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<title>der grüne Affe - la-parano-qui-galope</title>
<description>bulletins d'humeurs</description>
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<lastBuildDate>Mon, 28 Dec 2009 14:17:40 +0100</lastBuildDate>
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<title>Tu ne tueras point (sur la gueule)</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (grüneraffe)</author>
<category>la parano qui galope</category>
<pubDate>Sun, 20 Dec 2009 10:15:27 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;justify&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Est-ce qu'il y a des Etats pour pédés ou pour tziganes on vous le demande, c'est complètement con comme solution, mais pendant que les théoriciens genevois et autres dévident leurs belles paroles on continue à tuer du Juif. Tu ne tueras point. Les jeunes qui dansent dans une discothèque, les flics qui font la circulation, les kinésis bretons installés en Corse, ne t'attaquent pas. Tu n'es pas en légitime défense. Tu ne tues pas. C'est tout. Les gamins analphabètes et remontés à bloc par des adultes criminels se prennent un pruneau dans la gueule : tu ne tueras pas, même un con, c'est dur je sais mais tu ne tueras pas. Même si le pire des criminels était exécuté, je ne descendrais pas dans la rue pour manifester ma joie. D'ailleurs les Palestiniens n'y descendent plus, dans la rue, après les attentats. Ils ont compris que c'était mauvais pour leur image de marque. Ils ont compris aussi qu'on ne se réjouit pas de la mort de qui que ce soit. Regardez, est-ce qu'on a tué Milosevic ? Non. Si on l'avait tué, putain le martyr !&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;justify&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Maintenant il a l'air d'un sous-beauf qui croupit dans sa geôle. Il nettoie lui-même sa cuvette à chiottes. Ridicule. Insignifiant. Influence zéro. D'ailleurs il est mort. Il ne faut pas tuer Ben Laden. Il ne faut tuer personne, même pas un condamné à mort. Tu ne tueras pas. Mais c'est tout de même le monde à l'envers, on marche sur la tête ou quoi ? quand les Israéliens se prennent un attentat dans la gueule, j'ai entendu grommeler devant ma télé (qui est ma fenêtre sur le monde, je ne vous donne que le point de vue d'un téléspectateur en pantoufles) - grommeler, disais-je, &quot;Et ils vont se venger tu vas voir ces cons-là&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;justify&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Ben évidemment qu'est-ce que tu veux qu'ils fassent connasse ? Qu'ils envoient des fleurs avec un petit mot de remerciements ? C'est incroyable tout de même : ce sont les victimes qui passent pour les bourreaux ! Il faudrait qu'ils tendent l'autre joue ! &lt;i&gt;Est-ce qu'ils vont lancer des bombes sur les Palestiniens AVANT les attentats,&lt;/i&gt; avec pour seul but d'en tuer le plus possible?&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;justify&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Non je vais vous dire ce qui les dérange, tous les bien-pensants de goche, c'est que les Juifs, pour une fois dans leur histoire, ne se contentent pas de gémir et de faire petit cul grand coeur, c'est qu'ils répondent. On leur fout sur la gueule et un jour ils en ont eu marre, ils ont répondu. Des Juifs qui se défendent, ach ! guel sgandale ! Alors on va dire que ce sont des nazis, tiens, on se sentira moins seul.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;justify&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Ce qui n'empêche pas Charonne (orthographe française vous permettez ?) d'être un foutu criminel de guerre, et d'avoir tout provoqué sciemment, encore que la riposte semble particulièrement démesurée, Dieu n'existe pas, quand est-ce que vous allez vous mettre ça dans la tête ? Du coup voilà les Palestiniens qui se battent entre eux, bravo Charonne, question politique et machiavélisme t'en connais un rayon, mais tu restes tout de même un criminel de guerre, et ceux qui t'encensent ce sont les ultra-religieux comme d'hab, à bas les religions, à bas toutes les formes de religion, la juive, la musulmane, la chrétienne.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;justify&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;...Et, reprenons, ceux qui attaquent, ce sont des martyrs ! Ben voyons ! C'est évident ! Des démocrates ! des futurs Talibans ! Hein que ça vous ferait plaisir de gémir (la goche est une grande gémisseuse putaing) &quot;Ouah dis donc les femmes qu'est-ce qu'elles morflent !&quot; Ca vous ferait jouir hein tas de raisonneurs de voir les barbus taper dans le tas, au sein d'un état islamique, allez disons fondamentaliste pour ne pas heurter, tiens je me demande si on ne ferait pas bien de tout leur accorder, à ces petits saints lanceurs de pierre, et devant l'immensité du pogrom qui se déclencherait alors, tout le monde bénirait les Etats-Unis, et on bombarderait tout le monde sans distinction ! Ça aime bien ça le fascisme, la goche, &lt;i&gt;ça la fascine, le stalinisme, l'hitlérisme, le talibanisme, l&lt;/i&gt;a culpabilité, faut que ça saigne, pour pouvoir bien pencher son bon visage répugnant et humanitaire au-dessus des causes désespérées qu'elle a contribuées à susciter, ça aime bien les coups de pieds dans le cul des dictateurs du prolétariat ou autre, faut que ça marche droit vers la goche, la RRRévolution, le sang, le sang, le sang !&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;justify&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Oh cette fascination incessante des intellectuels pour tout ce qui dégrade l'être humain, depuis les salopards qui soutenaient le régime de Staline et ont laissé les poètes russes exilés misérablement crever de faim à la lettre comme Khodassevitch compagnon de Berberova elle-même, ces visites de l'intelligentsia française à Hitler (enfin, une partie), tous ces lèche-culs de la mort ! Tous ceux qui lèchent les couilles au nazisme intégriste, qui répandaient le bruit que c'étaient les Bosniaques qui bombardaient eux-mêmes leurs propres marchés pour faire leurs intéressants !&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;justify&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Cette admiration des plumitifs pour la force brute, pour l'enculage, pour l'annihilation de la dignité humaine et la révolution Culturelle de Mao qui a envoyé des intellos pourrir dans le purin ! Pas le Cambodge, toutefois, ça, ils n'ont pas osé...&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;justify&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Et à droite c'est pareil ! faut qu'ça saigne ! Ô haine de l'être humain pour soi-même ! Selbsthass ! Tu ne tueras pas, tu ne tueras pas. Même faire une piqûre je n'oserais pas tellement je tremblerais, tellement le corps de l'autre est sacré. Une femme qui tombe dans la rue je ne la ramasse pas pour ne pas me faire accuser d'attouchements on ne sait jamais, elles sont toutes devenues folles - même me défendre j'oserais pas.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;justify&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;C'est pour ça que j'écris. Tu ne tueras pas. Alors les Twin Towers c'est dégueulasse. C'est tout. C'est banal de le dire mais nous le disons. Quels que soient les ravages indirects causés paraît-il par je ne sais quelle politique mondialiste ou autres. On ne se réjouit pas de la mort de milliers d'innocents. A moins que nous ne soyons tous coupables, &lt;i&gt;chaque fois que je mange je prive un être humain de nourriture.&lt;/i&gt; Maintenant ce n'est pas moi qui aurais été foutre huit gosses coup sur coup à ma femme au nom de Dieu, Nom de Dieu.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Reléon de Rebloy</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (grüneraffe)</author>
