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la parano qui galope - Page 5

  • Dimanche encore

        Dimanche encore... Des enfants aboient Mozart, et le stylo, ziegelhaft, joue les gigognes et renâcle comme un gland sous le prépuce. Des volets se déroulent, des crémones tournent, le soir est tombé, bientôt les vulves prolétaires bâilleront sous les coups de boutoir des O.S. , je viens de relire Hérodote.
        Les paragraphes de la traduction française sont fort longs : je lis à haute voix la première phrase du premier, la deuxième du deuxième, une chaise racle, une femme rappelle son enfant du balcon. S'il neigeait, nous serions malheureux, transis de froid et non d'amour, car l'extraordinaire cartilage s'est désirrigué : toutes les belles queues ne pourrissent que faute d'avoir été tranchées, décharnées, bourrées de paille et d'aromates ; ainsi le sexe de Tout -Ankh - Amon reposait-il tout embaumé sur son bas ventre.
        Mon ami m'exhibe les photos des plus belles filles du monde en se prétendant leur amant. Le goulot de champagne se vide, sabré ; pour un éclat de verre le buveur se tord, le kyste se forme, le chirurgien découvre dans le pli inguinal un jumeau porté là vingt à trente ans. Je sais ce dont je parle et je connais la cuisse qui porta, j'entends le clair ronflement de la plume sur le bois. Ce calme est de trop. Si lourd était le drap sachant que je dormais. Ma mère avait les mains croisées. Il lui manquait un bout d'oreille gauche, le dessous de son cou portait des escarres comparrables aux vagues parallèles d'un rasoir électrique.
        Je lèguerai tout. Puis on lira, puis on oubliera. Ma langue sera maternelle, à six pieds sous terre. Ce sont de petits mots que j'ai déposés çà et là. Science sacrée, science hiéroglyphique ! Extase de Renan ! Seul survivant, point de mire, bras tordus. Qui mourra verra

  • Rêves de septembre 2042

    52 09 01
        Dans une salle d'examen (concours ?) avec Annie, nous devons potasser sur le sujet d'un empereur quiu se défend contre son entourage (concitoyens et étrangers). J'ai trouvé un empereur, au règne court, où il ne s'est malheureusement pas passé grand-chose. A un moment donné, un appariteur convie tous les candidats à manger, il y a de la viande. Tous se lèvent sauf Annie et moi. Un voisin va chiper une petite part de viande rès rouge qui se trouvait déjà dans une assiette, à la place d'un candidat parti manger. Il est hilare et dit qu'il en profite (grand blond, front haut, bien découplé).

    52 09 05
        Passant près d'un jardin en pleine ville, j'y vais pisser, piétinant les plates-bandes de mâche. Je me pisse sur les pieds, sur les doigts. Une jeune femme que je connais est entrée par le haut du jardin et remplis des vases d'arrosage à deux gros robinets de marbre. Elle me fait observer que les récipients sont laissés sales par les utilisateurs précédents. Je l'aide à les nettoyer mais elle me dit qu'elle n'a pas dit cela pour moi. Son portable sonne. Elle s'allonge sur l'herbe détrempée pour répondre, il s'agit de son service de pompière vacataire. Je profite de cela pour me défiler, car mon but était de couper court à travers la ville en longeant ce jardin par l'extérieur, afin de rencontrer le moins de monde possible.
        (sans rapport : j'aurai donc toujours vécu spectateur, trop assommé par les spectacles pour faire autre chose, de fatigue. Pourquoi cette voie ? Et quand j'avais fini de voir, je donnais à voir : c'étaient mes cours, et je me donnais le spectacle de ma vie, de mes scènes de ménage : pourquoi la scène, plutôt que l'action ?)

    52 09 06
        En vacances dans une ville étrangère et partageant une chambre dans une sorte d'auberge de jeunesse. Au retour d'une visite une camarade allemande me dit avoir nettoyé mes vêtements pendant mon absence. Je découvre deux slips lavés non séchés près de mon lit, la fille montre son dos nu puis me fait une fellation en pleurant – elle a ôté ses lunettes. Une autre fille devra se passer de moi. Un garçon est mon ami, nous allons en ville avec un moniteur style Poelvoorde. A un arrêt du bus ce dernier fait une réflexion, le garçon lui flanque une grosse tranche de fromage sur la gueule et la lui enfonce profondément dans le gosier, sous le regard réprobateur d'un quinquagénaire à lunettes et chapeau.  
        Le moniteur râle parce que le garçon est habillé de rouge et va attirer de nouveau l'attention des flics sur le trottoir – ils sont déjà venus emmerder le moniteur une fois.

