Proullaud296

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  • Redeker, lis-moi, stp

    Chercher "pilée » p. 39 63 07 22

    PEGUY FILS DE COMMUNARD

    A inclure ce qui suit :

    Economie :

    Chez lui, la vision ne s’embarrasse guère de conditions historiques et autre rapports de production, et mise avant tout sur la réforme morale et les liens coopératifs. Surtout, elle entretient une méfiance instinctive, quasi anarchisante, avec le pouvoir et la politique –dont les noces avec le socialisme sont susceptibles selon lui de conduire à des postures démagogiques, et notamment à la pire d'entre elles, la «démagogie intellectuelle». Buste du Docteur Chammard ancien maire à Tulle P.JPG

     

    A placer en un passage où l'on parle de Patrie :

    Des Grecs aux Latin, aux chevaliers médiévaux ; jusqu'à Jeanne d'Arc, aux Rois de France, à la Révolution française (qui fut un retour à l'ancien ordre de Fidélité : Louis XVI trahissait ses pères ; nous sommes de la génération des petits-fils qui se révoltèrent contre leur propre père, en faveur de leurs grands-pères) ; jusqu'à la République, inclusivement : un seul et même fil conducteur, nulle contradiction, le seul et même chemin d'honneur et de vertu – ce qui ne signifie pas, non plus, que Péguy eût été un petit saint. Pas même laïc.

    ...où l'on parle de religion :

    Nous ne voulons pas de ce Péguy bonne sœur, sulpicien, suintant d'eau bénite

     

     

    Je ne veux pas qu'on me défende. Je n'ai pas besoin d'être défendu. Je ne suis accusé de rien.

    “Je ne redoute rien tant que ceci : qu'on me défende.”

    Charles Péguy, Notre Jeunesse

     

    ...Et cependant voici cent ans et plus que l'on défend, que l'on pourfend Péguy, tiré, tiraillé, annexé, à gauche, à droite, depuis sa vie, depuis sa mort le 5 Septembre 1914 ; cent ans et plus qu'il s'enfonce des portes ouvertes. La chose est entendue. Les portes ouvertes sont celles qui ont les plus solides chambranles. Défendons Péguy. Et attaquons Péguy ; pour la bonne mesure. Indéfendable. Trop de partisans prônent le seul Péguy saint, le Péguy de sacristie tout enfumé d'encens. Trop d'opposants évaporés font de lui le chaînon manquant de Maurras à Hitler. Carrément. Nous avons tous tué Péguy.

    Péguy nous parle. Puis s'éloigne. Nous ne le comprenons plus – puis il nous revient, en pleine face. Je ne détiens pas de clef, je ne déroule aucun arcane ; au sein d'une immense clarté levons notre torche hasardeuse – superflue peut-être. Le monde s'effondre, Péguy brûle encore.

  • Pas grand-chose

    Pas grand-chose, à part ceci : ne lisez pas in extenso une revue du genre Valeurs actuelles. C'est tellement univoque, râleur, désespéré, hargneux, que vous ressortez de là tout hébété, avec une seule idée en tête : en découdre, à tout pris.? En découdre avec qui, peu importe, mais de toute façon en découdre. Alors il faut respirer, râler sur les réseaux sociaux, mais s'interrompre, garder l'humour surtout,le plus important, çök önemli, et la distance. Et se dire qu'en écoutant les informations qui nous sont fourguées on en risque pas de s'ennuyer en insultant grossièrement tous ceux qui nous enfument le cul. Et n'oubliez pas : si vous ne changez rien à vos habitudes, vous êtes héroïques, dites-donc, l'héroïsme au prix d'un pastis en terrasse, vous n'allez pas rater ça ! Allez, je vous quitte. Un bon western spaghetti, et au lit !

  • Bouvard : "Les morts..."

    "Des cruautés contraires aux bons sentiments me restent sur un cœur qui ne bat plus : ces guerres de religion, ces génocides, ces massacres organisés en l'honneur d'un Dieu qui, s'il existe, ne doit pas en demander tant. Quant aux lavages de cerveaux qu'on appelle évangélisations, ils ont longtemps contraint des peuples, hâtivement qualifiés de sauvages, d'adopter la religion de plus forts qu'eux.

    "Enfin, je m'interroge sur les effets des hommages rendus à certaines célébrités le jour anniversaire de leur disparition. Est-ce que les vivants ne dérangent pas les morts en les distrayant de leurs méditations ou de leurs nouvelles occupations lorsqu'ils parlent d'eux ?

