Fronfron55

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  • Pourquoi y m'regarde ce con ?

     Un jour me fut donné l'expérience unique de me voir tel que les autres m'avaient vu. Tel qu'en moi-même. Et je fus effrayé. De ce jour il me fut impossible de le rester. Tout cela croyez-le sans effort ni le moindre mérite. En particulier sans volonté aucune : je ne suis pas de ces impudents qui se glorifient. Je ressentais déjà depuis quatre ou cinq semaines les prémices d'un tel avènement, sans en avoir vraiment conscience, ni pouvoir en jurer. Mais je me suis un jour souvenu, dans une nette confrontation, de la succession de mon âme : voyant ce que j'étais naguère, sans autre peine que celle de l'éveil où l'on attrape au vol ces bribes de songes qui les ramènent en leur entier, et je le rapportai à ce que je commençais d'être, depuis si peu.

    Mais ce songe, ô injustice ! avait duré soixante années, presque toute ma vie. C'était la branche surgie au-dessus de l'abîme, sans rétablissement possible désormais sur le plateau de mon passé. A vingt mètres, à vingt années du fond. Or je me rappelais parfaitement le moi précédent, susceptible, aigre et caustique, plus tôt disposé à charger l'univers qu'à remettre en cause la moindre de mes dispositions. Et j'en portais tout l'air hargneux sur le visage. Cela m'était venu depuis l'enfance, ayant compris très tôt que la vie n'était pas faite pour moi, ni moi pour elle. Et que ce jour ne viendrait pas. Et que je ne saurais jamais à qui m'en prendre. De telles constructions ne sont pas rares.. Ne serait jamais faite pour moi. Je m'expliquais désormais, vingt, trente ans plus tard, pourquoi telle inconnue croisée à 16 ans le long de mon lycée m'avait dit “non” en se foutant de ma gueule ; pourquoi Mme Telle, au lycée où j'enseignais, m'avait crié d'un coup “Je ne veux pas coucher avec toi !” - une spécialité qu'elles ont - sans que je l'eusse même regardée. Je lui ai rétorqué direct que “les bonnes femmes n'étaient jamais en retard d'une banalité”. Plus d'autres propos pour diluer ma pointe, car mon défaut est de ne pas vouloir vexer. Mais nul n'avait pris garde à l'incident. Ce qui permet aux autres, aux petits champions de la tronche enfarinée du bonheur de vivre, de nier l'offense et la réplique, “tu inventes, disent-ils, ce n'est pas possible, tu te fais du mal..”

    Je m'expliquais aussi du coup l'atroce réflexion d'un connard oublié : “Avec la gueule que t'as, même avant que tu aies ouvert la bouche, on a envie de te dire non.” C'est souvent que j'emploie le mot “gueule”, n'est-ce pas ? même que le clavier il me fait toujours la faute “la gugule”. Une “gugule”, comme ridicule, comme gugusse. Et tout ainsi s'éclairait, toute ma vie, tous les incidents, tout. Cette soirée de la vie antérieure par exemple, où nous traînions entre jeunes notre “mal de vivre” - mais où vont-ils chercher tout ça ? - d'un troquet l'autre, puis chez Ben Muche, l'un d'entre nous pour l'instant. J'étais vautré sur un vieux pouf au pied d'une fenêtre entrouverte dont le rideau palpitait sur mon dos. Soudain mon hôte se rue vers moi : “Ecoute, je te mets du rock, tu fais la gueule ; je te mets du jazz, tu fais la gueule ; je te mets du classique, tu fais la gueule. Alors qu'est-ce qu'il te faut ?” Moi j'ignorais totalement que je faisais la gueule.