<category>la parano qui galope</category>
<pubDate>Tue, 08 Dec 2009 17:11:37 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal; line-height: 150%;&quot; align=&quot;justify&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal; line-height: 150%;&quot; align=&quot;justify&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;b&gt;Sur mes genoux le tome 2 (&quot;Journal&quot; de Bloy). Juillet 13, combien proche. «&amp;nbsp;On n'a pas compris Hello.&amp;nbsp;» Un connard traité en nourrisson par sa femme. &lt;i&gt;Un moderniste théosophe –&lt;/i&gt; Hello, moderniste ? qui nous eût bientôt ramenés à l'Inquisition selon Joseph de Maistre ! Comment croire encore les contes de l'Eglise ? adaptation progressive, chronologique, à la divinité ? Tout vieillard éprouve l'envie de tout faire effondrer avec soi, &lt;i&gt;nam terribilest mori solus&lt;/i&gt;. Aussi Bloy pousse à la guerre, pour ne pas mourir seul. Religion devenue chez lui désormais le ramassis de toutes les gentillesses. Corinne, sept ans, exclue du catéchise pour avoir dit de Dieu : &lt;i&gt;C'est comme le Père Noël, mais c'est pour les grands !&lt;/i&gt; Le Curé : &quot;Je ne veux pas de votre fille dans mon cours.&quot; &quot;Trois religions, une seule foi&quot;, pourrait être le titre de mon ouvrage sur Yahveh, Jésus, Mohammed. &lt;i&gt;Lyon, imprimerie générale, 1890.&lt;/i&gt; Who cares ?&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal; line-height: 150%;&quot; align=&quot;justify&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;b&gt;Quel gamin, ce Bloy. Index (de son journal...) - voici le rite : compter les occurrences, et lire chaque 47&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; . Ici, je repars sur le n° 1 : Aristide Boucicaut (1810-1877), propriétaire du Bon Marché : I, 572. Passer à 67 ans était de mise à l'époque ; il ne m'en resterait que 6. Il m'étonnerait beaucoup que Léon Bloy se fût laissé aller à quelque indulgence envers ce propriétaire. Je remprunterai ce tome I, afin de reprendre les passages sélectionnés. Puis vient Marguerite Guérin, M &lt;sup&gt;me&lt;/sup&gt; Boucicaut, 1816-1887, morte à 71 an s (plus que 10), ayant survécu dix ans à son mari - que deviendront nos Sarkolènes ? L'&lt;i&gt;épouse du précédent&lt;/i&gt; se piquait de philanthropie. Ne pas changer le monde, faire la charité, tel est des bourgeois le puissant réconfort.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal; line-height: 150%;&quot; align=&quot;justify&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;b&gt;Je ne pourrai vérifier les références (I 353 ; II, 237) puisque cette dame n'occupe que la deuxième place au lieu de la 47&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; - revue mécanique macchabique. M&lt;sup&gt;gr&lt;/sup&gt; Emile Bougaud né en 1824 meurt en 1888, à l'âge avancé de 66 ans, plus que 3. «&amp;nbsp;Aumônier de la Visitation&amp;nbsp;» : qu'était-ce ? filles ou garçons ? recueilla-t-il les confessions des jeunes branleuses ? J'en ai connu une, B., de Mussidan, qui disait : «&amp;nbsp;«J'ai menti&amp;nbsp;», tout à la fin, juste avant l'absolution. Et ça dansait, filles et garçons, euphoriques, angéliques, avant confesse. Parole, c'était la préhistoire. On se réunissait, soit chez l'un, soit chez l'autre, jamais chez moi – je n'y aurais pas songé – c'est aujourd'hui que je m'en avise !&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal; line-height: 150%;&quot; align=&quot;justify&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;b&gt;Les «&amp;nbsp;surboums&amp;nbsp;» de Mussidan, dont il fallait être, en tendant l'oreille, surtout sans solliciter !je disais donc : ...En 1861, Bougaud devient M&lt;sup&gt;gr&lt;/sup&gt; de Laval, «&amp;nbsp;Monsieur de Laval&amp;nbsp;», comme&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal; line-height: 150%;&quot; align=&quot;justify&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;b&gt;eût dit Saint-Simon. Pays de bons bigots. Comme on étouffait là-dedans, quel plaisir de partir à la guerre ! Bougaud fut l'auteur d'une &lt;i&gt;Vie de sainte Chantal&lt;/i&gt; cette même année 1861. Il est mentionné en II 556, 559. Bloy consulta sans doute son ouvrage. Les vies de saints me font chier comme les vide-seins. Ça dégouline. En 3, Georges Boulanger. Qui est ce cadavre ? J'avais un correspondant nommé Révolvet, qui m'a laissé tomber ; il m'envoyait des nécrologies, des vanités, qui dans les 70 monopolisaient les colonnes, puis plongeaient aujourd'hui dans le trou. Ce Georges Boulanger, oui, c'est bien ce fameux général, suicidé en 61, qui faillit emporter la République ! «&amp;nbsp;Il est mort comme il a vécu, en sous-lieutenant&amp;nbsp;», c'est Clemenceau qui l'a dit (revolvérisé sur le tombeau de sa maîtresse) - «général et homme politique&amp;nbsp;» ! I, 472.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;b&gt;Sur mes genoux le tome 2 (&quot;Journal&quot; de Bloy). Juillet 13, combien proche. «&amp;nbsp;On n'a pas compris Hello.&amp;nbsp;» Un connard traité en nourrisson par sa femme. &lt;i&gt;Un moderniste théosophe –&lt;/i&gt; Hello, moderniste ? qui nous eût bientôt ramenés à l'Inquisition selon Joseph de Maistre ! Comment croire encore les contes de l'Eglise ? adaptation progressive, chronologique, à la divinité ? Tout vieillard éprouve l'envie de tout faire effondrer avec soi, &lt;i&gt;nam terribilest mori solus&lt;/i&gt;. Aussi Bloy pousse à la guerre, pour ne pas mourir seul. Religion devenue chez lui désormais le ramassis de toutes les gentillesses. Corinne, sept ans, exclue du catéchise pour avoir dit de Dieu : &lt;i&gt;C'est comme le Père Noël, mais c'est pour les grands !&lt;/i&gt; Le Curé : &quot;Je ne veux pas de votre fille dans mon cours.&quot; &quot;Trois religions, une seule foi&quot;, pourrait être le titre de mon ouvrage sur Yahveh, Jésus, Mohammed. &lt;i&gt;Lyon, imprimerie générale, 1890.&lt;/i&gt; Who cares ?