Fronfron55

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Grattages de tête...

  • Un plan

     

    12 : Le palais de l'Aurore, le "rap" des vers latins, les niaiseries botaniques, Dieu est né en exil, sourire de Ricimer le Balafré... Plein la gueule ROMNESTRAS.JPG

     

    13 :

    Mention d'une vie imaginaire de Sidoine, déjà rédigée, mais fade. Comment cet ultramondain a-t-il pu devenir ultradévot ? Préciosité liturgique et érudition ecclésiastique. Le brigandage régnait-il à ce point ?

     

    14 :

    Habituelles flagorneries. Classer, tuer, mêmes obsessions humaines. Au guerrier romain succède le Krieger. Exténuation du monde romain. Les chapeaux pris pour des pensées. Prolongation de la littérature romaine, jusqu'au Trinity College of Dublin. Lisons à haute voix.

     

    15 :

    Le roman d'Anglade, ses raideurs ; il ignore Loyen... Anglade et le pseudo-Frédégaire. Papianilla, enceinte et gnangnan. Rejeton de préfet désespéré par la livraison de l'Auvergne invaincue.

     

    16 :

    Du paganisme au christianisme, mêmes puérilités littéraires. La tragédie de la frivolité. Les erreurs de langage d'un Anglade, ou des bandes dessinées.

     

    17 : survol du C. II II, v 18 ; 223 ; vv 307-309 ; 317- 347 ; 358-360 ;

    Exorde au panégyrique d'Anthémius, Visite de l'Italie au Tibre, Eloge de Ricimer : notre époque n'a pas du tout les mêmes références que celle-là.

     

    18 : II 387 puis 407-449

     

    "Le séjour de l'Aurore", d'où vient Anthémius, où le printemps est éternel. Compliments ronflants. Primo Levi survécut en récitant du Dante - ô littérature occidentale ! elle aura survécu, même grâce à des bagatelles. Esthétisme différent du nôtre. Retour au style poudre-aux-yeux de Sidoine. L'Aurore et ses petits seins écartés. Description du déjà-sculpté (mais c'est ainsi qu'il défend les lettres et sauve les meubles). Rappel des anciennes dominations de l'Orient... Poésie soldatesque... Déités radotantes... Pourquoi les Romains n'ont-ils pas poussé jusqu'en Chine ? "monde étroit, connaissances désinvoltes" !

     

    19 II 450-455

    Sidoine inconscient. Passe d'une louange à l'autre. Frontières du bien et du mal devenant très poreuses. Début du Panégyrique d'Anthémius, dont Sidoine ignore tout. Rappel de la scission de l'empire à la mort de Théodose. Se la joue "ancien combattant". "Tout ce que j'écris est sacré."

     

    - nous rejoignons le panégyrique d'Anthémius.

    Glycerius. Julius Nepos.. Anthémius lui aussi sera proprement rétamé.

     

    20 & 21 sur Avitus reportés plus loin.

    22

    Succession des fantoches, énumérations détestables de Sidoine, programme à venir des supplications en gigogne.

     

     

    23 459-461

    Rome tombe aux genoux de l'éternelle Aurore. Que la vie serait plate sans les brouillamineuses métaphores ! Les traductions qui se passent de génération en génération. Liebermann et ses méticulosités glosatrices. Il ne nous reste que cela, à nous autres les Assis : la mort viendra calme, dans la foulée.

     

    24

    466-469

    Les lambeaux de nos profs de fac.Vociférations contre "Taïte-Laïve". Disparition des lettres anciennes. Du fascisme en moins. Poussiéreux élans de nos latins moribonds.

    (25 : IV 9-13 transposé après 38)

     

     

    26 III 471-486

    Vespasien et Titus, grands massacreurs de Juifs. La victoire d'Actium encore en filigrane. Statuette bâclée de Sidoine à Clermont, jadis si vivant. "Caton le vieux con" de Jean-Charles - ma préférence pour ces époques où je ne peux plus rien - nul ne ressuscite les empires perdus. Sidoine ne sait rien d'Anthémius. Il meuble. Parle d'Alypia, embrochée par une bite boche. Que pensait-elle ? "M. Fleurette".

    Personnifications incessantes et stupides des objets. Sidoine célèbre un Barbare.

