Proullaud296

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  • Lycée, vacances et Mobylette

    52 09 20
        J'entre dans un lycée, entouré de jeunes filles : "J'ai vécu entouré de jeunes filles, à quatre amoureuses par classe." On me revoit avec plaisir. Des escaliers descendent. Un élève se voit dire qu'il doit aller aux premières toilettes disponibles sans errer dans un bâtiment désert. Je rêve de couloirs combles. A l'aise partout. Un moniteur lance une plaisanterie de cul, je la reprends, une monitrice rit.

    52 09 24
        Annie et moi faisons du camping en Turquie orientale. Nous apprenons par la télévision que les talibans bombardent une ville proche : les images montre que leur aviation sacharne sur des ruines. Affolés, une partie des campeurs plie bagages ; nous sommes effrayés, mais décidons de poursuivre notre route vers l'est, vers l'Irak, en campant.

    52 09 25
        Nous sommes deux à Mobylette sur la route, je viens d'apprendre la mort de mon père et j'en souffre plus en rêve que je n'en ai souffert en réalité. En pédalant nous nous prenons le pied dans la chaîne et les deux  Mobylettes tombent, à proximité du cimetière. J'ai déjà rêvé de celui-là auparavant. De même, ce Meulan de rêve revient : plus escarpé, avec une île fluviale plus large. Je remonte une rue en suivant un jeune homme sympathique aux petites lunettes de soleil très noires. Il m'invite à voir des curiosités dans son château, et tandis qu'il farfouille, au sommet d'un escalier de métal, et déà engagé à l'intérieur, je ne sais quelle serrure, je me rends compte qu'il va me sadiser à COLLIGNON
    NOX PERPETUA             TOME 1                        51



    l'intérieur, ou du moins me montrer quelque salle obscure et tirrifiante, dans l'obscurité verte et bleue.
        Je redescends l'escalier alors qu'il se replie sur lui-même et saute dans les caillasses, mes gestes sont ralentis, il est derrière moi, encore aimable mais bientôt menaçant...

    52 09 27
        Avec des soldats en Afrique, et Sonia. Il y a un combat à l'extrémité d'un long hangar. Les troupes reviennent, laissent passer les noirs, les attaquent par-derrière.
        Même scène entre des rangées bien alignées de grands arbres européens.

    52 11 18
        Avec Annie en bas de la côte de Meulan dans une profonde obscurité. Retrouvons chez Truffaut (garagiste) les clés de chez nous et de la voiture sur une terrasse basse de transformateur. Un vélo me heurte alors par derrière sans que j'en soie effrayé. En réalité c'est Annie qui se retourne dans le lit en me flanquant son genou sur la cuisse.XXX 62 05 29- XXX
    52 09 20
        J'entre dans un lycée, entouré de jeunes filles : "J'ai vécu entouré de jeunes filles, à quatre amoureuses par classe." On me revoit avec plaisir. Des escaliers descendent. Un élève se voit dire qu'il doit aller aux premières toilettes disponibles sans errer dans un bâtiment désert. Je rêve de couloirs combles. A l'aise partout. Un moniteur lance une plaisanterie de cul, je la reprends, une monitrice rit.

    52 09 24
        Annie et moi faisons du camping en Turquie orientale. Nous apprenons par la télévision que les talibans bombardent une ville proche : les images montre que leur aviation sacharne sur des ruines. Affolés, une partie des campeurs plie bagages ; nous sommes effrayés, mais décidons de poursuivre notre route vers l'est, vers l'Irak, en campant.

    52 09 25
        Nous sommes deux à Mobylette sur la route, je viens d'apprendre la mort de mon père et j'en souffre plus en rêve que je n'en ai souffert en réalité. En pédalant nous nous prenons le pied dans la chaîne et les deux  Mobylettes tombent, à proximité du cimetière. J'ai déjà rêvé de celui-là auparavant. De même, ce Meulan de rêve revient : plus escarpé, avec une île fluviale plus large. Je remonte une rue en suivant un jeune homme sympathique aux petites lunettes de soleil très noires. Il m'invite à voir des curiosités dans son château, et tandis qu'il farfouille, au sommet d'un escalier de métal, et déà engagé à l'intérieur, je ne sais quelle serrure, je me rends compte qu'il va me sadiser à COLLIGNON
    NOX PERPETUA             TOME 1                        51



    l'intérieur, ou du moins me montrer quelque salle obscure et tirrifiante, dans l'obscurité verte et bleue.
        Je redescends l'escalier alors qu'il se replie sur lui-même et saute dans les caillasses, mes gestes sont ralentis, il est derrière moi, encore aimable mais bientôt menaçant...

    52 09 27
        Avec des soldats en Afrique, et Sonia. Il y a un combat à l'extrémité d'un long hangar. Les troupes reviennent, laissent passer les noirs, les attaquent par-derrière.
        Même scène entre des rangées bien alignées de grands arbres européens.

    52 11 18
        Avec Annie en bas de la côte de Meulan dans une profonde obscurité. Retrouvons chez Truffaut (garagiste) les clés de chez nous et de la voiture sur une terrasse basse de transformateur. Un vélo me heurte alors par derrière sans que j'en soie effrayé. En réalité c'est Annie qui se retourne dans le lit en me flanquant son genou sur la cuisse.XXX 62 05 29- XXX

  • Dimanche encore

        Dimanche encore... Des enfants aboient Mozart, et le stylo, ziegelhaft, joue les gigognes et renâcle comme un gland sous le prépuce. Des volets se déroulent, des crémones tournent, le soir est tombé, bientôt les vulves prolétaires bâilleront sous les coups de boutoir des O.S. , je viens de relire Hérodote.
        Les paragraphes de la traduction française sont fort longs : je lis à haute voix la première phrase du premier, la deuxième du deuxième, une chaise racle, une femme rappelle son enfant du balcon. S'il neigeait, nous serions malheureux, transis de froid et non d'amour, car l'extraordinaire cartilage s'est désirrigué : toutes les belles queues ne pourrissent que faute d'avoir été tranchées, décharnées, bourrées de paille et d'aromates ; ainsi le sexe de Tout -Ankh - Amon reposait-il tout embaumé sur son bas ventre.
        Mon ami m'exhibe les photos des plus belles filles du monde en se prétendant leur amant. Le goulot de champagne se vide, sabré ; pour un éclat de verre le buveur se tord, le kyste se forme, le chirurgien découvre dans le pli inguinal un jumeau porté là vingt à trente ans. Je sais ce dont je parle et je connais la cuisse qui porta, j'entends le clair ronflement de la plume sur le bois. Ce calme est de trop. Si lourd était le drap sachant que je dormais. Ma mère avait les mains croisées. Il lui manquait un bout d'oreille gauche, le dessous de son cou portait des escarres comparrables aux vagues parallèles d'un rasoir électrique.
        Je lèguerai tout. Puis on lira, puis on oubliera. Ma langue sera maternelle, à six pieds sous terre. Ce sont de petits mots que j'ai déposés çà et là. Science sacrée, science hiéroglyphique ! Extase de Renan ! Seul survivant, point de mire, bras tordus. Qui mourra verra