Fronfron55

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Je brouille l'écoute

 

Combien de fois me suis-je cru castré. L'impuissance a bon dos. L'amour impossible aussi. Gvêréét livrée si vite, ravisée, puis refusée obstinément, tenant bon des mois et des années – mais je sentais bien qu'elle se retenait, aussi poussais-je, sans cesse - «Ton indifférence » disait-elle sans nuance – disciplinant, toutes ainsi, se régissant, se réprimant – depuis si peu de temps je déchiffre leur jeu, tel un paralysé qui se relève. Dans un moment de délire, j'écris ceci : « Tu es grande (« ata gadolè ») ; réduisant au fond de ton ventre les sexes par toi vaincus à ces filets de philtres et par eux nourrie, ta vie triomphe - ainsi tu te te présentes riche de toi- même. » Tant de boursouflure.

Est-il exact que des femmes se montrent si bornées, passionnées de perfection, au point de rabattre leurs bien-aimés jusqu'aux bordels ? Faut-il railler l'absence totale de solidarité féminine ? - mais qui parle ici de lutte commune ? «C'est plus facile pour moi si on ne va pas jusqu'au bout ; tu comprends ?» Je ne comprends pas. Et je comprends, par simple affaiblissement peut-être de mes facultés génésiques. De ma production de testostérone. A quoi tiennent les opinions...

 

X

 

Crises d'Abel. Messages interceptés : « Viens, on va les écouter ensemble ». Gvêréét de refuser : « Nous ne sommes pas au tribunal. » Abel alternant les insultes (est-ce vrai ? “sac à foutre” ! - je m'indigne) et les protestations d'amour. Inculte, ivrogne et autodidacte. C'est ainsi du moins qu'il m'est dépeint. J'apprends plus tard qu'il est «noble» : que signifie ce mot ? est-il une chose qu'il ne signifie ? - et se passionne pour l'histoire. Et qu'il boit peu. Chacun joue : le martyre, et moi, tout autre chose. Voire, cet Abel, je le prend en pitié. « Ne jamais parler de l' « autre » disait B. Il faudra que je montre la photo de ma femme, la vraie, ce portrait d'identité caché dans mon portefeuille. Je les ferai voir plus tard, dans un café où je mourrai de honte sous les insolences du serveur : Gvêréét Kalenou veut m'exhiber ses pinçons à la joue, mais les traces en ont disparu. Quelle malchance !

Commentaires

  • C'était très beau, l'Ariège. Me revoilège !

  • C'était très beau, l'Ariège. Me revoilège !

  • PUBIS REPETITA PLACENTA.

Les commentaires sont fermés.