suis levé, elle s'expose et je lui lèche la chatte bien renflée. Une autre femme arrive pour prendre le petit-déjeuner, s'installe à table en face de moi malgré le désir de la première de ne pas être en diagonale. Nous nous reverrons peut-être, mais c'est peu probable. Je fume, en repartant, une cigarette qui se replie et se noue en jouant, comme une flûte, un air arabe. Une femme (encore) me parle, sur une petite route pyrénéenne.

 

63 01 17

Rêve, à Francfort, en allemand et en français. Je déconne avec des étudiants malgré mon âge, bramant avec eux des propos incohérents et poétiques dans les deux langues. Avec roulades dans les prairies en pente, voitures en zigzags, théâtre improvisé, happening. Ensuite nous nous séparons, nous promettant de nous revoir. Je donne mon adresse – mais en hésitant sur mon nom de famille. Un élégant longiligne qui m'avait donné son costume demande malgré tout de le lui renvoyer une fois nettoyé. Dans ces élèves figure Rinder, qui était amoureuse de moi à Vienne. Puis je suis raccompagné à la gare, en partie, par l'indication d'un bus, qu'on m'a fournie.

 

63 01 29

Des collègues et amis de collègues se rassemblent chez nous, dans une maison qui ressemble, en plus grand, à la nôtre. Tout le monde a l'air très joyeux et bien décidé à s'amuser. Chacun s'est apporté un gros cuivre. Avant de jouer de ma trompe de chasse, je veux essayer un buccin gaulois très lourd, dont je ne parviens à tirer qu'un couac poussif. Une blonde m'a déclaré qu'elle m'aimait et me désirait, me faisant un « pont avant » d'acrobate pour me présenter sa fourche. Je suis très flatté, mais me dépense parmi mes invités. Nous devons nous rassembler, partir vers une autre maison, après Cadillac, pour porter secours à une fille de 13 ans qui se noie.

Je me retrouve coincé à l'arrière d'une voiture avec Jean Dubédat, et d'autres qui s'embrassent, homosexuels qui m'étouffent, alors que j'ai à ma disposition une si belle touche féminine. L aquelle trouve dommage que je ne boive plus : elle aime les ambiances collectives et festives, cela ne me conviendrait pas trop et nous ne nous entendrions pas longtemps. Au repas, je me suis placé entre ma femme et Jean D., le prof d'allemand. La belle blonde se trouve à deux places sur ma gauche, un peu désappointée. Je lui fourre le bout du pied sur le genou mais elle se détache. Avec Arielle je me réfugie dans une remise, sur un lit : « Et alors quoi, on ne peut plus copuler tranquille ? » Non : il faut revenir bouffer, cette fois-ci sur des tréteaux, et faire les cons…

Je dis à mon épouse que c'est aussi très épuisant de se revoir ainsi. Quant à la jeune noyée, elle a dû périr, et je fais observer qu'elle a bu tout son soûl, et n'a plus soif. Nous repartons, la campagne est inondée, nous n'avons plus qu'un mince ruban de route hors l'eau. Je fais arrêter, de nouveau coincé avec trois pédés. Dans ce compte-rendu, je ne suis pas arrivé à retrouver un ordre chronologique satisfaisant. Il faut supposer qu'il y ait eu, d'abord, un premier début de repas, interrompu, puis un ou deux trajets, puis une seconde propriété où les tréteaux avaient été dressés dans le jardin.

 

63 03 03

Débarquant seul du train à Bergerac (Anne est restée dans le wagon), je m'aperçois que toute la ville est engloutie dans une obscurité absolument totale et qui n'a rien de naturel. Il me faut traverser la ville pour arriver chez mes parents. Ce sera une véritable cours d'obstacles. Pour commencer, je m'emmêle dans une laisse de chien, aux deux bouts de laquelle s'agitent un cabot et une maîtresse, d'une cinquantaine d'années. Elle me confirme la panne, tandis que nous nous emberlificotons, au point que je ne sais même plus si je suis cette femme, la laisse ou le chien. C'était tout simplement Anne qui se levait dans le noir à la cuisine.

63 03 18

Avec Sonia dans une chambre, nouveau poste, elle va au lycée elle aussi. Je me lave en vitesse devant elle, même les genitalia, même gêne de part et d'autre. Nous descendons les étages, montons dans la voiture noire qui endommage très légèrement la carrosserie d'un autre en stationnement. Évidemment les deux ou trois gros livres que j'ai préparés sont restés au 3e étage. Je parle avec un Portugais ou Maghrébin moustachu ; il ne sait pas ce que veut dire « boulot ». Il en a un petit mais quand il chôme, dit-il, on le « méprise ». Je monte en ascenseur, parviens au 6e puis au 4e, redescends par des escaliers très raides en tournant le dos à la pente, et j'ai la flemme de remonter, nous serons en retard, je peste.

 

63 04 14

Avec Annie dans notre voiture minable. Parvenons en bas de Meulan, à Thun. Des barrières de passages à niveau se succèdent, sans qu’il y ait forcément des rails. Cela semble sans raison, où que nous allions. À cause de travaux peut-être ? Nous jurons, à cause de la boue. Nous finissons par demander à passer la nuit chez un garde-barrière, qui accepte. Tout le monde là-dedans s’exprime avec un épouvantable accent du Sud-Ouest, à la limite de l’incompréhensible. Ils essaient de nous expliquer le moyen de remonter cette côte, mais je m’énerve en décrivant cette course d’obstacles d’où nous sortons. Le lendemain matin, même jeu, nous restons bloqués là. Je traite chacun de haut.

Une quinquagénaire, de loin, estime que « Ce Monsieur » (c’est moi) fait preuve de lâcheté… de jouer les importants. Un chien nous indique un chemin boueux, mais nous ne le suivons pas. Enfin, l’un de nos hôtes finit par nous montrer comment faire. Arrivé au sommet de cette pente, il faut tout de même que je rejoigne mon établissement pour commencer un cours, sans bien sûr l’avoir préparé…

 

63 04 21 (fin)

Anne et moi séjournons dans un hôtel des Canaries. Elle a écouté une émission très longue à la télévision dès le matin. Je me suis lavé. Des cris ont retenti dans l’escalier, je lui demande de bien vérifier la fermeture de la porte, mais les deux battants s’ouvrent à toute volée : une comédienne dingue répond aux protestations d’Annie en poursuivant une vaste tirade. Je m’aperçois alors que nous sommes le 21, et que j’ai oublié de me faire mon shampoing. Anner veut écouter, cette fois, une émission sur Goscinny, me cajole pour que j’accepte, mais je refuse : elle m’a si souvent enjôlé pour me faire faire ce qu’elle voulait !

Je gueule : « Moi aussi j’ai réussi, comme Goscinny, connard ! Moi aussi !

 

vers le 63 04 25

Je rends visite à ma grand-mère paternelle, dans un bel appartement urbain. Elle se montre à son avantage, avec de beaux restes pour une femme hors d'âge. Elle reçoit maintes personnes et nous la quittons enchantés. Ensuite, de retour à la même maison que dans d'autres rêves. Le jour est levé mais les volets sont restés fermés, avec la lumière visible de l'extérieur. Je suis avec Sonia et la prie de ne pas répondre aux coups de sonnette ou dan sles volets. A la fin, me rendant compte qu'on ne cessera pas le tapage, j'entrouvre des volets et me trouve face à face avec un travailleur immigré arabe ou indien, effaré. Je lui demande ce qu'il veut, "rien, rien" répond-il en reculant, effaré.

Il voulait peut-être simplement que je déplace ma voiture afin de permettre le travail sur un chantier dans la rue devant chez moi.

 

63 05 12

Spectacle pour enfants. Ils sont en rangs, assis. Des structures lumineuses les encadrent, puis toute une carrosserie de bus, puis cela roule, en vrai, pour les ramener après le spectacle. Rien ne les étonne : c’est moderne… Chez moi, je reçois,en l’honneur de Manset. Dans mon jardin, un garçon de dix ans creuse un trou et l’aménage. Il veut que je me glisse là (le sol est détrempé) pour admirer son installation. Je décline son invitation. Je transfère une pierre semi-précieuse de chez Arielle à chez moi, et trouve un emplacement où son éclat mettra ladite pierre en valeur.