&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal; line-height: 150%;&quot; align=&quot;justify&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;b&gt;Quel gamin, ce Bloy. Index (de son journal...) - voici le rite : compter les occurrences, et lire chaque 47&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; . Ici, je repars sur le n° 1 : Aristide Boucicaut (1810-1877), propriétaire du Bon Marché : I, 572. Passer à 67 ans était de mise à l'époque ; il ne m'en resterait que 6. Il m'étonnerait beaucoup que Léon Bloy se fût laissé aller à quelque indulgence envers ce propriétaire. Je remprunterai ce tome I, afin de reprendre les passages sélectionnés. Puis vient Marguerite Guérin, M &lt;sup&gt;me&lt;/sup&gt; Boucicaut, 1816-1887, morte à 71 an s (plus que 10), ayant survécu dix ans à son mari - que deviendront nos Sarkolènes ? L'&lt;i&gt;épouse du précédent&lt;/i&gt; se piquait de philanthropie. Ne pas changer le monde, faire la charité, tel est des bourgeois le puissant réconfort.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal; line-height: 150%;&quot; align=&quot;justify&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;b&gt;Je ne pourrai vérifier les références (I 353 ; II, 237) puisque cette dame n'occupe que la deuxième place au lieu de la 47&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; - revue mécanique macchabique. M&lt;sup&gt;gr&lt;/sup&gt; Emile Bougaud né en 1824 meurt en 1888, à l'âge avancé de 66 ans, plus que 3. «&amp;nbsp;Aumônier de la Visitation&amp;nbsp;» : qu'était-ce ? filles ou garçons ? recueilla-t-il les confessions des jeunes branleuses ? J'en ai connu une, B., de Mussidan, qui disait : «&amp;nbsp;«J'ai menti&amp;nbsp;», tout à la fin, juste avant l'absolution. Et ça dansait, filles et garçons, euphoriques, angéliques, avant confesse. Parole, c'était la préhistoire. On se réunissait, soit chez l'un, soit chez l'autre, jamais chez moi – je n'y aurais pas songé – c'est aujourd'hui que je m'en avise !&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal; line-height: 150%;&quot; align=&quot;justify&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;b&gt;Les «&amp;nbsp;surboums&amp;nbsp;» de Mussidan, dont il fallait être, en tendant l'oreille, surtout sans solliciter !je disais donc : ...En 1861, Bougaud devient M&lt;sup&gt;gr&lt;/sup&gt; de Laval, «&amp;nbsp;Monsieur de Laval&amp;nbsp;», comme eût dit Saint-Simon. Pays de bons bigots. Comme on étouffait là-dedans, quel plaisir de partir à la guerre ! Bougaud fut l'auteur d'une &lt;i&gt;Vie de sainte Chantal&lt;/i&gt; cette même année 1861. Il est mentionné en II 556, 559. Bloy consulta sans doute son ouvrage. Les vies de saints me font chier comme les vide-seins. Ça dégouline. En 3, Georges Boulanger. Qui est ce cadavre ? J'avais un correspondant nommé Révolvet, qui m'a laissé tomber ; il m'envoyait des nécrologies, des vanités, qui dans les 70 monopolisaient les colonnes, puis plongeaient aujourd'hui dans le trou. Ce Georges Boulanger, oui, c'est bien ce fameux général, suicidé en 61, qui faillit emporter la République ! «&amp;nbsp;Il est mort comme il a vécu, en sous-lieutenant&amp;nbsp;», c'est Clemenceau qui l'a dit (revolvérisé sur le tombeau de sa maîtresse) - «général et homme politique&amp;nbsp;» ! I, 472.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Hauteur Dramatique</title>
<link>http://dergruneaffe.hautetfort.com/archive/2009/12/04/hauteur-dramatique.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (grüneraffe)</author>
<category>la parano qui galope</category>
<pubDate>Fri, 04 Dec 2009 12:20:44 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;b&gt;Paru naguère in &quot;Ecrire et éditer&quot; N° 36&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Monsieur Grybouxe, vous me demandez &quot;à quel titre&quot; vous recevez le Singe Vert. Air connu. Je pourrais vous répondre que c'est comme ça, par habitude publicitaire. Ben pas tellement. Dans ce cas vous êtes personnellement visé mon cher. Vous êtes en effet &quot;auteur dramatique&quot;. Et franchement, non mais franchement regardez-moi bien dans les yeux sans rougir - vous ne vous sentez pas un tantinet gêné, juste un peu à peine, de lire parmi la foule en délire &lt;i&gt;la belle banderole du Théâtre Bordel l'affiche de la saison de l'année ?&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&quot;Euripide, Claudel,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;Grybouxe&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;, vous avez bien lu,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;Grybouxe&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;, Corneille et Samuel Beckett&quot; ?&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Ç&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;a ne vous choque pas quelque part ? Vous pouvez toujours mettre un pied devant l'autre avec vos chevilles enflées jusqu'aux couilles ?&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;&quot;Monsieur Grybouxe, hauteur dramatique&quot;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;- moi non plus, certes, certes ! je ne me prends pas pour de la Scheisse mais franchement, ça j'aurais ressenti comme un insulte. Qui pourrait penser que je m'estimasse suffisamment niais, suffisamment retors, suffisamment pucelle, &lt;i&gt;pour tolérer que mon nom figurât LA ?&lt;/i&gt; en si prestigieuse compagnie ? Ou alors (car j'ai ma bonne dose d'hypocrisie moi aussi) en&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;tout&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;petits caractères en bas à droite, pour que ça se détache mieux, que ça fasse bien ressortir mon ignominie et mon minuscule ?&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Et que ça se permet en plus de faire une petite conférence modestissime sur &quot;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;Grybouxe&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;réunira ses amis et ceux qui l'apprécient sans le connaître - son&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;œ&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;uvre et son - attention ne pétez pas s'il vous plaît - son UNIVERS&quot; ? Et moi alors, je n'en ai pas un non plus peut-être d' &quot;Univers&quot; ? avec mes trente volumes dans le placard ? &lt;i&gt;Et ça se permet de laisser répandre sur son nom qu' &quot;il est la modestie et la gentillesse incarnées&quot; ?&lt;/i&gt; Et cet autre qui laisse imprimer dans sa préface qu'il est &quot;modeste&quot; ? Mais j'ai le sens du ridicule Monsieur, j'ai la dignité de mon ridicule moi, je suis ridicule quand je veux, et si je veux, et si quelque thuriféraire poisseux que ce fût venait à préfacer Mon Oeuvre en y faisant la moindre allusion à ma modestie, je l'attaquerais en diffamation, si j'avais du pognon, mais je ne tolèrerais pas qu'un ami vienne me foutre un pavé de l'ours dans la gueule - (&quot;C'est quoi, &quot;le pavé de l'ours?&quot; - Ta gueule, va faire du rap&quot;).