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Egarements

02 03 2051
 
J'utilise dans une cour scolaire un téléphone public dont se servent les grands élèves. Le combiné a été utilisé sous forme de traitement de texte dans sa partie supérieure. Je l'ai employé, mais je ne saurais plus le refaire. Sous le regard narquois et sympathique des jeunes, je parviens à présélectionner un numéro, mais ne réussis qu'à soulever un combiné gris du plus ancien modèle. J'ai vue sur des toilettes avec lavabo blanc, à l'ancienne. Un employé de la mairie de X. Me répond, il a une voix de moustachu. Il me demande ce que je veux. Je dis : “Est-ce que vous pensez que je dois... et puis non c'est trop personnel” - en fait j'ai oublié sinon la question du moins sa pertinence. Je suis réveillé par un gigantesque éternuement d'Annie.
 
07 03
Dérivant sur une planche de surf avec Sonia et David, après avoir erré, heurtant ou évitant les épaves, nous nous dirigeons vers une île près du détroit de Gibraltar (Aldeboràn ?) Nosu y sommes bien accueillis, il y a de nombreux vacanciers et résidents. Sonia sera inscrite dans une école très aérée et propre. J'achète une résidence auprès d'un homme d'affaires gros et sévère 292 900 F. Puis pour détendre l'atmosphère je plaisante sur mon étourderie. Il m'aide à ramasser mes affaires vieilles et encombrantes (une vieille paire de baskets), et nous descendons au salon d'accueil en bavardant.
 
31 03 
Je pars en voyage seul en voiture vers la Dordogne. Une de mes dents a besoin d'être soignée. Je m'arrêterai chez le dentiste du petit village où je vais, j'y suis déjà allé. Mes parents m'approuvent avec bienveillance. J'attends à la queue pour avoir une communication téléphonique, puis m'avise qu'il y a des cabines en plein air. Elles sont toutes occupées, mais la voix de l'employé résonne : “Vire-moi la grosse là à gauche et prends le combiné”. Cette grande fille blonde pleure parce qu'elle attend un appel qui ne vient pas. Elle reste à côté de moi. Je dois téléphoner au 8 503 ou faire le code “Ecoutez”.
Au 8 503 une bande son me restitue une discussion entre hommes sur le statut du journalisme. Je veux appuyer sur les touches “Ecoutez” mais je reçois dans le doigt une assez forte décharge électrique. Le soir tombe. Les couleurs sont vives. Au lieu de faire un crochet par le Lot-et-Garonne pour mon dentiste, je poursuis mon voyage, je consulterai au retour. Ce voyage l'a été nécessaire parce que les deux jours précédents j'ai carrément oublié de faire mon dernier cours et dois m'en excuser auprès du proviseur.
 
01 04
Rougeurs.JPG
Nous sommes Annie et moi dans une maison de location comme à Oléron. Des représentants sonnent, nous ne voulons pas ouvrir. Ils s'installent patiemment au soleil sur des chaises de jardin. Petit à petit nous fermons soigneusement et silencieusement les fenêtres derrière les stores. Nous les regardons à travers une vitre mais ils ne nous devinent pas bien bien qu'ils regardent eux aussi. Je susi en voiture une petite femme, à qui je passe commande (elle conduit devant moi une camionnette de livraison à la portière ouverte). C'est une employée de McDonald's, elle me propose de repasser ma commande à l'intérieur mais je ne comprends pas, je paierai plus cher (quelqu'un lui dit que je suis enseignant, que je peux payer).
Ensuite elle essaie de me réparer une très vieille imprimante qui bouffe trop de papier à la fois. Elle est de Lège et ressemble à l'une de mes collègues prof d'anglais. Je lui dis que j'aimerais habiter sur le Bassin mais que ma femme tient beaucoup à sa maison de Mérignac. Elle semble dire que je suis velléitaire et que je n'obtiendrai ce que je veux que lorsque je serai un peu trop vieux. Elle est plus jeune que moi, mélange de raillerie et de sympathie – parce que je révèle mes faiblesses avec une franche naïveté.
 
Avril 2051
 
Je cherche non pas à mourir mais à acquérir une supériorité des pouvoirs de l'esprit qui me permette un jour ou l'autre, avant ou après ma mort, soit de dominer les circonstance matérielles de manière à les incorporer à quelque chose de plus grand, soit d'acquérir la volonté de les changer matériellement. Tous les efforts de ma vie peuvent se ramener à cela et se justifier à cela. 03 05 51
Je joue aux billes avec Le Pen, énorme, parfaitement reconnaissable. Partout des salons où l'on mange ou prend le thé, garnis de personnes très snobs et bien habillées. Je ne le suis pas. Il me fait jouer à une espèce de tric-trac : sur une carte de france, nous nous faisons face, le jeu consiste à dégotter une ou plusieurs billes, petites, compactes, d'acier, en tirant avec une de ses billes à soi, à l'aide d'un bâtonnet d'acier, court. Chaque rangée de billes est défendue par une espèce de boudin de tissu. Je suis très malhabile et envoie dinguer mes billes un peu partout. Les spectateurs se marrent mais sans hostilité.
Le Pen récupère deux billes dans un berceau de poupée. Il change sans arrêt le jeu de place, attend interminablement avant chaque tir, ne m'explique pas bien comment il faut s'y prendre, d'ailleurs ne joue pratiquement pas. En lançant mes billes avec le doigt, je parviens de plus en plus à tout lui démolir. Son aide change toujours le jeu de place, substitue une carte de l'Europe à une de la France. J'occupais en France le côté Pyrénées, lui, en Europe, le côté Arkhangelsk. Mais il fait enlever le tapis d'Europe, en plastique transparent, “par égard pour (sa ?] femme”. Cela devient de plus en plus long et pénible, le réveil sonne.
Un serviteur, au milieu d'une partie, est venu me remettre mes clés d'appartement et de voiture, que je croyais perdues.

Commentaires

  • "Ah, les p'tites femmes, les p'tites femmes de Paris..."

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