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la parano qui galope - Page 3

  • Pas grand-chose

    Pas grand-chose, à part ceci : ne lisez pas in extenso une revue du genre Valeurs actuelles. C'est tellement univoque, râleur, désespéré, hargneux, que vous ressortez de là tout hébété, avec une seule idée en tête : en découdre, à tout pris.? En découdre avec qui, peu importe, mais de toute façon en découdre. Alors il faut respirer, râler sur les réseaux sociaux, mais s'interrompre, garder l'humour surtout,le plus important, çök önemli, et la distance. Et se dire qu'en écoutant les informations qui nous sont fourguées on en risque pas de s'ennuyer en insultant grossièrement tous ceux qui nous enfument le cul. Et n'oubliez pas : si vous ne changez rien à vos habitudes, vous êtes héroïques, dites-donc, l'héroïsme au prix d'un pastis en terrasse, vous n'allez pas rater ça ! Allez, je vous quitte. Un bon western spaghetti, et au lit !

  • Ca commence très fort

    KOHN-LILIOM dit COLLIGNON
    oeuvres dans "In Libro Veritas"
    courriel colber1@laposte.net
     
    Citation 1224
    Aspect de Tulle.JPG
     
    Je n'appartiens à aucun parti : je n'ai pas de drapeau,
    je hais tous les drapeaux, y compris le drapeau rouge.
    Je suis un bourgeois, et ne mets pas un faux nez
    de prolétaire
     DARIEN (1861- 1921 )
    CCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCC


    LA FEMME, LE PRETRE ET LE PSYCHIATRE
    incipit (prononcez "inssipitt" bande de sauvages 
    on ne dit pas "l'alboum" ni "le calcioum" ;
    je t'en foutrais moi de la prononciation "latine".
    Quand on ne sait plus le latin on ferme sa gueule)
    Le jour de mes cinquante-six ans je me suis pris une grosse claque dans la gueule. 
     Je reviens du travail et qu'est-ce que je trouve chez moi, deux arnaqueurs du genre
    à m'emprunter sept briques remboursables au compte-gouttes en criant misère
    tous-les-mois-quand-j'y-pense, total c'est encore moi le blaireau qui râle, ma meuf
    me dit
    j'avais pensé tu penses ma conne ? que ça te ferait plaisir d'avoir des invités
    putain c'est tes amis pas les miens, ton idée pas la mienne, ce prêt à la con dans
    le dos pendant que je bosse et que t'as rien à foutre
    at home
    à part glander, ni
    talon de chèque ni reconnaissance de dette merci bobonne t'es l'amour de ma vie,
    bon anniversaire et bonne soirée jusqu'à deux heures du mat' à 7h je repartais bosser
    ma femme toujours au lit et d'un seul coup d'un seul j'ai plus voulu voir personne
    plus parler ni boulot ni famille, ma carte bleue le train jusqu'à St-Flour et me v'là.

  • Ca va marcher ?

    Bon sourire malicieux.JPGLes blogs, c'est comme les femmes. Les gens, plutôt : on se perd, on se retrouve, on se remmerde, on regratte à la poupée (n'est-ce pas  AGRIPPINE). Allez sur In libro veritas, c'est un site en copyleft, au diable la varice. Vous découvrez des nuls, des bizarres, jamais aussi bons que vous. Le lecteur est en contact direct avec son écriveur, et réciproquement. Même l'érotisme peut être excellent. Pour Moâ et Ma Pomme, c'est bcollignon, un nom que je déteste, que je porterai encore sur mon cercueil (une petite plaque cuivrée aux caractères contournés). Et là, Fitzgerald, j'ai fait de mon mieux, sauf "La femme, le prêtre et le psychiatre", excellent titre, mais dont vous ne pourriez lire que les eux premières pages. Il faudrait que je le supprimASSE.

    Pour l'instant, pas encore trouvé le bon bouton. En effet, la différence entre un clito et un bistro, c'est que les hommes trouveront toujours le bistrot. Il était une fois une immense inscription tenant tout le parapet du Pont d'Avignon (St Bénézet) : "Béjart fait la pute sur le trottoir de la contestation" : vous avez tort, camarades gaucho, il surfe sur la vague de la conte, il la sublime, il la crête, il l'embellit. Où se trouve-t-il ? C'est vous qui faites la pute, monsieur l'écrivain, sur le tout petit sentier d'In libro veritas. Avec vino, ça marche aussi. Je m'arrête, car je sens que je VAIS dire des conneries. Tschüss.