&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Et que je t'intrigue dans le torchon local, et que je te dégomme une petite interview dans Bordel-Chieronde, et que cet autre encore fasse une conférence - encore ! - sur le thème de l'exclusion et de l'exil, parce que le mot &quot;exclusion&quot; figure à sa page 44 et que tout écrivain vit métaphoriquement en exil, d'où l'expression acrobatique &quot;je me bats les flancs pour tirer la couverture à moi&quot; - je vous le répète mes gusses, il n'y a que les intrigants, que dis-je, les adaptés en société, que dis-je, les gens&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;normaux,&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;les gens&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;adaptés,&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;les gens&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;comme tout le monde&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;qui se font éditer et connaître. Ils vendraient des frites ou des capotes en argile (en glaise, waf waf !) &lt;i&gt;que ce serait la même chose.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Mort aux faibles on vous dit, mort aux faibles.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Bien sûr que j'aimerais aussi faire des ronds de jambe sans me casser la gueule, ou bien être simplement aimable et civilisé, normal quoi, en SSociété, le beurre et l'argent du beurre, mais la logique je l'emmerde, et dès que j'ouvre la bouche c'est pour dire une connerie on me l'dit depuis tout petit, un jour je répondis &lt;i&gt;&quot;et toi sans même ouvrir la bouche t'as déjà l'air con&quot;&lt;/i&gt; et&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;un&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;ami pour la vie&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;un&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;. Marius, le grand général romain (&quot;C'est qui ce con ? - Ta gueule, va faire du reggae&quot;) &quot;n'ayant pu se faire accepter par la noblesse se tourna du côté populaire&quot;, ça, c'est franc ! Le Singe Vert c'est pareil. Diffuse-moi tu seras encensé. En attendant je t'emmerde. Aucune déontologie. Et toi ? Putain tu viens encore de fausser la glace...&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Les petites rages à la moulinette</title>
<link>http://dergruneaffe.hautetfort.com/archive/2009/11/30/les-petites-rages-a-la-moulinette.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (grüneraffe)</author>
<category>la parano qui galope</category>
<pubDate>Mon, 30 Nov 2009 20:58:06 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal; line-height: 150%;&quot; align=&quot;justify&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;J'éprouve toujours la plus véhémente rancœur à l'égard de ces juges qui du haut de leur bitte en barre condamnent les timorés et les trouillards - et qu'auraient donc fait eux-mêmes, ces lâches ? ces diarrheux ? “Il faut prendre sur soi”. Connards. Commencez donc par cesser de fumer.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal; line-height: 150%;&quot; align=&quot;justify&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Moi je l'ai fait. De boire aussi. &lt;i&gt;Never explain, never complain.&lt;/i&gt; Ne pas se plaindre, ne pas se justifier - belle devise ! Mais si moi, moi j'ai toujours fait l'un et l'autre, avec passion. avec conviction ? Je suis un con, c'est cela ? Sans rémission ? &lt;i&gt;Les autres, les maudits autres, qui me disaient : “Tu mets l'accessoire avant l'essentiel.”&lt;/i&gt; “&lt;i&gt;Il ne faut pas tenir compte des autres” pontifient les sages&lt;/i&gt; autoproclamés, individualistes comme tout le monde et gros pleins de couilles, ceux qui vont répétant tout ce qui traîne dans les livres de morale – soit ! Soit ! mais s'il se trouve qu'ils vous cherchent, les autres ? ...qu'ils viennent d'eux-mêmes vous glapir dans le nez – sans que vous leur ayez demandé quoi que ce soit - que non, vraiment, vous ne faites pas ce qu'il faut pour leur plaire, et ceci, et cela, et que vous êtes un véritable scandale public ?&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal; line-height: 150%;&quot; align=&quot;justify&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Vous savez, tous ces petits Zorros de quartier, ces Salomons de chef-lieu de canton ! ...faudra-t-il vraiment les envoyer chier sans relâche, vivre en permanence dans la polémique et l'engueulade ? Les fameux Autres. Les encensé Autres. Les sacro-saints Autres. “Comment se faire des amis” : rendez-vous compte, il y a même des ouvrages pour cela ! Dire que le rapport au conjoint représente une application particulière du rapport avec l'autre ! Hélas ! Céder pour être aimé !&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal; line-height: 150%;&quot; align=&quot;justify&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;...Qu'est-il d'ailleurs besoin d'être aimé. Incommensurable faiblesse, ignoble défaite, révoltante prédestination - en être réduit à réclamer des amis, des amours, comme un chien qui lèche sa gamelle vide, qui pourlèche la main qui le bat ? J'ai cédé sur tout. &lt;i&gt;J'ai fréquenté des blaireaux, et j'y ai pris goût&lt;/i&gt; (quarante ans de batailles tout de même) ; crêché d'avril 68 à juillet 78 au-dessus de chez ma belle-mère précisément parce que je n'offrais pas, pour Sylvie, ou de quelque nom qu'il vous plaira de la nommer, les garanties suffisantes de l'amour. Je prenais donc les autres à témoin. J'ai toujours pris les autres à témoin. C'est pour cela qu'ils venaient toujours me baver leur avis en pleine gueule&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal; line-height: 150%;&quot; align=&quot;justify&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;Seulement voilà : tes malheurs conjugaux... tout lemonde s'en fout. Tout juste si tu rencontres, une fois tous les dix ans, une femelle compatissante qui t'arracherait, ô combien volontiers ! à cet enfer de servitude conjugale - à condition que tu passes, bien entendu ! sous sa domination à elle. La chose est évidente, elle va de soi !&lt;/span&gt; &lt;i&gt;tout est de la faute d'Eve.&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;Je soupçonne même les premiers rédacteurs de la Genèse de n'avoir inventé la femme que pour enfin rejeter sur elle toutes ces funestes responsabilités qui nous tuent depuis le fond des âges. Et les Autres de répéter : “Tu confonds l'accessoire avec l'essentiel” - c'était déjà beaucoup, qu'ils me fournissent cette indication ; puisqu'ils s'en foutaient - fallait-il mon Dieu que je les bassinasse...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Je crois que ce texte est de Peter Handke</title>
<link>http://dergruneaffe.hautetfort.com/archive/2009/11/18/je-crois-que-ce-texte-est-de-peter-handke.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (grüneraffe)</author>
<category>la parano qui galope</category>
