Fronfron55

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renaud camus

  • Anastasie, Anastasia

    ...C'est comme la censure de Renaud Camus, tiens ; vous croyez que ça ne me fait pas braire de lire une "version expurgée" de son tome de "Campagne de France" ? Déjà qu'il faut à ces mammouths ineptes de l'édition un délai de cinqs années entre la rédaction du texte et la publication - t'en fais pas, ce serait la vie sexuelle (en a-t-elle une ?) de Laetitia Casta, on te torcherait ça vite fait en trois mois et en promo - mais en plus s'apercevoir qu'il manque des demi-pages entières, des fins de phrase après virgule suspendue dans le vide, c'est quoi, ça ?

    ...Comme dans les éditions scolaires alors ? Bibi-la-Grillade propose à Gervaise dans "l'Assommoir" de s'asseoir sur ses genoux parce que ça serait plus tendre, allez on sucre pour ne pas effaroucher les pucelles à  six branlettes par semaines et on continue le texte - alors nous, pauvres puceaux d'imbéciles de connards de cochons de payants de lecteurs, on n'est pas capables de s'apercevoir quand Renaud Camus écrit des conneries et quand il est super ?

    Nous n'avons donc pas assez de discernement, nous autres lecteurs adultes de la fin du XXè siècle, pour nous apercevoir que les expressions "race juive" et "français de souche" sont parfaitement dégueulasses, il faut qu'on nous les supprime, qu'on les ôte de devant nos chastes yeux pudibonds? Ces blancs dans le texte sont une insulte au lectorat, à son discernement, à son intelligence. J'entendais l'autre jour madame Maud tabachnik proposer que l'on inscrivît sur les livres douteux, de Renaud Camus, de Drieu la Rochelle, de Brasillach, "attention, produit dangereux", ni plus ni moins que sur des paquets de cigarettes, pour avertir le lecteur de son caractère nocif - de qui se fout-on ?

    Est-ce que sur les éditions de Shakespeare et de Walter Scott ("Ivanhoé" !) on va imprimer : "Attention, passages antisémites ? sur celles de Flaubert, "Attention, ce dangereux réactionnaire a regretté qu'on n'ait pas exécuté deux fois plus d'ouvriers après la Commune de Paris en 1871" (c'était pas au programme, va refaire du rap et fais pas chier) ? En bas des oeuvres ce Villon "Ce dangereux individu a poignardé un prêtre" - aussi bourré que lui, mais passons...  Eh oui je me répète, eh oui le Singe Vert radote, mais il y en a besoin croyez-moi.

    Revenons à Renaud Camus - et non pas "Camus*" tout court, comme on lit dans le courrier de Marianne : "...ce que sont les Juifs pour Camus", eh, oh, Renaud s'il vous plaît, pas Albert,et pas le chanteur non plus, il y a les torchons, les serviettes et les serpillières - merde ce que les gens sont devenus cons c'est pas possible, tu dis n'importe quoi tu auras toujours quelqu'un pour comprendre le contraire - eh bien, il semble que des notes en bas de page auraient suffi, non ? si l'on y avait absolument tenu ! Comme Molière, tenez, quand il fait parler son sublime athée appelé "Don Juan", et qui a cru bon, et ce l'était ! hélas ! ce l'était ! d'imprimer en bas de ses répliques les plus audacieuses : "C'est un scélérat qui parle !"  - car il a risqué le bûcher notre Molière, parfaitement ! C'est l'abbé Rouillé - des noms ! des noms ! - qui menaçait de le faire brûler en Place de Grève !  Bon, Renaud Camus n'est pas Molière, tant s'en faut, il est même souvent parfaitement chiant, mais n'attendez longtemps "qu'à ce refrain ne vous remène" : la vertu, j'en ai plein le cul.

    SIGNE LE SINGE VERT.