Proullaud296

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  • Fragment d'histoire mondiale

     

    Revenons au concret, qui est notre point d'appui d'action : Globalement, le groupe Aditya Birla est : 

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    Un groupe du secteur des métaux, parmi les fabricants les plus rentables au monde d'aluminium et de cuivre. Hindalco-Novelis est la plus grande entreprise en laminage d'aluminium. C'est l'un des plus grands producteurs d'aluminium primaire en Asie, avec la plus grande fonderie de cuivre en un seul lieu 

     

     

     

    Nous devons ces renseignements à Wikipédia. 400 milliards de dollars US, cela compte, cela donne du travail, cela pollue sans doute sans scrupules. Notre livre date des années 70. L'Inde est en pleine croissance, fortement inégalitaire. Dans l'incapacité où nous sommes de mener à bien le moindre raisonnement concret, nous nous rabattons sur la métaphysique et la philosophie dite d' « effarement » : un émerveillement effrayé sur les mécanismes obscurs du monde, menant à la parole, « effaré » signifiant paradoxalement « privé de parole ». Nous ne faisons plus que décrire, ce que peuvent nous reprocher certaines personnalités progressistes. Mais notre incapacité à lutter, ou plus exactement, plus vaniteusement, notre incapacité à vaincre, à nous en tirer avec les honneurs, nous entraîne dans les sentiers aveuglants de la pensée généralisatrice, dite « abstraite », où nous ne sommes pas plus capables de nous diriger : soit la lutte mécanique, soit la progression à l'aveuglette, et la même soumission au néant, mort obscure ou mort lumineuse.

     

    Que faire ? Chto sdiélatch ? disait Lénine. Que faire, non en général, mais maintenant ? Tout dépend : a-t-il utilisé la forme générale, diélatch, ou la forme préfixale déterminée ? À l'ouvrage : ces industriels « possèdent la majeure partie des moyens de production de leur pays », et l'on ne voit pas comment il pourrait en être autrement - « et, de ce fait, accaparent l'essentiel des ressources nationales ». Notre auteur, Pierre Thibault, semble le déplorer. Il est conservateur, profère des énormités comme le « goût de l'effort personnel » devant immanquablement provoquer l'essor enfin du Tiers Monde, mais profondément démocrate. Il se montre bien renseigné : « En Colombie, 2,6 % de la population absorbe 40 % du revenu national ».

     

    Leur accaparement concerne donc non seulement les moyens de production, mais aussi la consommation. Ce qui est logique dans une perspective capitaliste, mais ne satisfait pas les penchants humanistes. Nous retombons toujours sur les schémas dualistes ; « au Gabon, 1 % de cette population dispose même de 56 % de ce revenu ». Qui dit consommation dit revenu, bien sûr. Nos premiers pas dans les considérations économiques (faisant partie malgré ses adorateurs des sciences modestement humaines) nous haussent au niveau d'un lycéen de seconde. Macte animo, generose puer ! « au détriment de la masse des producteurs réels (fermiers principalement) ; » lesquels ne pourraient vivre en autarcie, sans système d'échanges, sans transports par exemples, ou sans commanditaires, lesquels imposent souvent la monoculture.

     

    Nous nous demandons alors : quand aurons-nous fini de passer notre bac ? de nous émerveiller (voir plus haut) devant les rouages les plus élémentaires du monde ? Devant l'alphabet ? Préférant toujours amorcer une infinité de choses, plutôt que d'en mener une seule à bout ? Fascinés par l'eschatologie, qui est méditation sur l'origine et la fin, la naissance et la mort, donc la finalité ? C'est finalement très commode : ignorer d'où l'on vient, où l'on va, quel beau prétexte pour ne rien

     

    faire. Ou alors, aider les autres à survivre et comprendre : puisque l'auteur déplore les inégalités ! « le revenu de ces derniers (les fermiers), déjà réduits par des impôts trop lourds et fort souvent par de mauvaises récoltes, est en outre fréquemment hypothéqué plusieurs années à l'avance du fait de la lourdeur exorbitante du loyer de l'argent », entendez des intérêts. Les capitalistes, fonciers ou industriels, ont-ils besoin de ces impôts pour investir ? Une répartition plus équitable entraverait-elle pas la croissance ? Faut-il croître, ou stagner dans le bonheur ? Devons-nous construire, ou brouter ?