<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 19:18:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;b&gt;&quot;Vous avez l'air fascinant. Vous avez l'air captivant. Vous avez l'air éblouissant. Vous avez l'air palpitant. Vous êtes unique.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;b&gt;&quot;Mais vous ne faites pas le poids. Vous n'êtes pas une riche idée. Vous êtes plutôt lassants. Vous n'êtes pas un sujet en or. En vous choisissant, l'auteur était mal inspiré. Ce n'est pas ça la vie. Vous n'avez pas de talent. Vous ne nous transportez pas dans un autre monde. Vous ne nous fascinez vraiment pas. Vous ne nous éblouissez vraiment pas. On peut dire que vous ne nous amusez pas. Vous n'aimez pas jouer. Vous n'avez pas le don. Vous ne savez pas ce qu'est le théâtre. Vous n'avez donc rien à dire. &quot; D'ailleurs en effet le spectateur, partagé entre le rire et l'interloquade, ne dit rien ! Il demeure dans la convention théâtrale ! Il se raccroche à ce dernier débris de convention, que le spectateur doit se taire, et le comédien parler ! &lt;i&gt;C'est donc très différent d'un happening, ou d'un théâtre participatif :&lt;/i&gt; le spectateur subit sans broncher ! Comme paralysé ! Et la troupe de poursuivre :&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;b&gt;&quot;Vous n'êtes pas convaincants. &lt;i&gt;Vous n'êtes pas là. &quot;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;C'est ce que m'avait dit une fois mon partenaire de scène : &quot;Tu n'y es pas, ce soir...&quot; Et j'avais dit : &quot;Non...&quot; - sur le plateau ! Evidemment que les spectateurs ne savent pas ce que c'est que le théâtre ! Eh bien cette fois ils voient&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; l'effet que ça fait d'être sur le gril, jugé comme un objet, comme un automate dont le rôle est de dire un rôle ! &quot;Vous n'arrivez pas&quot;, poursuit Handke, &quot;à nous faire oublier le temps. Vous n'arrivez pas à nous intéresser. Vous nous ennuyez. &quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;b&gt;Ici une pose. Car c'est bien cela qu'on vient chercher au théâtre n'est-ce pas, messieurs les bachoteux : de quoi se distraire ! De quoi oublier que nous sommes mortels, assujettis au temps et à l'espace ! Or que nous dit-on ?&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;b&gt;&quot;Nous ne voulons pas jouer un drame. Nous ne cherchons pas à évoquer une histoire qui se serait passée dans le temps. Ce qui nous intéresse c'est aujourd'hui et toujours aujourd'hui. Nous ne cherchons pas à faire couleur locale en jouant de façon réaliste une histoire qui aurait vraiment existé. Pour nous, le temps n'a aucune réalité. Nous refusons de jouer une action ; donc, nous refusons l'idée de temps. Le temps pour nous, c'est le passage d'un mot à l'autre. Le temps s'écoule avec les mots. Nous nions le fait que le temps écoulé puisse être retrouvé. On ne peut pas refaire un acte exactement de la même manière. Pour nous, le temps est votre temps. &lt;i&gt;Notre&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;mesure de temps est&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;votre&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;mesure de temps.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; Vous pouvez régler votre temps sur le nôtre. Le temps n'est pas un nœud ayant deux extrémités. Ce n'est pas un élément de couleur locale. Nous professons que le temps écoulé ne se retrouve pas. Entre nous le cordon ombilical n'a pas été tranché. Nous ne jouons pas avecle temps. Pour nous, le temps est une affaire très sérieuse. Il s'écoule mot après mot pendant que nous parlons. Nous disons que cette portion de temps vous appartient. Vous pouvez la mesurer sur les aiguilles de votre montre. Il n'y a pas d'autre temps que celui-là. Le temps est réglé&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;b&gt;sur votre respiration. Vous êtes la mesure du temps. Nous mesurons le temps sur votre souffle, sur le battement de vos paupières, sur les pulsations de votre cœur, sur la croissance de vos cellules. Ici, le temps s'écoule seconde par seconde. Le temps est réglé sur vous. Il passe par vos lombes. Non, le temps écoulé ne peut se retrouver. Ce n'est pas un élément de couleur locale. Ce n'est pas un spectacle.&quot; (Cruauté de tels commentaires, affouillage de la plaie au couteau, et en même temps, réaffirmation de la hauteur de vues du spectacle, qui est de confronter justement à l'angoisse, d'être éminemment supérieur, au moment même où s'abolit toute la convention théâtrale : le théâtre se trouve dans la négation du fait théâtral ; bon, je la referme. La parenthèse).&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;b&gt;&quot;Ne laissez pas vagabonder votre imagination. Le temps n'est pas un nœud à deux extrémités. Le temps n'est pas extérieur au monde. Il ne s'étend pas sur deux plans différents. Il n'y a pas deux mondes. La terre ne cesse pas de tourner pendant que nous sommes ici ensemble. Notre temps à nous sur cette scène est aussi votre temps à vous qui êtes dans la salle. Il s'écoule pendant que nous respirons, pendant que nos cheveux poussent, pendant que nos corps secrètent la sueur ; il s'écoule pendant que nous flairons les mêmes odeurs et entendons les mêmes bruits. On ne retrouve pas le temps écoulé, même en répétant les mêmes paroles, en répétant encore une fois que notre temps est votre temps, qu'il s'écoule pendant que nous respirons, pendant que nos cheveux poussent, pendant que nos corps secrètent la sueur, pendant que nous flairons et que nous écoutons. &quot;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;b&gt;Bon ! Nous allons vous laisser là en pleine nausée sartrienne...&quot;Outrages au public&quot;, je crois...&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>L'amour c'est chiant, surtout pour les autres.</title>
<link>http://dergruneaffe.hautetfort.com/archive/2009/11/07/l-amour-c-est-chiant-surtout-pour-les-autres.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (grüneraffe)</author>
<category>la parano qui galope</category>