  • J'ai rêvé

    62 01 07 Perron fleuri.JPG
        Des autocars de manifestants se remplissent en faveur de l'Ukraine. Josette et Anne s'y trouvent, ainsi que nombre de connaissances agréables. Je ne parviens pas à y monter, d'ailleurs, je soutiendrais plutôt Poutine. Tout le monde parvient dans une prairie bosselée, en bordure d'un cantonnement de séparatistes. Pendant le pique-nique, ces derniers franchissent par curiosité le mur qui les maintient enclos. Nous sympathisons, mais certains les remettent aux autorités ukrainiennes. Je repars de là à pied jusqu'à une lointaine bourgade d'Allemagne profonde, où je me suis déjà rendu dans un autre rêve.
        La partie basse de cette petite ville, en particulier le pont, est restée dévastée par une inondation. Je cherche un asile pour ne fût-ce qu'une nuit, car je suis épuisé, mais tout va s'arranger. En attendant le repas que l'on m'offre, je parle en français avec un jeune homme charmant, érudit, à petites lunettes, qui me parle de ses travaux sous le regard affectueux de sa soeur.  

    62 02 10
        Je nage dans la boue, à même la chaussée. Mes grands bras raclent l'asphalte. Personne n'y prend garde depuis le trottoir. Je parviens dans un petit théâtre. L'équipe (d'anciens amis, que je ne saurais identifier) me semble bien plus sympa que celle de Stéphane, qui y figure pourtant, en simple visiteur. Quand je repars, je me perds. Mon téléphone portable ne marche pas, les messages que j'y reçois sont tous destinés à Stéphane. Je me retrouve le long d'un long mur de cimetière, et d'une route à quatre voies, paysage déjà vu dans d'autres rêves.

    62 02 11
        Avec le père N. très affable, qui habite mon appartement de Meulan. Il dispose des tableaux. Il reçoit un confrère et me demande de ne plus me vautrer sur la table de cuisine, d'en débarrasser le pollen. Le confrère trouve que ma main, qu'il serre, est bien humide. Nous échangeons des plaisanteries de bon ton. Quand tous les invités s'en vont, je reste, à hauteur de chat, derrière un trou dans le mur, et les compare tous au moment qu'ils partent à des animaux. Ils doivent pourtant me voir, à travers ce grand trou, mais je peux passer pour un chat moi aussi.
        Le père N. m'entraîne en promenade, dans la forêt, pour glaner des mûres ou piller des plantations privées. Il m'a mis des raisins frais dans les poches. Nous parvenons en vue de deux fermes côte à côte ; je suis surpris de n'avoir pas connu ce chemin bien que je me sois déjà promené par là. Il me fait jeter les raisins.

    62 02 16
        F. et C., rongés de cancer par le soleil. J'embrasse le dos de C. F. rappelle toutes ses nostalgie. Je devais faire promener Arielle, c'est exclus. Je pisse au fond d'un établissement pour enfants, dans l'herbe. Ils me disent que si je ne fais pas partie de leur établissement, je dois m'en aller. Sur un chemin longeant une petite rivière, je retrouve des textos où Anne s'entendait bien avec Katy dans une amitié amoureuse. Pas moyen de les effacer. Je jure comme un charretier.    

  • Les Turcs et Bourganeuf

    62 01 27
        Nous sommes invités chez monsieur Agonso, devenu turc dans le rêve. Il est parent d'un de mes élèves. Dans son jardin je découvre des « groseilles de bruyère », ce qui  n'existe pas, perchées sur la plate-forme d'un arbre coupé. Je les rapporte et les jette un peu partout en les mangeant, invitant les autres à en faire autant. Le repas se prépare. La femme est grasse et discrète. Anne repère un livre du XIXe siècle, croit en reconnaître un des nôtres et l'emballe dans un Sopalin pour le chiper malgré mes remontrances. Au transistor on annonce des attentats contre des touristes français.
        Monsieur Agonso semble vivement contrarié, il remplace sa chaise par un tabouret, moins confortable et plus bas. Anne repère un bibelot, qu'elle emballe aussi.

    L'oreiller froissé.JPG

    Je suis presque sûr que cette fois, on nous a vus. En ouvrant le programme du dîner, je m'aperçois qu'un excellent groupe indien  a été invité pour nous tous. Les conversations se poursuivent, je suis un peu tendu. Tout le monde est petit, gros ; oriental typé.    

