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Portnaouak - Page 5

  • Bassin de femme

     

     

    C'est affreux. Ça fout un malaise. On ne voit rien au-dessus du diaphragme, ni au-dessous des genoux. On ne voit ni le diaphragme ni les genoux. Et c'est couvert de poils, de façon maladive. On dirait une infection, ou un défaut génétique. Une sorte de femme à barbe, dont le ventre, les bras (le long du corps) et les cuisses seraient recouverts d'une toison malsaine. La femme porte un slip mal ajusté, la fente sexuelle est très nette, placée bas comme il convient, mais tout ce pelage grumeleux empêche qu'on en soit ému. Les mains sont disposées de part et d'autre des cuisses à peu près jointes, à la façon d'un garde-à-vous. Entre les jambes mal jointes c'est l'espace habituel aux femmes, une longue fente blanche, et le léger renflement des cuisses qui s'effleurent avant l'entonnoir définitif.

    Café de l'Avenir.JPG

     

     

    Précisons qu'il s'agit d'une photo en noir et blanc sur fond de sépia jaune, sur un papillon publicitaire de faibles dimensions. Le pubis est nettement séparé de la partie supérieure de la culotte par un pli horizontal du tissu. A l'intérieur un renflement peut-être vide, une saillie presque pénienne. Le nombril à peine indiqué dans une disposition convergente des poils. Et puis je regarde mieux cette pilosité, ou ces croûtes, ces tavelures, et il me vient à l'esprit qu'il s'agit d'une combinaison de couleur chair où sont dessinés, collés, toutes sortes de mousses rases, de lichens épars, de scrofules en tissu. C'est une femme qui pose, simplement, sans aucune intention, détournant toute interprétation érotique par ce rapprochement avec le règne animal ou végétal.

     

    Un simple fragment de corps, comme offert à la science visuelle. Le ventre eest légèrement renflé, il esquisse un bourrelet sans excès, harmonieusement modelé. Nous pourrions aussi rapprocher ce plaquage uniforme d'une manifestation de vergetures post partum,c'est si bien imité, si parfaitement galbé, que l'utilité de cette femme s'estompe, que sa beauté se tourne en évidence documentaire ; elle n'est pas pour plaire, elle est là, comme une planche médicale, ses longs doigts légèrement détachés des cuisses par le renflement naturel de la paume. Elle ne demande rien, ni désir ni pitié ni appréciation esthétique ou autre.

     

    Juste apprendre à surmonter une apparente répugnance, juste accepter une indépendance. Cette vignette annonce JUR, qui se produira le 4 février à Mugron, dans les Landes.

     

  • Rêves d'avril et mai

     

    Foule considérable rue Esprit-des-Lois et sur les quais. Je viens de recevoir la visite d'un officier de marine qui m'offre de vieux fragments du Journal de Mickey en allemand. Je lui fais observer que ce journal a obtenu encore bien plus de succès en Italie. Une jeune file (Mlle Jean, de Cadillac) ne cesse de babiller, je la fais taire sèchement auf deutsch. Il semble que là-bas, de l'autre côté de la Garonne, on veuille m'honorer, moi et mon œuvre... Une délégation maritime m'attend. Je parle et chante, seul de toute la rue. Devant un bureau de poste, Edwy Plesnel s'entend dire qu'être encore timide après deux ans de Ministère des postes ne vaut pas le coup ; il inspecte, et dirige, le bureau.

     

    Décrochant un combiné rouge sans avoir composé le numéro, je hurle, chante et déblatère Anna Ganna Genni Sauveur, formule de christianisme indien (??). Après tout, je le chante très très bien. Délis se fout de ma gueule, m'admire et me photographie. Je chante aussi, à présent à vélo, « Una mierda en el camino » avec de belles vocalises gutturales gitanes. M'approche ainsi du pont, et des deux passages souterrains pour piétons. Les structures du pont consistent en d'immenses poulies verticales. Un marchand de porte-monnaies s'en fait voler un que j'avais remarqué sur une rambarde, mais un élève s'en aperçoit et me le refauche sous le nez en disant « C'est pour le père François ».

     

    Je cherche le passage vers l'autre rive et ce pavillon éclatant de blancheur où je pourrais être couronné « comme je le mérite ». Toujours la foule, considérable et dynamique.

     

     

     

    61 04 29

     

    Fragment épique.jpg1) Chez mes parents, je les trouve inquiets : des mafieux veulent les liquider. Après hésitation, je décide de fuir par l'arrière, jusque loin dans le nord.

