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  • Miscellanea regalia

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    Février 2055 : C'est tout ce que j'ai apporté. Peu de choses à faire. Ne plus venir que l'après-midi ? Charles VII est un ouvrage palpitant. De 1413 à 1416, émeutes à Paris, situation royale en difficulté. Il semble que jamais le roi Charles VI n'ait assis son autorité. Le futur Charles VII à 16 ans n'est pas respecté. Ses deux frères sont morts à 18 et 19 ans. Des rumeurs circulent également (on parle de Louis de Boisredon) sur ses relations avec la reine – comment ? onze enfants, et couraillant encore ? La politique était si agitée. Pourquoi ne parle-t-on plus de ces périodes ? Pourquoi ne pas considérer comme vraiment peu de choses les tribulations de nos vies politico-journalistiques d'aujourd'hui ?

    Peut-on tuer le Prince ? Peut-on commettre des attentats ? Problème insoluble. C'est une pièce de théâtre. J'entends des conversations téléphoniques. Des gens qui remuent. Mon chat à récupérer à 18h 45. Ma femme enfin levée (...)

    Salut mon pote. Ça fait longtemps qu'on ne s'était pas vu pour se dire des conneries. Genre « cher journal » « Charles VII, qui pète sec », disait mon père. Et ça me faisait beuacoup rire. Je lis des choses sur le roi, maintenant. Et mon chat vient de sauter sur la table. J'ai décidé de vivre puérilement, de faire nécessité vertu. De ma timidité mépris. Tous les rouages sont nus. Je l'ai fait exprès, par impuissance. Le livre lu-même sur notre souverain me plaît beaucoup, comme toutes les monographise bien épaisses. Et il ne s'agit pas ici de faire une critique destinée à la radiophonie. Parmi les évènements de ce long règne (Jeanne d'Arc y est présentée comme une paysanne épaisse et prétentieuse, sans grand intérêt), la bataille de Castillon en est à ses prodromes.

    Il est expliqué que les envoyés du roi se conduisent en Guyenne comme en pays conquis; et que les marchands, vignerons et autres, aimeraient bien que fussent respectées les conventions : pas de taxe. Le pognon, le pognon ! Les envoyés d'iceux échouent dans leurs négociations : Charles VII veut du pognon, encore et toujours du pognon. Beau patriotisme de part et d'autre ! le refus du roi de leur prêter l'oreille va mettre le feu aux poudres. Encore aujourd'hui, non loin d'ici, les autorités locales reconstituent la bataille de Castillon, hors de prix, devant gradine et en musique. Total une blessée par chute de cheval, dans le coma (puis sauvée). Une année plus tôt, j'entendais un père qui dépoétisait la reconstitution : «Tu vois, les chevaux, là, ils  ne chargent pas vraiment ; ils vont aller au bout du champ et revenir – voilà, qu'est-ce que j'avaisdit ? » - et le gosse, tout fier d'être initié aux secrets de sécheresse du père.

    Et « la fois du coma » : « Ils ont choisi de la musique moderne » - pas très fameuse en effet, « Le grand Talbot est mort » en façon de complainte 1960 - « alors qu'il y a tant de musiques médiévales » - mais pauvre con, profite, profite du spectacle au lieu de nous le gâcher ! L'entrée de je ne sais quelles troupes à Montpazier : « Ah mais je l'ai déjà vu à Foix, c'était exactement la même mise en scène, et ça ne rapportait pas le même évènement» (« tout ça c'est de la blague et de l'inexactitude, pas de la vraie reconstitution » - va te faire reconstituer le cerveau pauvre tache). Bref, nos Aquitains voulaient jouir en paix de leur pognon. Personne ne leur donne tort. Et si je méditais avant d'écrire ?

    Au lieu d'anecdoter comme un blogueur ?

    La baie des Anges.JPG