    Je ne me savais pas observé, servant de référence à Monsieur. Je voulais juste passer inaperçu, et je pensais l'être. Je me suis donc dressé sur les pieds, et puisqu'on me demandait mmon petit numéro, je lui ai braillé en pleine poire : “Où sont les toilettes ?” Au sursaut d'effroi général je sentis que cette fois, j'étais allé trop loin, frôlant carrément le cassage de gueule. Avec une courtoisie glaciale, il m'indiqua le lieu en m'assénant ”Il faudra qu'on se parle.” L'assistance dispersée, nous nous installâmes de part et d'autre d'une table basse, il me servit le thé, et je lui racontai le numéro suivant, d'un père collaborateur ayant mené par ses dénonciations sa propre femme, ma mère, dans un camp d'extermination tchèque ; j'étais seul désormais à parler ma langue maternelle, avec trente mille autres locateurs dispersés désormais sur toute la surface de la terre, et autres fariboles.

  • Et ma com ?

    Pas de clé USB, pas de rubrique ! A répondre à une auto-stoppeuse : PAS CUCU, PAS TOTO !!! Ach ! Kolossale Finesse !

  • Le pot de terre et le pot de fer

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    AVERTISSEMENT SOLENNEL LE SITE DU SINGE VERT N'EST PLUS SINGEVERT.COM MAIS SINGEVERT.FREE.FR COMBIEN KSETIDFOI KIVAFALLOIR KEUJEULREPETT MERDALORSSS...

    C'est facile je vous jure de couler n'importe qui sous n'importe quel prétexte : un prof, un sauvageon, une petite entreprise fraîche et joyeuse. Vous faites valoir que les réunions se font par téléphone, vous montez en épingle les rapports tronqués avec bénéfices quasi-nuls, alors que vous savez pertinemment (c'est l'éditeur lui-même qui vous le jubile) que la boîboîte sort trois books par mois ; et que vous avez placé une brique dans le capital pour que ça vous rapporte paraît-il au prorata des bénefs, pour vous ça fera zéro zloty zéro groszy fautilovski vous l'envelopper ?

    ...Sans oublier que le pauvre éditeur vachement à plaindre vous a soigneusement niqué la diffusion sans oublier de promouvoir celle des autres sans un centime de droit d'auteurs (les sept cents premiers exemplaires pour que dalle vous connaissez la chanson) TOUT EN se payant des voyages professionnels à Paris ou Verdun “payés par la maison” - je ne suis jamais arrivé à piger comment on peut être à la fois personnellement fauché avec une société prospère yop' la boum – faut croire qu'il y a d'étranges phénomènes de porosité tout de même, malgré les HURLEMENTS vertueux des ges-tionnaires - tiens t'en v'là du pognon miraculeusement surgi pour les stands au salon du livre, pour loger les écrivains à l'hôtel – les droits d'auteur que dalle et peau de balle on t'a dit t'es sourdingue ? C'est tout de même un peu fort et si je peux me permettre – un brin mystérieux.

    Je vais t'en couler des boîtes moi, par paquets de dix.

    Là-dessus interviendra un baveux (avocat...) qui vous démontrera que non seulement vous n'y connaissez rien, mais que vous avez eu tort de poser la question, encore heureux si vous y coupez de la diffamation (en vérité s'il y a une partie des programmes de français dont que je me torche c'est bien leur putain d' “art de convaincre” ; il n'y a si absurde affirmation qui ne puisse se démontrer avec des argements parfaitement valables, on peut même vous démontrer en agitant les manches que les Juifs ont tué Dieu ou qu'une ligne courbe est droite (il suffit de la considérer point par point, ou vue de haut, ou considérée par rapport à la curvité : elle est courbe par raport à la curvité, donc elle est droite. Tout se démontre.)

    Total c'est la Cour qui se déjuge, chiche qu'on voit (vers Drancy, ouaf l'humour) Papon plaider un de ces quatre devant la Cour des droits de l'homme, et il se trouve même des pros pour s'apitoyer sur les gencives de Saddam. Et d'ici peu si mon Blair a une tête de nœud et que je ne porte pas de cache-sexe allez hop attentat à la pudeur, j'ai regardé une meuf avec con-cu-pis-cence - harcèlement, je l'ai bousculée dans le métro sans lui mettre – délit de promesse non tenue ou tentative de viol à pile ou face, amis amphibologues bonsoir. En Angleterre c'est carrément quand l'allure suce-pecte qui vous envoie en tôle, j'ai intérêt à porter le voile. Je vais vous en foutre moi du droit . Justice partout, justice nulle part. Tenez je connais une boulangerie qui marche du feu de dieu, elle s'appelle “Le four”. Mais elle est “Rue de la Juiverie”, re-hop ! antisémitisme et incitation à la haine raciale, vingt mecs dehors dont cinq juifs toujours ça de pris.