     

    2) Métro. Un contrôleur me regarde bizarrement puis me sourit : non, je ne veux pas me jeter sous la rame. Dans le wagon, j'essaye de rester bien à l'écart, comme si j'étais contagieux.

     

    3) Mes classes sont vides, les élèves se répandent un peu partout, en toute bonne camaraderie excessive. Je menace de les signaler comme absents, quelques copies sont remises : Parchoun a 10. C'est tout ce que j'ai pu faire. Peur aussi de communiquer à mes élèves un éventuel sida.

     

     

     

    61 05 07

     

    Dans la prairie laissée libre derrière la maison s'installent de nouvelles personnes. Nous sympathisons : une femme seule avec une petite fille et deux grands garçons dans les 18 ans. En visite chez eux, je subtilise une carte de crédit avec son encart de papier. Dans un magasin, il se trouve que cette carte (violette) fonctionne, mais j'ai inscrit quelques chiffres sur le carton qui la sertit. Je lui rends sa carte chez elle avec pas mal d'embarras, ayant d'abord consulté ses garçons, très francs et riants. Avec eux je me suis promené sur un canal où une péniche traîné derrière elle un vaisseau de plaisance de type égyptien tardif, mais sur lequel personne ne peut monter, que le propriétaire qui la remorque...

     

    1. Bref, je rends cette carte avec laquelle tout de même j'ai effectué un paiement frauduleux. Cette femme qui tente de me charmer ressemble de plus en plus à Ysilde Lebescot...

    2.  

    3. 61 05 15

    4. Avec Girac et un ami. Raconte sa vie de soldat et les putes de Toulouse qui ont l'air si naturel, et d'un abord facile, alors qu'à Marseille tout se déroule à toute vitesse. Ils restent là y compris à l'heure du dîner ; je leur offre un chocolat. Apparition d'un chien, hirsute, tout gentil : « C'est mon chien sale ! » Ma femme arrive, je suis à poil d'en bas. Girac poursuit ses anecdotes : on avait décidé de mettre à poil les circoncis. Or je suis l'un et l'autre (?). Le lendemain, Anne et moi partons vers Toulouse,où je suis convoqué à une conférence pédagogique. Mais Bordeaux et Toulouse semblent se confondre : rue Judaïque barrée, parcage difficile ; je me retrouve dans la Ville Rose.

      1. D'ailleurs je suis en retraite, à quoi bon une telle conférence ? Nous errons en touristes, pas question d'aller voir les prostituées bien sûr.

     

     

     

    61 05 20

     

    Il y a d'abord ce premier rêve, réunion de Terminales dans notre ancien atelier rue D – J, où il faut baisser la tête à la porte, où l'on se presse à l'infini, où je serais le seul de mon âge.

     

    Puis cet autre : la préparation, dans ce même atelier, d'une conférence au dernier moment, sur les petits rats masculins de 7 ans, à qui l'on fait croire qu'ils dansent pour faire plaisir au petit Jésus : aliénation, ambiguïté ! Ceci doit être présidé par Nicole Schmoh ou Colette Longet, il existe aussi un homme à l'arrière-plan, qui attendent mon résultat. Je notre entre les lignes d'un document, ou même au dos de ma chemise, qu'il me faudra donc ôter. Je dois rassembler mes idées, faire un plan, au moins, mais impossible de me concentrer. Les volets de l'atelier restent fermés longtemps, même leur ouverture procure peu de lumière. J'ai vu l'un de ces petits garçons : on lui ment, on l'étouffe, on le déforme.

     

    Il s'en tirera par son art, s'il parvient à un niveau suffisant, mais après quelles contorsions de bonzaï ! Même réveillé, je m'efforce de rassembler mes bribes de raisonnement, de construction. Mais l'essence s'en est évaporée.

     

  • Rafale

     

    51 11 18

     

    Sartov a déménagé avec un pote. Ils m'indiquent un chemin pour revenir rue de Pessac et visiter Nicole. Ils me placent en voiture dans un carrefour au sommet d'une colline urbaine, d'où partent maintes directions (“Jaurès”, etc.) Ma voiture démarre difficilement. Elle s'engage même sur des rails. Je parviens à destination à travers une vaste saignée ménagée par des travaux d'urbanisme, bien dégagée, sans savoir par quels quartiers de Bordeaux je peux bien passer. J'arrive soudain à son ancienne adresse, devant Alain Delon au centre d'un vaste bureau d'agence immobilière. Il croise les bras et me dit : “Vous ne saviez pas que c'est moi qui lui ai vendu l'endroit où il habite actuellement ?” Il est gonflé d'autosuffisance devant ma stupéfaction, son bureau domine tout le quartier par de vastes baies, il y a chez lui un vaste globe terrestre à l'ancienne. Cette ville ressemble plutôt à Bruxelles ou à Liège.