En bus, en Israël. Pas moyen de retrouver un ticket, la conductrice excédée finit par me laisser monter. Devant moi, une mère veut calmer, en hébreu, ses enfants. Suis très fier de me trouver enfin en Israël, bien que je n’aie pu indiquer à la conductrice dans quelle ville se trouve mon point de destination. Une femme descend de l’autobus, entraînant par le bras le garçon de dix ans à qui je recommande la prudence dans le sable ; qu’il ne retourne plus dans ce trou qu’il a creusé. Je veux alors rejoindre l’avant du bus, sans plus rien reconnaître du trajet, surtout àpartir d’un pont sur un lac. Dans un compartiment, des Syriens s’entretiennent des annexions d’Israël ; ils prétendent qu’en grattant la terre rouge en bas des murs ils agrandiraient leurs possessions. Ce que je fais : le monde entier se trouve sur une paroi d’argile, jusqu’aux fonds sous-marins australiens, et d’un grand archipel qui n’existe pas, au nord ouest de ce pays. Le couloir du véhicule alors se rétrécit, son toit se rabaisse, tout vibre. Il n’y a pas de conductrice. Le plafond poursuit sa descente. Une porte de fer, enfin, s’ouvre, le rêve est achevé.

 

63 05 16

Avec Anne, en auto, dans une grande ville portuaire (Toulon). Nous tournons, à la recherche d’une plage. La circulation est intense. À un « stop », je m’élève à plusieurs dizaines de mètres, pensant qu’elle me suivra. Je parviens, en survolant tout le monde, à une plage bondée de baigneurs en tenue 1900. L’eau est bleu vert, magnifique mais maféfique, glacée ; un flic, avec sa famille, nous le fait remarquer, dans un dialecte germanique particulièrement dur. Des dauphins agonisent, paisiblement à sec sur le rivage. Puis nous retrouvons un « début d’histoire », dans lequel un espion recherchait, sur les fonds marins, certains débris assez communs jetés à l’eau, comme on en pouvait trouver partout. « Alors, que venez-vous chercher partout ? » La plage s’évacue par rangées, à genoux, les « chambolles » (?) de mon ami sont les mêmes, tout le monde chante de toutes ses forces, et moi avec eux, c’est une espèce de cantique en russo-allemand (cf. l’indicatif de Dallas). La compagnie se raréfie et serre les rangs, je chante de tout mon cœur mais personne ne fait attention à moi, je chante du mieux que je peux, et à mesure que nous montons, certaines têtes se transforment en crânes, des créatures extraterrestres nous attendent pour nous aider à embarquer dans une espèce d’auto-tamponneuse qui nous emmènera dans l’au-delà…

 

63 05 28

Je n’y vois pas beaucoup. De Paris je dois rejoindre Bordeaux. Dans un tunnel, accident : quelque chose est retombé sur un fauteuil roulant ; gros embouteillage à l’extérieur. Prendre le train vers je ne sais où, car il est impossible de déchiffrer les panneaux. Trois enfants rigolards s’installent à côté de moi, Surtout, les ignorer. Je parviens à un bled de lointaine banlieue. À l’hôtel, partage ma chambre avec deux femmes qui me laissent indifférent. Un proviseur vient leur offrir des places pour un concert immédiat. « Et vous, monsieur Collignon ? - Moi, j’attends ma femme, peut-être, pour aller au restaurant. Mais je ne sais pas où je suis, vers Fontainebleau ou Rambouillet ? Plutôt Rambouillet.

 

 

 

 

 

63 06 04

Rêve où je suis à trois reprises allongé avec ma mère sous forme d'énorme bloc de viande grossièrement équarrie, frémissant mais peut-être déjà mort, qui m'étouffe. Je hurle mais n'y parviens pas. La dernière séquence me mène dans un vaste entrepôt garni de tables et de meubles mal assemblés ou délabrés, une voix m'intime de me repentir pour les crimes d'Auschwitz dont je ne suis pas tout à fait innocent. Je hurle en vain.

 

63 06 06

Toujours ce rêve où je me trouve introduit dans mon nouveau poste, cherchant mes salles et mes sections. Cet établissement est une luxurieuse halle avec à l'intérieur de vastes structures métalliques vert-jaune oxydés représentant des plantes, style Guimet. Je m'exclame pour faire rire que cet établissement me plaît pour sa propreté et son caractère neuf. Ensuite je me retrouve dans une salle en boule où mes élèves, de troisième, en fait de costauds Terminales des deux sexes, se glissent d'en bas avec difficulté. Je serai bientôt asphyxié avec tous et mes cours ne pourront pas avoir lieu…

63 06 11

Parviens dans un café de banlieue. Manque me retourner (par effet de vertige) sur un couple. Commande un soda. Retrouve un billet sur moi. Patron revêche : « Tout ça pour un soda ».

Dans l’arrière salle, assis, je lis le livre d’un petit garçon au lieu du mien. Sa mère me l’ôte quand j’ai fini et le replace dans un sachet de papier. Monte àbord d’un bus pour Paris après avoir failli le manquer (j’ai traversé les deux salles du bistrot, e, encombré de colis). Le chauffeur du bus propose queje paie par carte bleue.

>>>> Je préfère mes rêves à la réalité parce que je puis être le beau ténébreux narcisse et risible d’autrefois… Regret pur et simple de ma jeunesse où je faisais des choses (premier degré…)

J’ai rêvé aussi de filles qui dégueulent parce que c’est le 14 Juillet, d’une blonde qui m’astique un peu, pour voir, et que j’embrasse. De types qui arrivent sur le bas-côté pour vomir à leur tour ; ils sortent d’un bus trop plein.

Martinez va rencontrer El Komri. Nous sommes en plein Moyen Âge, où seuls comptaient les chefs…

63 06 16

De retour d’Arcachon en voiture avec mes parents.  Mon père veut passer par des chemins boueux. Ils attendent sur le trottoir que j’aille désembourber le véhicule à pied. Je reviens en franchissant un terre-plein, en brûlant un feu rouge. Ma mère pense que j’ai rendez-vous dans une heure avec une maîtresse. Puis elle refuse de remonter en voiture : elle a « quelqu’un » en ville  et se montre souriante et coquette. Finalement, elle prend place. C’est moi qui conduis. Mes parents se sont débrouillés. Je parviens dans un hôtel et cède la place à une mère et à sa fille, qui me chipe des bibelots animaliers. Je me retrouve avec Veyssy. Je dis à la mère de cette jeune fille qu’à l’armée, je possédais un vocabulaire grossier très apprécié. « C’est parce que vous aimez obéir.

- Oui, eh bien je suis comme ça. » Veyssy, directeur adjoint, me rappelle, imprimés en main, que je dois compléter les bulletins scolaires, toutes classes, en particulier terminales. Il faut à présent que je revienne à pied de Clermont-Ferrand, d’abord sur une hauteur, puis rejoignant une route plus grande. Je marche à droite, pour faire de l’auto-stop éventuellement.

 

63 07 23

Ariel vient me rechercher dans une grande chambre d'hôtel où trône, pendu au plafond, un petit avion jaune.

Sans cesse d'autres affaires à emballer, nos sacs et sacoches n'y suffisent pas. Même, un Gafiot et un Bailly ! Et puis, comment pourrions-nous prendre l'avion, puisqu'il est là, suspendu ?

Cette chambre est à Tours, rue Victor Hugo.

Elle ressemble aussi à l'atelier rue David-Johnston à Bordeaux.

 

 

 

 

63 08 26

Avec une classe pléthorique en amphithéâtre, qui me tape le bordel avant et après une visite médicale. Au retour de celle-ci, mes deux élèves les plus bruyants se sont éclipsés, et je dois pourtant les récupérer. Mon cours est mal structuré, je le commence d'abord d'une façon puis d'une autre, dans une improvisation totale. Il porte sur Moscou et sa banlieue, où je suis allé, où je dois accompagner cette classe. Elle s'étend (dans mon idée) un carré de 100km sur 100. Personne ne suit malgré mon plan au tableau, tout le monde s'interpelle, je gueule « A la troisième observation je frappe ! Je vous tape dessus ! » Peine perdue, car mes cris n'arrivent même pas à dominer le tumulte. Une partie de ces élèves étaient des miens pendant mon activité professionnelle, effectivement parmi les plus turbulents.

 

63 09 11

J’étais enfant dans un bagne pour enfants, de moins de treize ans. Ils se faisaient frapper, se frappaient entre eux. Mal habillés, brutalisés. Dans l’autocar, on en frappait à travers la vitre ouverte de séparation. Le directeur-adjoint nous avait fait parvenir un film, c’était un grand costaud habillé de noir. Dans les couloirs de l’établissement, tout était hypocritement calme. Je pouvais aller le remercier pour le film, mais il n’apparaissait pas. Ce film était un remake, avec d’autres enfants, chez les pirates. Richard Bohringer y jouait sur la fin un rôle antipathique, et superficiellement. Et plus je regardais ce film, plus je me rendais compte qu’en fait, il s’agissait de sa version originale. Mais nous ne sommes pas allés jusqu’au bout. Partout des cris et des vociférations. Pour finir, on nous a séparés filles et garçons. Nous dormions donc en cercle entre garçons, pour nous confier que nous aimerions bien tous en avoir une plus grosse. La pièce se rétrécissait, l’un d’entre nous étati juif, mais nous n’avons jamais baissé culotte. C’était bien, ce film ; les bourreaux, par conviction, nous laissaient tranquilles, après une ou deux salles vides orange où les clameurs, peu à peu, s’effaçaient dans l’éloignement.

