Proullaud296

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Retour sur Pessah

     

     

     

     

    PESSAH

     

    le passage” (par-dessus)(anglais : passover”) (français : la Pâque juive)

     

    -zmann hérouténou, “le temps de notre libération”.

     

    • hag ha matzot “fête des azymes”

     

     

     

    GENERALITES

    Chambre d'hôtel marseillaise.JPG


     

    Les fêtes de la Pessah sont également célébrées durant huit jours, à partir du 15 du mois de nissan. C'était également une fête “de pèlerinage” (à Jérusalem). Il s'agissait de fêter le printemps, au moment de récolter l'orge.

     

    Historiquement (même si l'Histoire demeure à ce sujet dubitative) et religieusement, Pessah commémore la sortie, pour le peuple hébreu, de son esclavage d'Egypte.

     

     

     

    DATES

     

    Le calcul de la date de Pessah reste primordial, car c'est d'après elle que l'on fixe la célébration de plusieurs fêtes.

     

    2011 : du 16 au 21 avril

     

    2012 : du 7 au 13 avril.

     

    En “galout” (terre d'exil), on célèbre cette fête avec une particulière intensité les deux premiers jours.

     

     

     

    LITURGIE

     

    A partir du second séder, on commence à compter sept semaines, à l'issue desquelles se célébrera la Pentecôte juive ou “Chavouoth”. On se rend quotidiennement à la synagogue, pour remercier Dieu de la libération accordée au peuple juif. L'assistance récite le hallel (“la louange”) : les Psaumes 113 à 118, le 114 évoquant en termes explicites la sortie d'Egypte, il y a environ 3500 ans. De plus en plus d'historiens remettent en cause l'existence réelle de cet épisode ; nous répondrons que depuis le temps qu'Israël célèbre Pessah, elle lui a en quelque sorte conféré une réalité interne, à tout le moins symbolique. Les dogmes de toutes les religions sont susceptibles d'interprétations variées. “Etre juif”, dit à peu près le philosophe Memmi, “c'est aussi partager en commun un certain imaginaire”, une certaine culture.

     

    Le Cantique des Cantiques fait également l'objet d'une lecture solennelle en raison de la célébration du printemps qui y figure. Dans les synagogues ashkénazes, le “yizkor, ou “office de commémoration », se lit en public le dernier jour de la fête.

     

    COUTUMES, FESTIVITES

     

    La Haggada (ensemble des textes rabbiniques, surtout palestiniens, fondés sur la Torah) rapporte les exégèses et les interprétations homilétiques des rabbins de l'Antiquité. C'est l'origine même de la vie littéraire juive. Elle relate cette miraculeuse délivrance ; c'est le manuscrit le plus abondamment recopié, reproduit à travers les âges. Ce récit constitue en effet le fondement de la conscience juive. C'est une fête familiale, autour d'une table abondamment servie ; tous les convives tient à disposer d'un texte sacré bien à lui, afin de participer activement au rite.

     

    Afin que le repas du séder soit préparé de façon rituelle, chaque membre de la famille se livre à une minutieuse recherche à travers la maison ou l'appartement : il ne doit pas y subsister la moindre parcelle de levain, d'où un nettoyage complet (certains dissimulent les miettes dans dix sachets de papier – que les enfants doivent retrouver !) Ces débris peuvent être détruits, voire fictivement vendus à un non-juif... Il est parfaitement permis de consommer du riz, quoique les juifs marocains, traditionnellement, s'en abstiennent. Les ustensiles de cuisine en contact avec le haméts devront être “cachérisés” - par l'eau bouillante ou par le feu. Pour les resquilleurs : il ne suffit pas d'aller habiter pendant la fête à l'hôtel ou chez des non-croyants... Les obligations de Pessah ne sont levées que si l'on est absent de chez soi depuis au moins trente jours !

     

    La famille dispose au milieu de la table une coupe de vin, sur laquelle on récite la bénédiction du kiddouch ; elle est appelée “coupe d'Elie”, le prophète, précurseur du Messie, étant censé venir participer à cette purification de la maison. Personne ne verrouille la porte, pour accueillir celui qui se présentera : “Celui qui a faim”, disait-on en Tunisie, “qu'il vienne”. Tout un scénario immuable pourra alors se dérouler, en quinze étapes ou “montées”, scandées par quinze psaumes. Comme il est particulièrement détaillé, mieux vaut se procurer un exemplaire du Choul'hane aroukh (“la table dressée”), qui résume l'ensemble des prescriptions, que l'on trouve dans toutes les librairies juives.

     

    Toute nourriture comportant du levain est appelée “hamets” (pain, gâteaux, pâtes alimentaires) ; en effet, le soir de l'Exode, aucune famille n'avait eu le temps de faire lever le pain que chacune se cuisait personnellement, mais emporta la préparation telle quelle, sans adjonction de levain. On ne doit donc pas en consommer durant les huit jours de Pessah.