    Le dédain, la déconsidération, l'écoeurement, ça m'écoeure moi-même. C'est malsain, le mépris ; ça vous laisse la langue fielleuse et le rectum mélancolique. On a l'impression de se salir. Un peu du même ordre que le sursaut de fierté à considérer les culs d'ours qui ardissonnent avec leurs nègres et leurs euros, alors qu'on est en train de trimer dans le mépris des autres. On se secoue la merde mais on a marché dedans quand même. Un petit Chateaubriand pour la route : Le mépris est une denrée rare à n'utiliser qu'avec parcimonie, vu le grand nombre de nécessiteux.

    Sans oublier les crocos qui l'avaient bien dit, qui l'avaient bien prévu, qu'il ne fallait pas employer “ce mec” mecki, bizarre ! Bizarre ! ...quelques années auparavant disaient pis que pendre de not' fine équipe, nous traitant de cons, comme quoi on excitait les féroces auteurscontre les gentils éditeurs, alors que ces derniers n'est-ce pas prenaient des risques financiers, et que si ma foi telle revue suivez mon regard disparaissait du paysage ce ne serait fin finale pas si mal – dis donc mon pt'it saint ce ne serait pas toi par hasard - “je leur avais bien dit !” - qui aurait tiré les ficelles ?

    Allez on m'appelle pour la bouffe, mieux vaut sonner la soupe que soupçonner, c'est vieux comme Hérode tout ça - “M'sieur ! Y m'a traité de “vieux comérode “ ! - quand est-ce qu'on crève – mais non Ménon, survivons, gnaquons, cautérisons les décollations d'hydres, ne finissons pas, jamais, ce serait trop répugnant, trop hideux, trop dégoulinant, trop mollardier, trop sanieux, trop charognard, trop dégueulatif, dans un aussi CRETINE TOMBE (pas de noms, pas de noms...)

     

  • Le pot de terre et le pot de fer

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    C'est facile je vous jure de couler n'importe qui sous n'importe quel prétexte : un prof, un sauvageon, une petite entreprise fraîche et joyeuse. Vous faites valoir que les réunions se font par téléphone, vous montez en épingle les rapports tronqués avec bénéfices quasi-nuls, alors que vous savez pertinemment (c'est l'éditeur lui-même qui vous le jubile) que la boîboîte sort trois books par mois ; et que vous avez placé une brique dans le capital pour que ça vous rapporte paraît-il au prorata des bénefs, pour vous ça fera zéro zloty zéro groszy fautilovski vous l'envelopper ?

    ...Sans oublier que le pauvre éditeur vachement à plaindre vous a soigneusement niqué la diffusion sans oublier de promouvoir celle des autres sans un centime de droit d'auteurs (les sept cents premiers exemplaires pour que dalle vous connaissez la chanson) TOUT EN se payant des voyages professionnels à Paris ou Verdun “payés par la maison” - je ne suis jamais arrivé à piger comment on peut être à la fois personnellement fauché avec une société prospère yop' la boum – faut croire qu'il y a d'étranges phénomènes de porosité tout de même, malgré les HURLEMENTS vertueux des ges-tionnaires - tiens t'en v'là du pognon miraculeusement surgi pour les stands au salon du livre, pour loger les écrivains à l'hôtel – les droits d'auteur que dalle et peau de balle on t'a dit t'es sourdingue ? C'est tout de même un peu fort et si je peux me permettre – un brin mystérieux.

    Je vais t'en couler des boîtes moi, par paquets de dix.