 

63 09 12

J’ai rêvé d’un énorme cochon bien mal en point, je pissais à côté de lui dans une cuvette de WC : c’était du sang, très abondant, très clair, en éventail comme un arrosoir à purin.

Puis je me trouvais avec Arielle dans un immense restaurant universitaire. Je lui montrais un § où Houellebecq souffre d’être blanc parmi toutes ces autres « races ». Autour de nous le monde entier, qui mange. Nous ressortons. Dans le métro, Arielle se met à courir d’un bout à l’autre des quais. Je crie au secououours ! ma femme est devenue folle, elle va se précipiter sur les voies ! » Je la retrouve sur une toute petite bicyclette avec d’autres étudiants, eux aussi de petite taille…

 

63 09 16

Je prends congé d’un hôtel bouibouiteux Alors, à la prochaine ! La patronne est une vieille laide, entre Mme Juin et Mme Marqueton. Elle se fout de moi, je lui sors « Si vous me trouvez ridicule, vous vous regardez dans une glace et vous verrez qui de nous est le plus ridicule ». Me perds un peu dans une ville du Bassin, j’arrête un autocar ; un « homme d’accueil » reçoit les passagers par un baratin bon enfant ; gagnant le fond, je rejoins 3 mecs en carré incomplet, ils bouquinent, nous devisons, « il vaut mieux encore être de la Corrèze que de la Creuse, ce qui aggrave son cas ». Le vieux car bringuebale, c’est sympa, on y discute comme dans un bistrot.

 

 

 

 

63 09 17

Un corbillard descend la rue de Guignicourt. Il a manqué notre maison. Le cercueil de ma mère pénètre par une ruelle très étroite un petit salon de présentation. Je suis en short, et Arielle en tenue très légère également. Très peu d’assistants. Plusieurs jours se sont écoulés depuis sa mort. Je dis : « On ne peut pas dire que tu me soutiennes beaucoup. » Surgit une vieille à patte raide et canne, qui morigène une Lucinda qui a renvoyé ses correspondants allemands : « Et pourquoi ne leur as-tu pas demandé de refaire ta chaussure ? » Elle s’arrête enfin de gueuler. Le cercueil repart, j’aide à le porter, ça me pèse sur l’épaule : ma mère est encore bien lourde après totale décomposition (« peu probable », ajouté après coup).

Euskadi Ta Askatasuna fut fondée en 1959 ancien style. Mais avant ma vie d’enseignement, peut m’en chalait (et non pas « m’en chaudait », ô Defalvard). Suspendons l’examen. Errons dans ce préliminaire et montons l’escalier.

 

63 09 21

Avec Arielle je fais étape dans un deuxième village du Pays Basque. Arielle, d’excellent humeur, parle avec tout le monde, semble connaître le genre de basque qui se parle ici. Nous gravissons un sentier au milieu duquel se tient un verre d’eau traditionnel pour rafraîchir le randonneur, à même le sol. Au sommet de la pente, nous divergeons. Nous nous sommes retrouvés dans le hall de l’hôtel où elle signe des chèques pour faire une pension à Lauronse, lequel, nous dit le gérant en « basque », se trouve dans une situation financière désastreuse.

 

63 09 22

Chez Boudou vraisemblablement, avec Blanchard au lit, habillés et sans ambiguïté : il me reproche d’aller pisser, encore à 2h du matin. Aux chiottes, détrempé dans une chasse d’eau vide, je retrouve un traité de phonétique grecque m’ayant appartenu et que je compte bien me réapproprier. Une brochure le concernant mentionne que, tout de même, il faut être vraiment motivé pour se livrer à sa lecture.

 

63 09 24

Au bout de notre jardin descend une rampe en spirale menant chez une famille écolo, dont la mère est candidate à l’élection présidentielle et que nos évitons. Un jour, je descends dans la boue et y perds un gant, apparemment dissous. Le mari, en short, cherche en vain avec moi. Nous les invitons, ils mmangent. Ils nous réinvitent, je tutoie l’homme, apprends à apprécier la femme (style Josette). Elle reçoit les soutiens jusqu’à une certaine heure. Je n ‘en suis pas. Pour entrer chez eux, il faut dégonder la porte et la remettre. À l’intérieur, on voit le dessous de la spirale d’accès. Le vent redresse et raplatit des structures pliables, en bois, qui serviront de carcasses à des maisons à monter. « Je ne dis pas que votre mari est un génie, mais il a celui de la construction ».

Elle acquiesce.

 

63 09 30

Dans un paysage accidenté, sur un talus herbu, je rencontre un lépreux qui mendie sous un plâtre crânien et brachial amovible. De pièce en pièce il finit par recevoir 20€ et me remercie. Il me rejoindra plus tard dans un logement vétuste qu’on lui a prêté, au sommet de la ville. Là-haut, il tiendra une conférence. Je longe un ravin semblable à la Cuve St-Vincent de Laon, avec deux autres personnes. Son appartement n’est pas fameux, mais c’est toujours un toit. Il m’y rejoint. Le reste de la maison est cossu et bourgeois, mes accompagnons me recommandent d’éviter de déconner.

 

63 10 04

Arielle part à Vienne en me laissant le soin d’accomplir à sa place une visite à son psy (de 13h30 à 14h). Mais j’ai perdu l’adresse et jusqu’au nom. Mes yeux y voient mal. Je dois nager dans un canal d’eau noire, très étroit, très profond, dans un manteau de fourrure, sous les commentaires de témoins anonymes. Le canal s’obstrue de plus en plus de branchages. Il va être 14h. J’ai retrouvé le nom du psy : c’est Schigut. Arielle et moi nous retrouvons, assis, épuisés en bordure du cimetière nord, et je suis incapable de déchiffrer le nom des rues sous la pluie. Nous nous réfugions dans un café où nous payons des confiseries au chocolat. Le patron se repose – « juste un peu ». Le garçon, lui aussi, parle français. Le plan de Vienne est resté illisible, sous ce ciel sombre.

63 10 12

Avec mon père et Lechat (noir et blanc) nous essayons de sortir de Paris par le S.E., mais nous laissons piéger par une longue impasse. Il fait nuit noire. Le plan nous montre un itinéraire de dégagement le long de la berge. Nous nous asseyons. Ma mère nous appelle depuis un autocar. Nous y allons. Mon père veut prendre un autre chat, par étourderie, je le rectifie. Deux pédés discutent, et me regardent. Mes parents veulent-ils me réentraîner en enfer ?

 

 

 

 

 

63 10 14

Mon père m'a confié une grosse poupée enveloppée de coton blanc, truffée de matières précieuses. Une équipe dispersée dans une prairie en pente en prend possession de l'un à 'autre. De mon côté, je triture avec succès un tourne-cassette en mode « piles » sur lequel je fais tourner avec succès de petites platines de disque, deux à la fois, qui diffusent en plein air de la musique, relayée par une immense antenne au-dessus d'un bâtiment cubique délabré, en bordure d'un vaste ravin de verdure. Tantôt ça marche, tantôt ça ne marche pas, mais peu importe. Je marche avec mon petit appareil portatif.

De l'herbe se relève un magnifique noir tout nu, et en face de lui se dresse une splendide négresse à peine vêtue. Plus loin, m'aborde un charmant jeune homme aux mâchoires duvetées, homosexuel. Grande sensation de bien-être dans tout le rêve.

65 02 18

Dans une petite ville pyrénéenne, des franquistes anticléricaux (!!!) envahissent les rues pour tout massacrer. Les gens fuient de toute part, y compris dans une impasse d’où je me tire pour gagner l’église. Le curé fait une messe pour se placer sous la protection de Dieu, mais d’autres préfèrent monter dans les combles du clocher, où plusieurs étages boisés nous permettront peut-être d’échapper au massacre. Je monte de plus en plus haut, les structures deviennent de plus en plus étroites et rudimentaires. Pourvu qu’ils ne pensent pas à explorer le clocher. Nous avons pu tous redescendre, il n’y a pas eu de meurtres, mais je me retrouve dans un hôtel, où la tenancière, Mme Juin de la rue Traversane est occupée avec une cliente. Je ne peux décemment m’installer, surtout si la chambre semble encore occupée (paquet de café, de cigarettes) sans m’être présenté à la direction.



