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  • Pourim, à contretemps

    CHANA TOVA A TOUS !!!

     

    POURIM - GENERALITES (oui je sais, ce n'est pas le jour)

     

    Cette désignation commémore le lancer de dés qu'effectua Haman, afin de connaître la date la plus favorable à l'extermination des Juifs de Perse. Il descendait de la tribu d’Amalek, réputée pour son hostilité aux juifs. Le premier, il médita une “solution finale” : une extermination. Et pour que cela ne lui portât pas malchance, il tira au(x) sort(s) (“Pourim”) le jour le plus favorable : ce fut le 13 Adar. Or Esther convainquit le roi Assuérus de bannir son mauvais conseiller. Comme Hanouccah, la fête de Pourim est classée parmi les moins importantes de celles qui sont prévues dans la Torah. Mais elle demeure très populaire.

     

     

     

    DATES La princesse encadrée.JPG

     

     

     

    La célébration annuelle de la fête par les juifs, “jour du festoiement et de la joie”, a lieu le 14 ou le 15 adar du calendrier hébraïque (février ou mars selon les années)

     

     

     

    HISTOIRE

     

    Cyrus autorisa les juifs à retourner à Jérusalem. Il restait cependant une forte population juive en Perse, en particulier à Suse, la capitale. Or Assuérus (485 à 465 avant l'ère courante), petit-fils de Cyrus, répudie son épouse Vashti. Ce souverain est identifié à Xerxès Ier, le "grand Roi" de Perse. Pourim fête la victoire d'Esther (“la Secrète”) sur la cruauté du souverain. Haman, mauvais et puissant conseiller, intervint auprès de lui pour faire massacrer tous les Juifs de Perse, afin de se venger d'un certain Mardochée C'était un important serviteur du palais, qui avait révélé un complot d'eunuques visant à assassiner le roi. Or la cousine de ce Mardochée, Hadassah “Esther”, devait épouser Assuérus, qui avait répudié sa femme précédente (Bat Avigaïl) en découvrant son origine juive. Mordékhaï (Mardochée) persuade Esther de parler au roi sans qu'il le lui ait demandé, crime de lèse-majesté puni de mort ; Esther pria et jeûna trois journées, en demandant aux Juifs de l'imiter. Pendant ce temps, Mardochée parcourt la capitale, Suse, couvert de cendres, afin d'avertir le peuple élu de sa dispatition prochaine et de l'inciter à la révolte.

     

    Esther ne fut pas exécutée, mais c'est Haman qui sera pendu à la potence originellement préparée pour Mardochée...

     

     

     

    RITE ET LITURGIE

     

     

    1. Il n'est pas obligatoire, mais simplement recommandé de ne pas travailler à l'occasion de cette fête. Le rite le plus intangible consiste à lire ce jour-là le Livre d'Esther en entier : on déroule la méguillah (le rouleau) qui y correspond. L'assemblée récite à haute voix, avec le lecteur, l'origine et l'ascension de Mardochée. Les femmes entendent obligatoirement cette lecture parce qu'« elles aussi furent impliquées dans ce miracle. » Mais la plupart des communautés orthodoxes, y compris orthodoxes modernes, n'autorisent cependant pas les femmes à lire la Meguila, sauf cas rares : devant des femmes.

     

    Ces prières ont lieu dans une atmosphère de grande liesse. L'assistance à la synagogue en effet ne reste pas nécessairement silencieuse et recueillie. Il est même courant que tous agitent d'énormes crécelles et poussent des huées sitôt qu'on entend le nom de Haman, le mauvais ministre. Ce jour-làon se déguise, mais il ne faut pas pour autant négliger la vénération dont on entoure l'héroïne du jour, Esther : un jeûne est recommandé la veille, en souvenir de celui qu'avaient observé Esther, avant de se présenter devant le roi, .et ses servantes, ainsi que tout le peuple juif. Mais sans téchouva, sans “retour à Dieu”, le jeûne est évidemment absurde.

     

    Pourim est enfin à l'origine de beaucoup de compositions religieuses, dont certaines ont été incorporées à la liturgie, ainsi que d'un grand nombre d'hymnes chantés durant le service public.

