24.07.2009

Stripe-tease à la campagne

 

   Faire du mal à une femme. A deux femmes, ma¯tresses de deux frères.   
  Il fallait en vérité que ces hommes fussent bien désoeuvrés. Leurs acolytes devaient échouer.  
   Sinon, c'était faire fi de toute morale. Rappelons que les deux supposées victimes se consultaient   
  régulièrement, non seulement ici, à Châteauneuf, comme il est normal entre belles-soeurs  
   de la cuisse gauche (ayant fini par l'apprendre), mais aussi, ce que tous ignoraient,   
  à Saintes, dans un café  vieillot de la zone piétonnière.    
 - Allô ? Ben Zaf ?  Tout baigne à La Teste ?  - mot de passe - et Kader,   
  entre deux liqueurs, faisait  fête à son ami à l'autre bout du fil : Mademoiselle Dubost commençait bien  
  à se prendre pour une artiste, souriait même, des stratégies s'établissaient pour lui faire vendre   
  ses oeuvres à de certains complices, qui trouvaient toujours à les refiler moyennant quelque bénéfice   
  dans le médiocre marché de l'art.          Quant à lui, Duguay, du haut de son Gévaudan, que pouvait-il révéler ? Comment persuader   
  une strip-teaseuse professionnelle de venir s'enterrer en hauteur à Châteauneuf,  Victoire   
  de Du Guesclin (1380) ?  - quelque musicienne, à la rigueur, eût succombé aux charmes de la Danse   
  Macabre de La Chaise-Dieu, à 110 km. par la route (Grandrieu - Brioude).          La "bonne du curé" ainsi que l'épouse de La Teste,  bon chic bon genre, pourraient bien tirer  
   leurs soeurs de ce mauvais pas. Des rapprochements restaient à prévoir entre les deux frères,   
  entre les deux femmes, entre les deux acolytes : autant de scènes à faire.          Parlons d'Annemarie Mertzmüller. Comme toute mystique, elle éprouve souvent le besoin de  
   pénitence. Les moindre intervalle entre ses tournées, soumises aux aléas d'incertains imprésarios,   
  sont mis à profit pour de studieuses retraites ; les unes en compagnie de François Nau, permettant   
  à ce dernier d'assouvir ses fantasmes prolétaires (baiser une fille en porte-jarretelles, ignobles à porter :   
  les marques se voient sur les cuisses ; Annemarie trouve cela gemein -  "commun, vulgaire" - et jouit peu).          Les autres retraites sont dues "à ses bronches" qui doivent se remettre d'inhalations de cigares   
  à clients : "Châteauneuf, ou La Chaise-Dieu si tu y tiens." Duguay, modeste et triomphant, abreuve la  
   maîtresse de casuistiques dix-septiémistes, voire jésuites rococo. Annemarie lui prête une oreille distraite,  
   car le don de son corps aux vieux messieurs et dames lui semble à juste titre correspondre à une mystique  
   bien plus élaborée, sous ses dehors frivoles.           Le don du corps implique un certain haut degré 
  de conscience  dont les abbés de La Pure et Batteux ne peuvent s'approcher.   

Commentaires

Eh bien ça restera comme ça. Vous vous démerdez. Voilà une bonne demi-heure que j'essaie de mettre ça en page, il faut être diplômé d'informatique à bac plus cinq, et comme ici le vaguemestre ("le webmaster", c'est plus à la mode, coco) est injoignable, moi je n'ai pas que ça à foutre non plus. Ciao.

Ecrit par : couchardieu | 24.07.2009

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