 

63 09 11

J’étais enfant dans un bagne pour enfants, de moins de treize ans. Ils se faisaient frapper, se frappaient entre eux. Mal habillés, brutalisés. Dans l’autocar, on en frappait à travers la vitre ouverte de séparation. Le directeur-adjoint nous avait fait parvenir un film, c’était un grand costaud habillé de noir. Dans les couloirs de l’établissement, tout était hypocritement calme. Je pouvais aller le remercier pour le film, mais il n’apparaissait pas. Ce film était un remake, avec d’autres enfants, chez les pirates. Richard Bohringer y jouait sur la fin un rôle antipathique, et superficiellement. Et plus je regardais ce film, plus je me rendais compte qu’en fait, il s’agissait de sa version originale. Mais nous ne sommes pas allés jusqu’au bout. Partout des cris et des vociférations. Pour finir, on nous a séparés filles et garçons. Nous dormions donc en cercle entre garçons, pour nous confier que nous aimerions bien tous en avoir une plus grosse. La pièce se rétrécissait, l’un d’entre nous étati juif, mais nous n’avons jamais baissé culotte. C’était bien, ce film ; les bourreaux, par conviction, nous laissaient tranquilles, après une ou deux salles vides orange où les clameurs, peu à peu, s’effaçaient dans l’éloignement.

 

63 09 12

J’ai rêvé d’un énorme cochon bien mal en point, je pissais à côté de lui dans une cuvette de WC : c’était du sang, très abondant, très clair, en éventail comme un arrosoir à purin.

Puis je me trouvais avec Arielle dans un immense restaurant universitaire. Je lui montrais un § où Houellebecq souffre d’être blanc parmi toutes ces autres « races ». Autour de nous le monde entier, qui mange. Nous ressortons. Dans le métro, Arielle se met à courir d’un bout à l’autre des quais. Je crie au secououours ! ma femme est devenue folle, elle va se précipiter sur les voies ! » Je la retrouve sur une toute petite bicyclette avec d’autres étudiants, eux aussi de petite taille…

 

63 09 16

Je prends congé d’un hôtel bouibouiteux Alors, à la prochaine ! La patronne est une vieille laide, entre Mme Juin et Mme Marqueton. Elle se fout de moi, je lui sors « Si vous me trouvez ridicule, vous vous regardez dans une glace et vous verrez qui de nous est le plus ridicule ». Me perds un peu dans une ville du Bassin, j’arrête un autocar ; un « homme d’accueil » reçoit les passagers par un baratin bon enfant ; gagnant le fond, je rejoins 3 mecs en carré incomplet, ils bouquinent, nous devisons, « il vaut mieux encore être de la Corrèze que de la Creuse, ce qui aggrave son cas ». Le vieux car bringuebale, c’est sympa, on y discute comme dans un bistrot.

 

 

 

 

63 09 17

Un corbillard descend la rue de Guignicourt. Il a manqué notre maison. Le cercueil de ma mère pénètre par une ruelle très étroite un petit salon de présentation. Je suis en short, et Arielle en tenue très légère également. Très peu d’assistants. Plusieurs jours se sont écoulés depuis sa mort. Je dis : « On ne peut pas dire que tu me soutiennes beaucoup. » Surgit une vieille à patte raide et canne, qui morigène une Lucinda qui a renvoyé ses correspondants allemands : « Et pourquoi ne leur as-tu pas demandé de refaire ta chaussure ? » Elle s’arrête enfin de gueuler. Le cercueil repart, j’aide à le porter, ça me pèse sur l’épaule : ma mère est encore bien lourde après totale décomposition (« peu probable », ajouté après coup).

Euskadi Ta Askatasuna fut fondée en 1959 ancien style. Mais avant ma vie d’enseignement, peut m’en chalait (et non pas « m’en chaudait », ô Defalvard). Suspendons l’examen. Errons dans ce préliminaire et montons l’escalier.

 

63 09 21

Avec Arielle je fais étape dans un deuxième village du Pays Basque. Arielle, d’excellent humeur, parle avec tout le monde, semble connaître le genre de basque qui se parle ici. Nous gravissons un sentier au milieu duquel se tient un verre d’eau traditionnel pour rafraîchir le randonneur, à même le sol. Au sommet de la pente, nous divergeons. Nous nous sommes retrouvés dans le hall de l’hôtel où elle signe des chèques pour faire une pension à Lauronse, lequel, nous dit le gérant en « basque », se trouve dans une situation financière désastreuse.

 

63 09 22

Chez Boudou vraisemblablement, avec Blanchard au lit, habillés et sans ambiguïté : il me reproche d’aller pisser, encore à 2h du matin. Aux chiottes, détrempé dans une chasse d’eau vide, je retrouve un traité de phonétique grecque m’ayant appartenu et que je compte bien me réapproprier. Une brochure le concernant mentionne que, tout de même, il faut être vraiment motivé pour se livrer à sa lecture.

 

63 09 24

Au bout de notre jardin descend une rampe en spirale menant chez une famille écolo, dont la mère est candidate à l’élection présidentielle et que nos évitons. Un jour, je descends dans la boue et y perds un gant, apparemment dissous. Le mari, en short, cherche en vain avec moi. Nous les invitons, ils mmangent. Ils nous réinvitent, je tutoie l’homme, apprends à apprécier la femme (style Josette). Elle reçoit les soutiens jusqu’à une certaine heure. Je n ‘en suis pas. Pour entrer chez eux, il faut dégonder la porte et la remettre. À l’intérieur, on voit le dessous de la spirale d’accès. Le vent redresse et raplatit des structures pliables, en bois, qui serviront de carcasses à des maisons à monter. « Je ne dis pas que votre mari est un génie, mais il a celui de la construction ».

Elle acquiesce.

 

63 09 30

Dans un paysage accidenté, sur un talus herbu, je rencontre un lépreux qui mendie sous un plâtre crânien et brachial amovible. De pièce en pièce il finit par recevoir 20€ et me remercie. Il me rejoindra plus tard dans un logement vétuste qu’on lui a prêté, au sommet de la ville. Là-haut, il tiendra une conférence. Je longe un ravin semblable à la Cuve St-Vincent de Laon, avec deux autres personnes. Son appartement n’est pas fameux, mais c’est toujours un toit. Il m’y rejoint. Le reste de la maison est cossu et bourgeois, mes accompagnons me recommandent d’éviter de déconner.

 

63 10 04

Arielle part à Vienne en me laissant le soin d’accomplir à sa place une visite à son psy (de 13h30 à 14h). Mais j’ai perdu l’adresse et jusqu’au nom. Mes yeux y voient mal. Je dois nager dans un canal d’eau noire, très étroit, très profond, dans un manteau de fourrure, sous les commentaires de témoins anonymes. Le canal s’obstrue de plus en plus de branchages. Il va être 14h. J’ai retrouvé le nom du psy : c’est Schigut. Arielle et moi nous retrouvons, assis, épuisés en bordure du cimetière nord, et je suis incapable de déchiffrer le nom des rues sous la pluie. Nous nous réfugions dans un café où nous payons des confiseries au chocolat. Le patron se repose – « juste un peu ». Le garçon, lui aussi, parle français. Le plan de Vienne est resté illisible, sous ce ciel sombre.

63 10 12

Avec mon père et Lechat (noir et blanc) nous essayons de sortir de Paris par le S.E., mais nous laissons piéger par une longue impasse. Il fait nuit noire. Le plan nous montre un itinéraire de dégagement le long de la berge. Nous nous asseyons. Ma mère nous appelle depuis un autocar. Nous y allons. Mon père veut prendre un autre chat, par étourderie, je le rectifie. Deux pédés discutent, et me regardent. Mes parents veulent-ils me réentraîner en enfer ?

 

 

 

 

 

63 10 14

Mon père m'a confié une grosse poupée enveloppée de coton blanc, truffée de matières précieuses. Une équipe dispersée dans une prairie en pente en prend possession de l'un à 'autre. De mon côté, je triture avec succès un tourne-cassette en mode « piles » sur lequel je fais tourner avec succès de petites platines de disque, deux à la fois, qui diffusent en plein air de la musique, relayée par une immense antenne au-dessus d'un bâtiment cubique délabré, en bordure d'un vaste ravin de verdure. Tantôt ça marche, tantôt ça ne marche pas, mais peu importe. Je marche avec mon petit appareil portatif.