     

     

     

    51 11 28

     

    Nombreux rêves. Tout à la fin : suite à une très bonne émission, où j'imagine qu'on me félicite, une grande jeune femme rougeaude et enveloppée mais appétissante se laisse entraîner sans trop de résistance dans une remise du studio, et embrasser sur la bouche. Je lui fais passer les mains par ma chemise pour qu'elle puisse se réchauffer les doigts sur mes côtes, nous nous embrassons à nouveau sur la bouche, elle trouve cela exaltant, cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas touché un homme. Deux copines nous surprennent d'un air de blâme, elle les suit pour nous justifier avec enthousiasme, et moi je dirais qu'elle s'exalte bien pour une simple pelle.

     

     

     

     

    Banc public, et canard.jpg

    51 12 03

     

    Chez Mono, et aussi un peu à Buzancy (Aisne). Devant moi un tapis de souris humide où figurent des curseurs de table de mixage. Je les déplace avec les doigts et cela donne une harmonie très prenante aux ondes Martenot, une mélopée répétitive, évoquant une grande villa très claire, sur les syllabes prolongées “AL-GE-RIE”. Tout le monde m'écoute avec respect, puis le tapis s'assèche, les représentations graphiques de curseurs ne peuvent plus s'animer, la symphonie s'éteint.

     

     

     

    51 12 06

     

    Après un cours donné à quatre ou cinq élèves assez insolents dont la fille B., mais à qui je manifestais une indulgence amusée, je suis jeté en costume du XVIe siècle dans les douves asséchées et boueuses d'un château d'où mes appels au secours ont une grande difficulté à me faire extraire par mes élèves eux-mêmes.

     

     

     

    51 12 07

     

    Je fais cours à une classe passablement agitée, cours réussi mais fatigant. Mon père est à côté de moi, jeune, dynamique, c'est lui l'inspecteur. Je lui dis dans le couloir que c'est bien ; pour une fois, cela suffit. Mais je serais épuisé de continuer : je suis en retraite, tout de même ! Au réfectoire, les serveuses sont peu aimables, je dois prendre des assiettes en plastique. Mauvaise cuisine. Chez moi, c'est haut de plafond, très clair, bruyant (sur la rue), pas encore de meubles, ville inconnue. Anne et sa fille sont en courses, je regarde des photos sur un appareil numérique, apparaît

     

    Flore, joyeuse et sympa, sur l'écran ; comment dissimuler cela si l'on revient ? Il faudrait jeter la cassette entière...

     

     

     

    51 12 13

     

    Au sommet d'une pente rocheuse, une fenêtre incrustée dans une ruine est ouverte devant moi, elle donne sur une immense déclivité en forme de ravin, parsemée de rochers et de prairie, dans la brume. On essaye de me persuader que je pourrai planer sans danger au-dessus de ce paysage, en vertu de pouvoirs exceptionnels. La pente commence presque immédiatement. Je me recule, je refuse.

     

     

     

    51 12 18

     

    Avec Leonardo di Caprio, accroupis de nuit devant deux tuyaux sur le sol ; il faut toucher le bon. Sinon c'est l'explosion. Il se décide enfin, rien ne se passe. Il se redresse en me disant d'un air suffisant qu'il faut savoir se montrer viril.

     

     

     

    51 12 20

     

    Dans une chambre située au rez-de-chaussée de l'internat du lycée de Sainte-Foy je reçois un petit garçon souffreteux pour une leçon de violon. Je suis allongé sur un gros couvre-lit molletonné. Arrive sa tutrice, la cinquantaine, vieille fille pincée, avec des espèces de sachets de thé qui lui pendent sur les sinus. Je m'enquiers de sa santé, elle va mieux. Je lui dis “Je suis un voluptueux” pour atténuer l'effet de ma tenue négligée (pyjama et robe de chambre). J'imagine qu'elle pourrait me recevoir dans sa chambre d'hôtel à elle, et qu'ensuite, peut-être... Et aussi qu'elle me réclame le reste du paiement d'un violon.

