16.09.2008
Décadences, et rattrapages...
...Voici trois points de ressemblance : LA DELIQUESCENCE. Tout se liquéfie. Au sens où toutes les sanies du corps se déversent vers l'extérieur, où le cadavre fuit dans son cercueil, souillant les pieds des porteurs. Déliquescence : n'y avait-il pas des chrétiens virils ? Immense foi, immense hypocrisie, multiplication des sectes et prédicateurs ? Comment étaient-ils sots, dans ces ténèbres vacillantes du Ve siècle ? comme nos écolos ? Y avait-il de la violence ? pas autant tout de même qu'aux VIe et VIIe ? Les citoyens d'Empire adoraient les braves barbares purs, comme une grande partie de nous se met à bader devant ces braves intégristes, ou ces braves crève-la-faim qui s'entassent jusqu'à nos côtes, sur des rafiots souvent mortels : nous n'avions pas cela au Ve siècle, juste d'autres fuyards, passant le Danube gelé sur leurs chariots, les Huns au cul... Ulcérés de tant de rejet, de tant de "manque de considération" comme disent les petits cons de banlieue, de tant de racisme et de rejet, les Ostrogoths se révoltèrent et prirent les armes : où sont les armes des mourants sur nos côtes ? Leurs attentats ? Au Ve siècle, là où se trouvaient les pauvres, là naissaient les guerres.
C'étaient les mêmes. Et aux deux époques, les ravages du tiers mondisme, l'amour immodéré des Barbares, le refus de la défense et du militarisme qui firent la grandeur de Rome et des Etats-Unis... L'intellectualisme et le démocratisme, sottement mis de conserve, dont la funeste conséquence est qu'on ne peut plus désormais émettre quelque opinion que ce soit sans aussitôt récolter sa diamétrale contradition. Le drame de notre époque, c'est que la sottise s'est mise à penser dit Cocteau. Noter aussi cette forme de sensibilité maladive, qui fait que la moindre chose se voit, par désœuvrement, commentée, glosée, détournée, à l'infini. Je ne pense pas pouvoir ajouter quelque chose à cela.
Le triomphe du relativisme ( manque de foi en Rome) et du sophisme qui démontre aveuglément que tout va bien. Une culture à bout de souffle, ressassant ses mêmes thèmes avec exténuation. Mais toutes les époques sont des époques d'ignorance. Capitulation suicidaire devant l'assaut des Barbares - comment puis-je malgré tout prophétiser ?
PLAN
I.L'Empire romain, en parallèle avec l'époque contemporaine : lyrique, cf Duby "Le Temps des cathédrales). Tant d'autres se sont déjà exprimés là-dessus. Je ne saurais qu'articuler du déjà-dit, du prêt-à-penser. Toute synthèse m'est impossible. Seuls les détails m'émouvraient. Ça finirait par être un recueil de poèmes. Plan par parties et sous-parties. Voici la contradiction : l'inculture des politiques face à l'histoire. Leur incapacité à remonter au-delà de 1900. ¨Pour les plus doués, jusqu'à la Révolution. L'Empire Romain ? ...Connais pas.
L'Empire s'étend du Cap Nord à Gibraltar.
II.La famille de Sidoine (et ses illusions de noblesse) (ton : sarcastique). Modèle des familles : Héliogabale et les trois Julia. Poids circonstanciel et narratif de plus en plus malaisé à traîner...
III.Premiers succès féminins de notre auteur, conquête de Papianilla (ton : flaubertien)
IV.Avitus empereur sur proposition d'un roi barbare, ton : historique.
V.Le Panégyrique ; ne pas mélanger les deux.
VI.La Chute, voir Anglade : ne pas mélanger la chute des trois empereurs.
VII.La retraite (pastiche de Virgile, revu et corrigé par Roland Barthes)
VIII.Majorien, re-panégyrique
IX. ANTHEMIUS; ou du moins se le figure. car le neveu du roi l'y a poussé
X.Chute et reconversion à l'Eglise, ton de tragédie gréco-romaine !
XI.Résistance et prison. Ton indigné. Citer les vers gravés au fond de la coupe de la reine, épouse d'Euric.
XII.Reforme toute une civilisation grâce aux cours par correspondance (ton émouvant)
XIII.Sa mort sur les remparts, cf. Vintila Horia. La même que celle d'Augustin à Hippône.
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