De l'herbe se relève un magnifique noir tout nu, et en face de lui se dresse une splendide négresse à peine vêtue. Plus loin, m'aborde un charmant jeune homme aux mâchoires duvetées, homosexuel. Grande sensation de bien-être dans tout le rêve.

65 02 18

Dans une petite ville pyrénéenne, des franquistes anticléricaux (!!!) envahissent les rues pour tout massacrer. Les gens fuient de toute part, y compris dans une impasse d’où je me tire pour gagner l’église. Le curé fait une messe pour se placer sous la protection de Dieu, mais d’autres préfèrent monter dans les combles du clocher, où plusieurs étages boisés nous permettront peut-être d’échapper au massacre. Je monte de plus en plus haut, les structures deviennent de plus en plus étroites et rudimentaires. Pourvu qu’ils ne pensent pas à explorer le clocher. Nous avons pu tous redescendre, il n’y a pas eu de meurtres, mais je me retrouve dans un hôtel, où la tenancière, Mme Juin de la rue Traversane est occupée avec une cliente. Je ne peux décemment m’installer, surtout si la chambre semble encore occupée (paquet de café, de cigarettes) sans m’être présenté à la direction.



 

63 09 11

J’étais enfant dans un bagne pour enfants, de moins de treize ans. Ils se faisaient frapper, se frappaient entre eux. Mal habillés, brutalisés. Dans l’autocar, on en frappait à travers la vitre ouverte de séparation. Le directeur-adjoint nous avait fait parvenir un film, c’était un grand costaud habillé de noir. Dans les couloirs de l’établissement, tout était hypocritement calme. Je pouvais aller le remercier pour le film, mais il n’apparaissait pas. Ce film était un remake, avec d’autres enfants, chez les pirates. Richard Bohringer y jouait sur la fin un rôle antipathique, et superficiellement. Et plus je regardais ce film, plus je me rendais compte qu’en fait, il s’agissait de sa version originale. Mais nous ne sommes pas allés jusqu’au bout. Partout des cris et des vociférations. Pour finir, on nous a séparés filles et garçons. Nous dormions donc en cercle entre garçons, pour nous confier que nous aimerions bien tous en avoir une plus grosse. La pièce se rétrécissait, l’un d’entre nous était juif, mais nous n’avons jamais baissé culotte. C’était bien, ce film ; les bourreaux, par conviction, nous laissaient tranquilles, après une ou deux salles vides orange où les clameurs, peu à peu, s’effaçaient dans l’éloignement.

 

63 09 12

J’ai rêvé d’un énorme cochon bien mal en point, je pissais à côté de lui dans une cuvette de WC : c’était du sang, très abondant, très clair, en éventail comme un arrosoir à purin.

Puis je me trouvais avec Arielle dans un immense restaurant universitaire. Je lui montrais un § où Houellebecq souffre d’être blanc parmi toutes ces autres « races ». Autour de nous le monde entier, qui mange. Nous ressortons. Dans le métro, Arielle se met à courir d’un bout à l’autre des quais. Je crie au secououours ! ma femme est devenue folle, elle va se précipiter sur les voies ! » Je la retrouve sur une toute petite bicyclette avec d’autres étudiants, eux aussi de petite taille…

 

63 09 16

Je prends congé d’un hôtel bouibouiteux Alors, à la prochaine ! La patronne est une vieille laide, entre Mme Juin et Mme Marqueton. Elle se fout de moi, je lui sors « Si vous me trouvez ridicule, vous vous regardez dans une glace et vous verrez qui de nous est le plus ridicule ». Me perds un peu dans une ville du Bassin, j’arrête un autocar ; un « homme d’accueil » reçoit les passagers par un baratin bon enfant ; gagnant le fond, je rejoins 3 mecs en carré incomplet, ils bouquinent, nous devisons, « il vaut mieux encore être de la Corrèze que de la Creuse, ce qui aggrave son cas ». Le vieux car bringuebale, c’est sympa, on y discute comme dans un bistrot.

 

 

 

 

63 09 17

Un corbillard descend la rue de Guignicourt. Il a manqué notre maison. Le cercueil de ma mère pénètre par une ruelle très étroite un petit salon de présentation. Je suis en short, et Arielle en tenue très légère également. Très peu d’assistants. Plusieurs jours se sont écoulés depuis sa mort. Je dis : « On ne peut pas dire que tu me soutiennes beaucoup. » Surgit une vieille à patte raide et canne, qui morigène une Lucinda qui a renvoyé ses correspondants allemands : « Et pourquoi ne leur as-tu pas demandé de refaire ta chaussure ? » Elle s’arrête enfin de gueuler. Le cercueil repart, j’aide à le porter, ça me pèse sur l’épaule : ma mère est encore bien lourde après totale décomposition (« peu probable », ajouté après coup).

Euskadi Ta Askatasuna fut fondée en 1959 ancien style. Mais avant ma vie d’enseignement, peut m’en chalait (et non pas « m’en chaudait », ô Defalvard). Suspendons l’examen. Errons dans ce préliminaire et montons l’escalier.

 

63 09 21

Avec Arielle je fais étape dans un deuxième village du Pays Basque. Arielle, d’excellent humeur, parle avec tout le monde, semble connaître le genre de basque qui se parle ici. Nous gravissons un sentier au milieu duquel se tient un verre d’eau traditionnel pour rafraîchir le randonneur, à même le sol. Au sommet de la pente, nous divergeons. Nous nous sommes retrouvés dans le hall de l’hôtel où elle signe des chèques pour faire une pension à Lauronse, lequel, nous dit le gérant en « basque », se trouve dans une situation financière désastreuse.

 

63 09 22

Chez Boudou vraisemblablement, avec Blanchard au lit, habillés et sans ambiguïté : il me reproche d’aller pisser, encore à 2h du matin. Aux chiottes, détrempé dans une chasse d’eau vide, je retrouve un traité de phonétique grecque m’ayant appartenu et que je compte bien me réapproprier. Une brochure le concernant mentionne que, tout de même, il faut être vraiment motivé pour se livrer à sa lecture.

 

63 09 24

Au bout de notre jardin descend une rampe en spirale menant chez une famille écolo, dont la mère est candidate à l’élection présidentielle et que nos évitons. Un jour, je descends dans la boue et y perds un gant, apparemment dissous. Le mari, en short, cherche en vain avec moi. Nous les invitons, ils mmangent. Ils nous réinvitent, je tutoie l’homme, apprends à apprécier la femme (style Josette). Elle reçoit les soutiens jusqu’à une certaine heure. Je n ‘en suis pas. Pour entrer chez eux, il faut dégonder la porte et la remettre. À l’intérieur, on voit le dessous de la spirale d’accès. Le vent redresse et raplatit des structures pliables, en bois, qui serviront de carcasses à des maisons à monter. « Je ne dis pas que votre mari est un génie, mais il a celui de la construction ».

Elle acquiesce.

 

63 09 30

Dans un paysage accidenté, sur un talus herbu, je rencontre un lépreux qui mendie sous un plâtre crânien et brachial amovible. De pièce en pièce il finit par recevoir 20€ et me remercie. Il me rejoindra plus tard dans un logement vétuste qu’on lui a prêté, au sommet de la ville. Là-haut, il tiendra une conférence. Je longe un ravin semblable à la Cuve St-Vincent de Laon, avec deux autres personnes. Son appartement n’est pas fameux, mais c’est toujours un toit. Il m’y rejoint. Le reste de la maison est cossu et bourgeois, mes accompagnons me recommandent d’éviter de déconner.

 

63 10 04

Arielle part à Vienne en me laissant le soin d’accomplir à sa place une visite à son psy (de 13h30 à 14h). Mais j’ai perdu l’adresse et jusqu’au nom. Mes yeux y voient mal. Je dois nager dans un canal d’eau noire, très étroit, très profond, dans un manteau de fourrure, sous les commentaires de témoins anonymes. Le canal s’obstrue de plus en plus de branchages. Il va être 14h. J’ai retrouvé le nom du psy : c’est Schigut. Arielle et moi nous retrouvons, assis, épuisés en bordure du cimetière nord, et je suis incapable de déchiffrer le nom des rues sous la pluie. Nous nous réfugions dans un café où nous payons des confiseries au chocolat. Le patron se repose – « juste un peu ». Le garçon, lui aussi, parle français. Le plan de Vienne est resté illisible, sous ce ciel sombre.

