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  • Et on me traitait de ringard...

    Puisqu'ils veulent travailler, ces petits cons ! (il y a ceux qui veulent rester chez papa-maman, et ceux qui veulent tout de suite se libérer, « gagner du fric », comme les grands...) Comme aux Indes, comme au Guatemala ! au boulot les morpions ! À coups de pied dans le cul et que ça saute ! On aurait enfin des écoles qui marcheraient bien, avec du pognon (pas question de se faire engueuler pour quelques photocopies de trop comme dans certains établissements), et une spécialisation débouchant illico sur un emploi ! Et que de l'utile, pas de latin, pas de dessin, pas de musique – à moins que – tout est possible – une bonne étude de l'INSEE ne révèle que les cadres sont plus PERFORMANTS quand ils ont une bonne culture musicale ou picturale. ...Vosu ne voulez pas de patrons à l'école ? Vous ne voulez pas qu'on étudie l'énologie (j'écris comme ça exprès pour rectifier la prononciation) uniquement à Bordeaux et l'allemand seulement à Strasbourg ?

    Vous êtes des rêveurs, alors ? De toute façon j'entendais un jeune Allemand qui disait à une terrasse que ça ne servait à rien d'apprendre l'allemand, un vague patois sans doute, english is sufficient isn't it - mais qu'entends-je ? Vous avez autre chose à foutre que d'enseigner votre métier, votre expérience, à d'autres enfants ? Vous voulez conserver les profs ? Ces incapables, ces pédophiles ? Qui ne travaillent que 18 heures par semaine ? ...mais quelles 18 heures !... Au fait, digressons : vous savez qu'il y a des gens qui travaillent encore moins que nous : les artistes ! Deux heures par soirée, et encore ! Les jours où il y a spectacle ! « Ah mais ce n'est pas pareil ! Eux, ils répètent ! » Ben nous aussi on répète, connard. Chaque fois que j'ouvre un bouquin je travaille. Des bouquins que tu ne comprendrais même pas le titre comme disait Coluche. LE SINGE VERT EST VULGAIRE, SANS NECESSITE. ON N'EST PAS DES BŒUFS TOUT DE MEME ? 
    ON COMPREND SANS AVOIR BESOIN DE TOUTE CETTE VULGARITE. Justement, j'estime que tous les livres et articles qui traitent de ces questions-là sont trop gentils, trop douillets, ou trop ronron technique langue de bois, moi mon truc c'est le vulgaire t'es pas heureux tu poses la revue. Et cessez de croire que je me prends pour quelqu'un de drôle ou d'original. Je fais ce que j'ai envie, comme les gosses de tout à l'heure. Bref, vous voulez des profs. Je croyais qu'ils étaient immatures. Vous savez même ce que j'ai entendu ? « vous n'avez pas quitté la mère. - Pourquoi ? - Parce que vous êtes des profs qui racontez entre profs des histoires de profs. »
    Et alors ? Il y a bien des flics qui racontent des histoires de flics à d'autres flics. Des infirmières qui racontent à d'autres infirmières des histoires d'infirmières. Qui c'est qui continue à jouer aux gendarmes et aux voleurs comme des gosses ? Nous aussi nous nous coltinons la vraie réalité à travers les gosses, et plus que vous ne le soupçonnez. Quel mal y a-t-il à réaliser son rêve d'enfants en jouant à l'infirmière ou à l'institutrice ? Et pourquoi cette formulation « Vous n'êtes pas sortis de la mère » ? Juste pour vexer, pour faire le plus de mal possible. Tu t'es vu, toi, l'éditeur, à toujours parler entre gendelettres d'histoires de gendelettres ?

