24.08.2009
Koltès m'emmerde
Koltès, j'aime pas, suffit pas d'être pédé, mort du sida, fiotte à Chéreau pour écrire génial. Verbeux Koltès. Trop beau Koltès. Je le vois dans le Mag Lit (« Le Magazine Littéraire ») qui a le culot de lui consacrer un numéro complet. N'importe quoi. Chacun son imposteur. Pour certains c'est bien Duras, alors... Duras, non ! Koltès, si. « La disparition des pissotières dans un moment de distraction a finalement condensé la tristesse au-dessus du boulevard » : ce ne serait pas si mal. Si ce n'était pas si creux. Si pédé. Si rectum quoi. Pédé, Palestinien, pouilleux, même combat. Koltès proprolo. Dangereux ! dangereux... Je n'aime pas les gens qui souffrent. Qu'est-ce que ça veut dire : souffrir autant que moi ? autrement que moi ? Quelle fraternité ? « Tous ordinaires » ? Merde alors...
« Je n'aime que les fous » : mensonge ; il y faut un courage extraordinaire. « ... diffuse alors sur tout le quartier, flottant comme un brouillard au-dessus des maisons » - je ne le sens pas, Koltès, je ne le sens pas. Tout gratuit. Tout bidon. Toïng toïng toïng... J'irai au bout de ma tei-ei-gne... tout au bout de ma tei-ei-gne : quand on est « de goche » et qu'on voit tous les hommes égaux, on ne fréquente pas les lettres parisiennes, on n'écrit pas des pièces intellos pour intellos, parce que les prolos, ils ne viendront pas voir ta pièce, Koltès, ils ne vont jamais nulle part, ils voient le fond de leur verre et puis c'est marre, parce que gonflent en succès, car les prolos ne viendront pas les voir : pour l'excellente raison qu'ils ne comprendraient rien, parce que « le théâtre c'est bon pour les pédés », parce qu'ils crachent sur la culture, surtout du genre Chéreau.
J'aime pas les pédés, j'aime pas le peuple, j'aime pas la gauche... Je vais bientôt me retrouver tout seul avec 4% de votants moi... Il aurait dû démissionner, Koltès. Rester à sa place. Retourner à sa place... Je ne l'aurais pas fait. Me faire enculer par Chérau non plus. Mais faire du théâtre, chers amis, écrire quoi que ce soit, artister en quoi que ce soit, croire, c'est « de droite ». Exemple, Jaurès. Mauvais exemple. Comment parler au peuple ? avec des pièces chiadées, limite incompréhensibles ? Et puis ce misérabilisme, ce dolorosisme de Koltès m'emmerde - «...et qui maintenant tombe chaque nuit en pluie fine sur le trottoir central » - au cas où on n'aurait pas compris.
Il insiste, il ressasse. Parce que quand il a une idée, le Koltès, on en a pour toute la page.
D'ici à ce qu'il y ait un pauv'clodo bien victime, il n'y a pas loin. Arabe, en plus, ce serait top - pas une femme tout de même : pour ces victimes-là, les spécialistes sont pléthore. Légion. Légionne. « ...mais au moins, ailleurs, le ciel s'est dégagé ». On s'en fout Koltès, à un point inimaginable. Tu as beau me larguer ton beau regard bien lourd d'épagneul berbère langoureux, la veste en bite par dessus l'épaule – , je ne suis pas de la bande à Chéreau moi, juste bon pour un coup dans les pissotières. Tiens, pour te dire, un soir je me suis glissé dans les coulisses du RPDCE après la pièce, en profitant d'un mouvement de groupe. On m'a demandé : « Mais enfin qui êtes-vous ? - "Un inconnu" j'ai dit - oh ce qu'on s'est détourné ! tout de suite ! plus que des dos ! les "gens intéressants", tout dans leur passion ! tu ne les intéresses pas, tu es la merde qui passe sur le trottoir - et ça te fait le coup de la gauche fraternelle ! Koltès, l'amour des mots, de l'enchevênement... - trement, de l'embrouillamini, luxuriance, luxure ! tout bien coller de ce qui n'a strictement rien à faire avec le reste, génial, oui, mais non ! gare à bus œuf coque bite à Toto, tout est dans tout et réciproquement, « ...et les aboiements assourdis des chiens » bingo ! gagné !
Koltès fout du chien errant partout et ran ! 3 clébards 2 plantes tropicales et une pissotière, touillez brouillez, Koltès fait le beau, botanique imbitable plantes vertes à chier pissotière mon cul allez ciao.
12:13 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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