 

63 10 13

Nous avons enlevé les meubles, dans une location au premier étage. Le sol est dégueulasse, couvert de miettes et de détritus. Muriel et Jacques sont là. Muriel passe la serpillière et je veux l’imiter, avec une loque plus petite. « Les gens qui nettoient ne sont pas capables de s’apercevoir quand c’est propre [sic] ailleurs que chez eux. »

Je m’absente pour aller à l’église. Un enterrement. Je m’assieds, des cartes tombent de leur étui et me sont retendues par un enfant : Roi de Cœur, Valet de Pique. Il pensera que c’est ésotérique, et non pas déplacé. L’église est de style « crypte baroque »… Le jeune mort était un marin. Un jeune homme chante du bon rock tandis qu’on amène un cercueil. J’aperçois le front, avant qu’on ne remette un couvercle en plastique opaque. Il y a là deux cercueils l’un dans l’autre : « On réutilise les linceuls ? Pouah ! » Un camion frigorifique stationne à l’extérieur. Je m’assois sur un petit siège de côté.

Les autres attendront pour le ménage.

 

 

63 10 14

Mon père m'a confié une grosse poupée enveloppée de coton blanc, truffée de matières précieuses. Une équipe dispersée dans une prairie en pente en prend possession de l'un à 'autre. De mon côté, je triture avec succès un tourne-cassette en mode « piles » sur lequel je fais tourner avec succès de petites platines de disque, deux à la fois, qui diffusent en plein air de la musique, relayée par une immense antenne au-dessus d'un bâtiment cubique délabré, en bordure d'un vaste ravin de verdure. Tantôt ça marche, tantôt ça ne marche pas, mais peu importe. Je marche avec mon petit appareil portatif.

De l'herbe se relève un magnifique noir tout nu, et en face de lui se dresse une splendide négresse à peine vêtue. Plus loin, m'aborde un charmant jeune homme aux mâchoires duvetées, homosexuel. Grande sensation de bien-être dans tout le rêve.

 

63 10 20

Au soir tombant, je me promène en voiture vers le nord. Après une bifurcation bombée, le terrain devient plus accidenté, très boueux, dans une vaste clairière d’où reviennent déjà d’autres promeneurs. Le risque d’embourbement est certain. Dans la boue se voit un petit château, vers lequel je ne me déporte pas, car je crois l’avoir déjà vu autrefois – mais en réalité c’est une chapelle, qui existe véritablement, du côté de Belvès. Il sera temps de la visiter au retour… ! Il faut à présent escalader, à pied, un flanc herbu quasi vertical. Il mène, par dessous, à la base d’un château d’eau, encore éclairée. J’y renonce, je redescends. Tâchons d’y parvenir par un autre versant. Et lorsque c’est fait, nous découvrons, à ras du sol, sur le seuil, une femme : «On ferme » - elle va justement éteindre la lumière, elle a terminé sa journée d’administratrice, heureuse.

Plus loin, une infirmière, mettant sous bandeau une revue de type « alternatif » ; à côté d’elle, des imprimeurs : « mais », leur ai-je dit, « j’aime tout ce qui s’oppose, justement ! » On m’y fera écrire, dans cette revue, j’en reçois même à diffuser. Il faut vraiment rentrer. T’as vu l’heure ?

 

63 10 24

Encore une rentrée dans un établissement tout petit avec de vieux professeurs encroûtés pas très accueillants. La Principale nous donne des portables, le mien porte le nom NOGA et ne marche pas. Des tableaux s’affichent, où David, déjà, écrit des conneries. À une table, j’essaie d’attirer l’attention en écrivant à l’envers. Il faut manger à la cantine, je ne parviens pas à me servir du téléphone pour prévenir ma femme.

 

63 12 05

Arielle tient à rendre visite à Blanchard et Anita, qui habitent toujours ensemble à Latresne. Il règne une ambiance tendue. Des mots sont griffonnés sur un papier. Les enfants sont là mais ne se montrent pas. Nous disons qu’ensuite nous aimerions passer chez tels autres, parents d’une maîtresse. Domi dit que c’est à éviter. « Qui faut-il éviter ? - Tout le monde ». Ils nous emmènent dans une voiture aux ridelles très hautes, dans un ensemble de boutiques où nous passons à peine, en particulier pour la hauteur. Nous frôlons les étalages et pourrions nous servir à la main… La radio diffuse « la générosité d’Israël ». Nous débouchons dans un très vaste espace industriel, très haut, très sombre, où reluisent des lumières errantes ; des ombres s’affairent.

On traite, ici, du pétrole ou de ses dérivés. Bientôt le dirham dominera le monde – mais de quel pays ? Quand plusieurs pays analogues sont la concurrence, lequel est censé prendre l’ascendant ? l’atmosphère est celle d’un rite, des serpentins chimiques se déplacent. Domi et Anita ne font plus attention à nous. Nous voici arrivés.

63 12 06

Je me demande si je dois accepter une nomination (alors que je suis en retraite) à Nontron. J’y ai déjà donné des cours dans un petit amphithéâtre avec des 6e qui me charrient gentiment tandis que je fais des jeux de mots plus ou moins lestes. Arielle voudrait que j’aménage mon emploi du temps bloqué sur trois jours ; j’ai dit deux fois bonjour à la même secrétaire. L’autorité administrative me fait peur. Arielle fait tout pour me retarder. Nous tournons dans une entrée de collège semblable à celle d’Andernos, mais elle a pris la route du sud de Bergerac au lieu de la route du nord. Ma voiture est réparée. Mais il est 9h moins le quart et je n’arriverai jamais à l’heure à Nontron. Alors, j’ai téléphoné pour dire que je ne venais pas.

J’en ai marre de ces rêves.

 

63 12 08

J’ai été nomme à Nontron. Dans ma voiture je chante en faux italien, faux espagnol, faux portugais.Mon talent est immense!Un autocar se trouve à mon niveau dans les rues enneigées de cette autre ville. Si les gens m’entendaient, ils sauraient à quel point je suis intéressant ! ...car pour l’instant, cette ville touristique sous la neige se montre bien peu attirante.

Je me rends dans une bibliothèque pour acheter un pantalon, car je suis jambes nues. Ceux que j’examine coûtent plus de 100€, d’excellente qualité, tissu ocre rouille. Le vendeur me tourne autour. Pourvu qu’il n’ait pas la fâcheuse idée de me pousser à l’achat. Je m’installe pour lire une fabuleuse reconstitution de journal de bord, où un explorateur russophone décrit ce qu’il a vu. Il s’agit de la côte ouest du Finistère- les lettres sont difficilement déchiffrables. L’ensemble se termine sur un coffret, inséré là, annonçant des cartes de repères ; mais elles sont toutes en boule, ou déchirées.

Deux garçons de dos sur leurs chaises se retournent face à moi, parce que, disent-ils, je suis pris de gorge. En effet, je ne cessais pas de la racler. Il faut que je rejoigne mon poste,avec ou sans pantalon, car ma femme, encore une fois (décidément) a tout fait pour me retarder. Je prends alors la route du nord, défoncée, menacée par la neige, mais il me faudra obliquer vers le nord-ouest, direction Limoges. Peut-être étais-je à Ussel. Or, Nontron n’est pas du tout dans cette direction. Comme d’habitude, j’arriverai en retard pour l’heure de la rentrée.

 

63 12 12

Dans une salle d’examen. J’attends avec Mme Chevillon, à qui je demande enfin des nouvelles de son fils, qui va d’emplois en emplois. À côté, des chiottes toutes petites, pour enfants. Les sujets d’examen arrivent. La salel d’à côté était occupée par l’école. « Qu’est-ce que c’est que ces profs qui passent des examens au lieu de faire l’école ? » On rit. Les sujets portent tous sur Zéphyrin, d’Albert Cohen. J’ai fait l’impasse dessus. Les sujets sont rédigés en termes énigmatiques pour ceux qui n’ont pas lu une phrase du livre.

 

63 12 16

Avec Christine, autoritaire, en voiture. Charente. Haute falaise en contrebas, tombe, retenu par Christine sur le parapet par un pied, des flics s’avancent et me surveillent.

Cherchons un restaurant dans une petite ville, ne trouvons qu’un établissement de « cuisine rustique ». Nous nous y installons, repartons vers le nord de la ville, où je suis déjà allé. Mais je n’y retrouve rien. Je lui paierai le déjeuner. Nous retombons sur le restaurant rustique. Mais ce n’est pas assez chic pour Madame. Elle s’accroche avec le jeune serveur. La louche tombe dans la soupière. Le garçon : « S’il y a un mystère, il faut le dire tout de suite. », J’adopte une attitude d’absence totale, les yeux vides, même lorsque quelqu’un d’autre vient s’installer près de moi. Christine veut convoquer le maître d’hôtel parce que le garçon l’aurait traitée de salope. Elle finit par s’en aller. Je reste seul, morne et insensible, mais puissamment mortifié.