    "André Malraux n'a-t-il pas troublé la vie de Jean Moulin lorsque, dans l'envolée d'un discours tonitruant, il l'a accueilli aux portes du Panthéon ?" Ces façons de parler cachent une grande amertume, et du pessimisme. Des lettres bien senties circulent sur internet, envoyées à des sommités politiques, attribuées à Philippe Bouvard. On ne peut tout de même pas dire que le personnage soit de goche. "Moi qui vous parle, sans aucune certtude d'être entendu, puisqu'il n'y a pas de sondages d'audience dans l'au-delà, je dois peut-être mes sursauts de conscience à un badaud qui, chez un bouquiniste des bords de la Seine, feuillette l'un de mes bouquins défraîchis.

    "Le pape, la curie et tout le saint-frusquin - Dans le fonctionnement de la sainte Eglise catholique et romaine, j'ai cherché en vain le divin. Au sommet, on place un pontife dont les ennemis de l'idolâtrie, pratique condamnable des anciens Barbares, font une idole. La mise en scène est tellement bien étudiée que des centaines de millions de braves gens, appelés fidèles, s'y laissent prendre. D'abord, la désignation lors d'un conclave organisé en vase très clos ; l'élection, pour succéder à saint Pierre, d'un cardinal auquel la tradition interdit d'être candidat ; le scrutin à peine terminé, l'essayage d'une des trois soutanes (aussi blanches que la fumée venant de s'échapper du toit de la chapelle Sixtine) susceptibles d'enrober des morphologies différentes. Je passe sur le bene pendentes ritualisé depuis la supercherie de la papesse Jeanne. Bénédiction générale." Renseignez-vous, ô Bouvard, digne descendant de Voltaire : il n'y a jamais eu de papesse Jeanne, mais une succession de papes travestis, qui avaient vers l'an 980 transformé le Vatican en véritable bordel homo.

    Belle pine d'ardoises à Tulle.JPG

    Les grandes folles ne sont pas des femmes, mais bel et bien des hommes. "Concert des cloches qui rassemblent les ouailles et font fuir les corbeaux."

    Bouvard est attachant. Son livre est rigolo, sur un sujet triste, l'auteur se montre tel qu'en lui-même, sans cabotinage, en 2014, étant de 1929, soit 85 ans d'âge. Bravo, chapeau, longue vie, ici-bas et dans l'au-delà, et si ça ne vous amuse pas, lisez la Bible. Amen.

  • Ca commence très fort

    KOHN-LILIOM dit COLLIGNON
    oeuvres dans "In Libro Veritas"
    courriel colber1@laposte.net
     
    Citation 1224
    Aspect de Tulle.JPG
     
    Je n'appartiens à aucun parti : je n'ai pas de drapeau,
    je hais tous les drapeaux, y compris le drapeau rouge.
    Je suis un bourgeois, et ne mets pas un faux nez
    de prolétaire
     DARIEN (1861- 1921 )
    CCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCC


    LA FEMME, LE PRETRE ET LE PSYCHIATRE
    incipit (prononcez "inssipitt" bande de sauvages 
    on ne dit pas "l'alboum" ni "le calcioum" ;
    je t'en foutrais moi de la prononciation "latine".
    Quand on ne sait plus le latin on ferme sa gueule)
    Le jour de mes cinquante-six ans je me suis pris une grosse claque dans la gueule. 
     Je reviens du travail et qu'est-ce que je trouve chez moi, deux arnaqueurs du genre
    à m'emprunter sept briques remboursables au compte-gouttes en criant misère
    tous-les-mois-quand-j'y-pense, total c'est encore moi le blaireau qui râle, ma meuf
    me dit
    j'avais pensé tu penses ma conne ? que ça te ferait plaisir d'avoir des invités
    putain c'est tes amis pas les miens, ton idée pas la mienne, ce prêt à la con dans
    le dos pendant que je bosse et que t'as rien à foutre
    at home
    à part glander, ni
    talon de chèque ni reconnaissance de dette merci bobonne t'es l'amour de ma vie,
    bon anniversaire et bonne soirée jusqu'à deux heures du mat' à 7h je repartais bosser
    ma femme toujours au lit et d'un seul coup d'un seul j'ai plus voulu voir personne
    plus parler ni boulot ni famille, ma carte bleue le train jusqu'à St-Flour et me v'là.