<pubDate>Sat, 07 Nov 2009 14:39:06 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Evelyne, à dix ans, fut mon premier amour. Blonde et pâle. Comme nous discutions à petit bruit sur le perron, à trois ou quatre, elle s'est tournée vers moi pour me tendre un coquillage de la taille d'un ongle : “Tiens, je ne t'ai encore jamais rien donné. Je répondis que si ; qu'elle m'avait déjà beaucoup donné. Ce fut la seule fois que j'eus de l'à propos avec une fille. Nous nous sommes promenés main dans la main derrière l'immeuble. Je me souviens – cela n'est-il pas étrange – d'avoir convenu avec elle, en cas de mariage, que je commanderais les jours pairs, et elle les jours impairs. “Tu auras l'avantage, grâce aux mois de 31 jours.” Cela nous faisait rire.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Cela se passait chez mon oncle, qui m'hébergeait pour les vacances. Il écrivit sur-le-champ à mes parents que “c'[était] une honte”, qu' “à dix ans [leur] fils a[vait] déjà &lt;i&gt;une poule” .&lt;/i&gt; Il m'inventait des exercices d'algèbre – voilà bien pour aimer les maths ! - afin de m'empêcher de rejoindre Evelyne, et je répétais à mi-voix en pissant dans la cuvette de H.L.M. (un luxe à l'époque) : “Je t'aime, et rien ne pourra nous séparer”, juste pour m'en souvenir plus tard. Retors, non ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Et je m'en souviens encoe. Tonton m'a dit : “Elle est cloche, ton Evelyne ; attends que Marion revienne de colonie, tu verras !” Une petite brune en effet, piquante, jamais à court de répartie, qui se savait déjà admirée, et qui commençait à se foutre de ma gueule ; je suis retourné auprès de ma blonde. Je n'ai plus revu personne, vous pensez. Curieux tout de même. &lt;i&gt;Qui va commander dans le ménage&lt;/i&gt;. Que ç'ait été là ma première préoccupation. &lt;i&gt;C&lt;/i&gt;&lt;i&gt;e&lt;/i&gt; &lt;i&gt;qui fait surtout enrager,&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;d'après Roland Barthes,&lt;/span&gt; &lt;i&gt;c'est quand l'être aimé prétend devoir obéir à d'autres, alors qu'il ne vous obéit pas à vous,&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;qu'il ne tient pas compte de votre souffrance à vous, qui valez donc moins que l'autre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; font-style: normal; text-align: justify;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;J'ai vérifié à maintes reprises en effet que la façon la plus efficace, la plus cloue-le-bec, de se soumettre un partenaire récalcitrant est de se prétendre soi-même ligoté, garotté, par un engagement, de préférence professionnel, une promesse antérieure, auprès d'une autre personne, &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;qu'il importe bien plus de ne pas vexer que vous -&lt;/span&gt; &lt;i&gt;est-ce ainsi vraiment que l'on aime ?&lt;/i&gt; auprès d'une belle-mère par exemple, bien efficace ; je la hais à mort ; puis lorsqu'elle est morte, la pauvre - &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;rien n'est arrangé. Dix ans de perdus. Et toujours la faute des autres. La personne aimée se réclamera toujours de sa propre soumission, de “l'impossibilité de faire autrement”, pour vous soumettre à ce que vous détestez le plus. Je connais un couple de cons, dont l'épouse a su convaincre le mari de fréquenter sa s&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;œur (à elle) (il faut suivre).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; font-style: normal; text-align: justify;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Depuis plus de quarante ans (c'est irrémédiable désormais) le Mari Con (en espagnol : &lt;i&gt;maric&lt;/i&gt;&lt;i&gt;ó&lt;/i&gt;&lt;i&gt;n )&lt;/i&gt; se trouve contraint de fréquenter le couple type de blaireaux : la belle-sœur en l'occurrence - chef-d'œuvre de ternitude dépourvue de toute conversation dépassant les liens de famille – car ils se reproduisent, ces cons ! - et le beauf, concentré de machisme, de racisme et d'homophobie - anti-chômeurs, anti-fonctionnaires, rien ne manque à la panoplie. ...Quarante ans à se cogner ces spécimens d'humanité de remplissage et leur tribu, à tâcher de ne pas entendre les conversations de réveillon (quarante réveillons !) sur la flemme comparée des Viets et des Bédouins - je n'invente rien.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; font-style: normal; text-align: justify;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Déménager ? Rompre ? avec des gens si sots que le refus de l'un entraînerait nécessairement l'éloignement offusqué de l'autre ? et que ferait-il, ce fameux mari, d'une épouse dépressive, qui l'agoniserait de reproches muets à longueur de semaines, jusqu'à sombrer dans une de ces dépressions que l'on se fait à soi-même, et qui trouve toujours une brochette d'éminents psychiatres pour la confirmer ? Autant gagner quelques années de soins intensifs, et accepter, de guerre lasse, que dis-je, avant même la déclaration d'une de ces guerre où le plus malade est immanquablement vainqueur, d'habiter désormais à 150 mètres de distance du couple honni – qui n'est pas si mal, voyons ! voyons ! à la longue !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; font-style: normal; text-align: justify;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;i&gt;C'était bien la peine d'en faire toute une histoire ! -&lt;/i&gt; les invitations se sont raréfiées, le mari y a mis le holà. Mais le drame, voyez-vous, c'est qu'il a fini par se sentir à l'aise en compagnie de son ennemi, non pas tant en vertu du proverbe “à force de se faire enculer, on y prend goût” que, par des affinités secrètes. C'est pourquoi, ayant toujours devant les yeux cet exemple édifiant, j'aurai toujours à cœur de défendre, bec et ongle, le principe de ne jamais reprocher à quiconque sa faiblesse de caractère ; on est mou, comme on est noir, ou juif, ou asiatique. Si ma femme est attaquée la nuit, que je me sente tout soudain (à supposer) tout paralysé, sans aucune possibilité physique de casser la gueule à l'agresseur - quel tribunal, je vous le demande, osera me condamner pour non-assistance à personne en danger ? (réponse hélas : tous.) Je souhaite par conséquent ne jamais être dans une situation où je devrais faire preuve de sang-froid, de virilité, voire de simple esprit de décision. J'éprouve toujours la plus véhémente rancœur à l'égard de ces juges qui du haut de leur bitte en barre condamnent les timorés et les trouillards - et qu'auraient donc fait eux-mêmes, ces lâches ? ces diarrheux ? “Il faut prendre sur soi”. Connards. Commencez donc par cesser de fumer.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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<title>On dézingue, on dézingue !</title>
<link>http://dergruneaffe.hautetfort.com/archive/2009/11/02/on-dezingue-on-dezingue.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (grüneraffe)</author>
<category>la parano qui galope</category>