63 12 19

Dans un hôtel inimaginablement crasseux, tandis qu’Arielle couche dans un autre, très loin dans Paris, pour causes professionnelles, Leduc vient me rejoindre et parvient à me trier une très bonne quantité de foutre, mais à l’extérieur. Elle s’en vantera en ces termes à une autre femme, en terrasse. Ma jambe est de plus en plus ravagée par les traces de griffures sanglantes suite à d’innombtables morsures de puces. Je me retrouve à une terrasse de petit-déjeuner, dans la ferraille et les herbes sales. Je reconnais tout de suite d’ex baba-cools dont Hervé, que je prends par les épaules en lui rappelant où nous nous sommes vus. Il fait semblant de s’en souvenir, à moins que je ne lui indiffère. Un type veut me caresser la main, je me dérobe. Une gonzesse se détourne pour me faire la gueule. Le serveur, grand barbu isolé, peine à servir… Je ne parviens pas à lui commander un croissant et deux tartines.

Le patron, débordé, lance au micro : »Vous êtes tous des enculés ! » L’assistance a largement dépassé la cinquantaine, tous plus crasseux les uns que les autres. En face rampent plus ou moins vers moi, sortant d’un immeuble décrépit à tomber, des larves humaines de 30/35 ans, prématurément vieillies par un abus de drogues. Ils sont hideux, je ne voudrais pas qu’ils me touchent. Deux gonzesses plus jeunes confondent les deuxième et troisième arrondissements de Paris avec le XVIIe où nous sommes (et en même temps Barrière St-Genès…) Je leur dis en plaisantant : « On les voit, les habitants du Lot-et-Garonne ! » Je repars, dans la crasse et la solitude. Tout de même soulagé que ce ne soient que des vieux attardés, et non pas une renaissance chez la jeunesse.

63 12 26

Le père Nogaret intervient à propos du caractère dépensier d’Arielle. Je me plains : plus je gagne, plus elle gaspille. Je cherche des documents dans le moteur de la voiture en me salissant les mains. Le père engueule sa fille ; au début elle acquiesçait, puis le terrain gagné se reperdait. M. Nogaret m’étreint en me disant : « Monsieur, je suis très heureux de vous avoir connu ». Arielle est revenue, en pleurs.

64 01 03

Je rejoins à pied une vaste propriété en me déplaçant d’un paquet de mousse à l’autre dans un fossé plein d’eau ; ce sont des organismes vivants dont j’ai oublié le nom et qui se gonflent dans l’élément liquide.

Arrivé là-bas, je découvre toute une assemblée déjà sur place. À chacun sa chambre. Nous ignorons ce que nous veut le gros propriétaire : notre argent, ou notre corps ? Le PDG vient me rejoindre au lit, et nous discutons, tout habillés ; il prend le ton condescendant et amusé. Nous n’avons eu aucun jeu érotique. Je me lève, retrouve mes vêtements en tas dans la chambre de Carole et d’un autre. J’ouvre ensuite par erreur celle d’une femme dont je suis follement amoureux, elle est entièrement nue, de face, très blanche. Plus tard elle me rejoindra et m’étreindra avec désir. De là où nous sommes, nous apercevons, en contrebas, dans une grande salle, des Asiatiques, ouvriers, se livrant à des expériences sur des explosifs.

Tel doit être le but du Patron : nous montrer ce qu’il pourrait faire...

 

64 01 08 A

Dans un grand hôtel de quatre étages posé sans doute au sein d’un désert égyptien. Chaque étage comporte un salon avec télévision. Les clients se regroupent devant les informations ; je me suis trouvé un coin. Discute avec une femme distinguée qui éloigne, de la main, mon visage du sien. Un enfant prend sa place, mais d’aucuns s’en montrent gênés. D’autres enfants sont là, de familles aisées ; tout ce beau monde voyage beaucoup (Hong-Kong, Singapour). Un vieux serviteur retraité me suit dans mes déplacements. Il fait allusion à son service auprès d’un grand musicien espagnol, « qui n’était pas commode , oh la la... ». Il me rase, je le sème, atteins par ascenseur le quatrième étage, minable, où se situent des chambres en soupente, dont l’une est occupée par un couple de jeunes hommes.

Quand je redescends, je suis obligé d’appuyer sans cesse sur le bouton de descente, qui se bloque. Beaucoup de monde à chaque étage.

 

64 01 08 B

Je me rends à mon nouveau collège, en car, avec des élèves, auxquels je suis mêlé. Gros déconnage. Une fille fait 1m 91. Trajet long et sinueux dans des rues encombrées. Arrivé là-bas, je n’ai qu’un cartable sans documents ni cours préparé. En retard. Ma classe a été envoyée en permanence. La chercher. Ne pas se faire voir. Même mon emploi du temps, avec indication des salles, est resté chez moi. Je pisse en me forçant dans un lavabo plat. Mes élèves sortent, une fille rappelant Melle Large ou Gouge me dit que « ça ne fait rien ». Ce genre de rêve récurrent m’emmerde.

 

64 01 10

Je raccompagne Lippa chez lui à pied, dans un immeuble en banlieue, en enchaînant, ex abrupto, les sujets. Il m’écoute plus ou moins bouffonner, avec bienveillance. Il me montre un arrêt de bus pour m’en retourner. Nous prenons un verre, le garçon recompte notre monnaie, en francs. Il ressert une bière à Lippa. « Tu es sûr de pouvoir remonter chez toi ? lui dis-je. - Oui. Et la prochaine fois, dis-moi encore beaucoup de choses, car tu sais beaucoup de choses.

 

64 01 12

Arielle et moi nous engueulons devant Sonia dans une petite maison sordide en contrebas d’un chantier routier. Sonia nous signale un grand cavalier style Burt Lancaster, sur un cheval « brun ». Il descend ; c’est un médecin qui fait tourner sensuellement Arielle en pas de danse. : « Mais, vous vous foutez sur la gueule ? - Non, j’ai simplement quelques égratignures au front ». Il prescrit je ne sais quelles règles de conduite. Je pars pour les Pyrénées pour me détendre, envoie une lettre de réconciliation. Quand je reviens, la lettre n’est pas parvenue et Arielle pleure en parlant de séparation. Un troupeau de vaches encombre la route. Je pénètre dans une crypte au chœur abondamment sculpté et ajouré.

Une chorale essaie de chanter en même temps qu’un apprenti organiste qui s’exerce, lui aussi.

 

64 01 17

À bord d’une de ces villes flottantes, mais ici, étroite comme un train, je me promène, trouvant d’insipides carnets de voyages, et des mémés. Un haut-parleur invite à un concours de poésie. Cela m’effraye, mais des applaudissements d’approbation, au loin, finissent par se propager jusqu’à moi. Je remonte vers la proue, qui tangue sur la mer du Nord. Je sympathise avec un petit homme, à la ressemblance de Zemmour, qui attribue des prix, de ceci, de cela. Mon voisin aquarelliste peint de bonnes bandes dessinées ; il me confie que ces prix sont attribués en fonction de l’odeur de queue dégagée par tel ou tel. Mais ses aquarelles sont tracées sur mon carnet ! Il me faut en chercher un autre !

Mon Zemmour me tire à part, à l’escale : c’est une île minuscule, aménagée en réservoir souterrain géant. Puis nous arrivons à Hambourg. Zemmour et moi explorons une vaste crypte claire et blanche, à demi-écroulée ; il me prête son appareil photo. Le haut-parleur de bord annonce que notre bateau-train sera rejoint par des convois venus de Brive et d’autres lieux. C’est alors qu’un groupe d’hommes, à fortes personnalités, m’attirent et m’enlèvent à bord d’un véhicule hybride ultra-rapide.

 

64 01 19

Je sortais d’une structure aux portes numérotées : une « maison pour vieux et veuves », pourvue de plans d’accès inclinés, mais personne n’a besoin de mon aide. La vieille m’accompagne avec son chienchien, me vante les agréments de sa résidence, je lui réponds : « ...d’une belle longévité » (?) , puis je la distance et m’éloigne. En droite-gauche dans ce petit bourg près de Libourne : route à grande circulation, et aussi, des impasses l’une après l’autre, des petits jardins bien entretenus (fleurs), population âgée plus ou moins bourrue. Je balance dans une arrière-cour une bonne quantité de détritus dans une poubelle, presque pleine ainsi que deux autres avec elle.