     

    COUTUMES ET TRADITIONS

     

        1. Le Livre d'Esther recommande “l'envoi de cadeaux les uns aux autres, et de dons aux pauvres”. Les juifs doivent envoyer des cadeaux comestibles à au moins trois amis. A la synagogue, on fait des quêtes pour les nécessiteux, même les non-juifs. Au repas, on prépare des gâteaux de formes spéciales ; ainsi les juifs d'Allemagne mangent des “Hamantaschen” et des “Hamanohren” (“poches” et “oreilles” de Haman) (en Italie, “orecchi d'Aman”), etc. Le Talmud invite à boire pendant Pourim jusqu'à ce qu'on ne puisse plus distinguer “maudit soit Haman” de “béni soit Mardochée” (“Arour Haman”, “Baroukh Mordekhaï”) ; “il ne s'agit pas de rouler sous la table, mais d'atteindre un niveau qui fait comprendre des notions au-delà de leur simple énonciation” - bénie soit la souplesse de la casuistique !

          En Italie, les enfants se battaient en se lançant des noix, Dès le cinquième siècle on brûlait sur l'échafaud un pantin à l'effigie d'Haman, en sonnant de la trompette. D'où la colère des chrétiens, qui voyaient là une façon détournée de ridiculiser Jésus et la croix. Les rabbins essayèrent d'abolir ces coutumes, sans grand succès, même avec le concours des autorités locales, à Londres, en 1783...

    Au XIIe siècle, on écrivit les noms de Haman et de son ancêtre Amaleq sur deux pierres, afin de frotter ces dernières l'une contre l'autre jusqu'à effacement des deux noms maudits.

     

    Comme nous le disions plus haut, des drames, des jeux (“Purimspiele”) furent composés, représentés au cours des siècles, en hébreu et en d'autres langues, avec le dessein d'édifier par le rire. Mais ce ne fut bientôt qu'un prétexte, et donna plus tard naissance à la comédie yiddische. Ces satires étaient jugées inappropriées pour les synagogues. Cependant les hassidim de Bobov n'ont jamais cessé de jouer leurs Pourimspieln, tous les ans, à minuit, dans les synagogues de Brooklyn.

     

     

     

    LE DEGUISEMENT

     

    “Pendant Pourim tout est permis”. Cependant on évitera les blagues salaces, afin de respecter la “tsénioute” (“la pudeur”) ; de même, “une femme ne portera pas d'habillements d'hommes, et un homme ne mettra point de vêtements de femmes ; car quiconque fait ces choses est en abomination à l'Eternel, ton Dieu” - or le travestissement est attesté à Venise en 1508, et il existait sans doute quelque temps auparavant. Pourquoi ces déguisements ? ...les méprises et quiproquos ont joué un grand rôle dans le Livre d'Esther : Esther cache au roi, elle aussi, ses origines judéennes; Mardochée connaît en secret certaines langues étrangères, comprenant ainsi Bigtan et Teresh évoquant ouvertement leur complot. Enfin, Haman suggère au roi comment rendre gloire à la personne que le roi veut honorer… il pense à lui-même, et ce fut Mardochée que l'on honora, Haman que l'on pendit... : "venahafo’h hou", “et le contraire se passa”...

     

    Cependant, en Orient, on ne se déguise pas. De nos jours, les villes israéliennes organisent des défilés de Pourim.

    VOIR DE BERNARD KOHN-LILIOM DIT COLLIGNON "LE PETIT LIVRE DES GRANDES FETES RELIGIEUSES" aux éditions du Bord de l'Eau (33 Lormont)

     

  • C'est la guerre

     

    Si d'aventure la guerre s'achève, je me marierai. Voici le parc d'Ifîmil, je ne sais pas qui peut encore s'y aventurer, je m'effondre sur un banc, j'éprouve les mêmes sensations que pendant ma dernière ivresse (il y a si longtemps), la pierre sous mes fesses est ébréchée mais tient bon ; devant moi les troncs d'arbres brisés devant moi font de l'allée centrale un véritable parcours du combattant, personne ne prend garde à moi, Motché compte encore hélas six cent mille habitants. Avec ma femme (si j'en réchappais) j'échangerais des phrases sur le temps, sur la poésie de Nudjaym – un tract à mes pieds, coincé dans les rameaux, parle justement de “la renaissance des poètes”, alors que se déclenche une offensive là bas en bordure.

