15.04.2009

Ferdinand Buisson au Bord de l'Eau

« Edgar Quinet, dans ses écrits, s'est à plusieurs reprises exprimé sur son désir de voir émerger en France l'équivalent de la religion unitarienne (cf. Quinet, «Lettre sur la situation religieuse de l'Europe », Œ[uvres] C[omplètes] Hachette, t. XXIV, 1856). Il pensait que seule l'association de la pensée de la Révolution française et de l'équivalent de l'unitarisme américain permettrait à la France de redevenir de manière durable ce phare de l'universalisme républicain qu'elle avait été, trop brièvement, au cours de la Révolution. Parker, en buttte aux attaques et campagnes de calomnies des « orthodoxes » de l'Eglise unitarienne, était mort en Europe au terme d'un voyage au cours duquel il avait séjourné chez E.Desor, un de ses disciples.

Celui-ci était le principal soutien institutionnnel de l'UCL. » ( je ne sais pas ce que c'est). « Albert Réville, auteur d'une biographie de Théodore Parker recommandée par l'UCL » (je ne sais toujours pas ce que c'est depuis tout à l'heure), « et Félix Pécaut, auteur de De l'avenir du théisme chrétien considéré comme religion (Paris-Genève 1864), dans lequel il se réclamait de la pensée de W.Channing, faisaient partie des conférenciers invités par Buisson à Neuchâtel Pécaut acceptera de présider quelque temps aux destinées de l'Eglise évangélique et libérale de Buisson, dont j'ai montré (Gueissaz, 1998) qu'elle s'inspirait beaucoup de la « Twenty-Eight congregational Society » de Parker. Il proposera que son ami Jules Steeg lui succède, ce qui n'avait pu se faire mais avait été le début de la collaboration entre les trois hommes, souvent qualifiés par leurs adversaires de « trio venu deNeuchâtel » - fin de la note 30, « et comme une tentative pour créer un néoprotestantisme », tiens, une fin de phrase. 
Livre contenant des essais bien intentionnés par un certain Fernand Buisson, ayant vécu jusqu'à un âge avancé. Il combattit les perfides catholiques, lesquels se répandirent en insinuations venimeuses. Ils étaient obscurantistes, et entendaient qu'on le restât. Au besoin, ils calomnièrent anonymement dans les bulletins paroissiaux. L'effondrement du catholicisme date des années 1960, jusqu'auxquelles on pouvait encore se permettre, prêtre, de morigéner ses ouailles du haut de la chaire. J'ai dessiné au tableau, quant à moi, une « rame à dents ». C'était débile.

Et un « dé sans dents ». Ultradébile. Mais 10 mn de cours en moins. Et ces confidences sur moi-même, que l'on prône à de certains moments de réunion, je les étalais dans tous mes cours. 
C'était moi, et non « le prof », qui dispensais l'enseignement. Avec tous les risques impliqués. Cela ne convenait pas à tout le monde, certains en furent traumatisés. Mais tout éducateur, professeur ou parent, doit ainsi risquer sa peau. S'il ne le fait pas, il rase. Je ne me sentais aucune autorité, cela dépendait des jours : ceux où j'étais présent, pas de problème. Ceux où j'étais absent, ou simplement distant, tout grinçait. Nous étions aux antipodes d'une relation d'autorité. Mais je ne prétends pas que cela fonctionne pour tout le monde.

Je n'ai pas de méthode pour bien enseigner : chacun joue sa comédie avec ses propres ressources. Bien prétentieux celui qui, tel un professeur d'IUFM, prétendrait délivrer un procédé unique de captation des intentions, d'insufflement des énergies. C'est pourquoi il est absurde de parler d'un bon professeur ou d'un mauvais : toujours certains conviendront à d'autres, et répugneront à d'autres autres. Devenir incompétent est à la portée de tous : c'est de se laisser faire par deux ou trois individus, élèves, généralement soutenus par leurs familles : ils troublent le cours, ne cessent de répandre le bruit de vos injustices, et de vos insuffisances. CQFD.

Commentaires

Les ouvrages sérieux et bien référencés me font chier, chier, chier. Point barre.

Ecrit par : croûton | 21.04.2009

Ecrire un commentaire