    Abandon.JPG52 09 10
        Avec Annie nous suivons en bagnole un efoule qui se rend à un carnaval quelconque, sans être elle-même déguisée. Presque impossible de circuler. Heureusement je trouve une place de parking. Annie veut que nous retournions chercher sa voiture pour la mettre sur une autre place à
    côté de la mienne.

    52 09 13    1)
        Je suis au lit avec Vanessa. Elle se gratte le cul avec frénésie pour empêcher que je la sodomise.
        2)
        Je parviens au sommet d'une longue montée en plein Paris alors qu'il s'agit d'un château vinicole. Des touristes font de même (allemands, japonais). Pour redescendre del'autree côté (je suis déjà venu, mais dans l'autre sens), la route n'est plus qu'un tunnel sous plaques de ciment surbaissées, ili faut ramper dans la fiente d'oiseau ou de chauve-souris. Des femmes laissent leurs vélos VTT et s'engagent là-dedans. Je ne le fais pas.
        Assez maussade ce matin. Je repense à la Nouvelle-Orléans et aux prédictions sinistres de Nostradamus.

  • Pourvu que je ne le rate pas

    J'espère voir On n'est pas couché ce samedi : voir Caroline Fourest traiter Caron de con, putain j'en salive à l'avance. N'oubliez pas cette citation de je ne sais plus qui : "Si votre adversaire vous écrase sous le poids de son argumentation, rien n'est perdu ! vous pouvez toujours l'insulter".

    J'étais encore pas mal en 2013.JPG

  • Imbibé de soi-même et Fils de Dieu

    Il faut être imbibé de soi-même. Non pas imbu mais imbibé.  Que toutes les pensées procèdent de la littérature, comme un évêque se trouve sans cesse immergé dans la prière. Quoi qu'il fasse, à quoi qu'il pense. “Je suis toujours” disait Mgr Marty – “en prières”. Ainsi toutes les pensées nourriraient-elles une espèce de composition perpétuelle. Nous voilà sauvés. Les lieux communs coulent de source. Tous nos écrits doivent traîner en tous lieux, comme autant de témoignages désespérés. Je sais désormais que chaque ligne procède de l'immortalité.
        Je bats des mains, une éphémère tombe. “Quel orgueil !” disait Lazarus. “Quel orgueil !” Qui est-ce que ça va intéresser ? Tout le monde, mec, tout le monde. L'apaisement de savoir que tout cela sera imprimé, diffusé. L'assurance d'être, par décision de soi-même, un des vieux briscards de la littérature. Et surtout : écrire à la main, écrire n'importe où, avec la certitude de ne pas être lu.
    La fumée.JPGLES FILS DE DIEU        25 12 2046

        ...respecter cet élan de tout un peuple de fils de Dieu. Tout cela est bien bizarre. Et j'écris. Pour l'instant je ne vais vers l'homme que sur un petit carré de papier où l'ombre de ma main même recouvre ce que j'écris. A mes élèves je donne tout, et c'est pourquoi ils me reconnaissent. Ce sont les seule à qui je donne sans restriction tout ce qu 'jai. Je n'ai pas droit à la moindre restriction, de conserver par-devers moi quoi que ce soit, car tout est à eux. “Chacun de vous est le comble du mystère” - notez, notez. Ils sont destinataires de mon tout, et peut-être trouverais-je une inspiration illimitée, un souffle illimité, si je me figurais seulement que c'est à eux que je parle, à eux que j'expédie mon œuvre.
        Qu'il existe par le monde autant d'hommes capables et coupables de penser , d'écrire et d'avoir le temps d'écrire est une chose qui doit m'encourager. Tourne-toi vers le meilleur des hommes et de toi et ne crois pas qu'ils te détestent. Et cependant qu'il est compliqué de vivre. Etrange page quui m'incite à écrire sans honte et à m'amuser de chacun de vous comme aux membres de ma famille disparue (dans la considération de l'argent). Dieu est avec toi, car il a inspiré tous ces inconnus sublimes dont s'inspirent les Revues Littéraires.  Et moi aussi j'appartiens à ce lourd essaim obscur et laborieux.
        Et je ne serai pas moins inconnu qu'eux tous. Combien de sages de l'Inde... C'est la matière humaine qui ne doit périr et non ton propre nom. Propose-leur un jour autre chose que de la [le texte s'interrompt ; le mot manquant serait-il merde ? ]