    Là-dessus interviendra un baveux (avocat...) qui vous démontrera que non seulement vous n'y connaissez rien, mais que vous avez eu tort de poser la question, encore heureux si vous y coupez de la diffamation (en vérité s'il y a une partie des programmes de français dont que je me torche c'est bien leur putain d' “art de convaincre” ; il n'y a si absurde affirmation qui ne puisse se démontrer avec des argements parfaitement valables, on peut même vous démontrer en agitant les manches que les Juifs ont tué Dieu ou qu'une ligne courbe est droite (il suffit de la considérer point par point, ou vue de haut, ou considérée par rapport à la curvité : elle est courbe par raport à la curvité, donc elle est droite. Tout se démontre.)

    Total c'est la Cour qui se déjuge, chiche qu'on voit (vers Drancy, ouaf l'humour) Papon plaider un de ces quatre devant la Cour des droits de l'homme, et il se trouve même des pros pour s'apitoyer sur les gencives de Saddam. Et d'ici peu si mon Blair a une tête de nœud et que je ne porte pas de cache-sexe allez hop attentat à la pudeur, j'ai regardé une meuf avec con-cu-pis-cence - harcèlement, je l'ai bousculée dans le métro sans lui mettre – délit de promesse non tenue ou tentative de viol à pile ou face, amis amphibologues bonsoir. En Angleterre c'est carrément quand l'allure suce-pecte qui vous envoie en tôle, j'ai intérêt à porter le voile. Je vais vous en foutre moi du droit . Justice partout, justice nulle part. Tenez je connais une boulangerie qui marche du feu de dieu, elle s'appelle “Le four”. Mais elle est “Rue de la Juiverie”, re-hop ! antisémitisme et incitation à la haine raciale, vingt mecs dehors dont cinq juifs toujours ça de pris.

    Le dédain, la déconsidération, l'écoeurement, ça m'écoeure moi-même. C'est malsain, le mépris ; ça vous laisse la langue fielleuse et le rectum mélancolique. On a l'impression de se salir. Un peu du même ordre que le sursaut de fierté à considérer les culs d'ours qui ardissonnent avec leurs nègres et leurs euros, alors qu'on est en train de trimer dans le mépris des autres. On se secoue la merde mais on a marché dedans quand même. Un petit Chateaubriand pour la route : Le mépris est une denrée rare à n'utiliser qu'avec parcimonie, vu le grand nombre de nécessiteux.

    Sans oublier les crocos qui l'avaient bien dit, qui l'avaient bien prévu, qu'il ne fallait pas employer “ce mec” mecki, bizarre ! Bizarre ! ...quelques années auparavant disaient pis que pendre de not' fine équipe, nous traitant de cons, comme quoi on excitait les féroces auteurscontre les gentils éditeurs, alors que ces derniers n'est-ce pas prenaient des risques financiers, et que si ma foi telle revue suivez mon regard disparaissait du paysage ce ne serait fin finale pas si mal – dis donc mon pt'it saint ce ne serait pas toi par hasard - “je leur avais bien dit !” - qui aurait tiré les ficelles ?

    Allez on m'appelle pour la bouffe, mieux vaut sonner la soupe que soupçonner, c'est vieux comme Hérode tout ça - “M'sieur ! Y m'a traité de “vieux comérode “ ! - quand est-ce qu'on crève – mais non Ménon, survivons, gnaquons, cautérisons les décollations d'hydres, ne finissons pas, jamais, ce serait trop répugnant, trop hideux, trop dégoulinant, trop mollardier, trop sanieux, trop charognard, trop dégueulatif, dans un aussi SOT CAVEAU.

     

     

  • Le pot de terre et le pot de fer

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    ...Sans oublier que le pauvre éditeur vachement à plaindre vous a soigneusement niqué la diffusion sans oublier de promouvoir celle des autres sans un centime de droit d'auteurs (les sept cents premiers exemplaires pour que dalle vous connaissez la chanson) TOUT EN se payant des voyages professionnels à Paris ou Verdun “payés par la maison” - je ne suis jamais arrivé à piger comment on peut être à la fois personnellement fauché avec une société prospère yop' la boum – faut croire qu'il y a d'étranges phénomènes de porosité tout de même, malgré les HURLEMENTS vertueux des ges-tionnaires - tiens t'en v'là du pognon miraculeusement surgi pour les stands au salon du livre, pour loger les écrivains à l'hôtel – les droits d'auteur que dalle et peau de balle on t'a dit t'es sourdingue ? C'est tout de même un peu fort et si je peux me permettre – un brin mystérieux.