     

    Noter que les fils aînés, ainsi que tous ceux qui veulent les rejoindre dans cette coutume, doivent jeûner en souvenir de la tristesse provoquée par la mort des premiers-nés d'Egypte, dernière des plaies du même nom, après laquelle Pharaon autorisa, bien malgré lui, les Hébreux à quitter leur terre d'exil.

     

  • Mon protecteur est un serial killer

     

    Je lui oppose le massacre de Longrupt, perpétré par PAZIOLS. Elle dit que c'est un de plus. Je dis : « Massacre de civils. Par un fou que je connais.  - Je ne tiens pas compte des massacres privés ; qui parle de cela ? » Je lui fais tenir le vieux journal que je conserve dans un tiroir. Il passe, inaperçu, dans ses mains au henné. Je suis le seul encore à me pencher sur le sort du meurtrier blond, à soupeser la terreur de son acte. Abinaya demande posément comment je l'ai connu. Je brode. Je ne suis pas si réservé qu'on croit. Quand elle est repartie, des tirs nourris écrasent les Quartiers de l'est, c'est à présent que je n'y suis plus, j'envie nos héros qui meurent glorieusement.

     

    Je me suis renfoncé au cœur des pièces intactes. Sur un sofa obscur je repasse ces jours si richement exposés, si brefs ; j'ai plus connu d'humanité qu'en neuf mois de lectures. J'entends encore étouffés par les pièces intermédiaires le tir déchirant des canons de montagne, je pense à la Zurichoise paralysée dans sa chambre d'hôtel. Il faut pourtant que je retourne parmi les hommes. Et je rêve aussi d'un pays rasé ; un vaste parking. Tous les matins la population serait conviée à l'exercice. Paziols me bat froid ; il fait irruption au Palais, il est véritablement devenu fou : il croit à l'action.

     

    Le voilà qui m'entraîne en ville. J'avais juré que non. Sur le ventre il tient son pistolet-mitrailleur constamment braqué. Je sais qu'il existe des guerriers qui baisent. Il veut tirer la couverture à lui. Il compte sur le meurtre, comme il est naturel (fondation d'une secte de haschischichin?) Il expose son projet avec sérieux. Il cite Spinoza. « Depuis le temps qu'ils m'appellent Paziols-le-Fou ! » J'ai connu cela : je vidais mon chargeur sur les chèvres. Cette nuit, des appels terribles m'ont réveillé : mon Père mort – me réclamait. C'était un rêve. Sur les quais les canons s'échangent de grosses merdes d'acier. Je retourne à l'abri. La vie devient sérieuse. Ne pas oublier que tout bilan se dérègle à le faire.

     

    Je reviens à ma peau ; voilà une bonne résolution. Je commande un plan neuf de la ville à ma domesticité : qu'ils me tracent exactement les délimitations de zones – j'en ferai photocopie pour Abinaya. Quant ils me le remettent, mes chaouchs ont tracé à l'ouest un grand « quartier des fous », tenu par Hamri « le Rouge », l'ancien Directeur de l'asile de Damas. Mais moi, j'ai Paziols. Plus au nord, l'hôtel de Touled et ses « moslims » loqueteux ; au sud-est, le quartier chic aux avenues blanches : Palais Présidentiel, Hôpital où mourut mon père. Il m'est apparu désormais, il me parle : je comprends mal qu'il soit resté alerte aussi longtemps qu'il ait vécu, tirant les cartes et composant d'inquiétants aphorismes ; depuis qu'il a disparu (je n'ai pas vu son corps) il vient de nuit, sous un bonnet à la Daumier, portant des couches anti-énurésiques.

     

    Façade et ombre.JPG

    Il me paraît plus sensé encore. Paziols, c'est vrai, me plaît davantage. Mais il est creux. Mystérieux aussi, comme l'action, comme le meurtre, le meurtre seule action possible. Tuer des membres de sa famille..., des gamins de village... - quel enfantillage ! Il y a mieux à faire : « Paziols! - Me voici ! “Que penses-tu des factions de Motché ? - Tous terroristes ; quand je les aurai tous dézingués je reviendrai chez moi. Tuer pour la guerre : pas de mérite ! Ça gâche le métier... Le meurtre est affaire de famille.” Comment m'y retrouver. Mourir pour la patrie est un si digne sort / Qu'on briguerait en foule une si bell e mort / Mille l'ont déjà fait, mille pourraient le faire / Mais contre un autre soi tourner son propre fer ... - je voudrais citer tous ces vers où j'apprends, ironie ! qu'il est plus noble de tuer les siens que ses ennemis - “amoureux de Paziols” ? Quel excès... Nous ne voulons rien compromettre, lui et moi – je l'entreprends sur la morale, pour la forme.