  • Identifiants

    Si un jour quelqu'un peut m'expliquer pourquoi j'ai deux identifiants et deux mots de passe, et pourquoi les deux s'intervertissent without shouting station, ça me fera bien plaisir. Mes deux blogs jouent aux vases communicants, à l'improviste. Peut-être parce qu'ils sont reliés à une seule ligne téléphonique ? Maintenant, si vous voulez que je vous explique le rhotacisme, la tmèse, l'infixe ou la métathèse de quantité, je suis à votre entière disposition.

    cette PHOTOGRAPHIE EST DE VINCENT PEREZLe grand aigle BLOG ROMNESTRAS.JPG

  • Si peu de choses sur l'Antique

    38

    Cimetière marin d'Ajaccio P.JPG

     

    Plus de noblesse ? soit, l'Eglise. Sidoine rejoint son évêché. Les grands auteurs réduits à l'anecdote, à la devinette. Ne pas oublier que la préciosité est en germe dans le principe de la poésie latine, à la métrique importée de Grèce. Rome survient per aethra, c'est en vérité trop de pathos. Plus tard, dégoulinades sacristaines...

     

     

    39

    Sidoine répudie Cicéron pour la Vulgate, avec la plus grande flagornerie conformiste, y compris envers St-Loup, évêque de Troyes.

     

    1. 40

    Julius Népos négocie l'échange de l'Auvergne contre Arles et Marseille.

    Tout était-il si désertique ? si infesté de brigands ? Sidoine poursuit son festival de jeux de mots. Hommage appuyé aux commentateurs et philologues des manuscrits, moqués en tant qu' « Assis »…

     

    1. 41 aucun vers traité

    « Lectio difficilior » . Comment les hommes de ce temps-là voyaient-ils leur courte vie ? Début de la critique d'Anglade.

  • Philologie allemande

    La lettre H sonne si typiquement deutsch que l'effarant Goebbels avait prénommé tous ses enfants par cette initiale, avant que sa femme les empoisonnât. J'ai appris Hebamme, la nourrice qui élève l'enfant au-dessus du ventre, la sage-femme. Très beau nom, empreint de respect. Il faut bien marquer la scission entre « Heb- » et le reste du mot. Heißhunger, c'est l'appétit dévorant, la fringale, et, médicalement, la boulimie. Voici une association d'idées : Geneviève, quoique opérée de l'estomac, n'a pas cessé de grossir. Vierge à plus de quarante ans, elle a cédé à son Heißhunger, est demeurée heißhungrig, boulimique, et non pas « goulue » ou « vorace », que notre Larousse mentionne seuls. Il est fréquent de ne pas retrouver dans le Larousse les mots du « kleine Duden », tant il est délicat de déterminer si tel ou tel mot s'est véritablement lexicalisé. Geneviève a la peau très douce des personnes grasses, elle vit en compagnie d'une autre femme, la fille Ducauche, toujours joyeuse,, ou toujours méfiante. Elles amènent en chariot roulant toutes sortes de vieilles choses que le père de Geneviève entrepose dans notre maisonnette abandonnée.

    Nous passons au verbe heißmachen, imprimé en rouge, appartenant je suppose à la langue commune, à l'Umgangssprache : or, nous ne l'apercevons pas dans le Larousse ; en revanche, heißlaufen, « chauffer » en parlant d'un moteur, der Motor ist heißgelaufen, hat sich heißgelaufen, ce moteur chauffe ; d'où Heißlaufen, « échauffement, grippage » - c'est donc cela, un « grippage », et Heißluft, « air chaud », ne figurent pas dans le Duden. Jemandem die Hölle heißmachen, « faire chauffer l'enfer à quelqu'un », doit vouloir dire « lui préparer un chien de sa chienne » (Umgangsprache : jmdm heftig zusetzen) – voyons : presser vivement, « pousser au cul », peut-être, ce qui est tout différent.

    deutsch,dictionnaire,wörterbuch

    À rapprocher de heiß, « chaud », ce qui n'a rien de surprenant. Die Heißmangel ne figure pas dans le Larousse. Seulement die Mangel, « la calandre », ce qui « réchaufferait » le moteur, comme semble l'indiquer la racine cal- de « calorifère ». Heißumstritten serait alors l'action de « chauffer le moteur », ou plutôt le fait de s'échauffer dans un débat. Nous ne consulterons plus le Larousse que pour vérifier les significations du Duden, sans être certain de les y trouver. Nous sommes de nouveau renvoyés à heiß, « chaud ». De préférence à ces pédanteries répétitives, nous préférerions des précisions : Hammer n'est pas seulement un Werkzeug, un outil, mais ce qui permet de frapper sur un clou par exemple, un marteau.

