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Portnaouak - Page 2

  • Non sans mal

    Ah bonnes gens, c'que c'est beau la photographie, mais plus encore la blogosphère. J'ai deux identifiants, mon pays et Paris, qui ne cessent de se chevaucher ah les porcs, et tantôt ceci, tantôt ceço. Pour l'instant je suis heureux, docteur, que faire, sto diélatch, ma laassott ? La mécanique tourne, ma femme m'emmerde et me distrait, voici une photo :

    Ceci représente une arrière-ruelle en Corse (Ajaccio)Arrières P.JPG

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  • Je t'en foutrais, moi, des rêves à la con...

    53 09 11

    Je visite une ville des Indes, ça grouille, je me promène seul en criant, chantant en djungo sur la liberté. Je rencontre des jeunes qui m’escortent, quelques morceaux de campagne se montrent, je les reguide vers le centre-ville. Des Allemands partent sur un bac, et moi sur un autre, j’ai oublié toutes mes affaires, mes papiers, mon argent, sur l’autre bac. Un guide très brun, charmant, me donne un numéro de téléphone, 07 06 05 ou ce genre. D’autres touristes arrivent, s’entassent sur le bac, il leur recommunique ce numéro, il sourit tout le temps. J’obtiens par lui une chambre d’hôtel au fond d’un bistrot bondé, je chante, on comprend les mots « Victor Hugo », on le reprend en riant.

    Je montre à un couple d’Anglais qui occupe la chambre ce qui reste de mes bagages, c’est mince, ça tient dans un sac en plastique. Ils sont fatigués, vautrés sur le lit. Je dis cela au jeune homme qui me trouve une autre chambre, qui est peut-être la même (j’aurai mal vu…)/ Il y a cette fois une jeune fille à poil dans le lit, je demande la raison de sa présence : elle est malade et se repose. Je commence à la caresser mais me retiens, n’ayant pas envie de me choper quoi que ce soit. Peur que les microbes ne me sautent à la figure. Extrême bariolage et raffinement partout. Impression de communicabilité extrême, de sourire, d’accueil. On peut faire l’intéressant, otut le monde rit, sourit, s’empresse, chaleur humaine même superficielle, très euphorisant malgré l’impression d’être au bout du monde. Ecume et rocs.JPG

     

    53 09 25

    Poursuivi par les assiduités homosexuelles d’un admirateur, je me retrouve coincé au lit avec lui qui m’a fait parvenir des billets de banque aisément repérables. Il m’est impossible de prétendre ne pas les avoir reçus (ils sont de 70… euros ? dollars ? ) Il m’a offert aussi un grand magazine bien-pensant dont le contenu dégage une atmosphère de pureté prépubère ecclésiastique. Sur la couverture, c’est moi : grand garçon de dix ans monté en graine, joues rouges, cheveux blond pâle.   Je lis, c’est notre histoire, avec un passage en vers particulièrement réussi. J’essaye donc de détourner là-dessus son attention, et j’y parviens à peu près puisque le lit devient le rebord d’un vaste talus, d’une berge.

    Par terre il découvre une petite clef fendue de boîte à sardines et se lamente alors sur la perte de sa mère. Il me semble en rajouter quelque peu. A part moi, je songe au désir que j’aurais eu moi aussi d’un jeune homme si pur. Le tout se passait aux environs de Satolas, entre Lyon et l’Ain, où aurait subsisté une grande piété parmi les jeunes garçons… Cf. aussi le Sabolas de Béraud, Le Bois du templier pendu…

  • Je ressors mes archives enfouies, même si elles sont complètement connes

     

    Autrefois, j'étais plus virulent.

    A bas l'édition. Ca commence bien. Vous allez dire (mais qu'est-ce que j'en sais) - "Nous avons déjà lu cent fois ce genre de hargneries ("vieux ; "hargneries d'auteur") sur "l'édition qui ne m'édite pas parce que je ne fais pas partie des copains" etc... etc... Oui, bien sûr, j'ai commencé comme ça. Je revois encore Clavel tournant et retournant mon bouquin "avec sa serre", s'adressant à mon éditeur d'un air écoeuré : "C'est votre ami que vous éditez ?"  Réponse "oui". Réponse occulte : "Et vous, Monsieur Clavel, comment avez-vous fait pour vous faire éditer la première fois que vous montiez à Paris de votre Jura natal ?" mais ça ne se dit pas. Il est clair, archi-clair, sauf pour une légion de puceaux et -celles, qu'on ne peut se faire éditer que par un de ses amis. J'ai assez payé pour le comprendre. Je lis dans Télérama (on se signe) qu'un pauvre petit pohouête se plaint de ce que son manuscrit se fait refuser depuis un an - un an ? 
    Mais pauvre cloche moi ça fait vingt ans que j'essaie. Toute mon enfance, toute mon Hâdolescence, tout mon âge adulte passé à entendre autour de moi que je suis original, qu'on ne peut pas m'oublier - je n'invente rien - puisqu'il paraît, n'est-ce pas Monsieur Sartre - on se signe - que ce sont les Aûûûûtres qui vous définissent, eh bien j'ai eu la faiblesse de les croire, quand ils me disaient que j'étais un être sortant de l'ordinaire - et les éditeurs seraient les seuls à me trouver banal, plat, indigne d'attirer l'attention de leurs lecteurs ? Pourquoi donc croyez-vous que je publie à mes frais cette feuille de chou que vous parcourez en ce moment ? seulement si vous avez le temps, hein, car comme disait l'évêque de Macon, "Pourquoi envoyez-vous votre journal à des inconnus", "qui ne vous ont rien demandé", ajouteraient les soeurs Eurysthée. Attends, coco, c'est quoi, cet argument ?