<pubDate>Mon, 02 Nov 2009 22:45:11 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;Allez Prévert on récapitrouducule :&lt;/em&gt; un Temple Solaire, une vieille torturée, un flic dégommé, deux, trois cinq, encore cinq qui ne viendront pas nous faire chier à nous foutre des contraventions, tiens justement six morts dans le Jura dans une collision frontale, soutenez le vin d'Arbois, plus on en boit plus on va droit, des escrocs en chemise blanche, des homme d'Etat qui protestent de leur innocence, je suis serein cui-cui, des gonzesses qu'on excise, en gros plan la semaine prochaine, des peuples qu'on fait crever de faim en gros plan depuis des mois ils pourraient se renouveler putain chiottes, l'homme est un loup pour l'homme, il ne faut pas se leurrer, on ne va&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;pas se bercer d'illusions, “ Faut pas rêver ” merde le titre hideux on vous montre les dernières des dernières merveilles du monde mais faut pas rêver on va te transformer tout ça en parking souterrain avec des chupa-chups dans les distributeurs, on ricane, on ricane, faut pas rêver on te dit, réveille-toi le monde est con eh ! oh ! le monde est con t'avais oublié ? faut pas rêver on te dit pauvre con c'est la dernière fois que tu vois des Indiens des Papous, en Guyane ils se servent de récipients en plastique rouge et jaune c'est tellement plus solide et commode et décoratif que les poteries traditionnelles et ils mettent au frais dans le torrent de véritables bouteilles de véritable sirop Teissières véritablement très rafraîchissant eh ben oui c'est comme ça mon vieux c'est comme ça et si tu ne veux pas le voir tu es vraiment un con, et puis surtout tu es complice, tu es coupable, coupable, coupable, MERDE !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Faut pas rêver.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Et en quoi ça me parle ça, &lt;em&gt;en quoi ça m'encourage à vivre,&lt;/em&gt; est-ce qu'il faut couper les couilles (ça m'obsède) à tous les mecs sous prétexte qu'il y a des violeurs, est-ce qu'il faut virer tous les Maghrébins parce qu'ils sont en grande majorité impliqués dans toutes les affaires imaginables c'est ce que disent les flics, est-ce qu'il faut que je devienne con, est-ce qu'il faut virer les Kurdes, est-ce qu'il faut les mettre dans un grand trou qu'on appellerait le Trou du Kurde - ça va Monsieur Ionesco ? il va bien le petit rhino ? on en trouve encore pour faire bander les petits Chinois pour qu'il y en ait encore plus ? tu vois Missié reporter moi aussi je dis des conneries c'est pour être moins seul que tu me rends con ?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi est-ce que l'on retrouve Alfred Sirvan ou Sirvin, personne ne sait comment prononcer, très, mais alors très très précisément au milieu du procès Dumas alors que tous les journalistes savaient où il se trouvait je ne dis pas &quot;se cachait&quot;, pourquoi on a retrouvé tout de suite les boutefeux des paillotes corses &lt;em&gt;alors que l'assassin du préfet Erignac courAIt toujours&lt;/em&gt; et qu'il présidera peut-être même un jour l'assemblée territoriale du peuple Corse con et indivisible qui a dit &quot;pléonasme&quot; - pourquoi est-ce que les assassins du petit Romain sont toujours appelés &quot;assassins présumés&quot;, pourquoi sa mère gueule-t-elle dans le couloir &quot;la justice c'est de la merde&quot; qui n'a pas dit &quot;pléonasme&quot; - pourquoi est-ce qu'on n'a pas le Droit de les achever à coups de cutter en pleine audience, pourquoi est-ce qu'ils ont des avocats qui t'expliquent avec gravité qu' &quot;il y a des zones d'ombre&quot; dans le dossier ?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ah oui je me répète.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;..Qui a porté tel coup de couteau, tel coup de pierre, tel coup de queue ? Pourquoi faut-il, pourquoi voulez-vous car j'ai de plus en plus de mal à ne pas croire qu'il s'agit d'une volonté délibérée, que je ne réagisse plus qu'au sentiment comme un vulgaire Jean-Jacques Rousseau,&amp;nbsp;à la haine, à l'antisémitisme comme un vulgaire Voltaire, pourquoi je devrais crier Vive Ariel Charon, &lt;em&gt;pourquoi toujours la réaction immédiate,&lt;/em&gt; quoi, quoi, l'air du temps, c'est qui qui le fabrique l'air du temps journaliste de mes couilles - et un procès en diffamation, un, je m'en fous je n'en ai pas&amp;nbsp;je ne veux pas en avoir.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>J'oublie tout</title>
<link>http://dergruneaffe.hautetfort.com/archive/2009/10/29/j-oublie-tout.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (grüneraffe)</author>
<category>la parano qui galope</category>
<pubDate>Thu, 29 Oct 2009 14:10:10 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;Ben voilà, mes dotrouducuments furent rétrouducupérés, mais tout vides. Avec le nombre d'octets, mais tout vides. Je vais faire un répertoriage. Tout m'échappe. Prout. Heureusement, je corrige un ouvrage sur CELAN, coup de foudre, j'ai acheté &quot;Renverse du souffle&quot;, en bilingue (Atemwende), traduction Jean-Pierre Lefebvre. Plus un dico hébreu translitéré, plus de problèmes avec les vocalisations.&amp;nbsp; Bonne journée de boulot. Quant à vous, merci de me rester fidè-ouè-ouè-ouèleueueueu. Putain d'ordi, vous savez qu'il n'y a rien de tel que le papier malgré tout ? Tiens, je me rebouffe une quatrième pomme : prrrrouththth... Et il ya Quignard aussi, La Nuit sexuelle, autre chose que Titeuf, du chef-d'oeuvre, et supérieur à Calassio, parce qu'au moins c'est sobre. Chaque mot correspond à une haleine. A pluche, dit l'ours. Sauvez-les ! les ours polaires ! Allez ciao.&lt;/p&gt;
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<guid isPermaLink="true">http://dergruneaffe.hautetfort.com/archive/2009/10/26/ben-voila-voila-voila.html</guid>
<title>Ben voilà voilà voilà</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (grüneraffe)</author>
<category>la parano qui galope</category>
<pubDate>Mon, 26 Oct 2009 16:26:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;Ah queue j'estois très fier d'avoir pu reconfigurer mon disque dur après écran bleu, ah que je suis con de ne pas m'être rendu compte que ça m'effaçait deux ans de boulot ! Il paraît qu'il faut sauvegarder sur des clés USB : eh meeeeerde ! Putain de mordel de berde ! Et ça vous fait marrer tas de nazes !!! Je veux crever ! Mais pas tout de suite....&lt;/p&gt;
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<guid isPermaLink="true">http://dergruneaffe.hautetfort.com/archive/2009/10/03/un-juif-nomme-l-egyptien.html</guid>
<title>Un juif nommé &quot;L'Egyptien&quot;</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (grüneraffe)</author>
<category>la parano qui galope</category>
<pubDate>Sat, 03 Oct 2009 16:13:22 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;En voilà un livre que j'aurai bien du mal à finir. Le premier déjà, aux Editions du Bordel Bas comme il se doit, m'avait exaspéré, par sa propension à glisser sans cesse d'un plan à l'autre, parlant de mort lorsqu'il faut parler d'amitié, dissertant finances quand on se préoccupe de politique, réussissant ainsi à toujours retomber sur ses pattes &lt;em&gt;en déplaçant sans cesse le champ du sujet.&lt;/em&gt; Le voici qui récidive avec son &lt;i&gt;Travail de la liberté,&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;où resurgit ce serpent de mer selon lequel nous serions tous libres, par un phénomène de notre liberté : ce qui revient toujours au même, à savoir que les victimes ont choisi leur sort. Vous détestez votre mère ? Mais n'avez-vous pas fait tout ce qui était en votre pouvoir pour que cela vous fût obligatoire ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Vous n'avez pas d'argent : mais c'est bien vous tout de même qui avez tant gaspillé ; quant à vos projets de gloire engloutis sans retour, il faut bien que vous reconnaissiez que votre comportement volontairement asocial éloigna de vous tous ceux qui auraient pu vous promouvoir.