     

    - J'ai tiré au hasard, dit-il ; les uns de ma famille, les autres non. Il m'apporte de vieux journaux : “Qui parle encore de moi ? ...je sortirai en ton nom du Palais. Passe-moi la liste, pour les courses.” Il trouve encore à manger. Je fouille dans son filet, à la recherche d'une tête,d 'un genou. Cela nous fait éclater de rire. “Pour qui travailles-tu, Paziols ? - Pour Hamri. - Mais tu restes à l'est, avec moi ! - Je traverse tout ce que je veux.” Il me dit que la veille il a repéré un touriste : il se baladait les mains dans les poches et la gueule en l'air. Tout le monde le voyait. “Personne n'a visé. Trois Arabes l'ont cerné. Il répondait par des vannes, il ne sortait même pas ses mains de ses poches. A la fin il s'est pris un coup de crosse, alors il s'est dégagé, il a saisi un canon de revolver à main nue, le coup lui est parti dans la paume, il a chouré le pistolet, il a flingué tout le monde, il s'est barré par un trou de mur, il a rejoint des miliciens qui le couvraient en rafales, à tout hasard - “et c'est comme ça qu'il a choisi son camp” dit Paziols. Le lendemain j'apprends que cet homme s'est réfugié dans le nord du pays, près de Louqsoum – ici Paziols s'embrouille, jamais il ne m'avait autant parlé, bientôt c'est moi qui lui demanderai de ne plus se confier.

     

    A la télé de fausses grosses blondes damascènes agitent leurs seins sous des bonnets résille. Paziols et moi fumons devant l'écran comme un vieux couple, il ne quitte pas son PM.sur ses genoux Tous les matins il part à la guerre comme au boulot. Le soir, il pend son casque à la patère et me lance : “Qu'est-ce qu'il y a pour dîner ce soir, chérie ?“ Je le soupçonne de me tromper. “Mais non” dit le tueur. Le lendemain il m'apporte des fleurs dans une douille – et un gâteau – un gâteau! - puis il m'équipe : “Tu ne descendras pas la colline comme la première fois, les bras ouverts, les mains percées. Je vais te donner une arme définitive. Prends-en soin. “ Je me force à rire : tant de simplicité !

     

    Paziols cligne de l'œil : “Attends.” Il porte sur lui, dans une poche intérieure de treillis, toutes les photographies de ses victimes. “Quelques jours avant le drame”, dit l'article. Ce sont des

     

    enfants qui, ayant joué, pourrissent ; des vieux, qui n'avaient plus grand-chose à faire , des gros ; un instituteur, une mariée : “Ma sœur”, dit Paziols. Je lui demande s'il retournera là-bas, dans les Vosges ; il me répond qu'il n'a plus personne à tuer. Que les Druses sont descendus occuper le village, qu'ils tirent à vue – les Druses ? ...il déménage. “Il n'y a plus un insecte vivant.” Je redemande les photos, trop vite vues, je fouille les regards - désespérément creux - où je cherche en vain la peur.

     

    ILS SONT MECONNAISSABLES. Et je ne peux connaître les gens qu'à travers leur peur.

     

  • Pline le Jeune

     

    Pline le Jeune fait partie de ces auteurs que personne ne lit plus, sauf les Italiens, pour qui le latin reste obligatoire. Il écrivit des livres de lettres, parmi lesquelles, dans le 9e, à son ami Calestrius Tiro, celle qui vient en cinquième position, intitulée par les traducteurs "Le tact dans l'administration". Il s'agit de celle de toute une province, et non de ces amoncellements de paperasses obstruant toute forme de raisonnement. "Vous êtes dans la bonne voie", écrit-il, Egregie facis, (car je m'informe, ajoute l'auteur) et vous devez continuer à relever votre justice aux yeux des gens de votre province à force de tact." La distinction de Pline est évidente. Il n'en demeure pas moins qu'en latin, comme en hébreu contemporain, tout le monde se tutoyait, du haut en bas de la hiérarchie sociale.

     

    Le tact correspond en latin à humanitate ; ces mots impliquent le respect du justiciable. "Ce tact consiste principalement (praecipua pars est) à lier amitié avec tout ce qu'il y a d'honorable et à s'attirer l'affection des petits sans cesser en même temps d'être agréable aux grands." C'est une devise de grand seigneur. L'amitié s'entend de la reconnaissance mutuelle à l'intérieur d'une même caste ; il y a les gens distingués, puis les "petits", les minoribus, qui n'auront le droit que de manifester leur "affection". Car les gens du peuple sont bien humbles, ils aiment, avec reconnaissance, mais on ne saurait les tirer de leur place en leur accordant une considération excessive.