    Je vais t'en couler des boîtes moi, par paquets de dix.

    Là-dessus interviendra un baveux (avocat...) qui vous démontrera que non seulement vous n'y connaissez rien, mais que vous avez eu tort de poser la question, encore heureux si vous y coupez de la diffamation (en vérité s'il y a une partie des programmes de français dont que je me torche c'est bien leur putain d' “art de convaincre” ; il n'y a si absurde affirmation qui ne puisse se démontrer avec des argements parfaitement valables, on peut même vous démontrer en agitant les manches que les Juifs ont tué Dieu ou qu'une ligne courbe est droite (il suffit de la considérer point par point, ou vue de haut, ou considérée par rapport à la curvité : elle est courbe par raport à la curvité, donc elle est droite. Tout se démontre.)

    Total c'est la Cour qui se déjuge, chiche qu'on voit (vers Drancy, ouaf l'humour) Papon plaider un de ces quatre devant la Cour des droits de l'homme, et il se trouve même des pros pour s'apitoyer sur les gencives de Saddam. Et d'ici peu si mon Blair a une tête de nœud et que je ne porte pas de cache-sexe allez hop attentat à la pudeur, j'ai regardé une meuf avec con-cu-pis-cence - harcèlement, je l'ai bousculée dans le métro sans lui mettre – délit de promesse non tenue ou tentative de viol à pile ou face, amis amphibologues bonsoir. En Angleterre c'est carrément quand l'allure suce-pecte qui vous envoie en tôle, j'ai intérêt à porter le voile. Je vais vous en foutre moi du droit . Justice partout, justice nulle part. Tenez je connais une boulangerie qui marche du feu de dieu, elle s'appelle “Le four”. Mais elle est “Rue de la Juiverie”, re-hop ! antisémitisme et incitation à la haine raciale, vingt mecs dehors dont cinq juifs toujours ça de pris.

    Le dédain, la déconsidération, l'écoeurement, ça m'écoeure moi-même. C'est malsain, le mépris ; ça vous laisse la langue fielleuse et le rectum mélancolique. On a l'impression de se salir. Un peu du même ordre que le sursaut de fierté à considérer les culs d'ours qui ardissonnent avec leurs nègres et leurs euros, alors qu'on est en train de trimer dans le mépris des autres. On se secoue la merde mais on a marché dedans quand même. Un petit Chateaubriand pour la route : Le mépris est une denrée rare à n'utiliser qu'avec parcimonie, vu le grand nombre de nécessiteux.

    Sans oublier les crocos qui l'avaient bien dit, qui l'avaient bien prévu, qu'il ne fallait pas employer “ce mec” mecki, bizarre ! Bizarre ! ...quelques années auparavant disaient pis que pendre de not' fine équipe, nous traitant de cons, comme quoi on excitait les féroces auteurscontre les gentils éditeurs, alors que ces derniers n'est-ce pas prenaient des risques financiers, et que si ma foi telle revue suivez mon regard disparaissait du paysage ce ne serait fin finale pas si mal – dis donc mon pt'it saint ce ne serait pas toi par hasard - “je leur avais bien dit !” - qui aurait tiré les ficelles ?

    Allez on m'appelle pour la bouffe, mieux vaut sonner la soupe que soupçonner, c'est vieux comme Hérode tout ça - “M'sieur ! Y m'a traité de “vieux comérode “ ! - quand est-ce qu'on crève – mais non Ménon, survivons, gnaquons, cautérisons les décollations d'hydres, ne finissons pas, jamais, ce serait trop répugnant, trop hideux, trop dégoulinant, trop mollardier, trop sanieux, trop charognard, trop dégueulatif, dans un aussi CRETINE TOMBE (pas de noms, pas de noms...)