  • Ricains d'antan, Ricains de toujours

    J'avais failli me fâcher à table chez Machin. C'était à propos de l'Irak. “Ouais, qu'y disait, les Ricains ils avaient qu'à pas y aller. - Ouais, mais maintenant qu'ils y sont, qu'est-ce qu'on fait. - Ouais, mais fallait pas qu'y-z-y-aillent. - Ouais, mais maintenant qu' y-z-y sont, qu'est-ce qu'on fait.” Ben rien. Surtout pas des élections. Oh, les braves résistants qui tiraient sur les bureaux de vote et qui tuaient les Irakiens ! Oh les vaillants combattants, courageux, démocrates et tout ! “Quatre-vingt-quinze pour cent des Irakiens sont opposés à ce vote !” - OK camarade, mais avec 60 % de votants, ça fait désordre dans tes maths. 
    Ça ne collait pas du tout, ces résultats. Incorrects. Très incorrects. Des faits, quoi. C'est têtu, les faits. C'est bien emmerdant. Alors du coup, le lundi, chez le pote, on a éteint la radio, comme ça on a parlé d'autre chose pendant le repas. “Les élections, ça ne résout rien” - oh, eh, ça a résolu quoi, les élections, cheux nous en Franfrance ? ...que dalle ça a résolu mon con, que dalle... On a voté en Palestine : il ne fallait donc pas voter en Irak ? Les Israéliens sont bien mieux sans Etat, ils expriment bien mieux l'esprit d'Israël : alors pourquoi les Palestiniens auraient-ils droit à un Etat ? 
    Persécutés, chassés, ils en avaient pourtant de la chance, d'être jetés sur les routes comme autrefois les Juifs ! Y avait qu'à pas les faire voter, et les envoyer à Madagascar ! J'en ai marre des raisonnements à la con, j'en ai marre de l'antiaméricanisme et de l'anti-israélisme primaires, j'en ai plein le cul à m'en coller des hémorroïdes. Les Ricains, ces connards, on foutu en l'air les batteries serbes autour de Sarajevo, en trois jours de raids, alors que les braves Européens n'avaient pas eu la moindre parcelle de couille pour délivrer les prisonniers des camps de concentration d'Omarska et autres.
    Les salauds de Ricains ont libéré Kaboul, d'accord, c'est peu de chose, mais là-bas, sur 100 km², les femmes peuvent sortir de chez elles et, horreur ! faire des études. Les enfoirés de Ricains ont permis les élections irakiennes, qui ne résoudront rien, mais c'est un début. “On n'importe pas la démocratie à coups de bombes ! Le démocratie est un processus ! - Moi l'nœud. En Allemagne nazie, on n'y est pas allé avec le dos de la cuillère : on a rasé Dresde, Dantzig, Hambourg et j'en passe, puis on a dénazifié. Et vogue la démocratie, cahin-caha, mais c'est toujours mieux que Hitler, désolé, ou que les braves résistants qui n'ont à proposer que la kalachnikov dans la gueule et la charia. 
    Et en Israël, désolé encore, mais depuis la construction du mur, il n'y a presque plus d'attentats. - On les cache ! - On nous cache aussi que Jésus-Christ est l'ancêtre de Clovis, que les Juifs ont ouvert trois camps d'extermination d'Arabes, et qu'il y a des cavaliers du Moyen Age à l'intérieur de la lune, donc, c'est qu'on a intérêt à le cacher, donc, il y a complot, et ça doit être vrai. J'en ai marre des raisonnements à la con. Israël a gagné la guerre contre l'abjection. Quand les instites palestiniens décrocheront les photos des martyrs assassins de leurs salles de classe, avec incitation au suicide des enfants, on aura tout à fait gagné. J'en ai marre de la pensée toute faite, de la haine systématique conre les Israéliens et les Ricains. Même quand ils ont secouru les victimes du tsunami : c'étaient encore des salauds. D'ailleurs, le tsunami, c'est eux. J'en ai marre. Je ne dis pas qu'ils ont toujours raison. Mais vive les Etats-Unis, vive Israël, à bas les bombes dans la gueule. Et si c'est ça être facho, eh bien je suis facho.