     

    Je gagne la sortie nord où le chien m'a précédé, j'atteins une terrasse intacte où je commande un gâteau, du champagne : “C'est gratuit, on se casse !” - une trentaine d'intellectuels hommes et femmes devisent verre en main, confrontent leurs traductions ; je suis agrippé par un vieillard à la braguette douteuse qui me déclame du latin, du grec et du syriaque, m'emmène chez lui dans une longue voiture de luxe en fin de course, me montre des rayonnages entiers d'antiquités védiques et juives, il me fait boire, en vrai, avec de l'alcool. Nous lisons face à face en hébreu, les lignes dansent et nos mains frémissent, nous ne parvenons pas à nous accorder sur une définition de la poésie.

     

    La proximité de la mort le rend éloquent. La mort fausse tout. Je le quitte sans avoir lu la carte qu'il m'a glissée dans la main, et, dans la rue, me fais presque faucher par un tir de roquette qui pulvérise un banc public en bois. Je sens à présent que mon but est de boire. Je retourne frapper chez l'Italien marchand de grains. C'est un Noir qui me montre du pouce un écriteau, en arabe et en italien : “Chiuso la domenica”. “Prends la rue, première impasse, dernière maison. Deux issues.” Il me dit encore que je suis célèbre, non pour mes qualités guerrières, mais pour ma manie de tirer dans les murs pour éviter de faire mon devoir. “Aucun devoir” lui dis-je. “Ton amitié avec Paziols” dit-il “a fait le tour des cours de casernes. Tu es célèbre ! Un peu. Parfois.” Je fais observer que pour le moment personne ne nous tire dessus. “Les Blancs peuvent bien ne pas tirer!” Il se met à pleuvoir.Passage.JPG

     

    Je dis : “Les Blancs ?” Je le regarde de travers et nous nous taisons. “Ils ont relâché les enfants des écoles pour la pluie ? - Les enfants des écoles ?” A son tour de me regarder de travers. Et puis, sous la pluie, nous entendons une clameur. Cela prend dans toute la ville, c'est immense, c'est dans notre dos. Nous nous mettons à courir, la pluie détrempe nos vêtements. Très vite, passées les rues désertes près du rempart, nous débouchons sur une vaste artère où défilent des

     

    automitrailleuses. Une foule très dense applaudit sur les trottoirs, devant les ruines d'immeubles. Ils scandent : “Ot-gom ! Ot-gom !” - Dinzeb'bouk, dis-je au Nègre, “je l'aurais parié : les Yahouds envahissent MOTCHE. - Interviennent rectifie le Noir qui me crie dans l'oreille en contournant une rangée de vieilles grasses. Les véhicules tournent au bout de l'avenue. On tire en l'air. Le drapeau jusqu'ici tant maudit flotte sur tout ce qui peut le porter. Alors, la Conférence de Paix est sans objet...! - à moins qu'elle n'ait atteint son but, et que l'occupation des Yahouds n'en soit une des clauses.

     

    A la télévision dans un café, j'apprends qu'il n'y a rien de plus exact ; Otgom annexe tout le sud du pays. La paix s'est abattue comme un faucon. Des manifestants crient leur joie en courant, doigts en V – que savent-ils de l'alphabet latin ces culs-terreux ? Une rafale en couche trois, d'autres s'enfuient en glapissant. Il y a même des avions – des avions ! - qui tracent dans le ciel couvert une belle étoile à six branches. Hadjian saute en marche d'une automitrailleuse retardataire et me serre dans ses bras. Je ne le reconnais pas, il a des cicatrices autour des yeux. Il serre la main du Noir, se présente, la foule se disperse lentement.

     

    Nous remontons tous les trois l'avenue à contre-courant sous les troncs de palmiers décapités. Les deux hommes discutent, je reste en arrière, des magasins rouvrent, le temps passe à grande vitesse, les Pompes Funèbres demeurent fermées. Plus haut quatre paras de la Ligue des Frères (?) bâtissent mollement un semblant de barricade en pierres encore humides. Je reconnais mon fils sous l'uniforme, à l'extrême droite du groupe, les trois autres ont disparu, je veux rester près de mon fils : “As-tu fait tes devoirs ?” Il comprend mal la plaisanterie, me braque, puis baisse son arme : “C'est la guerre.” Je reconnais bien là ce sens héréditaire de la formule.