 

64 01 26

1) Avec mon père en exploration à pied dans un paysage désolé mais magnifique. Poussons chaque fois un peu plus loin. Découvrons, prises sous la glace transparente, deux magnifiques mosaïques de la basse latinité, et un temple de peplum… Plus tard, une jeune femme brune à long nez me demande d’une voix ferme si je connais l’albanais (en albanais…) Je réponds que non, m’occupant déjà de 8 ou 9 langues. Elle me sourit, mais elle est pour mon père…

2) Je pénètre, en Allemagne,chez une vieille dame assise devant sa télévision. Par peur d’être surpris, je ressors m’engager dans un petit chemin herbu grillagé sans issue, puis je reviens m’étendre sur son lit où elle me rejoint, mais devient de plus en plus inconsistante, ou se fait remplacer par une femme plus jeune, la quarantaine. Alors je cherche la grand-mère, en vain ; j’ai dû confondre. À l’heure du petit-déjeuner, un garçonnet me dit que sa mère est intransigeante sur les liens familiaux. Son vocabulaire et son raisonnement dépassent son âge. La famille se complète par un frère de neuf ans, nommé Robert. L’allemand se remplace progressivement par le français. Survient aussi un mari, pas très content de me trouver chez lui, mais correct. Le plus jeune garçon craint maintenant mon comportement excentrique et me dit : « Tu vas me les couper ! Tu vas couper mes bronzes ! Tu vas me les couper ! » Je le persuade du contraire, et l’enfant finit par s’assoir.

 

64 01 29

Avec Arielle nous arrivons en voiture dans un charmant village périgourdin que je connais. Je gare mon véhicule renversé dans l’herbe afin que personne ne s’en offusque. Il y a un château-fort que j’ai déjà visité, et surtout une petite église « dans un écrin de verdure » au bord de la rivière. Nous rencontrons une jeune communiante et son petit ami. Arielle veut porter un énorme canard qui patauge dans l’herbe détrempée, mais j’en refuse un autre. Les deux enfants nous suivent avec émerveillement, la fillette inquiète pour sa robe. Nous visitons l’église ; des chats tigrés partout, même sur le clavier de l’harmonium « Des Organistes » !… À peine en sommes-nous ressortis qu’un garçon de dix ans vient y interpréter une œuvre, sur le jeu « piano ». Je dis à Arielle la confiance que m’inspire le peuple des campagnes pour régénérer le pays . La fillette est portée par sa mère, qui semble idiote ou moribonde, sur son épaule : la fillette doit se rendre à sa communion. Je lui récite la formule juive Barouhh chel kwèm malhoussè lé olem hakôl et lui en donne une traduction inexacte ; en tout cas, elle connaît déjà le Tétragramme, ce qui me permettra d’améliorer mes traductions… « Tu demanderas à ton curé », lui dis-je.

 

64 02 22

Pendant la guerre, Fier-Cloporte retrouve le ^piano droit du Maréchal Franchet d’Esperey, dont la caisse est envahie d’eaux usées. Il se débrouille avec les dessus, les basses étant recouvertes de chiffons sales. Il improvise en chantant, Un autre joueur, blond, retrouve un autre piano. Promenade sur l’herbe avec Arielle et des soldats. Au loin le canon.

Fier-Cloporte poursuit au-delà d’une clôture, Arielle préférant revenir sur ses pas. À l’arrière, il propose de faire un spectacle : il chante pour une assistance de paysans, et même, il imite la trompette. Les voici enchantés ? Une jeune fille aigre de 15 ans lui dit : « Un quart d’heure, ça va, mais plus, çs sera emmerdant. Mais Cloporte lui répond que d’autres encore lui succéderont. Le repas peut se repousser jusqu’au « 23 », où la frairie s’annonce achalandée. Alvarez aimerait se mettre à côté de lui, feignant de mal prendre ma plaisanterie de le savoir loin. Le spectacle bouffatoire promet d’être réussi.

 

64 02 25

Tout le monde à l’air de bien s’amuser, quoiqu’on ne puisse dans ce fatras mouvant atteindre l’autre rive, mais nous restons coincés sur une structure verticale en forme de massue, sans pouvoir franchir les grands et dangereux espaces qui séparent tous ces passagers de radeaux aériens d’un nouveau genre.

AMEN

 

 

 

précipice,Ulysse,chien

65 02 18

Dans une petite ville pyrénéenne, des franquistes anticléricaux (!!!) envahissent les rues pour tout massacrer. Les gens fuient de toute part, y compris dans une impasse d’où je me tire pour gagner l’église. Le curé fait une messe pour se placer sous la protection de Dieu, mais d’autres préfèrent monter dans les combles du clocher, où plusieurs étages boisés nous permettront peut-être d’échapper au massacre. Je monte de plus en plus haut, les structures deviennent de plus en plus étroites et rudimentaires. Pourvu qu’ils ne pensent pas à explorer le clocher. Nous avons pu tous redescendre, il n’y a pas eu de meurtres, mais je me retrouve dans un hôtel, où la tenancière, Mme Juin de la rue Traversane est occupée avec une cliente. Je ne peux décemment m’installer, surtout si la chambre semble encore occupée (paquet de café, de cigarettes) sans m’être présenté à la direction.

 

65 10 11

Placé dans un établissement devant de gros tuyaux transparents qui contiennent diverses représentations liquides, ou bien niaises, ou bien scientifiques, je suis sommé de les admirer , et de les comprendre. Je n’y parviens pas et trouve cela inepte. Puis, dans la cour, j’aperçois tous les élèves, les parents, les collègues, l’administration, pris dans les tourbillons d’une vaste foire marchande où l’on se bouscule parmi les étals pour « faire de l’argent ». Mes commentaires deviennent de plus en plus véhéments ; je m’extirpe vers la sortie en gueulant sur la mort de l’enseignement au profit du pognon et en traitant tout le monde d’assassins et de fachos, mais sans autre résultat que de faire rire autour de moi.

 

66 08 23

Encore un établissement dans le nord de la Dordogne, sous la pluie et le vent. Deux couloirs à l’étage, où je cherche l’administration, ma classe, la cantine… Des femmes aux fonctions imprécises ; l’impression d’entrer dans une vaste magouille à base de favoritismes. À l’extérieur, un rassemblement sur une forte pente autour d’un monument aux morts. Je marche sur des plaques commémoratives. De retour dans l’établissement, ne sachant au juste qui est qui, je trouve enfin ma classe, occupée par des élèves de 18 ans fermement décidés à ne pas écouter le cours. L’un d’eux va jusqu’à me menacer du poing en ricanant.

66 09 18

Dans une charmante bourgade autrichienne, j’atteins d’un pot de yaourt la blanche poitrine d’une princesse en compagnie de son prince charmant, tous deux coiffés d’une couronne de fleurs blanches nuptiale. Elle éclate en sanglots. J’espère ne pas avoir été repéré, craignant que mes empreintes digitales ne soient restées sur le pot. Anne et moi gagnons un bistrot où se retrouvent d’anciennes connaissances plus ou moins flirteuses, et je repars de nuit avec des sentiments mêlés, « parce que » dit-elle « je rencontre des gens ». Le lendemain, je repère dans des chiottes-douches un drap plié détrempé. Je le chipe et tâche de l’enfouir ou du moins de le dissimuler dans des prairies où discutent des groupes de jeunes gens et filles.

Je pense ainsi détourner l’enquête sur d’autres pistes, du moins – vaguement. Je ne récolte qu’un ou deux regards distraits. Ces lieux ne me sont pas inconnus, je sais trouver plus loin une petite église au bord d’un chemin de terre.



66 09 19

Toute une foule reçoit l’enseignement du Dmon. Elle est allongée sur le sol. C’est un envahissement progressif de toute l’âme par la terreur. Le démon ouvre une porte ; dans ce labyrinthe on viole les enfants. La leçon est définitive et concerne le monde entier.



66 09 28

Reviens de Pologne, avec Arielle, en voiture. Nous franchissons la frontière tchèque. Découvrons le château de la Belle au Bois Dormant. Magnifiques tourelles pointues, jardin accessible, photos (avec effets de soleil). Y entrons ; pénétrons dans une chambre, nous mettons au lit, à poil, mais sans consommer… Je nous fais rhabiller, crainte de bruits. Arielle serait bien restée. En ressortant, nous voyons une femme et se deux enfants qui remontent vers le château. Nous sommes parvenus à une ville frontière magnifique, coupée en deux par une inondation. Nous entrons dans une maison inoccupée, avec une machine à écrire sur un bureau d’étudiant. Celui-ci survient, nous le suivons pour visiter la ville, mais l’inondation nous sépare des vieux quartiers, et du marché. L’eau a emporté le pont. Nous retrouvons la voiture de l’étudiant où nous prenons place tous trois. Nous prenons des photos, nous en imaginons. Arielle et moi n’atteindront Prague qu’en fin d’après-midi, ou le soir.

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