     

  • Ouroumtchi

     "Secouer la domination féminine ?" D'étranges choses en vérité, qui densifiaient ses rêves, suite au film et au whisky: une petite fille s'est pendue, après un simple viol. Que se passe-t-il dans les filles pour qu'elles se pendent après pénétration ? La peur, la douleur, cela peut se comprendre. Mais la honte ? Devant un sexe de femme, un garçon éprouverait-il de la honte ?

     

    "C'est grand" - la surface, entendait-il. Ce garçon que je connaissais.

     

    Si la monitrice de la colonie de vacances l'avait seulement touché - je parle de moi - il serait allé tout rapporter. J'en suis certain. L'équivalent du ruban de Rousseau. Elle renvoya le petit garçon après avoir tourné maintes fois dans sa chambre. En ce temps-là, je possédais encore la faculté de m'ingérer tout doucement dans la torpeur la plus voluptueuse.

     

    Les enfants jouissent de mille façons ; l'adulte n'en a plus qu'une. Et encore. "Tu ne reviendras pas". Mais s'il s'était passé la moindre chose (j'emprunte ici l'obscène litote des matrones), Joj(dh) eût tout révélé, par sa joie inquiète, à ses parents : il voulait tout partager avec eux, recevoir des réponses. Les plaisirs des enfants procèdent des incertitudes, du péril.

     

     

    La fontaine en toile.jpg

    Si tu touches un enfant : tu ne sais pas s'il ne va pas transmettre à sa mère les questions qui sont nées. Il est à craindre qu'une manipulation de sexe trop tôt menée n'entraîne l'enfant à rechercher ces attouchements - mais d'où proviennent ces hystéries où sombrent les bébés ? Pourquoi l'intervention des nerfs ? Que viennent-ils faire ici ?

     

    Cinq et quinze ans diffèrent du tout au tout.

     

    Ce matin, Jojdh a rêvé de tout cela, et d'autres choses semblables, où les femmes-en-vrai le dominaient.

     

    Il s'en est sorti trois fois sans sexe avec honneur.

     

    A levé ses deux hôtesses et conduites aux cuisines ; les domestiques leur ont servi le lait. Il s'est senti fort en ouvrant la fenêtre. Il trouve que de plus en plus, depuis l'éternelle mort de sa mère, le sort et les rêves lui confient la force au réveil.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Les ordinateurs et les rois

     

     Sans ordinateur je suis un infirme.

     

    Deux acteurs se frappaient dans les paumes, l'un, puis l'autre. A la fin, le plus décidé recevait une piqûre de drogue, et disait : "Je ne sens plus mes mains." Son allant s'était aboli. Ou bien le poison gagnerait le bras, puis le cœur. Le public avait applaudi, Anna, pas tellement, car ces deux acteurs souffraient d'une grande laideur. Je me suis retiré sur la haute chaise des Précieuses, pour lire Minicelli-Animato : Nerofumo. Tordu sur le siège, afin que nul ne pensât que je posasse. Il y avait autour de nous des filles de vingt ans, toutes en vivacité. J'aurai vécu ainsi, au sein des émotions : des jeunes femmes tout autour de moi.

     

    Je ne les savais pas aussi peu mystérieuses. Tâche de ne pas me rater : pensent-elles cela dans les rues ? Ici, les femmes, comme les destinées, restent cependant floues. Je trouve merveilleux à mon âge avancé de me trouver encore avec des femmes. J'en remballe une. J'arrose l'autre. Et plus question de chercher leur plaisir. L'amour n'est plus une gymnastique. Il me faudra dormir. Sa voix suffit à m'émouvoir. Je suis amoureux, et me reste-t-il aussi peu à vivre ? Le test électronique me donne mort le 1er décembre 57 : je ne veux manipuler personne, juste t'éclaircir la tête. Je pense à ce monsieur de Wolinski, baissant la tête au dernier moment par réflexe, tandis que la femme derrière lui se mange le coup en pleine poire.

     

    L'alignement.JPGProjet : lire Celan, édition bilingue. Anna ignore Celan, j'en ignore bien de l'autre. D'innombrables écrivains de l'ombre. Ce seraient des mots sans suite, et des viols de petits garçons dans les pissotières : moi par mon père et le curé. Parce que je l'aurais souhaité. Odeurs de cul. Répugnances. Chambres de Guignicourt où tout sentait le décès. Comme l'amante du Spoutnik : tout écrire. "Rabelais ne sait pas s'arrêter." Mais qu'est-ce que Rabelais, s'il s'arrête ? Borner Proust, le châtrer ? Soit une page de symboles mathématiques : il y a des ânes pour en passer des examens. Rabelais, de même : réservé aux initiés. L'âne est initié chez Lucien.