     

    L'organisation sociale est donc légitime, cependant, nous ne devons pas montrer d'attachement aux classes inférieures. Soyons bons avec les animaux. Et pour notre part, ne blâmons pas trop vite, et demandons-nous quelle classe sociale nous évitons le plus possible. "Beaucoup, au contraire, ajoute Pline, craignant de trop accorder au désir d'être apprécié des puissants, se font une réputation de maladresse, sinisteritatis, et même de méchanceté." Ils ne veulent pas passer pour des flatteurs. Ce n'est donc pas l'humanitas, le tact, la mesure, le bon goût, qui les inspirent, mais la crainte de leur propre servilité. Montesquieu parlerait d'honneur aristocratique. L'honneur consiste à se faire apprécier par les Grands, mais par son mérite, non par les flatteries.

     

    Bouddhas comme à la parade.JPGC'est là toute une mesure, un idéal de noblesse, non seulement de titre, mais d'esprit. Nous sommes sous le règne de Trajan, l'un des meilleurs empereurs de Rome. Et si bien des hommes affichent une balourdise proche de l'agressivité envers leurs supérieurs, c'est qu'ils ne se sentent ni capables de ressentir, ni tenus de singer, les nobles sentiments ni les belles manières de ces derniers. Ils oscillent entre le haut et le bas. Ils sont moyens, ce qui est le plus inconfortable de tout. Ils sontjaloux. Ils prennent leur médiocrité pour du respect de soi-même, et se tournent vers le bas peuple, vers les vulgaires. Ils soutiennent les mauvais instincts du peuple, ils s'acoquinent avec ceux qui vdoudraient bien, justement, s'élever, vers la partie des petites gens qui prennent conscience des inégalités sociales. Ils appuient leurs revendications, non pas pour les élever, mais pour détruire la couche sociale actuellement supérieure, et lorsqu'ils les auront renversés, à supposer qu'ils y parviennent, les médiocres joueront les chefs, diront : "C'est moi qui vous ai sortis de là, et vous devez à présent m'obéir".

     

    Sans aller aussi loin dans les sous-entendus, Pline se contente de rappeler certaines règles de comportement, l'extérieur noble et distingué se communiquant aux âmes par une sorte de douce capillarité. Ce n'est pourtant pas difficile : imitez les Grands, reconnaissez votre médiocrité, tâchez de ne pas la montrer. "Ce défaut, vous en êtes bien éloigné, je le sais. Mais je ne puis m'empêcher de vous donner des éloges qui ressemblent à des avertissements (...)" - qu'est-ce à dire ? Pline possède-t-il un ascendant sur son ami ? Une quelconque autorité administrative ? Ressent-il un certain effort de la part de Calestrius Tiro ? "...sur ce que vous avez su si bien garder la mesure (eum modum) pour maintenir les différences qui séparent les classes et les dignités..." Insinue-t-il que tel n'aurait pu ne pas être le cas ?

     

    Ou mieux, que la corde raide est étroite en cet exercice d'équilibre, et qu'il ne faut jamais se relâcher d'un instant dans l'exercice de cet art difficile ? Ne faudrait-il pas dépasser l'injonction de caste, le perpétuel rappel de son propre rang - condition sine qua non de son maintien, pour faire de ces compliments l'encouragement même d'un compagnon de cordée à un autre, sur l'itinéraire escarpé de l'élévation ? "quand tout cela est confondu, bouleversé, mêlé, rien n'est plus inégal que cette inégalité même". Toujours se souvenir du dictateur Marius, qui se tourna vers les petits parce qu'il avait été humilié par les grands. Ceux-ci ne doivent pas mépriser les petites gens, mais ne doivent pas non plus, par leur attitude rogue, décourager les moins nobles d'entre eux.

     

    L'aristocratie doit se montrer solidaire, que l'on soit au sommet de l'échelle ou sur un échelon intermédiaire. Ainsi, l'échelle reste stable, la pyramide harmonieuse, la cordée solide, si l'on veut multiplier les métaphores. C'est toujours, en définitive, l'apologue de Ménénius Agrippa, la parabole des membres et de l'estomac : l'estomac nourrit les membres, qui travaillent pour alimenter l'estomac. Et tout est en ordre. Le peuple admet très bien l'inégalité, pourvu qu'elle ne s'accompagne pas de mépris ni n'arrogance. Il semble que le concept d'égalité, aequalitate, consiste bien moins en ce nivellement que proclament (sans y croire) les démagogues, qu'en un sentiment de dignité, de reconnaissance mutuelle : chaque barreau de l'échelle compte, la base soutient la pyramide sans en être écrasée. Les guerres civiles de Rome avaient tant bouleversé l'ordre social que l'édifice avait croulé. La puissance des grands veille sur l'égalité, garantit la dignité de tous. Mais c'est chose bien utopique.