     

    Je me suis assis sur une chaise en pleine rue, les dernières gouttes ne mouillent pas. Je fais remarquer à tout hasard qu'il n'est plus vraiment temps d'ériger même un embryon de barricade. “Et alors ?” gueule mon fils. Je lui dis “mettons que je n'aie rien dit.” Des rafales éclatent encore en ville basse. Une musique passe par d'improbables haut-parleurs, on scande “paix” en arabe, Salam, Salam, les noms des dirigeants aussi, de tous bords. “Pour qui te bats-tu à présent ? - Je n'ai jamais varié, Papa.” Hadjian et le Nègre sont revenus de la boutique italienne, couverts jusqu'aux épaules de chapelets de saucisse de porc : “Pour une fois !” bégaie Hadjian. “Pour une fois !” Le Noir a chipé un énorme transistor : “Les membres de la Conférence Internationale viennent de se voir signifier leur congé ; ils seront réexpédiés sur Mësëlë par le prochain avion militaire” - des “avions militaires”, il n'en est jamais autant passé sur nos têtes. Ciel changeant, carillons catholiques, un muezzin se fait descendre à trois maisons de nous du haut de son minaret. “Où est la bibliothèque ? - Elle a brûlé Papa, vraiment brûlé ! Où t'enfuis-tu ? - Je vais retrouver Paziols, ma caserne jaune, tout ça ! - Tout ça ?” Je lui réponds je ne sais quoi dans l'explosion d'une porte – je me suis jeté par terre, puis relevé à la course vers les rues du centre que je devine à cette heure congestionné d'humains.

     

    Plus on en tue plus il en reste. J'espère de tout cœur que l'armée des Yahouds va se lancer à la conquête pour que je puisse piller les caves.

     

  • Sue, et tonne

     

    Certains livres antiques sont sacrifiés : une lecture par an, ce qui ôte tout le charme. Actuellement, je lis des songes concernant la vie d’Auguste. Quelqu’un en songe a touché ses lèvres  de ses doigts, et les a reportées sur ses lèvres à lui. On tenait compte alors de ces sottises. Les songes ne me semblent plus avoir pour signification que l’imaginaire, la beauté ou la monotonie de la chose. Je vis alors enfin dans un monde où l’action est possible, où le voyage existe en permanence. J’ai si peu vécu comme j’aurais souhaité : loin de tous, dans un hôtel. M. Ciceron, en accompagnant au Capitole C. César – et de tels hommes ont existé ! que dirait-on, comment ne poufferait-on pas, en parlant d’un Jack Lang, ce bouffon, accompagnant  Mitterrand  à Notre-Dame ?

     

    Mitterrand, bien plus moine que César… - racontait à ses amis ce songe de sa nuit dernière : qu’y a-t-il de plus fastidieux que ces songes que m’inflige régulièrement ma femme au petit-déjeuner… Du coup je lui inflige les miens ; c’est en imitation de ces peuplades où chacun se raconte ses rêves au réveil, dans les hautes montagnes du Yunnan, je pense… Je suis le seul à pouvoir interpréter mes songes. Ils sont très sombres, avec maints couloirs, souterrains. …il avait vu un enfant aux traits nobles – je pars de tout, me disperse, en véritable sous-Montaigne, admirant la richesse de visage de ces petits rats de l’Opéra, de huit à douze ans, si murs déjà, si émouvants, au-delà de tout caressisme, capable de si bien s’exprimer, pris par la caméra, n’y songeant plus, pas cabots, si immensément attachants, garçons compris… « Il n’y en a que pour le foot ! » disait l’un d’eux à propos des cours de récréation…

     

