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Les Turcs et Bourganeuf

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    Nous sommes invités chez monsieur Agonso, devenu turc dans le rêve. Il est parent d'un de mes élèves. Dans son jardin je découvre des « groseilles de bruyère », ce qui  n'existe pas, perchées sur la plate-forme d'un arbre coupé. Je les rapporte et les jette un peu partout en les mangeant, invitant les autres à en faire autant. Le repas se prépare. La femme est grasse et discrète. Anne repère un livre du XIXe siècle, croit en reconnaître un des nôtres et l'emballe dans un Sopalin pour le chiper malgré mes remontrances. Au transistor on annonce des attentats contre des touristes français.
    Monsieur Agonso semble vivement contrarié, il remplace sa chaise par un tabouret, moins confortable et plus bas. Anne repère un bibelot, qu'elle emballe aussi.

L'oreiller froissé.JPG

Je suis presque sûr que cette fois, on nous a vus. En ouvrant le programme du dîner, je m'aperçois qu'un excellent groupe indien  a été invité pour nous tous. Les conversations se poursuivent, je suis un peu tendu. Tout le monde est petit, gros ; oriental typé.    

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    Nommé à Bourganeuf. Avec moi, à l'hôtel, une fille de 15 ans que j'ai kidnappée, possessive, qui m'entrave dans ma préparation pour aller au lycée. J'y pars, mal fringué, sans trop d'affaires, et l'établissement est cerné d'une foule d'élèves. Je suis donc bien arrivé pour 8h1/2, mais je n'aurai pas de cours avant l'après-midi. Un occupant du lieu m'indique un secrétariat éloigné en ville, où je me promène : dans les 10 000 habitants (dans les 4000 en réalité) - c'est moins que Guéret. Le secrétariat est éloigné du lycée ; il ne s'agit d'ailleurs que d'un bureau annexe.
    Quand je rejoins enfin l'établissement, je tombe sur le proviseur, sur fauteuil roulant et qui fonce partout. Il me demande de mettre au moins ma ceinture à l'endroit, bien qu'il sache qu'il envoie ses collègues "à la misère". Il semble paternaliste et intrusif.  Je m'installe dans une classe où se tient une réunion informelle. Repas pour les collègues. On m'a précisé une longueur d'onde pour que je puisse diffuser mes émissions. Mais tout semble bien calibré : je ne suis que le "nouveau" dans une structure établie bien conformiste. On prononce déjà mon nom comme celui d'un original. Au repas, un collègue s'adresse à un autre : "Salut cocu !" Je réponds pour lui, à part moi : "Salut pédé" - rires. Pas de place à la grande table. J'en avise une petite, passe la main dans le dos et pose la tête sur l'épaule d'une collègue, manifestant ainsi que je la drague à fond. Et toujours pas moyen d'obtenir un emploi du temps.

    Bien entendu je n'ai préparé aucun cours. Tout a l'air de nager dans une joyeuse pagaïe où je suis l'intrus, pagaïe manipulée par un proviseur sur fauteuil électrique, lui-même bien lunatique et manipulateur.

Commentaires

  • C'est drôle : nous avons au moins un point commun, les rêves d'école.

    Chacun de son côté de la barrière....

  • De mon temps ce n'était pas le radiateur, mais le poêle au milieu de la classe, et papa qui faisait l'instite. Le Grand Meaulnes, carrément.

  • De mon temps ce n'était pas le radiateur, mais le poêle au milieu de la classe, et papa qui faisait l'instite. Le Grand Meaulnes, carrément.

  • Messieurs, je vais tout supprimer à la fois, puisque je suis condamné à écrire sur mes propres notes, comme un chien retourne à ses vomissures.

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