    Passons à présent à une racine dérivée sans doute de la première : heiter, «clair, découvert, serrein » : heiteres Wetter, « temps clair », exemple du Larousse. D'où Heiterkeit, « clarté, pureté » - die Heiterkeit des Himmels, « la pureté, la sérénité du ciel ». Heiterkeitserfolg, «accession à la sérénité ». Nous voici loin des ébouillantements précédents. Heizen nous y ramène : « chauffer, faire du feu ». Heizer sera « le chauffeur », en « technique » : cela signifie donc autre chose qu'une profession ? Ici, le Robert entre en jeu : « chauffeur-mécanicien de bateau ». Il ne s'agit donc pas, pour l'instant, d'une pièce mécanique, mais d'un homme. Cette promenade bavarde à travers le vocabulaire franco-germanique ressemble assez aux livres de géographie signés Perpillou, d'où il était très mal commode de tirer de la science, parce que sa rédaction tenait plus de la littérature, cotonneuse, contournée, là où nous éprouvions le besoin, nous autres potaches, de tableaux statistiques ou de courbes sans poésie superflue, sans poésie du tout. Heizgas correspondra à « gaz chauffant », Heizkissen à « coussin chauffant », Heizkörper à « corps chauffant », rien de tout cela ne figurant dans le Larousse, lequel dévoile des lacunes de plus en plus flagrantes, ainsi que je l'avais soupçonné en voyant les dimensions réduites et la grosse impression du volume : fût-ce en 780 pages sur double colonnes, il me semblait improbable de contenir le vocabulaire d'un dictionnaire franco-allemand, plus celui d'un germano-français. Heizöl est bien sûr une « huile chauffante », mais cela ne donne rien en français véritable...

    62 05 23

    "Die Schwalbe", l'hirondelle. D, H, S, nous avançons. Avant d'avoir fini ce rectificateur d'orthographe plutôt que "dictionnaire" monolingue, j'espère avoir pensé à offrir à Sonia ce qu'elle attend depuis des années, un véritable Larousse allemand-allemand. Mon étourderie n'a d'égal que Mon Nombrilisme. "Schwalbe" est le nom d'une de mes élèves viennnoise, qui doit approcher de la cinquantaine à présent. Elle avait l'air d'une hirondelle justement, vive et de cheveux noirs ; pour le ventre blanc, je n'ai pas vérifié. Elle avait convaincu ses parents de pétitionner en ma faveur lors de mon éviction (pour raison financière) du lycée de Vienne ; cependant, lorsqu'il s'est agi de renouveler leur soutien, pour me prolonger d'une annér, ils refusèrent : "Nous avons témoigné une fois, maintenant, qu'il se tire d'affaire lui-même".

    L'hirondelle me rappelle aussi l'étonnement d'Olivier, car j'avais reconnu son gazouillement grinçant si caractéristique :"Mais, Olivier, cela n'a rien d'étonnant ! pendant mon enfance, les villages en grouillaient !" Voilà pour l'extinction des espèces... Et nos dessous de toit abritaient souvent des Schwalbennester, de ces fameux "nids d'hirondelles", que mangent les Chinois lorsqu'il s'agit d'un mucus comestible de martinets locaux. Au sein de l'écriture se glisse une inquiétude sur l'utilité de mon vice... Ensuite je reprends mon collier de coton. Sonia tu as mon âge à présent : je ne t'ennuie pas trop ? Passons au mot suivant : "der Schwall", "de Schwall". Pluriel "Schwalle". Es ist so wie ein Guss Wasser : le Duden ne me fournit pas le sens de ce mot courant : un jet, (une coulée), une averse.