    Quand je me balade dans la rue, est-ce que j'ai demandé à cet imbécile de pharmacien de me hanter avec sa croix verte qui clignote, qui se tortille, qui me flashe les yeux pour pas un rond ? Si j'ai envie ou besoin d'entrer dans sa pharmacie, j'y entre, si je n'en ai pas envie, je n'y entre pas. Mes merdes écrites, c'est la même chose : tu lis, ou tu lis pas. Moi j'ai juste fait le signal. Je ne vois pas pourquoi dans un monde où tout le monde s'impose à tout le monde, je n'aurais pas le droit de m'imposer aux autres. Pardon - de ma proposer, nuance. Un collègue me disait l'autre année "Personne n'est obligé d'écouter tes conneries", j'ai failli répondre, putain j'aurais dû répondre, mais je n'aime pas envenimer, "Personne n'est obligé non plus de supporter non plus ta tête de con".  ...Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Mais mon vieux c'est ça, la vie en société ! en promiscuité !

    Chacun est bien obligé de supporter l'odeur de pet de son voisin, je ne vois pas pourquoi MOI, sous prétexte qu'il y en a qui me jugent plus con que les autres, pourquoi MOI je devrais me faire discret. Ma revue vous emmerde ? Et les papiers publicitaires alors ? Je vous empêche, moi, de me jeter à la poubelle ? je vous fais payer quelque chose ? Je vous harcèle pour avoir de l'argent ? Non. Quand je dis "à bas l'édition", c'est radical. Le système de l'édition doit être purement et simplement supprimé. Il faut en revenir au bon vieux système des libraires, qui acceptaient ou qui n'acceptaient pas l'ouvrage sur leurs rayons. D'ailleurs il n'y aurait plus de libraire non plus. Parce que ces gens-là ne verraient bientôt plus que le truc qui se vend. Ni libraire ni rien. On se repasserait les livres de mec à mec, "Je t'ai écrit ça qu'est-ce que tu en penses", et la littérature réintégrerait enfin le domaine privé. 
    Ca ressemblerait à la Toile (en français, le Web).

  • 878ea5

    PAS de danger d'avoir une visite avec un titre comme celui-là, qui est le nième mot de passe pour mon petit blog à son pépère Romnestras, d'un nom paillette que je me suis inventé. Ca change tout le temps, vous n'êtes pas au courant ? Arielle regarde une émission animalière. Elle raffole des bébêtes. Au Québec, on dit "une bibite". Ceci explique peut-être cela. A mon Âgecanonix, tout défaille, "devant vous Majesté, tout s'incline". Ca c'était la classe, quand on se faisait surprendre en pleine baise par le jeune Louis XIV. Mes élèves trouvaient la réplique moyenne, et je soutiens moi, faute de bander, que c'est du grand art, du gland art me souffle le Canard : les bonnes soeurs de je ne sais quel trou à rat breton ayant fait sauter un menhir phallique sur le passage d'une de leur promenade de classe  : c'était une honte, n'est-ce pas, certains allaient même jusqu'à y graffiter, à peinturlurer en rouge et bleu, bref, foin de la préhistoire, boum ! la dynamite, pour la pudeur des vierges nécessairement effarouchées. Une petite photo d'Ariel ? Voici : 

    Tournant le coin.JPG

  • Boum

    Boum ta-tsoin, boum-ta tsoin ! J'ai perdu mon Jésus en revenant d'la fouèèèère, en rev'nant, de la fouère, j'ai perdu mon Jésus. Pon, pon, tagada tchîponnn pom pom Quannd'jo to fous la man'al coulo (tgada chupon, pon pon) eres de verdad formidable pom-pom, pom pon; Zip bboum . C'est la gross'tringle à Duduuuuleu quelle joie kifasse chô nom de d'là délire ! des marks ! des gueulasses ! Aux aaaar- tichauts nouveaux, Secouez / mon gros poireau, boïng boïng boïng Quand le pe'tit père gaulois n'avait plus d'intrument il avait découvert un petit truc marrant / Quand il n'a plus d'luth il exécutt cutt cutt un air de flût' flut' avec le trou d'son Cunégonde veux-tu du fromâââââge - Oui maman avec du suk dessus - Non, ma fille, ça n'est pas l'usââââge - Eh ben tu peux te l' foutr' au - Cunégonde veux-tu du fromâââge Constantin avait le bras si long que sous la taable que sous la tââââble Constantin avait le bras si long que sous la têble il lui tâtait le Constantin bon j'arrête, parce que je sens que je VAIS dire des conneries HI GUYS ! Bounty dans la boîte F.JPG

  • Retrouvailles

    Elle n'a pas internet. Dans quel état vais-je la retrouver. Une voix voilée. Je la préférerais voilée mais en bonne santé. Nous parlerons plus calmement. Nous trouverons toujours de quoi parler. C'est impressionnant, le contact humain. Ce n'est pas une simple déconnade pour passer le temps. Et pourtant. Jamais question de cul entre nous, ni même d'amour. "Copine", au sens ancien du terme. Nouveau sens : avec un copain, on partage le pain ; avec une copine... Lui offrir une peluche ? Pour l'annive ! demain, grand-messe, autre malade, et moi et moi et moi. Bonjour à droite et à gauche, "La Paix du Christ", mais je n'y crois pas, moi ! imposture, détachement. Cynisme ? Ah non, pas du tout, juste de moins en moins à dire, il semble que mes oeuvres ne soient pas indispensables à la marche du monde, mais je vous l'ai déjà dit. "J'ai peur que la race humaine ne soit pas le chef-d'oeuvre de Dieu", Dumas fils. Hier, nous avons mangé de la biche dans le Nivernais.

    Même bustee du Dr Parrical de Chammard.JPG

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