  • Du fiel sur Georges de Caune

    Agréable bouquin, dédicacé « à un homme libre », c'est moi. Quelques négligences dont l'une fut relevée dans le mot de remerciement : une phrase incomplète. Il n'y a rien de commun entre Georges de Caunes et moi, car dès les premiers instants de sa vie, le futur journaliste s'est senti libre, dans une famille déjà en vue et bien pourvue de fric. Cela fait penser, plus ou moins, à un Malraux au petit pied : juste la peine de naître, et la petite machine à énergie qui se met en route, sans surprise, jusqu'à la mort. Dieu merci, rien de prétentieux. Mais rien de moi. Un mariage avec Benoîte Groult, puis un divorce. 
    Un homme qui était un homme, qui vivait sans se poser de questions, sans se demander s'il avait bien ou mal fait de faire ceci, ou d'avoir plutôt fait cela, et que j'agis, et que je décide, et que je vais de l'avant... Parfait ! Il en faut ! Le monde ne serait pas allé très loin s'il n'avait connu que des mauviettes comme moi ! Georges de Caunes, un homme, un vrai, sans états d'âme (lapsus ordinatoris : « sans étata », c'est trop beau), ayant choisi la Résistance – avec un malfrat, il est vrai... Quant à sa femme, remariée, «pendant plus de cinquante ans, Paul Guimard partagea avec [elle] les mêmes idées politiques, les mêmes goûts littéraires et une passion sans bornes pour la Bretagne et la mer ». 
    C'est parfait ! Grand bien leur fasse ! Ils font partie de ces gens qui aspirent goulûment la vie à un degré infiniment supérieur au mien ! Des gens qui ne comptent pas leurs sous, qui s'entendent bien, la petite vie réglée comme du papier à musique, et dont la biographie, à vraiment parler, ne m'apporte strictement rien. Des gens pour qui tout est évident, « y a qu'à », et qui te considèrent dans ton malheur comme un pauvre objet neutre qui finalement n'avait qu'à se débrouiller, et qui n'a pas su... Monsieur et Madame Machin, avec du pognon, des relations, un cerveau en état de marche, pas de parano, une normalité à désespérer, la bagnole les chiens les enfants la piscine, ça vit ça va ça vient ça crève et ça s'oublie comme le reste. 
    Même pas d'aigreur de ma part d'ailleurs, non, une nonchalante sympathie, pour des gens parfaitement interchangeables, sans relief particulier, sans aucun mérite en tout cas, je dis bien : au-cun. Alors, qu'ils aiment la Bretagne, grand bien leur fasse, avec un voilier ou un beau petit bateau d'à peine vingt briques ; je n'en ai rien à foutre. « Ils auront une fille ensemble». Eh bien c'est super. Ils l'auront élevée sans difficulté je suppose, avec des gardes d'enfant bien payées, des domestiques et une famille unie, des photos de vacances avec le sourire et des conversations sur les coups de soleil entre deux coups de téléphone des rédactions de grands journaux parisiens. Je t'en aurais bien mené une aussi moi, de vie comme ça, j'aurais même rempilé sans problème. La fille s'appelait « Constance ». Comme le lac. Pas une ride. « Entré à la Radiodiffusion au journal parlé où il dirigeait les débats de l'émission qu'il avait créée » - ben voyons ! Carrément la radio nationale, à l'émission la plus regardée ! Moi je me suis farci dix ans aux Mureaux parmi les analphabètes avec vingt auditeurs les jours de pointe, plus dix et bientôt vingt ici à Bordeaux sans guère d'auditeurs supplémentaires, je me dirige tout seul moi, et je n'arrive même pas à branche rmon casque de retour. 
    Et quand je demande de me résoudre un problème technique, on me dit « Demande à tes maîtres », la CIA je suppose, ou bien le MOSSAD, tout ça parce que je suis opposé à ce qu'Israël rentre dans ses frontières de 1967, rigoureusement indéfendables. Il y a donc des gens comme ça, doués, posés, de l'entregent, le costume-cravate dans la tête, le confort à tous les étages, qui se retrouvent à animer des débats, et allez donc, pendant que d'autres couillons essaient de faire taire des élèves dans des petites salles de classe... "La tribune de Paris", ça s'appelait, "Paul Guimard acquit une notoriété immédiate à la parution de son premier roman, Les Faux-Frères, en 1956. 
    Dois-je vraiment insister sur mes 126 exemplaires vendus de mon Omma ou les 37, peut-être moins, de mon Pourquoi ont-ils tué Péguy ? Il n'y a même plus d'amertume en moi, la porte ouverte, en short, par une température "largement au-dessus", comme ils disent, "des normales saisonnières". Petits vieux, préparez vos cercueils... Bref, toujours ces mêmes biographies plates où manque tout ce qu'on ne dit pas, les intrigues, les coups bas, tout ce qui permet à la bourgeoisie parisienne d'éliminer très vite tout ce qui remonte en grouillant de sa province puting kong , bof ! Je me trouve monotone, tiens. Mais inimitable, tout de même... 
    "Il enchaîna les réussites avec une comédie, Un Garçon d'honneur, alors que le couillon de bas bordelais ne parvient même pas à attirer l'attention du metteur en scène avec le "pitch" (on dit le "pitch", maintenant, c'est nettement plus porteur qu' "argument") de sa petite piépièce toute prête dans les tiroirs depuis trente ans... Ah, Bordeaux et Paris, mong cong, c'est pas pareil ! Et que je te connais le directeur du théâtre ! Et que je te dirige les répétitions ! Et que je te rencontre quelqu'un qui rencontre quelqu'un qui aplanit tout et qui t'ouvre toutes les portes, et que je te soudoie les journalistes pour qu'ils présentent ça bien, et que j'avertis tout le gratin et les beaux-frères de toute la petite famille et belle-famille !
    Ça fait un peu pitié tout de même, parce que personne ne se souvient plus de cette pièce "écrite avec Antoine Blondin", carrément, pas avec S. T., devenu employé à la Sécurité Sociale... Tiens, je vais écrire de ce pas à Daniel Mesguich, moi, pour voir s'il ne voudrait pas m'écrire un pièce de théâtre, par hasard, et ce serait moi qui signerais...