     

    Et si nous construisons, pourquoi ? Et si nous ne faisons que jouir sans progresser, serons-nous heureux, serons-nous acomplis ? devons-nous absolument aboutir quelque part, et plus haut ? Est-ce qu'il ne fait pas partie de notre nature humaine de vouloir progresser ? Vers un point x ? vers (tant pis, j'ose) Dieu ? Ô les jolis cubes coloriés que voilà ! Et nous critiquerions Le puzzle philosophique ? À septante ans moins deux, notre héros tentait ses premiers pas dans le raisonnement ! Vieillard en couches-culottes ! Car le rire est aussi un but, et le propre de l'homme ainsi qu'on nous le rabâche : rire, progrès, raison ; c'est une trinité. « Pratiqués dans tous les pays du Tiers-Monde, les prêts usuraires, calculés sur la base d'intérêts composés » (ne pas se gêner...) « atteignent des teux variant entre 35 et 75 % dans l'Union indienne » : est-ce encore le cas ?

     

    Faisons-nous reculer l'injustice ? Complétons la trinité par le sens de la justice.

     

  • Je fais mon petit avantageux...

     

    Lorsque sa mère est morte, tous les collègues et moi-même voulions assister aux funérailles ; ce connard de Sellong... Il y avait là-bas un directeur adjoint de grande qualité, dont j'ai tout oublié, tant il était souple et bon, humaniste. Je ne me souviens hélas que de ce connard (je persiste et je signe) de Sellong, juste capable de masquer de la main ses appréciations, « que je n'ai pas besoin de connaître », avant de me faire signer ma feuille de notation. Si vous saviez tout ce qu'on peut forcer à faire, quand on est un petit maître auxiliaire tout jeune et tout frais. Il m'engueulait, le Sellong, de ne m'être pas présenté après cinq semaines de grève de la SNCF – trente-cinq jours d'absence tout de même : « On n'entre pas dans mon établissement comme dans un moulin ». Qui refuse que j'aille, j'y reviens, aux obsèques de Mme Dudon : « Je ne vais pas, ricanait-il, mettre un panneau sur mon établissement fermé pour cause d'enterrement ». Froid, sec, péteux, petite moustache, excessivement veule, comme tout chef d'établissement qui se respecte...

     

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    Je me trouvais dans la salle aux ordinateurs. Derrière moi, huit femmes, mon métier étant féminisé à mort. Ce grand fendard de Carfini entre dans mon dos. Il sexe-clame niaisement : « Ouh là là ! Huit femmes ! » J'hésitais entre plusieurs formulations : « Qu'est-ce que tu veux que ça me foute ? » me semblait grossier, “...que j'en fasse” : incorrect, car on n'emploie pas “en” pour des êtres animés - je me suis décidé à retardement pour un faiblard  “Qu'est-ce que tu veux que j'en aie à faire ?” - qui me permit tout de même de percevoir, sorti des minces lèvres d'une de nos pimbêches : “Si c'est pas malheureux d'entendre ça...” La pimbêche en question filait paraît-il le parfait amour avec le nommé Carfini. Elle avait une tête de faux-jeton typiquement féminine. Bonne chance, Carfini...

     

    Je me suis toujours demandé comment une si belle femme à l'air si chafouin, si vicieux, pouvait avoir besoin de faire l'amour avec un homme, alors qu'il était si clairement lisible sur son visage que trois branlettes par jour devaient pourtant largement lui suffire... Je m'avisai trop tard, plusieurs semaines après, que j'eusse pu donner libre cours à ma grossièreté en m'exclamant: “Et alors ? Faut qu'je bande ?” Au moins, c'eût été drôle... enfin... Ou mieux encore : « Eh bien quoi ! Huit femmes et huit chaises, ça ne fait jamais que seize meubles ! » Mentionner Rinaud, qui tenait absolument à faire prononcer son prénom à l'anglo-saxonne, Braïce, au lieu de Brice (nous étions bien avant Dujardin) : Zinnia, collègue de géographie au long nez en couteau, lui fit observer que nous n'étions pas en Angleterre, et maintint sa prononciation à la française.

     

    Sur quoi, renchérissant moi-même, je m'appliquai quelque temps à prononcer son patronyme à l'anglaise : « Raïnowd ». Je fus le seul à trouver ça drôle. C'était d'ailleurs souvent le cas... Il m'en revient de plus en plus : Bossuet (« Monseigneur », évidemment), dont j'ai défoncé le pied d'un coup de talon pour m'avoir décerné je ne sais plus quel adjectif (de nos jours, cela me vaudrait trois jours de garde à vue sans pisser) ; son père est venu. C'est le fils qui s'est pris la raclée du siècle à la maison, parce que j'avais demandé de mon ton le plus patelin à son père : « Dites-moi, M. Bossuet, quelle est donc la profession de votre femme ? -Secrétaire, pourquoi donc ? - Parce que dans mes cours j'entends sans cesse votre fils s'exclamer « Putain de ta mère ! » - alors je me posais des questions... » Je crois que le fils Bossuet n'a pas pu s'assoir de quinze jours pleins.