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    Ô la brutalité des connards de base… descendre du ciel suspendu à une chaîne d’or… C’est ce qu’ils semblent toujours faire, tant on leur apprend à se sentir artistes, brillants, généreux, jamais prétentieux car conscients de tant de fatigues… Cet instant prodigieux où ils ne sont pas encore atteints des stigmates vicieux de l’adolescence, déjà aimant, pas encore humides et branlants… Ici un instant de rêverie… Je ne dois pas renier les sécrétions glandulaires… Tout sera détruit par le prochain assaut des barbaries… s’arrêter devant les portes du Capiole – dans sa grande sagesse, mon ordinateur, mes doigts,avaient écrit « Capotile » : on rirait bien du Capotile… Ces songes reconstitués après coup ! et la société en ces temps si lointains, si entachés de superstitions, fonctionnait tout de même… N’était-ce pas dangereux de traîner son existence parmi ces fanatiques susceptibles de basculer dans la panique au moindre faux présage ? Il était bien plus périlleux de se mouvoir parmi ces hommes-là qu’à l’heure actuelle. Il n’y avait ni police, ni administration dignes de ce nom, ll ne fallait que se débrouiller et surtout, surtout, s’être parfaitement intégré à un groupe.

     

    Que se passa-t-il ? J’ignore les relations de Suétone avec le pouvoir.  S’il rapportait cela pour flatter, ou avec l’indifférence d’un simple rapporteur. « Suétone, penseur ? » est un titre de paragraphe ; visiblement l’auteur en doutait. Hérodote croyait en des comptes de bonne femme de bien pire acabit. …et là recevoir un fouet des mains de Jupiter… Voilà qui est original. Pour une fois. J’expliquai à Scherer ce qu’était le verbe « fustiger ». Cela vous a un petit air biblique, ou pharaonique. Le droit de fouetter. La symbolique fécondante du fouet. L’orbe décrit par la mèche. Or, un moment après, voyant soudain Auguste – qui n’était qu’Octave, boiteux de 18 ans – je suppose qu’il reconnut l’enfant, que la plupart ne connaissaient pas encore, je pressens la suite dans toute son consternant conformisme.

     

    Jamais je n’ai reconnu quelqu’un que j’aurais vu précédemment en rêve. Des lieux, si. Des ambiances de lieux : souterrains à franchir, chambres défaites, et parfois au réveil ce sont d’autres lieux, très proches, qui viennent compléter ceux-là… Mais d’humains, jamais. Surtout des « femmes de mes rêves ». Les femmes s’éloignent, je n’en vois plus. Elles me sont désormais devenues totalement invisibles, inaccessibles. Claire Sarpande, qui m’eût plu, habite à Metz. La Gière, avec notre coup de foudre réciproque, est venue, m’a cru attaché à ma femme et s’est enfuie. Pourtant nous riions d’aise en nous adressant l’un à l’autre. Tout pouvait parfaitement s’adapter, hormis l’emploi du temps… et que son oncle César avait fait venir au sacrifice – à titre de camillus, je suppose, qui est une espèce d’enfant de chœur, hâtons-nous vers la fin de cette phrase prétexte comme une robe, il affirma que c’était précisément lui qu’il avait vu apparaître durant son sommeil. On les voit venir de loin, vos chutes, auteurs anciens. Nulle trace de ce songe dans les écrits sur Cicéron. Mon Grimal me rase considérablement, tout de Grimal qu’il soit, tout souligné artificiellement par moi qu’il soit…

     

    60 04 12

     

    Près de 7 ans se sont écoulés. Suétone se lit aussi en édition bilingue. Nous en sommes à l'épouvantable et monotone énumération des crimes de Caligula. Nous ignorons la cause de tant de cruautés. « Il obligeait les père (parentes) à contempler l'exécution de leurs fils. » Nous frémissons sans oser nous représenter nos ravages, si nous devions nous trouver en de telles circonstances. Nous deviendrions fous à tout jamais, car même la vengeance à son tour le plus atroce ne nous rassasierait pas. « Comme l'un d'eux alléguait qu'il était malade, il lui envoya sa litière ». C'eût été une insulte supplémentaire de refuser la propre litière de l'empereur. Le père de famille risquait non seulement son propre supplice, mais l'aggravation de ceux de son fils. « Au retour même de l'exécution, il en invita un autre à sa table et déploya toute sa bonne humeur pour le faire rire et plaisanter ».