  • L'engagement

    Les mots, contrairement à la musique, sont explicites, et véhiculent, volens nolens, c'est-à-dire qu'on le veuille ou non, car maintenant le latin c'est lepéniste bien sûr, un message politique ou social, de façon plus ou moins explicite ou subliminale. Mais le drame, c'est que l'on a voulu le faire exprès. Nous sommes passés de l'ère du politique, du sociologique (un sujet de concours était « Comment Les Affinités électives de Goethe (je préfère le titre allemand, Die Wahlverwandtschaften, « les apparentements, les copropriétés choisies », mais « copro » ça fait merdeux) « peuvent-elles », donc, ces Affinités électives, témoigner de l'état de la société en Allemagne à l'époque de leur parution ? » - excellent sujet. Mais Goethe n'a pas fait exprès de témoigner là-dessus. Nous sommes donc passés de la conscience politique à la propagande, à l'action politique.

    J'ai lu que si Molière était notre contemporain, il militerait contre les mariages forcés, pour la liberté religieuse, etc – il serait « politique » ou « orateur », on l'entendrait « à la tribune » et non « sur les planches ». Désolé, nous y aurions beaucoup perdu ; qu'est-ce que c'est que cette époque où l'on transforme un histrion en politicien. Ma parole, je préfère encore un histrion qui sait parfaitement qu'il est un histrion à un politicien qui ignore qu'il n'est le plus souvent qu'un Guignol, ce qui est insultant pour Guignol. « Qu'est-ce que c'est qu'un histrion ? - Ta gueule Gynéco,va faire du rap. » Et nos lecteurs ne veulent plus lire de romans, de littérature, on ne peut pas traiter le public de con, ni la France de pays de merde. Ce serait trop facile. Voilà, le goût a évolué, le public veut des ouvrages politiques. Fournissons-lui en, mais au moins,en vrai beau français, lisez donc Jaurès au lieu de faire semblant de le relire, bande d'ignares, et vous saurez ce que c'est que le style, ce que c'est que la littérature, et même ce que c'est que le génie. 
    Il est vrai que le génie est une notion fasciste. Donc Jaurès est fasciste, et Sarkozy génial. Cherchez l'erreur. Quant à la littérature, en voie de disparition quand on ne dispose pas de millions de millliards pour lancer n'importe quel bouquin au hasard, eh bien je préfère encore être tiré à cent exemplaires en lui restant fidèle que de m'obliger à bâcler des pamphlets politicards tout juste bons à faire hausser les épaules à Michel Polac. Bref ! Tout ça pour dire : la seule justification à l'édition de Polynésie : les copains d'abord – ça, c'est de Brassens, y compris le couplet antihomo sur les “petits Castor et Pollux”, qu'on a supprimé à l'antenne pour faire propre, n'est-ce pas les bien-pensants de mes couilles – c'est la politique. Et de fait, dénoncer les magouilles majuscules qui se sont jouées à Tahiti à propos des élections en l'an de grâce 2004, c'est utile, c'est nécessaire, c'est indispensable, c'est civique, c'est un honneur pour Séverine Tessier, et nous l'en remercions.