     

    Le même, parlant à tout propos de « sodomie » en cours de musique, ce qui malgré Saint-Saëns n'a qu'un rapport lointain avec la matière, se vit infliger une rédaction sur ce même thème, afin de bien évacuer, une bonne fois, cette obsession. Nous nous sommes passé entre nous en salle des profs un torchon rédigé dans un français infâme truffé de fautes d'orthographe (l'émotion sans doute) sur la sodomie, d'où il ressortait qu'une telle pratique, après tout, pouvait apporter un certain renouvellement dans la vie conjugale, et contribuer à son équilibre...

     

     

     

     

     

    Garçons turbulents indifférents, à peu près beaux

     

    St-Léon (2012/ 2013) Lemanche, Denousautres, Méditerra, qui répétait son nom dans une extatique litanie, Rédora (qui réussit à se faire lever une punition, sa mère étant venue m'agiter ses bijoux et ses nichons sous le nez).

     

     

     

    Garçons turbulents, et que je n'aime pas

     

    Bouillon des Champs, noir, à qui j'ai fait ranger « ce torchon » (le drapeau américain) (c'était la guerre du Vietnam) (on m'en a beaucoup admiré). L'épicier arabe m'appelait « chef ». Moi, jamais je n'oserais appeler qui qui ce soit « chef » (malgré mon gendre qui m'a dit que tous « ces gens-là » nommaient « chef » les personnes qui leur semblaient sympa). Il m'a toujours semblé à moi que c'est l'expression du plus grand mépris, et il m'est arrivé si souvent de prendre publiquement des airs de chien battu que je me demande pourquoi les autres en ont ainsi profité, au lieu de m'avertir fermement de reprendre, sur les traits de mon visage, mes esprits et ma dignité.

     

  • Signification de Hanouccah

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    LE PETIT LIVRE DES GRANDES FETERS RELIGIEUSES - EDITIONS DU BORD DE L"EAU

     

    SIGNIFICATION DE HANOUCCAH

     

    Cette fête, de la “re-dédication” (du temple), symbolise la victoire sur les ténèbres. Mais elle a trop souvent tendance, aux yeux des traditionalistes, à se substituer à celle de Noël, pour les enfants qui vivent dans un milieu chrétien. C'est aussi en raison de cette proximité dans le calendrier qu'elle est bien plus célébrée qu'autrefois... Cependant les familles hésitent à s'afficher comme juives en exposant la “hanoukia” sur le pas de leurs portes...

     

    Hanouccah est donc historiquement la première confrontation à une réelle menace d'absorption, d'assimilation d'ordre culturel. Ce n'est pas ici l'extermination, mais l'assimilation qui menaçait déjà en effet en ces époques antiques l'identité juive. Les Juifs s'étaient approprié tout un mode de vie exclusivement hellénique, afin de se faire accepter. La culture hellénique était le modèle dominant. Athènes célébrait la puissance du génie humain, la splendeur du corps, le plaisir des yeux, mais aussi la corruption. Si la famille sacerdotale des Macchabées ne s'était pas révoltée, incitant à prendre les armes, le judaïsme eût été en grand péril de disparaître.

     

    Aussi les petites lumières de la hanoukiah, dans leur isolement, symbolisent la communauté juive unie dans l'obscurité, au-delà des conflits, pour tenir tête à l'adversaire commun. Le Hallel (“chant de grâce”) manifeste la joie du peuple juif et sa reconnaissance envers les miracles de Dieu. Les Juifs n'auraient garde d'omettre, tous les ans, la célébration de Hanouccah. En effet, les docteurs de la Loi ont dit : “Si toutes les fêtes sont supprimées un jour, la fête de Hanouccah continuera à être célébrée avec joie dans nos maisons et nos cœurs seront illuminés par ses lumières.” Tandis que la ménorah s'allume à l’intérieur, et de jour, la hanoukia s'allume vers l'extérieur, et de nuit, depuis notre monde intérieur et spirituel vers le monde extérieur et matériel. Les flammes de Hanouccah évoquent la valeur morale, les sentiments nobles et constants que l'âme juive puise au sein de la Torah.

     

    C'est ainsi que depuis 165 avant l'ère commune, cette fête rend régulièrement hommage aux héroïques martyrs de la foi et de la culture juives : fête de la lutte contre l'assimilation, question toujours essentielle dans la conscience de la judéité : harmonie ou identité ? Dernièrement encore, les autorités éducatives d'Israël ont très mal pris l'initiative de certains lycéens, qui voulurent fêter Hanouccah en utilisant nombre de symboles chrétiens, pour faire plaisir à leurs camarades chrétiens. Aux États-Unis, certaines familles "mixtes" ou assimilées garnissent des Hanukkah bushes (buissons de Hanoukkah, bien proches des arbres de Noël...) et s'échangent des “happy choliday” avec le “het” de “hanouccah”, voire des “chrismukkah ») – aimons-nous tous, “Dieu reconnaîtra les siens...”