     

  • La fine bouche sur Voltaire

     Premiers jets, heurts de syllabes ; aucune idée, ni raisonnement. “Je ne sais pas penser”, dit mon ami B. (ami : avec lequel on ne cesse de s'engueuler ; Flaubert et Du Camp). Face à mon impuissance, penchons-nous obstinément sur deux vers de “Zaïre” de Voltaire :

    Tel est son sort affreux : qui pourrait aujourd'hui,

    Quand il souffre pour nous, se voir heureux sans lui ?

    Vers de bonne facture. Concernant la captivité de Lusignan, roi de Jérusalem vers les 1185 et prisonnier des Sarrasins. Tel est figure un présentatif, en conclusion d'une tirade narrative, proférée par Châtillon. Je me fous totalement du sort affreux de Lusignan. Il a tué, il se retrouve prisonnier, je n'en ai rien à cirer. Sort affreux : cheville, indiquant “ici, larmes”. Ces mots sont si polis, entendez par l'usage, qu'ils ont perdu toute possibilité de nous toucher ; ils pourraient aussi bien s'appliquer à une maîtresse délaissée qu'à un moineau pris au piège. Je me sens aujourd'hui acerbe comme un croate, venant de lire une tripotée de textes dits poétiques parfaitement insignifiants, y compris des pastiches de La Fontaine, alors que celui-ci se pastiche si admirablement lui-même.

    Bref ! qui pourrait aujourd'hui est une apostrophe, un défi, sans sel ni muscle. Les vers de Voltaire veulent rivaliser de limpidité avec Racine. Ils sont clairs en effet, mais façon soupe à l'eau. Qu'on me laisse encore préférer, avec Sévigné, les aspérités du rocailleux Corneille. Quand il souffre pour nous rappelle évidemment le “Christ” qui “saigne pour toi” de toute éternité, si j'en crois ma mémoire pascalienne - on sait combien Pascal obséda Voltaire, qui malgré tout le bourdonnement mousticatif de son petit talent ne parvint jamais à percer, à entrapercevoir, le mystère de la planète Pascal. C'est un peu de la même veine que ces artistes staliniens prétendant que Hamlet avait des hallucinations ; ou que la blonde Ophélie n'était tombée à l'eau que par excès de vinasse...

    Voltaire est étranger à la grandeur, au grondement des “abîmes” qui effraient. Quant à comparer Lusignan, barbare moulinant de l'épée, avec le Christ, à d'autres ! Le Christ a dit : “Que périsse par l'épée quiconque s'est servi de l'épée”. Il n'a jamais tué du musulman, lui. Ce soudard peut très bien étouffer dans sa prison, il ne me fera pas pitié. L'intégrisme chrétien ou musulman, fût-il moyenâgeux, ne saurait me toucher. Je n'aurais pu en aucun cas survivre dans une civilisation où le moindre écart de conduite ou de pensée se fût soldé par une mise à l'écart voire un supplice approuvé par l'opinion publique. Et comme je ne sais plus quoi dire sur ces vers de convention, je poursuis.


     

    Ici bien sûr (“bien sûr “ est de moi) j'introduirai les réflexions éternelles sur Voltaire, qui se crut célèbre par ses tragédies, alors que seuls ses contes, méprisés par lui-même, ont franchi la barrière des siècles. Vous ne vous imaginez tout de même pas que je vais retenir les innombrables indications de ce verbeux avant-propos, où l'on me signale à l'avance les numéros (les numéros !) des vers intéressants, classés sous les rubriques “amour”, “Dieu”, “religion”, par ordre alphabétique ! “Amour” renvoyant à “Religion”, qui renvoie à “Christianisme”, lequel renvoie à “Croisade” et à “Musulman” ! Nérestan (“nez restant” ? Le calembour, cet excrément de l'esprit disait Voltaire), comme Nestor, serait un vieillard...

    Voltaire enverrait déféquer toute épouse qui l'inviterait à déjeuner chez d'autres personnes “dans cinq minutes “ : moi non, j'y vais (Ardennes). A tout à l'heure, ô postérité !