    62 02 02
        Nommé à Bourganeuf. Avec moi, à l'hôtel, une fille de 15 ans que j'ai kidnappée, possessive, qui m'entrave dans ma préparation pour aller au lycée. J'y pars, mal fringué, sans trop d'affaires, et l'établissement est cerné d'une foule d'élèves. Je suis donc bien arrivé pour 8h1/2, mais je n'aurai pas de cours avant l'après-midi. Un occupant du lieu m'indique un secrétariat éloigné en ville, où je me promène : dans les 10 000 habitants (dans les 4000 en réalité) - c'est moins que Guéret. Le secrétariat est éloigné du lycée ; il ne s'agit d'ailleurs que d'un bureau annexe.
        Quand je rejoins enfin l'établissement, je tombe sur le proviseur, sur fauteuil roulant et qui fonce partout. Il me demande de mettre au moins ma ceinture à l'endroit, bien qu'il sache qu'il envoie ses collègues "à la misère". Il semble paternaliste et intrusif.  Je m'installe dans une classe où se tient une réunion informelle. Repas pour les collègues. On m'a précisé une longueur d'onde pour que je puisse diffuser mes émissions. Mais tout semble bien calibré : je ne suis que le "nouveau" dans une structure établie bien conformiste. On prononce déjà mon nom comme celui d'un original. Au repas, un collègue s'adresse à un autre : "Salut cocu !" Je réponds pour lui, à part moi : "Salut pédé" - rires. Pas de place à la grande table. J'en avise une petite, passe la main dans le dos et pose la tête sur l'épaule d'une collègue, manifestant ainsi que je la drague à fond. Et toujours pas moyen d'obtenir un emploi du temps.

        Bien entendu je n'ai préparé aucun cours. Tout a l'air de nager dans une joyeuse pagaïe où je suis l'intrus, pagaïe manipulée par un proviseur sur fauteuil électrique, lui-même bien lunatique et manipulateur.

  • Le philosophe et la merde

    53 02 06

            Avec mes parents dans un restaurant des Mureaux. Un Arabe vient s'y mettre à table. Il y a deux sujets à préparer : 1) « Quels hommes voient la lumière ? » (avec une fausse citation de Nietzsche). « Zaghreb » = « le silence ». Je suis félicité pour la bonne prononciation du « gh ».  2) « Comment se classer parmi les premiers du concours sur Nostradamus ? »  - Ça tombe bien, dis-je, j'ai traduit les prédictions pour l'année 2006. » « Il » (?) choisira le sujet n° 9. Il n'est pas d'origine allemande. Pendant ce temps mon père va aux WC. Puis moi. Lumière électrique éblouissante et radio.

    53 02 11

    Gouttière de Tulle.JPG


        Je me promène avec mon père, très vieux, dans la région de Semur-en-Auxois, que l'on prononce «Ausse », comme me le confirme une bonne femme de la région. Il tient avec lui une lettre de la grand-mère Fernande, dont je reconnais l'écriture, un peu relâchée toutefois par l'extrême vieillesse. Je dis que jamais je n'enverrais un vieux en maison de retraite, mon père m'approuve, mais si je veux le faire avec lui, il est d'accord. Nous arrivons en train à une bourgade dominée par une colline escarpée et verdoyante. Un cheval monté y grimpe, non cependant jusqu'au sommet.     D'autres gens s'y promènent joyeusement. Je me balance dans ce paysage vallonné, sur une immense balançoire, tel Gargantua, en chantant. Puis je me réfugie sous la voûte d'un pont routier ,devant y supporter des gagges, commentés ironiquement par une voix féminine qui me plaint faussement d'avoir dû subir par exemple des chauves-souris, mais je n'en vois point. Il y a à peine de place, je redescends au niveau de la chaussée mais les risques sont grands, un camion me frôle le côté du pied, alors je remonte sous la voûte. Retrouvant mon père au café, je vois aussi mon grand-père, qui ne ressemble pas du tout au vrai.
        Les habitués du café sont très sales. Ils ne nous demandent pas qui nous sommes, alors que je voudrais bien faire souligner que nous sommes là trois générations, et vraiment très vieilles. Les habitants nous mettent en garde de façon allusive contre des projections de merde. Moi, je suis écrivain, et je fais partie de l'œuvre d'un autre qui a le tic de décrire les parties génitales des femmes qu'il rencontre avec une précision gynécologique. Mon père et mon grand-père me quittent pour pénétrer dans l'enceinte de la vieille ville. Je dois pour les rejoindre ainsi que les autres ancêtres et collatéraux passer sous des greniers qui bombardent de merde tosu ceux qui passent. Le combat est acharné, les étrons volent, les jets de purin aussi, un éléphant charge parmi les merdes et les exclamations : un anticarnaval de Venise !  Sous un plafond de bois j'aperçois « Chiottes hommes » : c'est une profonde étable déserte où les excréments surabondent dans la paille, il y a de véritables mares de pisse, je me promets de bien me rouler dans l'assaut merdeux médiéval en costumes qui se déroule au dehors : on va bien s'amuser !
        Curieux qu'ils laissent cet endroit sans le bombarder par des fentes au plafond. Je commence à me soulager, je n'avais pas si envie que cela,le rêve s'arrête. C'est la première fois que je rêve d'une telle tempête de merde.