    Le livre, aux Editions du Bord de l'Eau, s'est bien vendu là-bas, sur l'île, et pas si mal en France, puisque c'est un certain Chirac qui a couvert toutes ces exactions et malversations, exportant vers l'Océanie un système juteux qui a fait les beaux jours des profiteurs de l'Hôtel de Ville de Paris. C'est là-dessus que j'eusse dû disserter, sur les élections invalidées, sur la défection de tel homme acheté afin que M. Temaru n'obtienne plus la majorité, sur les habitants de Tahiti occupant les bâtiments officiels, c'était en 2004 donc, avant le tsunami qui fut bien pratique, permettant de parler d'autre chose.

  • Bernanos

    (...) aux prises avec les soubresauts de la Grâce, que Dieu merci personne n'assimilait encore à de la névrose. Pourquoi toute une partie de notre âme serait-elle vouée aux gémonies ? Quant à nous, qui croyons vivre libres et débarrassés des préjugés, que pensera-t-on de notre asservissement à la télévision au lieu de Dieu, aux lois du marché au lieu de la censure, aux joies de la bagnole au lieu des préjugés contre le sexe libre ? Nous aurions pu vivre heureux et nous croyant à la pointe du progrès au milieu même des répressions royales et papales, nous aurions pu nous rengorger des pouvoirs de notre intelligence parmi les derniers feux de bûchers, nous aurions pu envisager de mourir à 48 ans comme notre héros avec la perspective de la vie éternelle que nous avons perdue. Il n'y a pas de progrès, mais il y a progrès tout de même, car nul n'aimerait revenir en arrière. Permettez-moi de vous apporter la lecture de quelques extraits, c'est toujours ainsi que nous terminons : (…) Voyons les tâtonnements de l'homme d'observation, qui hésite encore à distinguer entre la maladie et la punition de Dieu.

    P. 188 : « Et ce flot de paroles chez un homme naturellement silencieux trahissait presque le délire.
    « - Je vous arrête, dit froidement l'abbé Menou-Segrais. Je vous ordonne de m'entendre. »

    Or, si la personne croyait en Dieu et en ses châtiments, elle en devenait trois fois plus malade, et dans un sens, elle avait raison ; il s'agit de la pensée magique, n'est-ce pas, Messieurs les homéopathes ?... P. 235 : « Au-dehors, derrière les persiennes closes, le jardin flambe et siffle sous le soleil, comme un fagot de bois vert dans le feu. Au-dedans, l'air est lourd du parfum des lilas, de la cire chaude, et d'une autre odeur solennelle. Le silence, qui n'est plus celui de la terre, que les bruits extérieurs traversent sans le rompre, monte autour d'eux, de la terre profonde. » «La cuisinière » ou : comment empêcher un ecclésiastique de ses subordonnés (car il est devenu évêque) de copuler dans la joie ? ce personnage est à rapprocher de l'abbé Donissan dans Sous le soleil de Satan, à condition qu'il ne soit pas interprété par mon cul sur la commode alias Depardieu, bonjour Zulawski. Sous le soleil de Satan de Bernanos, à lire absolument.