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Bref, comme disent les antisémites déguisés ou non en antisionistes, «les juifs l'avaient bien cherché&amp;nbsp;». Un comble, monsieur Misrahi... Pour l'amour seul, il n'a pas dit trop de conneries. Encore prend-il bien soin d'éliminer tout ce qui à ses yeux ne relève pas de l'amour pur (c'est quoi, ça ?), afin de toujours avoir raison : l'amour pur est «&amp;nbsp;amour de tout ce qui existe&amp;nbsp;», autrement dit &lt;em&gt;«&amp;nbsp;bonheur de tout approuver dans la création&amp;nbsp;».&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Si c'était pour retomber sur le Dieu platonicien, il fallait le dire tout de suite, ça nous épargnerait de devoir finir cet épuisant pensum, où l'on vous botte toujours soigneusement le train en vous disant : «&amp;nbsp;Allez allez espèce de mauviette ! Du nerf, hop hop !&amp;nbsp;» Nos pouvons décider d'être heureux : c'est à nous de choisir l'humeur où nous voulons être.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Les patrons d'usine seront ravis de pouvoir ressortir ça à leurs syndicalistes. Oui, j'ai exagéré. Non, mes exemples ne sont pas les bons, nous les chercherions en vain dans l'ouvrage en question. Mais brûler les paillotes m'a toujours semblé d'excellente tactique, et «&amp;nbsp;faire comme si&amp;nbsp;» démontre toujours bien mieux que les faits réels, si mous et si suceptibles d'interprétations fluctuantes.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;i&gt;Libérés&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;nous dit Robert l'Entourloupe&lt;/span&gt; &lt;i&gt;des prétentions ascétiques du pessimisme et des passivités de l'esprit tragique, toujours fataliste, les sujets peuvent se tourner joyeusement vers le monde et se réjouir de ses potentialités.&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;C'est exaspérant. &lt;em&gt;Surtout tiré de son contexte,&lt;/em&gt; dont je ne veux plus me souvenir. Le pessimisme, Môssieu Misrahi, est la donnée même de l'espèce humaine et de l'esprit de chacun de ses représentants.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp;Il est très facile, en effet, parce que l'homme n'a qu'à s'abandonner à sa pente naturelle. Donc, remontons-nous Folleville. Mais sait-on qu'il convient de&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;se remonter ainsi plusieurs fois par jour ? Et que c'est un boulot épuisant ? Il y a les pessimistes, et quelques optimistes : croyez-vous que les uns et les autres le fassent exprès, librement ? Et en quoi l'ascétisme serait-il une «&amp;nbsp;prétention&amp;nbsp;» ? &lt;em&gt;Quel petit orgueil, Monsieur Misrahi !&lt;/em&gt; De plus, il existe des pessimistes qui ne cessent de bouffer et de boire. Et même, ils en crèvent : où est l'ascétisme là-dedans ? Et depuis quand le héros tragique est-il «&amp;nbsp;passif&amp;nbsp;» ? vous confondez avec le Inch Allah ! Observez les tragédies, vous verrez que le propre de leurs héros est l'agitation perpétuelle, d'Agamemnon à Britannicus.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;A la fin, le coup de massue fatal atteint l'agité, Oreste, Hermione, un but partout, Edipe lui-même, si fier de son hyperactivité.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;Vous m'objecterez Iphigénie, Titus et Bérénice. Soit. Mais la passivité est loin d'être la règle. Alors, ses deux petits coups de griffes donnés, Misrahi peut réentonner son interminable antienne : «&amp;nbsp;les sujets&amp;nbsp;». Nous serions tous des «&amp;nbsp;sujets&amp;nbsp;», responsables. Voilà bien de l'inconscience : je me sens sujet pour certaines choses, comme d'écrire ces quelques lignes. Mais d'envoyer chier un ami qui veut que je lui livre &lt;em&gt;un appareil de télévision ce soir avec mes petits bras musclés,&lt;/em&gt; suis-je libre ? Non, car je suis victime de ma belle âme, et surtout d'un projet concocté dans mon dos par ma femme, qui ne m'a téléphoné que lorsqu'il aura été impossible de goupiller cela autrement.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;Un retraité, n'est-ce pas, n'a que ça à faire : devenir taxi, et si possible déménageur. Oui, humour.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;Mais quant à me «&amp;nbsp;tourner vers le monde&amp;nbsp;», j'y fus obligé, passant ma vie au milieu d'une foule d'élèves, moi qui aime temps la solitude, ou sans cesse au même endroit, Bordeaux pour ne pas le nommer, parce que ma femme est recordwoman de sédentarisme et de casaniérisme.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;Et on ne change pas de femme «&amp;nbsp;comme ça&amp;nbsp;», sur un coup de tête. Le monde ne m'apporte qu'un métier de con, prof, et maintes avanies : pas de gloire, pas d'argent, pas de femmes. Et ce n'est pas à 64 ans que ça va s'arranger. D'autres ont réussi, comme ce personnage de&lt;/span&gt; &lt;i&gt;Quelle est la différence entre un pigeon ?&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;qui proclame - comme je l'ai si souvent ouï proclamer : «&amp;nbsp;Moi je me suis toujours fixé des buts et &lt;em&gt;j'y suis toujours parvenu&amp;nbsp;» -&lt;/em&gt; à quoi j'opposerais volontiers cette formule claque-gueule de Jules Renard : «&amp;nbsp;Celui qui se croit arrivé, c'est qu'il ne voulait pas aller bien loin&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Bref, Misrahi nous refait le coup du «&amp;nbsp;si tout allait bien, tout irait pour le mieux&amp;nbsp;». Tenez, on m'appelle pour le repas, interrompant cette remarquable dissertation pour cinq minutes qui lui restaient : suis-je libre de n'y pas aller ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;J'apprends au cours de ce repas que je devrai me farcir la compagnie de M. et de sa cousine : qu'est-ce que j'en ai à foutre, de M. et de sa cousine ? Je suis autant méprisé par la seconde que je méprise la première... Misrahi, redescends un peu sur terre. Les “possibilités” de ce vaste monde sont tout simplement offertes à ceux qui se prennent pour des sujets, et qui réussissent, et refusées &lt;em&gt;à ceux qui se voient tels qu'ils sont,&lt;/em&gt; des jouets, et qui échouent dans les quatre cinquièmes de ce qu'ils entreprennent. Et c'est tout ! Pas la peine d'avoir philosophé toute une vie, et de publier ce torchon pour “mettre en ordre”, à 83 ans, ce que les lecteurs pourraient n'avoir point compris ! Dans la vie, c'est la loi du plus fort, ou du plus adroit.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Faire accroire aux perdants qu'ils peuvent acquérir par leur volonté la force de devenir des vainqueurs est une imposture, appuyée par les forts, c'est-à-dire ceux qui ont toujours su se relever... grâce à leur constitution spirituelle !...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Merde alors !...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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