18.08.2009

Paroles de bon sens

 

Lundi 29 janvier 2007


Suffisants et communiants - Tiré de

MICHELE DELAUNAY « L'EPHEMERITE DURABLE DU BLOG » EDITIONS DU BORD DE L'EAU



Messe du souvenir de l'abbé Pierre. D'où j'arrive, gelée jusqu'aux moëlles, ce qui n'est rien au regard de l'hiver 54” - sans parler de celui de 56, encore plus froid, note de l'animateur. “Et il n'est pas mauvais que les faits bousculent jusqu'aux expressions toutes faites : le froid de la cathédrale de Bordeaux, après une longue journée et à l'issue du Conseil municipal, n'avait rien à voir avec celui qui a fait dire à l'Abbé : “Mes amis, au secours, une femme est morte gelée cette nuit...”

“Cette phrase a été citée de multiples fois ces derniers jours. Elle a été redite ce soir et je la trouve exemplaire. Seule une sincérité totale peut trouver des mots aussi justes : “Mes amis...” C'est à la communauté des humains qu'il est fait appel, personne n'est culpabilisé d'avoir chaud, d'être chez soi. “Mes amis...”

“Plusieurs textes de l'abbé Pierre ont été lus par des compagnons d'Emmaüs. L'un de ces textes m'a frappée, que je cite de mémoire et donc très imparfaitement : “Le monde n'est pas séparé entre croyants et incroyants, mais entre “suffisants” et “communiants” “. “Suffisants”, ceux qui se suffisent d'eux-mêmes, qui ne s'intéressent et ne croient qu'à eux mêmes, ceux qui détournent le regard du malheur des autres. Il y a des suffisants parmi ceux qui croient, et des communiants parmi ceux qui ne croient pas.”

“Ma citation est imparfaite et ne rend certainement pas la force du propos. Elle est exacte dans son sens, mais je serais heureuse que l'on m'apporte la version authentique, certainement beaucoup plus percutante. Le double sens du mot “suffisants”(“qui se suffit”, mais aussi “qui est imbu de soi”) est décisif ici. Cet abbé savait que “la langue ne ment pas”.


Mardi 30 janvier 2007


Une écologie Haute Qualité de Vie (H.Q.V.)

Après des décennies de luttes sociales, de progrès médicaux, que constatons-nous ? Les hommes vivent plus longtemps et cela est un progrès considérable, social et médical, dont il nous reste à “transformer l'essai” et à faire que cette “espérance de vie” prolongée ne soit pas, pour une part non négligeable, une attente amoindrie de la mort.

Ce n'est pas notre sujet de l'instant.

En dehors de cela, deux versants : des maladies éradiquées, et quelles maladies (poliomyélite, diphtérie, croup, à un degré plus incomplet tuberculose, coqueluche...). Des traitements décisifs, en particulier dans le champ des maladies mentales, renvoyant aux oubliettes toutes les images de ce qu'étaient autrefois “les asiles de fous” ou, plus tard, “les asiles psychiatriques” - chère autrice, j'aimerais vous croire ; mais vous êtes mieux informée que moi.

“Versant opposé : des maladies nouvelles ou des maladies en expansion “épidémique” alors que ce ne sont pas des maladies dues à des germes ou à des virus : dépression, drogue (addictions de tous ordres), troubles du comportement, obésité, hyperactivité...

“Le champ des maladies mentales, codifié précisément, s'élargit au lieu de se restreindre sous l'effet des traitements et des études génétiques. Il concerne de plus en plus les enfants, autrefois très majoritairement protégés de ces troubles.

“Les troubles du comportement”, graves ou plus anodins, sont plus nombreux et plus fréquents qu'autrefois. La souffrance, ce mot si beau et terrible, gagne du terrain au lieu de le déserter.

“Pourquoi ?

“C'est notre responsabilité de nous interroger. De même que nous devons nous interroger sur le réchauffement de la planète, sur la disparition des espèces, nous devons nous poser une question simple : “Dans quel état rendrons-nous l'homme ?” Et pas seulement : “Dans quel état rendrons-nous la planète ?”

“Comme Nicolas Hulot pour l'environnement, je veux porter cette question au jour. Pas pour être la mère fouettarde de comportements aberrants ou délétères, mais parce que, comme pour l'environnement, les citoyens sont responsables, doivent être informés, pour pouvoir comprendre et choisir.

“Car il y a des réponses. Identifier en particulier l'exploitation commerciale de la vulnérabilité des personnes “mal dans leur peau”, en difficulté, en crise, est un pas important. S'y opposer est un devoir politique.

“L'évolution de l'attitude que nous avons à l'égard du tabagisme est exemplaire. La prise de conscience a lieu, des moyens législatifs sont mis en œuvre. Le tabac n'est pas un danger environnemental (rien de plus inoffensif qu'un champ de tabac !) mais un danger comportemental (le tabagisme). Nous avons compris, tardivement, qu'il faut agir.

 

Commentaires

Et gnignigni, et gnagnagna...

Ecrit par : collignon | 24.08.2009

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