  • Je me fais plus ou moins chier

    Voilà, c'est le bonheur, j'ai mangé des nouilles infectes, et ça vaut le coup que vous le sa-chiez. Ma femme bouquine elle me fout la paix, à part qu'elle voudrait bien que j'embraye après elle sur ce bouquin. La vie de Filippo Lippi, peintre, hétérosexuel, ayant foutu enceinte une nonne, grâcié par le pape. Mais j'ai bien du mal à finir "Il n'y a personne dans les tombes" de Taillandier, pas mal mais sinistre. L'auteur mélange Houellebecque et Renaud Camus, mais à la différence de ces derniers il n'a rien à dire, sauf des choses que je pense aussi, alors, j'ai tout ça à la maison. Vous n'en avez rien à foutre non plus. De toute façon je ne vous connais pas. C'est d'ailleurs pour ça que je vous parle. Bref, le bonheur, à un âge que je ne comptais pas atteindre, passé lequel on n'est plus qu'un vieux con. D'ailleurs ça fait longtemps. Etre et avoir été ? Avec la connerie, ça marche. C'est pas comme le sexe. Sûr qu'après m'avoir lu vous allez vous endormir moins cons. A part ça je me sens vide comme un cerveau de sixième redoublant, et je vais me farcir les désinformations nationales et internationales. Vous aussi vous vous demandez pourquoi vous regardez encore ce bourrage de crâne ? parce que ça remue. Et le soir, malgré mon âge (oh ! faites-le taire, une fois !) je me farcis Clubbing TV, les gonzesses sont super, et les mecs d'une banalité consternante. D'ailleurs les filles se roulent des pelles, c'est ce qu'elles ont de mieux à faire. J'arrête, parce que je vais dire des conneries - j'avais déjà commencé ? ah bon.

    sylvette anne et annie 3.jpgMa femme, c'est celle de droite. et no comment, please.

  • La femme d'à côté

    Alors comme ça c'est toi la femme d'à côté. Avec tes airs triomphants; parce que tu es certaine de te faire aimer, avec tes yeux de braise et ton air de cours après moi que je t'attrape. Parce que c'est con, les hommes, un sourire, emballé c'est pesé. Par le bout du nez - enfin le nez... Vous n'avez qu'à vous baisser - oh pardon... Nous les hommes, quand on est seuls, on le reste. Vous n'en avez rien à foutre des hommes.Rien à redire, d'ailleurs ; sauf quand vous vous mêlez de nous faire la morale - c'est la meilleure. Femmes  d'à côté, d'un autre monde. Le monde des femmes. Celui de la faiblesse. Tu parles. Les hommes, ça le fait mal. Ça viole, ça tue, ça étripe, ça dépèce. Faut voir le costume qu'on nous taille dans les médias. On en a pour trois âges de glace. Une joggeuse par-ci, une petite fille par là. Sans compter les guerres. Qui est-ce qui fait les guerres ? Gagné, les hommes. Odieux on vous dit. Ou ridicules : ça souffle comme un bœuf enfin un taureau (impuissant, ou violeur ; vous, vous n'avez rien demandé). L'homme d'à côté, il bat sa femme. Une femme sur dix ! Vous vous rendez compte ! Vous croisez des femmes dans la rue : une, deux, trois,... dix : une femme battue. - 3 femmes par jour meurent sous les coups de leur compagnon - combien d'enfants, sous les coups de leur mère ? Plus encore. C'est pourquoi, ô femme d'à côté,inciter les hommes à pisser assis, par voie d'affiches dans le métro ça c'est du sérieux – mais quand on pend des filles de seize ans pour "mauvaise conduite", attention, faut pas stigmatiser, silence radio. Bien sûr, salaire égal, droit de vote, liberté de tout. Mais de là à se faire poursuivre pour harcèlement, pour attouchements, et dès qu'on rate sa baise, pour viol - c'est un peu fort tout de même. "'Il faut aller vers l'autre" Bonjour madame. Ah pardon vous êtes lesbienne – logique – suis-je bête – moi aussi j'aime les femmes – bon ça va je n'insiste pas – que de dégâts juste avec ce truc qui pendouille j'arrête parce que je vais dire des conneries.
        Alors que j'ai toujours adoré les femmes, celles d'à côté (forcément, les autres on ne les voit pas). Nous perdons notre ignoble domination n'est-ce pas, je ne me suis jamais autant aperçu que j'étais un saligaud qu'en regardant les journaux et la télé. Alors maintenant la femme est libérée, flic elle tire mieux que les mecs – mais qui est-ce que je vais protéger, moi ? Qu'est-ce que je vais bien pouvoir lui apporter ? Attirante, sexy ? - revêche, rébarbative. Et l'amour dans tout ça ? (j'oubliais : pas de prostituées, ils ne pensent qu'à ça ma parole) – il faut avoir confiance. Ça ne se décrète pas comme ça, la confiance. C'est une longue approche. La femme d'à côté a tout son temps. Les hommes vous savez c'est dégueulasse : ça a besoin de  ça avec une femme en vrai.Alors la femme d'à côté, eh bien on la met de côté. Elle est libre. Elle est seule.  Où est le problème ?

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