28.03.2009
Et on me traitait de ringard...
Puisqu'ils veulent travailler, ces petits cons ! (il y a ceux qui veulent rester chez papa-maman, et ceux qui veulent tout de suite se libérer, « gagner du fric », comme les grands...) Comme aux Indes, comme au Guatemala ! au boulot les morpions ! À coups de pied dans le cul et que ça saute ! On aurait enfin des écoles qui marcheraient bien, avec du pognon (pas question de se faire engueuler pour quelques photocopies de trop comme dans certains établissements), et une spécialisation débouchant illico sur un emploi ! Et que de l'utile, pas de latin, pas de dessin, pas de musique – à moins que – tout est possible – une bonne étude de l'INSEE ne révèle que les cadres sont plus PERFORMANTS quand ils ont une bonne culture musicale ou picturale. ...Vosu ne voulez pas de patrons à l'école ? Vous ne voulez pas qu'on étudie l'énologie (j'écris comme ça exprès pour rectifier la prononciation) uniquement à Bordeaux et l'allemand seulement à Strasbourg ?
Vous êtes des rêveurs, alors ? De toute façon j'entendais un jeune Allemand qui disait à une terrasse que ça ne servait à rien d'apprendre l'allemand, un vague patois sans doute, english is sufficient isn't it - mais qu'entends-je ? Vous avez autre chose à foutre que d'enseigner votre métier, votre expérience, à d'autres enfants ? Vous voulez conserver les profs ? Ces incapables, ces pédophiles ? Qui ne travaillent que 18 heures par semaine ? ...mais quelles 18 heures !... Au fait, digressons : vous savez qu'il y a des gens qui travaillent encore moins que nous : les artistes ! Deux heures par soirée, et encore ! Les jours où il y a spectacle ! « Ah mais ce n'est pas pareil ! Eux, ils répètent ! » Ben nous aussi on répète, connard. Chaque fois que j'ouvre un bouquin je travaille. Des bouquins que tu ne comprendrais même pas le titre comme disait Coluche. LE SINGE VERT EST VULGAIRE, SANS NECESSITE. ON N'EST PAS DES BŒUFS TOUT DE MEME ?
ON COMPREND SANS AVOIR BESOIN DE TOUTE CETTE VULGARITE. Justement, j'estime que tous les livres et articles qui traitent de ces questions-là sont trop gentils, trop douillets, ou trop ronron technique langue de bois, moi mon truc c'est le vulgaire t'es pas heureux tu poses la revue. Et cessez de croire que je me prends pour quelqu'un de drôle ou d'original. Je fais ce que j'ai envie, comme les gosses de tout à l'heure. Bref, vous voulez des profs. Je croyais qu'ils étaient immatures. Vous savez même ce que j'ai entendu ? « vous n'avez pas quitté la mère. - Pourquoi ? - Parce que vous êtes des profs qui racontez entre profs des histoires de profs. »
Et alors ? Il y a bien des flics qui racontent des histoires de flics à d'autres flics. Des infirmières qui racontent à d'autres infirmières des histoires d'infirmières. Qui c'est qui continue à jouer aux gendarmes et aux voleurs comme des gosses ? Nous aussi nous nous coltinons la vraie réalité à travers les gosses, et plus que vous ne le soupçonnez. Quel mal y a-t-il à réaliser son rêve d'enfants en jouant à l'infirmière ou à l'institutrice ? Et pourquoi cette formulation « Vous n'êtes pas sortis de la mère » ? Juste pour vexer, pour faire le plus de mal possible. Tu t'es vu, toi, l'éditeur, à toujours parler entre gendelettres d'histoires de gendelettres ?
11:41 Publié dans le corps en saignant | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



Commentaires
Vous avez raison, démagogues de mes fesses : il ne faut pas faire redoubler les gentils petits nélèves que les profs peuvent pas saquer ; alors, àla place, on les oriente, très vite. Du coup, ils sont encore dans une situation pire que si on les avait faits redoubler... Bravo les démagos, vous avez agi contre le peuple. Entre parenthèses, je ne vais pas pleurer...
Ecrit par : vopoudza | 02.04.2009
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