    Une douche, au sens de "déversement". "Schwall" est plus précisément "un torrent", "un flot ininterrompu" : "ein Wortschwall", un flot de paroles. Un "paquet" (de mer). Les hirondelles de mer sont des sternes pierregarins. Cela se dit justement "eine Seeschwalbe". Une "Seeschwalbe" peut donc très bien recevoir "einen Seeschwall", à supposer qu'un tel oiseau soit de sortie par gros temps. Or ce mot signifie aussi "un alcyon", ces oiseaux de légende qui nidifiaient sur l'eau lorsque la mer était d'huile. "Pleurez, doux alcyons, doux alcyons, pleurez / Elle a vécu, Myrto, la belle Tarentine", ces vers, de Chénier, évoquent-ils encore quelque chose ? Il a mal fini, bonnes gens. Pleurez à votre tour. "Der Schwamm", c'est l'éponge.

    L'ordre alphabétique maintient le champ sémantique... "der Schwamm" : c'était l'un des premiers mots que nous apprenions en 6e, lorsque la pédagogie consistait simplement à désigner, en allemand, les objets scolaires que le professeur avait sous la main :"das ist die Kreide, das ist die Tafel", "c'est la craie, c'est le tableau", pour lequel on se servait encore d'une éponge, avant de passer "le chiffon sec" ("M'sieu ! j'peux effacer le tableau ?") - c'étaient des fils de paysans que l'on enseignait, et nul journaliste pressé d'étaler sa clairvoyance ne s'avisait de stigmatiser une prétendue "culture bourgeoise".

    Et nous savions l'allemand aussi bien que les passionnés d'aujourd'hui. Pourquoi s'est-on mêlé de sociologie à deux balles ?

  • Expressions, de moi et d'autres

    A vrai dire, le moindre incident, le moindre bruit, le moindre coup frappé à ma fenêtre, peut déclencher, soit à mi-voix, soit de façon tonitruante, un de ces cris absurdes qui trouvent leur origine dans un contexte si archaïsant qu'il serait vain de le reconstituer. Un de mes collègues m'avait d'ailleurs suggéré de recourir à un spécialiste du "cri primal", adepte de Janov, freudien en vogue vers 1967. Mais je n'y souscrivis pas, ressentant cela comme un originalité. Une humiliation, aussi. A laquelle je tiens, comme un lien morbide à la mère, ou au protolangage. Ces syllabes privilégient les voyelles antérieures (i, u). Le renouvellement en est apparemment rare, parce que si j'en notais chaque jour les variantes, je les émettrais "exprès sans le faire exprès, car le recours à la notion de subconscient me semble ici trop pompeux.

    Jusqu'ici, Armelle ("ma femme") complétait mes "erremel" par la formule "Schiemsee", en prononçant de travers "Herrenchiemsee", château magnifique visité par nous : la véritable prononciation est "K'hiimzéé". Après maintes rectifications de ma part, elle se met enfin à la vraie prononciation.

    Nuages, mer, rochers P.JPG

    AUTRES EXPRESSIONS

    Chi va piano va sano, chi va sano va lontano, et chi va lontano vaffenculo.

    A éviter en Italie.

    Non ho detto "passi pure", ho detto "passaporti"

    Très dissuasif à la frontière, en pleine nuit, dans les Alpes, avec le bruit d'une mitraillette qu'on arme... Il était furax, le policier, de garde au poste en pleines rafales de neige. J'ai répondu scusi, formule de politesse et non pas scusa, qui est un tutoiement, et j'ai tendu nos passeports. Il ne nous a pas tiré dans le dos.

  • Trou du cul

    Voilà un titre comme on n'en fait plus. Je n'ai jamais vu e trou du cul plus proche que celui du lavement. Une simili opération aquatique, se soldant par des traces de merde non nettoyée dans un hôpital dont je tairai le nom. Gentillesse extraordinaire du personnel, et corbeilles débordantes de bouteilles en plastique. Cet hôpital se situe en Chine. Fatigue d'une journée passée à ne rien faire, confusion des sentiments aboutissant à une déambulation exhibitionniste, celle d'un fou qui parle haut plusieurs langues fausses. Pas d'autre perspective que celle d'une vieille qui meurt de déshydratation à travers son masque à oxygène. Une toubibe sexy aux chaussons bariolés. Le sentiment de solitude qui s'accentue, sans rien de menaçant, la banalisation du rien, les plaisanteries cons, la télé déversant son stade et ses médailles, et pour finir une peur immense de la sieste, semblable au froid des endormissements par -50° qui mène à la mort. Il faut lutter en hurlant de l'intérieur, car tout, tout autour de toi, t'entraîne vers le  bas. 

    Terrasse en plongée.JPG