     

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    T R O I S R O I S

     

     

     

    Thème

     

    Errances et vicissitudes de la politique humaine.

     

     

     

    Thèse

     

    L'étouffement que c'est d'avoir un roi et d'être roi.

     

     

     

    Style

     

    Familier et effaré. Anticliché.

     

    Pays

     

    Côte étroite et riche, plateau immense et sans frontières

     

     

     

    Progression

     

    Urbain XIX = Louis-Philippe

     

    Alain XI = Napoléon III

     

    Valentin = nouveau nom de Napoléon III

     

    De la côte vers les plateaux, vers le rêve, vers la catastrophe du "Désert des Tartares".

     

     

     

     

     

    I Situation en 1830 VI Les expéditions

     

    a) Le pays d'Egypte et du Mexique

     

    b) son passé

     

    c) Sa position dans le monde

     

    en 1831

     

     

     

    II Urbain XIX et la petitesse VII L'invasion de la

     

    prospère côte par la métèquerie

     

    a) circonstances - barricades et comporte-

     

    de sa venue au trône ments délirants

     

    (cf. Claude après Caligula)

     

    b) équitation burlesque

     

    pour en imposer

     

    c) Descente sur la Côte par

     

    la pente de Clermont-Ferrand

     

     

     

    III Prospérité économique VIII Valentin Zéro et

     

    cf. Alejo Carpentier l'exploitation des

     

    "Symphonie Baroque" hauts plateaux

     

    On a réussi à persuader le monde

     

    entier de la nécessité de tout ça :

     

    a) Tonneaux de vin (cf. cuves Listrac)

     

    b) Chiens et perroquets

     

    c) Echiquiers, jeux de dames et

     

    de lettres.

     

     

     

    IV Les absurdités : gaspillages IX La Fuite au désert

     

    a) déniche un bordel et s'y love

     

    b) indispose, en ne buvant que de l'eau

     

    c) tombe amoureux, ce con, et meurt

     

    de sapropre plénitude.

     

     

     

    V Alain XI et la Recherche, X Un Roi à la Raspail,

     

    vers la Politique extérieure commande des

     

    - le Prince Sombre Etrangers volontaires

     

    vers les Plateaux

     

    illimités de la déraison.

     

  • Textes libres à sa mémère

     

    Sûr que ça va se terminer par une grosse envie de dormir. Preuve par neuf que l'écriture ne serait pas essentielle pour moi. Ordinateur hors d'usage. David veut absolument que j'en achète un autre – or il nous reste, tous prélèvements prélevés, 300 euros à deux pour le mois : au-dessous du seuil de pauvreté. Je me plains, parfaitement : d'autres sont plus pauvres, certes, mais ils ne sont pas morts, que je sache : mes plaintes cesseront quand on aura cessé de les plaindre, eux. J'écris cela dans les marges d'un énième cahier consacré à des tenures de budget, réduire sur ceci, réduire sur cela. Et de la Volonté ! Non. Duperie. Quand nous gagnions deux fois plus en Autriche, toujours notre budget boitait.

     

    Nous n'allons pas réduire sur notre nourriture, tout de même...

     

    X

     

    Lointain.JPG

    J'en ai toujours tenu pour les plus faibles, ceux qu'il faut aider à surmonter la vie – à condition toutefois que ce ne soient ni des milliers ni des millions : les masses miséreuses, besogneuses, m'ont toujours inspiré la plus vive répulsion. Mais dormir sous un porche qui vous pompe toute votre énergie, ça, oui. Je suis désolé, Domi, mais le fait (j'ai bien dit le fait, et non l'imagination) que ma femme n'ait jamais réussi à vouloir exercer le moindre métier parce que c'était « ennuyeux » m'a effectivement privé de tous moyens financiers. Le fait, et non l'imagination, qu'elle me réclamait sans cesse du temps libre m'a lessivé, réellement, empêché, matériellement, de réviser mes programmes d'agrégation – admissible, donc, en 77, 79, 83, 95...

    1. Et je fus jugé « ridicule » dans le compte rendu de la dernière fois. « Ridicule »... Bande de cons coincés. « D'accord... » me répétait inlassablement l'examinateur d'ancien français, « d'accord... » C'était ironique je suppose ; je n'aurais jamais osé lui poser la question. Moi je transpirais sous la verrière en pleine vague de chaleur avec un costume de demi-saison, pas d'argent pour s'acheter une tenue d'été. Ce sont là des faits objectifs, Monsieur Lazare, en dépit de votre  éternel costume beige.